Les critiques des films films... films... films... films... films... de l'année 2004 :

AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR : à regarder - pour apprécier ; AE : à éviter.


semaine du 29 décembre 2004 au 4 janvier 2005 :

AV ! A boire
... ou Les Beurrés (ne) font (pas) du ski !
S'il y a pléthore de duos, au-dessus, c'est beaucoup plus rare (à part les Dalton)... ou scabreux !
Eh bien, là, on peut marquer d'une pierre blanche la naissance d'un trio on the rocks, évoluant sur fond de musique... rock !
Un seul bémol : pas forcément drôle quand on a soi-même des problèmes d'alcool ou que l'on a des proches qui en ont...

AR ! The corporation
Tout ce que vous devriez savoir sur ces "personnes a-morales" nées du capitalisme... et sur leur (ir)responsabilité (il)limitée !
L'homme dépassé par sa création... 100 % psychotique !

AR : Dans les champs de bataille
Un été d'orages... à Beyrouth, en 1983, et toujours ces fichues filles de quinze ans - euh, de douze, et leur égoïsme d'enfant !
Une famille où brutalité, avarice, jeu (mais ç'aurait aussi bien pu être alcoolisme) et... esclavagisme font qu'on préférerait presque être orphelin !
Autobiographique ?

AR : Et les lâches s'agenouillent... (Cowards Bend the Knee)
Un OVNI ultra rapide tourné en Super 8, Noir & Blanc, muet mais sonorisé...
Autobiographique, paraît-il... ce qui n'empêche pas le délire et les influences extérieures (cf. les mains d'Orlac ! et autres Phantom Lady)...
En complément de programme, deux courts dans la même veine : Sissy-Boy Slap Party (tout est dit dans le titre) et Sombra dolorosa - une partie de catch avec la Mort ?

AV : Girl next door
Assez réussi, même s'il enjolive le milieu, zappe les difficultés, et que le dollar reste la morale finale de cette WASP comédie pour kids californiens... et leurs parents !
Si le blond d'Elisha n'est pas des plus réussis esthétiquement, un bon point en tout cas pour le jeune lycéen... d'à côté, très Di Capriesque !

AV ? The grudge
Un scénario qui tient en une ligne (très fine !), déjà polycopié jusqu'à plus soif !
Enfin, si on connaît la chanson... heureusement que cette rencontre (anecdotique) entre Buffy (ici à contre-emploi) et Roswell tient par son air !

AV : Irrésistible Alfie (What's it All About, Alfie ?)
... du moins au début, car à la longue, les lendemains finissent par déchanter !
Pauvre Alfie... mais que faire devant un échantillon féminin aussi irrésistible et une bande son (Mick Jagger & Dave Stewart) itou ?

AV : Nous étions libres (Head in the Clouds)
Certes, plus un one woman show qu'un trio (oscarisée oblige ?), plutôt sirupeux musicalement (juste comme il faut ?), et historiquement... pas prétentieux pour deux sous !
Plus, reconnaissons-le, un Paris et une ambiance d'époque assez bien rendus... serait-on prédestinés à ne pas le rater ?

AR : Le silence
En mal de virilité malgré son assiduité à la chasse avec ses cousins consanguins, ce futur père revenu dans son village natal pour les vacances se défoule comme il peut avec son 4x4... (Las, il va assister à une exécution dans une station service et, espérant sans doute devenir un homme en observant la loi du silence, retrouvera la parole si tôt qu'il aura exécuté son sanglier, enfin devenu un tueur... euh, un homme du crû !)
Eh bien, malgré tout ça, se laisse regarder... étonnant, non ?

semaine du 22 au 28 décembre 2004 :

AR : L'amitié est plus forte que la haine
Mais s'il est plus facile de haïr quand on ne connaît pas, il est plus difficile d'aimer... car il faut apprendre à se (re)connaître !
Et donc, oublier ses préjugés familio-culturels, s'affranchir de la désinformation télévisuelle et écrite, résister aux manipulateurs d'opinion et à leurs amalgames en allant voir ce film... et en discuter avec son voisin !

AV ? Benjamin Gates et le trésor des Templiers (National Treasure)
De bons moments...
...mais d'autres qui se traînent et une intrigue - enfin une enquête - aussi alambiquée qu'improbable !

AV : Coup de foudre à Bollywood (Bride and Prejudice)
Pour les couleurs, la musique, les danses, les chansons et... les jolies Indiennes !
Parce que côté occidental, on est servi en bellâtres !

AV ! Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events)
A priori rien avoir avec Charles - le poète... mais un peu plus avec l'autre, licencié es orphelins, sauf qu'ici, les désastreuses aventures sont fichtrement jouissives !
Rien à voir avec une daube insipide et délayée...

AR ! Massaï, les guerriers de la pluie
... c'est-à-dire une chasse au lion (mythique) pour que la pluie revienne, dans les vastes étendues ocres et rouges du sud du Kenya...
Une fable intelligente et très bien réalisée !

AV ? Rois et reine
Il se passe plein - et finalement peu - de choses : être père (adoptif) pour l'un, fille (de son père) pour l'autre...
Résultat : ni l'un, ni l'autre - sacré Œdipe !
Du Tchekhov, de l'Ibsen, de l'Apollinaire, du Rimbaud ou du Cendrars ?
Du Desplechin, en fait... mieux inspiré avec Bond que par sa vie... personnelle !

AV : Les sœurs fâchées
Une comédie - au vu de la bande annonce -, mais assume aussi son côté obscur... autobiographique ?
Un peu caricatural - pour le rire, et beaucoup de fêlures mises à nu - pour les larmes... ou, à défaut, pour se corriger ?

AR : Tatouage (Irezumi)
Commence en bondage et tatouage... mais, en fait, plus proche des Bas-Fonds !
Sordide et naïf, un exercice de style en couleurs réalisé un an après un chef d'œuvre... en N&B !

AR : Victoire
... ou Stupeur et tremblements, la revanche !
Humour noir mais aussi grinçant, voire déstabilisant : autobiographique ?

semaine du 15 au 21 décembre 2004 :

AR : Aliénations
Vol au-dessus d'un nid de coucous... à Constantine, Algérie, dont le viaduc vaut celui de Millau !
Difficile de ne pas voir - du moins en partie - dans les symptômes de ces malades une certaine responsabilité de la part de la société (politique et religieuse) algérienne...
Quant aux méthodes de soin... elles ressemblent hélas à celles utilisées en dehors de l'hôpital !

AV ? Le dernier trappeur
De très belles images... qui se suffisent à elles-mêmes !
Car les quelques dialogues écrits à la va-vite et le vague scénario vont paradoxalement polluer ce magnifique manifeste écologique !

AR : Dias de campo (Journées à la campagne)
Plus littéraire que surréaliste, le retour au pays du "Manoel de Oliveira" chilien...
Intéressant...

AR ! En chantant derrière les paravents (Cantando dietro i paramenti)
Esthétique, exotique, étonnant... indescriptible !
Ne pas manquer...

Famille à louer (Surviving Christmas)



AV ! Ocean's twelwe
Une très bonne surprise, ce qui n'était pas joué d'avance - le précédent étant, lui aussi, à la hauteur des lieux du tournage !
(Europe : 1 - Center of the World : 0)
Quid du prochain ? Quoique superstitieux comme sont les Américains...

AR ! On dirait le sud
... c'était pourtant bien (air connu)... et même plutôt rapide pour un film helvétique !
Bien écrit (eh oui !), bien filmé (en DV) et bien joué, plein d'énergie : que demande le peuple ?
NB : en complément de programme, Tango Nosferatu, un court d'animation musical et... quadrilingue !

AR ? Saraband
Comme Strindberg (et Ikea !), contribue au cliché que la Suède est peuplée de dégénérés sado-masochistes qui, comme dans Qui a peur de Virginia Woolf ? (d'un auteur d'un pays pas mieux loti côté autochtones), persistent à vivre ensemble - la faute à Laborit, peut-être jamais traduit en suédois ?
Certes bien joué, écrit et filmé - mais incompréhensible pour des Latins...

AV ! Les temps qui changent
... mes les amours restent !
Ici, le premier, qui voudrait aussi être le dernier...
Quant à ce qui change, c'est peut-être les hommes... qui aiment (enfin) comme les femmes ?
Toujours inspiré par le lieu... du crime ?

AV : Un Noël de folie ! (Christmas with the Kranks)
Après en avoir usé et abusé, quoi de plus normal que de vouloir le... zapper !
Ah, les Caraïbes... cela vaut bien un jambon fumé au miel, non ?

AV : Un petit jeu sans conséquence
Une habile et bucolique adaptation de la pièce, très "dimanche à la campagne" !
Et une belle brochettes de comédiens...

Voyage dans l'irréalité immédiate



AV : La flibustière des Antilles (Anne of the Indies)
Ou comment résoudre son complexe d'œdipe quand on est la fille (adoptive) de Barbe-Noire et amoureuse d'un french captain !
Dur, dur...

AV ! Scaramouche
Cinquante-deux ans après sa sortie, fait toujours mouche !
Histoire (avec un grand H) mise à part, scénario, sentiments, spectacle... savoureux, splendide, superbe !

semaine du 8 au 14 décembre 2004 :

AR : À tout de suite
Bien que passé (raconté, image en noir et blanc, extraits d'images d'époque et look seventies - sauf l'anachronisme de deux banques fusionnées), totalement présent : c'est qu'on vit dans l'urgence !
Pas le temps de réfléchir, on agit ; et même quand on se retrouve seule (à l'écran), que le temps semble s'arrêter, on ne s'ennuie pas (dans la salle)...
Bref, même si l'on n'apprécie pas vraiment les Bonnie & Clyde, on marche !

AV : Blade trinity (Blade n° 3)
Pour Parker Posey, bien sûr, particulièrement réussie en vampirella déjantée...
Sinon on a bien vu le père (Dracula), le fils (Blade), mais quant au Saint-Esprit... le virus ?

AV : Bridget Jones : l'âge de raison
Un peu caricatural quand même, la Bridget... mais, bon, on l'aime bien quand même !
Prochain épisode : le mariage de Bridget ?

AR : Café Lumière (Kohi Jikou)
Une impression de déjà vu, mais pas désagréable...
Le charme nippon ?

AV : Les Dalton
Inspiré de Lucky Luke...
... mais 100 % Éric & Ramzy !

AR : L'ennemi naturel
... ne serait-ce pas soi-même ?
De la fascination/jalousie à l'appropriation/incarnation, il n'y a qu'un pas !
Une identification d'un homme, en quelque sorte...

AV ! Maria pleine de grâce (Maria Full of Grace)
Assez miraculeux, en effet : ni misérabiliste ni aseptisé, et ne va pas à vau-l'eau pour autant : sait conclure...
Humain.

AR ! Mê Thao (Il fut un temps)
Amour défunte, d'où régression ; amour adultérin, d'où punition ; amour ignoré vs. étreintes de bois... et au milieu sont les rizières !
Et quand arrive la chanson finale...
Mmmm !

AV : Plume, le petit ours polaire
Un dessin animé tout public, avec une vraie histoire qui fait (plus que) cohabiter ours, phoques et... humains (la petite Indienne et sa grand-mère), et pousse même aux tropiques... et ses hippopotames !
Il est vrai qu'il y a un ennemi commun : un brise-glaces glouton télécommandé !

AR : Tabous (Zohre & Manouchehr)
Interviews quant à comment les Iraniens vivent leur sexualité aujourd'hui (et du temps de la guerre), entrecoupés d'un poème du XIXé... mais on ne saura rien de la sexualité sous le Shah !
Eh bien, iranien ou américain, il semble bien qu'hypocrisie et "mal baisés" soient les deux mammelles des États... religieux !
Et qu'à l'oppression de la femme de l'un, réponde celle de pauvres de l'autre...
Coran - dollar : zéro partout... et que des dommages collatéraux !

AV : Les trois rois mages
La bonne vieille légende des rois mages à la sauce ibèrique, agrémentée d'une jolie rebelle, d'un prince charmant, d'une âme damnée et d'une drôle de bestiole, le tout sur fond de rêves psychédéliques en guise d'épreuves : pourquoi pas ?
Bien fichu : de belles couleurs, une bonne animation et un scénario original... même pour les grands !

La flamme sacrée (Keeper of the Flame)


semaine du 1er au 7 décembre 2004 :

AR ? Azé
Pour la concentration, mieux vaut effectivement une salle obscure pour ce patchwork d'images, mi-volées, mi-clandestines, tantôt fixes, tantôt ralenties, souvent colorées du soleil se noyant dans son sang qui se fige... ou de portraits féminins !
Mieux qu'une séance de diapos de vacances, grâce au montage... et à la bande son !

AR : Elle critique tout !
Peut-être un peu agaçant, maniéré, mais l'exercice garde un certain panache...
Une autocritique (!) en quelque sorte...
À voir ce qu'en dira Elle ou le Nouvel Obs ?

AR ? Ghost in the Shell 2 - Innocence
Le premier était beau et plein de poésie...
Celui-ci, pas vraiment... quant au reste, copier/coller des citations n'a jamais fait un scénario !

AV ! Kamchatka
1976, en Argentine... l'année de l'éveil ?
En tout cas, on ne parlera que... d'amour !
Beau comme... une étoile filante !

AV ! Mémoire effacée (The Forgotten)
L'Américain moyen sait que si ça va mal pour lui, dans sa vie... c'est la faute du gouvernement !
Eh bien, là aussi, c'est de sa faute, et sinon (de toute façon il est au courant), c'est que cela vient de... plus haut !
Un hymne à l'amour... maternel, et à Julianne Moore !

AR : Mon Trésor
Une sombre illustration de ce qu'appellent fatalité des civilisations frustres, arriérées et nécrosées, comme si l'acquis serait inné, comme si la misère se devait d'être héréditaire...
... ce qui, hélas, le reste trop souvent en pratique !

AV ! Narco
Tout un univers, assurément !
Un peu narcorythmé, parfois, mais bon...

AV : 11:14 (Onze heures quatorze)
... ou comment on en est arrivé là !
Du beau monde (côté acteurs, parce que les personnages...), se laisse regarder...
... même si on aurait préféré que les minutages - le prétexte de ce film Outremer - soient, tant qu'à faire, un peu plus stricts !

AR ! Parfum d'absinthe (Was nützt die Liebe in Gedanken)
Ach so... Dans la droite ligne du jeune Werther, sur fond d'années folles...
Et ne dites pas que vingt ans est le plus bel âge de la vie !

AV : Le Pôle Express (Polar Express)
Ah, que c'est beau, un train à vapeur qui trace, la nuit, dans la neige et la glace, façon montagnes russes !
De saison...

AV : Voyage en famille (Familia Rodante)
Tout ce monde ne rentre pas toujours dans le cadre (la mise en scène manque parfois de maîtrise) mais bon...
Très italien, en tout cas... bien qu'argentin !
Latin, alors...

AR : Wilbur (Wilbur Wants to Kill Himself - Wilbur begar selvmord)
Un Harold danois (le film et le psy, pas Wilbur !) tourné dans un bookshop around the corner (et un hôpital) de Glasgow !
Plaisant, mais moins travaillé que le précédent...

AV ! Barberousse
... ou l'apprentissage de la pratique de la médecine... du corps et de l'âme !
Jamais un temps mort malgré les trois heures du film, le noir et blanc ni... de faire partie du genre qui plaît à Mr Algood !

AV : Le grand couteau (The big knife)
Comme quoi à Bel Air, les bas-fonds ne datent pas d'hier - (1955) !
Pourrait être du Tennessee Williams...

AV : L'invraisemblable vérité (Beyond a reasonable doubt)
Le procès en lui-même perd un peu d'intérêt quand on connaît les dessous de l'affaire...
... mais en regagne quelque peu au finish !

AV ! Vera Cruz
Un empereur (Maximilien) et un général (Juárez), une blonde (française), une brune (mexicaine), et deux... salopards !
Enfin, un moins que l'autre... et l'une, plus que l'autre !
Faites les couples...

semaine du 24 au 30 novembre 2004 :

AV ? 36, Quai des Orfèvres
Un polar carcéral : peu de femmes (ou bien elles se font taper dessus), des amitiés et des haines viriles...
Sombre, efficace, et burné... par armes interposées !

AV ! Caterina va en ville (Caterina va in città)
Pour la fraîcheur de Caterina, seul personnage à ne pas avoir été (trop) caricaturé...
Parce que le père pédant, la mère nunuche, les deux clans à l'école... ça fait quand même un peu trop !

AV : Contes persans
Une chenille, une pomme, un corbeau et une vache : quatre héros, quatre leçons de vie :
Le Plus Long Voyage du Monde (tout est relatif !), La Pomme (ou le cycle de la vie), Le Retour (... à la liberté) et La Vache et le Fermier...
Pour enfants, bien sûr, mais aussi pour instituteurs - le premier court montre qu'il pourrait (presque) être réalisé en classe !

AV ! L'enlèvement (The Clearing)
Si l'intrigue est classique (un enlèvement), le traitement - et c'est tant mieux ! - ne cède pas à l'hystérie hollywoodienne habituelle...
Non, on se calme : le montage use intelligemment d'ellipses et de flashbacks, le cadre de gros plans, les dialogues sont sobres et l'interprétation... Helen Mirrenesque !
Vivent les Pays-Bas !

AR : Le grand voyage
... ou ce n'est pas tant la destination qui compte que le chemin emprunté !
Un retour aux origines, cette fois-ci père-fils... et ce n'est pas plus mal !

AV ? Holy Lola
Dans la série le (très) long parcours de l'adoption, la dernière partie, au Cambodge...
Aurait très bien pu être une production hollywoodienne, avec ce scénario genre Jamais sans ma fille...

AV : Les Indestructibles (The Incredibles)
20 % de Captain Marvel (ou Superman), 40 % de FF, 20 % de Flash et 20 % d'X-men à la sauce Toy Story...
Si les droits d'auteur ont été respectés... pourquoi pas ?

One Dollar Curry



AR : Le pays des ours
Un moyen métrage (0 h 29) glacé, entre Fight Club et serials... euthanasieurs !
Brrr...

AV ? Si seulement... (If Only)
Un remake ? Ou l'amant anglais, vu par JL-H... qui ne s'appelle pas vraiment Marguerite Duras !
Bon... disons qu'il s'agit de la matérialisation sur grand écran de la rêverie d'une adolescente pré-pubère, blanche, américaine, des années cinquante, fétichiste (les sous-vêtements de son père ?), abonnée à OK magazine et pour qui la vraie vie rime avec... Ken et Barbie !
Bien sûr, le tout a été filmé par un coiffeur pour dames, et la musique est violonneuse à (vos) souhait(s)... encore que la chanson de Jennifer tienne la route !
Pour public averti... de ce qui l'attend !

AR : Tropical Malady (Sad Pralad)
D'une bluette masculine (avec quand même le symbole de la mère possessivo-teneuse de chandelle ?) à une chasse forestière où le chasseur finit (classiquement) par s'identifier à sa proie...
On boucle ainsi avec le "portrait de groupe avec... cadavre" (tristement d'actualité) de l'ouverture : l'Homme serait avant tout barbare, n'en déplaise à Rousseau !
Ni l'un, ni l'autre, à notre avis : tout est question d'éducation...

AV ! L'aurore (Sunrise)
Un classique.

AV : Casanova (Il Casanova di Federico Fellini)
Fellinesque, évidemment...

AV ? La vie passionnée de Vincent Van Gogh (Lust for life)
Ouais... mais pas forcément passionnante, pour les amateurs de peinture et/ou de biographies !
Pour les fans de Kirk et de Vincente ?

semaine du 17 au 23 novembre 2004 :

AV ! Bad Santa
... ou la fonction crée l'organe ? (tandis que l'alcool le détruit...)
ABSOLUMENT interdit aux enfants, petits et grands : trop... matisant !
Les autres pourront accrocher leurs chausses à la cheminée, au cas où...

AV : Barbershop n°2 (Back in Business)
Vous avez aimé le premier ?
Vous aimerez la suite - ce qui n'est pas toujours le cas : cf. Smoke & Brooklyn Boogie...

AV ! Cellular
Un suspens haletant très loin, ici, d'être statique !
Jouissif.

AR ! Chroniques Indiennes (Mondo Meyer Upakhyan)
La vie pas vraiment rose des habitants d'un petit village indien loin de tout...
Difficile d'être vieux quand on se débarrasse de vous en vous diagnostiquant malade pour vous envoyer à l'hôpital (dont on ne revient pas !), mais plus encore d'arriver à un âge respectable quand on a eu le tort de naître... fille !
Pas vraiment d'espoir à attendre, donc, sauf peut-être en (re)levant la tête... vers un petit bout de Challenger millesimé 1969 !

AV : La demoiselle d'honneur
Un bon polar sis dans les Pays de Loire !
Rien à redire...

AV : L'exorciste : au commencement (Exorcist : The Beginning)
Un début au décor impressionnant, puis une intrigue un peu plus classique de type archéologique, avec son église typique et bien sûr son enfant possédé - mais pas trop pâle, on est en Afrique !
(Ce qui donne l'occasion d'une séance de désenvoûtement du crû, plus crédible que celle des précédents Exorcistes !)
Non conseillé aux enfants et aux femmes... enceintes !

G.o.r.a.
Sorti dans une seule salle, spécialiste des avant-premières et... es publicité mensongère !
Qu'ils se la mettent...

AV ! Moi, Peter Sellers (The Life and Death of Peter Sellers)
Un portrait plus en noir qu'en... rose !
Géant.

AR ? Le moindre geste
Aucun, en tout cas, durant la ballade "buissonnière" de ce jeune autiste jusqu'à son retour au bercail ne nous sera épargné !
Le montage (et la bande son !) permet certes d'ajouter un intérêt autre que... clinique, mais n'empêche : 1h 45 ça fait long !

AR ! Nuit noire (Noite escura)
Dans la vraie vie, au fur et à mesure que la nuit (rouge !) s'avance, plutôt glauque...
Mais au niveau symbolique... iphigéniesque !
Et une maîtrise de la caméra (travelling des plans serrés impressionnants de netteté) qui ne gâche rien !

AR : Les petits fils
Vrais personnages mais dialogues écrits : résultat, un faux Loft !
Quoique... les lofts s'étant avérés en réalité (!) scénarisés...
Alors, un faux Grand-mère et les garçons ?

AV : Le secret des poignards volants (House of Flying Daggers)
Visuellement réussi...
... comme le précédent !

AV ! She hate me
... but I still love her ! (même avec ses fôtes de conjugaison !)
Pas vraiment sûr que cette histoire soit 100 % lesbienne - en tout cas, sa fin reste 100 % phallo !
Mais prenons-la pour ce qu'elle est : une savoureuse comédie sur l'argent roi outre-Atlantique, qui se reconnaît volontiers hypocrite, mais qui délivre quelques informations intéressantes, par exemple :
- black "ten cc" : $ 10,000,
- dickhead : $ 3...

Soul Plane
Une seule salle, une seule séance (22 h), et en version doublée...
Est-ce une sortie en salles ?

AR ! Whisky
Juste pour (sou)rire : on reste sobre !
Trop, peut-être, et triste, comme le temps qui a passé, à filer des chaussettes... à moins de se réveiller, grâce à ce frère qui venait du Brésil !
Une confirmation uruguayenne... c'est encore loin le Brésil ?

semaine du 10 au 16 novembre 2004 :

AV : Anacondas : à la poursuite de l'orchidée de sang (Anacondas : The Hunt For The Blood Orchid)
Un honnête film de suspens, ici dans la jungle de Bornéo...
Classique mais enlevé !

AV : Banlieue 13 (B13)
Calibré La Haine et Yamakasi, de l'action et des bons sentiments pour enrober le tout : que demander de plus ?
Un bon moment...

AV ! Biguine
Une bande son époustouflante, la poésie de la langue, et une montée progressive vers...
... le plaisir à l'état pur !

AV : La confiance règne
Aurait pu être plus incisif et resserré, mais bon...
Globalement positif...

AR : Dias de Santiago
Quelques jours dans la vie de Santiago, jeune militaire péruvien fraîchement démobilisé de retour à Lima... et à la réalité économique !
Car la "réinsertion" n'est pas vraiment au rendez-vous (merci à l'État et aux civils indifférents), et les séquelles de la guerre à l'Équateur et aux narco-trafiquants ne vont pas aider...

AV ? Dogora (Ouvrons les yeux)
Eh bien, on les a ouverts, et on a été déçu !
Le choix des images retenues n'a pas été assez réfléchi, ni assez drastique...
Il eût fallu effectuer un vrai choix, quoi, avec une intention et non comme ici une sorte de catalogue aseptisé de diapos de vacances...
Et quand la caméra s'attarde, là aussi, l'intention, l'envie de raconter manquent...
Dommage, car il y avait là de bien belles images (la nuit, les personnages seuls) qui pouvaient, sans parole - et sans musique - mais bien... "montées", raconter quelque chose : la solitude !

AV ! Incident au Loch Ness (Incident at Loch Ness)
Un Projet Loch Ness avec le réalisateur d'Aguirre savoureux !
Un making of jubilatoire...

AR ! Insurrection / Résurrection
Un étonnant "documentaire reconstruit", c'est-à-dire interprété, sur fond de... Passion !
Intelligent et décapant...

AV : Memories (The I Inside)
Une variation sur le thème du réveil à l'hôpital dans lequel on a été amené la veille... ou il y a deux ans !
Saucissonnée d'aller-retours dans l'hier qui embrouillent un peu au début, mais on finit par s'habituer, et même en deviner l'issue...

AR : Nobody Knows (Daremo Shiranai)
D'après un fait divers, la (sur)vie de quatre enfants abandonnés par leur mère dans un Tokyo indifférent...
Bien filmé et bien joué.

AR ! Les petites vieilles (Staroukhi))
... ou la retraite de Dersou Ouzala et de sa famille, venus émigrer dans un village (délabré) de babouchki brutes de décoffrage !
Affreuses, sales et méchantes : on en redemande !

AR : Le pont des arts
Qui dit arts, dit portraits : donc, une galerie de portraits (baroques) avec une diction (d'époque ?) où aucune liaison ne sera omise...
Et une intrigue, quand même, sur fond de... ne dites jamais que vingt ans est le plus bel âge de la vie !

AR : Le prix du désir (Sotto falso nome)
Raté, car aurait pu être meilleur : par exemple, moins de musique et de climat... pléonastiques, une mise en scène et un rythme plus resserrés...
Intéressant, cependant !

AR : Tarnation
Un (auto)portrait de l'Amérique profonde (texane) et républicaine (texane) qui expliquerait beaucoup de choses !
Plus sérieusement, un portrait de famille remarquable tant par la forme, impressionnante, que par le fond - avec ses secrets ?
Et ce, même s'il n'y a pas vraiment... d'enquête !

AV ? Yu-Gi-Oh !
Un Donjons et Dragons nippon animé...
Plus d'animation et moins de dialogues auraient permis de sortir du cercle (très) restreint des spécialistes !

AV : Les sentiers de la gloire (Paths of Glory)
Ici, il faudra attendre les cinq dernières minutes pour voir de pointer les beaux yeux d'une (Amé)lie... li Marlène !
Mais il s'agit toujours de la Grande Guerre, sale... comme toutes les autres !

AV : Taxi driver
Palme d'or au Festival de Cannes 1976...
Un classique.

semaine du 3 au 9 novembre 2004 :

AR ! Birth
Si l'on est cartésien, on n'y verrait que deuil... et pédophilie ?
Mais sinon, ou si l'on prend le temps de réfléchir (comme le film nous en laisse le temps), de supputer : bien fichu !

AR : Le dernier jour
Entre Blé en herbe et Jules et Jim, avec au finish un secret de famille, plausible, et une coïncidence, qui l'est beaucoup moins... mais il faut bien que le mythe passe !
Un bon troisième long, au cadrage serré... comme pour confiner au sol les albatros !

AV ! L'équipier
Un autre secret de famille... mais aussi l'air du grand large : un grand souffle romanesque !
Pharamineux...

AV : Les fautes d'orthographe
Sujet à la mode, semble-t-il, que les mauvais souvenirs d'enfance... et on n'inclut pas (jamais) les "programmes" des TVs trash !
Se laisse regarder, cependant - il y a même une chorale... et Marie Bunel !

AR : Le génie helvétique
Du fonctionnement d'une démocratie : bon sens et alliances de circonstances...
Savoureux, même si les décisions prises ne sont pas forcément celles qu'un système expert bien renseigné aurait proposé !
Enfin, tant qu'il ne s'agit pas de guerroyer en Irak...

AR ? Los muertos
Le retour au pays - très reculé - d'un libéré, qui a "oublié" pourquoi il avait été enfermé - longtemps !
Un vrai-faux documentaire qui prend son temps, un peu moins chiant qu'un précédent...

AR : Mondovino
La globalisation se joue aussi au niveau du goût, que certains voudraient standardiser par... la vanille du bois neuf !
Le combat du pot de fer contre le pot de terre - la marque contre le terroir...
Goûteux.

AV : Un crime dans la tête (The Mandchurian Candidate)
Un peu compliqué et paranoïaque, mais pas si éloigné que ça de la réalité... et des temps actuels !
Plutôt chercher le second degré...

AR : Les oliviers de la justice
Le retour au pays d'un fils qui hélas devra enterrer son père, et faire aussi le deuil d'une terre qu'il ne considère plus comme la sienne : une terre étrangère !
Une fiction prémonitoire tournée à Alger, en 1961...

semaine du 27 octobre au 2 novembre 2004 :

AV : Alien vs. Predator
Un bon moyen de relativiser, c'est de se retrouver jambon dans le sandwich !
Visuellement, techniquement et rythmiquement réussi.

AR ? The assassination of Richard Nixon
Réalité oblige, mais cela reste de la publicité mensongère... et sinon, rien que pour la guerre du Viet-Nam, ç'eût été mieux vu dès 1968 !
Pour le reste, strictement à usage interne...
... car de ce côté de l'Atlantique, la peinture de l'Americain way of fake de 1974 (et ça ne s'est pas arrangé côté Républicain !) et les clichés genre "looser = terrorist" agacent... et ennuient velu !

AR : Carlitos Medellin (Carlitos 13 Medellin)
À chaud, on rétablirait bien sur-le-champ la peine de mort pour les trafiquants et les fabriquants d'armes !
(Et tant qu'à faire, les manufacturiers de tabac, pour en finir avec ce fléau du XXè siècle qui ne sait pas qu'on a changé de millénaire !)
On s'interroge aussi sur la part, plus incantatoire et fataliste que constructive et épanouissante, que persiste à prendre la religion catholique en Amérique Latine !

AR : Les enfants de Russie (Los niños de Rusia)
Ces enfants, fils de Républicains et de Communistes espagnols ont été envoyés courant 1937 en Union Soviétique pour échapper aux bombardements hitlériens...
Ils ne purent en sortir avant 56-57, après la mort de Staline... qui ne voulait pas les rendre à une Espagne franquiste !

AV ! Nicotina
... ou les méfaits du tabac ?
Une "avalanche" mexicaine rondement bien menée, en tout cas...

AR ! Quand la mer monte...
... le moral remonte ?
It was just a love affair, vécue dans le Nord - vous savez, le pays où les gens ont dans le cœur...

AR ? Le retour de Cagliostro (Il ritorno di Cagliostro)
Une sorte de parodie haute en couleurs (!) des "making of" des films d'Ed Wood et de Max Pecas, version italienne, avec "Freddy" en Flynn Fairbanks...
Ça devrait le faire, non ?

AR ! Les revenants
Une version psychologique et... socio-économique de la nuit des morts-vivants, en quelque sorte...
Sur fond de... réinsertion à grande échelle, c'est le délicat problème du deuil, quel que soit l'âge du disparu, qui est ici intelligemment (et avec sensibilité) évoqué... et donné à réfléchir !

AV ! Samaria
Démarrant sur un thème qui fera(it) les choux gras des TF6 et de leurs suiveurs du se(r)vice public, évite cependant le scabreux et se concentre sur l'humain...
Mais cela ne nuit pas à l'intrigue, née d'un quiproquo - que le flagrant déficit de communication dans la société coréenne d'aujourd'hui n'aidera pas vraiment à dissiper !
Un bon "mix" de thèmes précédemment développés...

AV ! Un long dimanche de fiançailles
Ou l'entêtement au féminin, qui abat des montagnes... deviendrait-il une marque de fabrique française ?
À en juger par le charme et la moue de l'une, et l'univers poétique foisonnant de l'autre, on n'en douterait pas !
Et, pour prolonger le plaisir, pourquoi pas une série, chaque épisode portant sur un des nombreux personnages que l'on rencontre au cours de ce long dimanche et qui mériteraient bien, eux aussi, un fabuleux destin sur grand écran !

AV ! Il faut marier papa (The court-ship of Eddie's father)
... oui, mais pas avec n'importe qui !
Entre la blonde fidèle, la rousse qui joue au bowling et la brune féministe, il s'agit de faire le bon choix...
... comme belle-mère !

AV ! Les quatre cavaliers de l'Apocalypse (The four horsemen of the Apocalypse)
Tagada, tagada, voilà les... euh, non, ce n'est pas ça !
Après un prologue argentin au kitsch flamboyant et symbolique, place à la passion (illégitime, c'est d'autant plus fort !) entre deux êtres sur fond (parisien) de seconde guerre mondiale...
Il y est bien sûr aussi question d'engagement, mais plus du côté de la force (brute) que de la Résistance - la "neutralité" étant abandonnée plus par dépit ou... procuration !
Mais qu'importe : n'est-ce pas l'Amour qui mène le monde, le Mal étant tout ce qui entrave le bonheur ?
Et une fin elle aussi... flamboyante - très européenne, n'en déplaise à Hollywood !

AV : Quinze jours ailleurs (Two weeks in another town)
Ou comment un acteur déchu, alcoolique et dépressif va, à Rome, entre une ex devenue Onassis et une charmante brune au coquart - remonter la pente en... devenant réalisateur !
Autobiographique ?

semaine du 20 au 26 octobre 2004 :

AV ! Alive
Un Fame à la française, un nice All that jazz : pourquoi pas ?
Interprétation, musique et chorégraphie tiennent la route : un bon moment, donc !

AV : Cinq enfants et moi (Five children and It)
Six enfants, en fait, si on compte le cousin Horace... ou le bébé !
Quant à It, c'est un génie des sables "crustacéiforme" faiseur de vœux qui durent... jusqu'au coucher de soleil !
En effet, si la nuit porte conseil, elle apporte aussi l'oubli - et aux uns la paix, aux autres le souci constatait Charles, recueilli...
Et, si on l'oublie, la magie vanishes !

AR ! 2046
... ou L'homme qui aimait (pas trop) les femmes (ou en a trop aimé une !), made in Hong Kong ?
Plus dense et abouti que le précédent, en tout cas !
Un beau roman dont il faudra cependant attendre la sortie en DVD pour pouvoir tranquillement relire tel ou tel passage... et s'en délecter !

AV ! FBI - Fausses Blondes Infiltrées (White Chicks)
Dans la veine des Scary movies, mais plutôt que des pastiches, un vrai scénario : on ne s'en plaindra pas !
Même humour, donc... et préférer la v.o. pour les sous-titres qui, eux, ne seront pas masqués par les fous rires des spectateurs !

AV ? Genesis
De bien belles images... mais pas assez : on reste sur sa faim !
Car s'il s'agit quand même de reconstituer la genèse de la Terre, non ?

AR : Mur
Une absurde application de la théorie des fractales dont on rirait si...
Mais pourquoi ont-ils tué Rabin ? (et Sadate...)

AV : Nicholas Nickleby
Plutôt sadique et larmoyant au début - mais c'est anglais et victorien : ceci expliquant sans doute cela...
Heureusement, cela va prendre un tour plus... romanesque, et optimiste - sans manquer d'humour : du coup, on ne voit pas passer les 132 minutes de cette adaptation plutôt bien réussie du roman de Dickens !

AR : Outfoxed (Rupert Murdoch's War on Journalism)
Ils appellent ça la liberté de la presse ou le premier amendement... mais mentir, déformer les faits, censurer, répandre des rumeurs, c'est tout sauf du journalisme : c'est de la propagande GSM : Goebbels, Staline ou... Murdoch !
Pire, car ça se prétend objectif et impartial... et l'Amér(épubl)icain moyen qui manque cruellement de recul (ou de ressources !) pour faire la part du feu, avale !
Il pourrait zapper, pourtant... comme le pourrait il est vrai le spectateur de TF1 !

AR : Pédale dure
Rien de porno rassurez-vous (?), le hard du titre renverrait... à Bertrand Blier, ici co-scénariste et dialoguiste !
Du coup, les aficionados de la version "douce" risquent d'être désarconnés par le propos : cela serait dommage...

AV ! La plus belle victoire (Wimbledon)
Que celui qui n'a jamais rêvé de finale à un tournoi du grand chelem ni de prendre Kirsten Dunst dans ses... filets passe son chemin - il a bien tort !
ZE big foot...

AV : Un mariage de princesse (The Princess Diaries 2 : Royal Engagement)
Le retour de la princesse, mais cette fois-ci rentrée au pays !
Pour ses grands yeux noirs...

Volcans des abysses (Volcanoes of the Deep Sea)


AV ! Les 400 coups
On ne les représente plus...


AV ? Shaft : les nuits rouges de Harlem (Shaft)
Déjà ressorti en 2000...

semaine du 13 au 19 octobre 2004 :

AR : Aaltra
Un road movie franco-belge très "kaurismakiesque" !
Méchamment surréaliste...

AV : Arsène Lupin
Bon, on n'imaginait pas vraiment Arsène Lupin en Gadjo Dilo, mais bon...
... heureusement qu'il y a la cousine... et l'ensorceleuse comtesse de Cagliostro !

AR ! Basse Normandie
Zingaresque : Les carnets du sous-sol de Dostoïevski dans un... manège, au salon de l'Agriculture 2003 !
Préparation, répétitions, angoisses et autres à-côtés avant la performance proprement dite : salut l'artiste !

AR ! Brodeuses
Deux portraits de femmes, fort joliment troussés (les portraits) que la broderie va rapprocher (les femmes) : l'une qui refuse de devenir mère, et l'autre dont le deuil lui a repris le fils...
Et de très belles couleurs, ce qui ne gâche rien !

AR : Dans le rouge du couchant
... avec comme un fantôme accroché à l'épaule !
Trois personnages (que la vie avait anesthésiés) simultanément - mais parallèlement - en quête (inconsciente)... d'ouvreur de yeux, de déclic, afin de découvir, d'accomplir ou de retrouver leur passé !

AV ! Gang de requins (Shark Tale)
Des caractères bien... trempés !
Une parodie haute en couleurs que l'on doit à l'équipe des Shrek...

AV : Le grand rôle
Certes pas vraiment crédible mais l'idée est bonne et le cinéma c'est aussi du rêve !
En tout cas les acteurs (!) s'y donnent à fond et nous aussi - on ira de sa petite larme finale...

AV ! Man on fire
Visuellement réussi, prend le temps de poser l'histoire avant que de démarrer... l'action !
Une justice individuelle et sommaire, mais bon... ça fait du bien de temps en temps (au cinéma) !

AR : Morasseix
Un autre milieu campagnard, moins pluvieux mais tout aussi frustre...
Le premier film (1992) d'un réalisateur qui avait déjà un sacré style !

AR ! My architect (My architect : A Son's Journey)
... à défaut de Mon père ?
Par son fils Nathaniel, un portrait du grand architecte Louis Kahn - emporté par un infarctus en 1974 - à travers ses œuvres et le témoignage de tous ceux qui l'ont connu : architectes, clients et familles...
Passionnant, jouissif comme la neuvième de Beethoven et plein... d'amour !

AR : Pardevant notaire
... c'est bel et bien le sujet de ce documentaire rural, où l'on parle encore en (anciens) francs - il a été tourné fin 1998...
Après les arbres, la terre... et les transactions qu'elle entraîne !

AV : Le sortilège des trois lutins
Plus classique que le dirigeable, mais cela n'empêche pas l'humour et le merveilleux !
Et, du coup, accessible aux plus petits...

AR : Struggle
... for life ?
Est-ce ainsi... que l'on vit en Autriche ?
Car si on en croit le dernier Nobel... Brrr !
Deux itinéraires pas vraiment ensoleillés qui finiront cependant par se croiser dans un drôle de rêve avant que de se joindre dans un happy end... destiné à l'exportation !

AV : Un soupçon de rose (Touch of Pink)
... ou Joue-la comme Cary !
Le retour du gourou qui aurait viré sa cutie !

AR : Uncovered : the war on Iraq
Intéressant mais un débit plutôt rapide et des sous-titres souvent blanc sur blanc...
Heureusement, on connaît l'histoire, ce qui ne semble pas le cas de la moitié des Américains qui semblent vouloir remettre le couvert avec W...
Bon, je sais, camembert : ici, on a été plus de 80 % à réélire (à ce niveau, il faudrait vraiment imposer le mandat unique) la reine d'Angleterre... mais si on est cons, au moins ne sommes-nous pas fachos !

AV : Le fleuve sauvage (Wild River)
Ah, les yeux de Lee Remick... et de Montgomery Clift, qui finira quand même par se décider !
Un Elia Kazan millésimé (1960).

semaine du 6 au 12 octobre 2004 :

Bienvenue à Mooseport (Welcome to Mooseport)
Sortie '3S' : une séance, une salle, une semaine...

AV : Le carton
Un déménagement bien évidemment cauchemardesque...
... comme il se doit de l'être à l'écran !

AV : De-Lovely
Un peu décalé, au début ; puis on se sent peu à peu entraîné dans cette sorte de comédie musicale surannée, quoique... mais oui, cette béguine à la Crow, ces Krall et autres Morissette : ça n'a pas veilli - toujours, l'amour !
Du Cole Porter, donc, en la personne de Kevin Kline, et Mrs (Ashley Judd) à voir seul(e)... en pensant à celle/celui qu'on aime !

AV : L'enquête corse
Une Opération corned-beef, il est vrai plus centré sur Christian Clavier que sur Jean Reno... qui se fait plus présent quand la belle Catarina Murino (sa sœur dans le film) entre en jeu !
Tiens, ça me rappelle l'histoire de l'automobiliste qui se fait arrêter sur une route corse et qui est forcé à plusieurs reprises de se... ah, vous la connaissez !

AR ! Eternal sunshine of the spotless mind
Un peu de poésie dans ce monde de brutes... ou, plus précisément : quelques reflets d'éternité dans une âme immaculée !
Comme quoi cinéma américain et intelligence & inventivité peuvent (parfois) s'accorder !
Cela n'empêche pas quelques mesquines (et infantiles) utilisations de futures (?) techniques d'eraserhead...
Brrr !

AR ! L'histoire du chameau qui pleure
...ou comment la musique adoucit... les mères !
Sil ne s'agit pas ici de mouton noir mais de chameau blanc, le rejet demeure ; et il faudra l'amour de toute une famille pour le surpasser !

AR ? Impressions de montagne et d'eau
Quatre impressions, en fait : La mante religieuse, L'épouvantail, Les singes qui veulent attraper la lune et celle du titre...
... qui fait que l'on s'attendait à plus d'aquarelle, de brumes et de... couleurs : du coup, on est déçu !

AV : La porte du soleil (Bab El Chams)
Une grande et longue (4 h 38) fresque qu'on aurait préféré voir en salle si elle avait mieux été distribuée mais que, faute de temps, on aura - quand même ! - appréciée sur Arte...
Une chronique des années de braise pour une terre qui n'appartient toujours pas à ses habitants...

AV : La première fois que j'ai eu 20 ans
... j'étais (déjà) enveloppée !
Un bon premier rôle pour une jeune actrice qui confirme (on lui en souhaite d'autres, plus variés), et une sympathique distribution pour ces souvenirs d'une époque machiste pas si lointaine...

AV : Resident evil : apocalypse
Dans le premier ils restaient confinés dans le sous-sol, maintenant les morts-vivants sont en ville...
Classique mais efficace... surtout les filles !

AV : Vipère au poing
Malgré le sujet pas vraiment plaisant - question d'époque ? - on passera quand même un bon moment (les acteurs, les nuances...)
Mieux que du Mireille Dumas, en tout cas !

AV ! 10 petits Indiens (And then there were none) - 1945 / 95 min
D'après le célèbre roman d'Agatha Christie, Les dix petits nègres...
Le plus hitchcockien des films de René Clair ?

AV ! Le mariage de Maria Braun (Die Ehe der Maria Braun)
Bei der Kaserne, Vor den grossen Tor ; Steht eine Laterne, Und stehen sie noch davor ; - euh, non, ça, c'était dans Lili Marlen (...wie einst Lili Marlen !)
C'est égal, ça reste unvergesslich !

semaine du 29 septembre au 5 octobre 2004 :

AV : 3 petites filles
Pas si petites que ça : quatorze balais, tout de même !
Une petite fugue à trois en Corse (humide) à la recherche de Johnny Depp (décidément !) : pourquoi pas ?
Sinon, Adriana Karembeu en danseuse à succès, on n'a pas été convaincu - sans doute parce que le film doit rester tout public ! - de même que quelques lourdeurs dans le scénario, inégal...

AV ! Collateral
Un film d'action, bien sûr, mais qui regarde aussi du côté de la psychologie - enfin, pour ce qui est du chauffeur de taxi !
Ne pas se laisser abuser par l'étiquette made in Hollywood, donc...

AV ! Le cou de la girafe
Encore une fugue - mais transgénérationnelle, celle-ci...
Ne boudons pas notre plaisir !

AV ! Le dirigeable volé
Inspiré de Jules Verne, mêlant adroitement vrais acteurs et animation, un bijou tchèque de 1966 à ne pas rater !
Passionnant et plein d'humour, et pour tous les âges !

AR : Il dono
Ou comment un mobile et une photo vont contribuer, dans ce petit village calabrais à flanc de montagne, à la libération de la coursière... régulièrement violée par ses autochtones motorisés !
Tient la route...

AR ! Manifesto (Los abajo firmantes)
Bien vu quant aux caractères des personnages, bien joué quant aux comédiens et bien fichu quant à la réalisation et au scénario, subtil et engagé...
Passionnant, et pas que du point de vue du Théâtre !

AR : Mean Creek
Et au milieu coule une rivière....
Un Sa majesté des mouches "light" - quoique -, attachant et très bien interprété !

AR ! Mémoires d'un saccage (Memoria del Saqueo - La oscura trama de la corrupcion - Argentine, le hold-up du siècle)
Et si l'Empire du Mal soviétique n'avait été défait que par... un autre Empire du Mal, appelé néo-libéralisme ?
En tout cas, depuis la fin de la dictature en Argentine, il semble que la mafiocratie qui se fait élire et réélire pour mieux trahir ses promesses (tiens, on connaît ça ici aussi depuis 1995) soit une belle (!) illustration de ces inquiétantes dérives...
... auxquelles FMI, multinationales et pays du Nord ne sont pas vraiment étrangers !
NB : penser à résilier mon abonnement France Télécom...

AV : Modigliani
Intéressant...
Certes, il faudra d'abord s'habituer à l'image froide et contrastée qu'éclaire un ciel blanc aveuglant (comme le vide de la toile vierge ?) probablement dû à l'horizon limité des décors de studio, et à une Elsa Zylberstein, étonnante extrapolation en 3D des portraits du peintre, ainsi qu'accepter les petits arrangements avec la réalité historique...
Mais, quand on rentre dans le film, on y prend un plaisir certain, salue la performance d'Hippolyte Girardot en Maurice Utrillo et se surprend à remuer avec la musique "clipesque" qui accompagne la création des œuvres du concours artistique !
NB : en sortant, on pourra découvir un autre point de vue quant aux derniers jours du peintre, celui de Jeanne, tel que le rapporte Patrice Chaplin avec son Modigliani dans le noir en riant, au Guichet Montparnasse...

AR ! Old boy (Oldeuboi)
Un Monte-Cristo coréen plutôt... sympathique !
Un chouïa trop long sur la fin, cependant...

AR ! Poupées d'argile
Une société où les enfants des bleds, vendus par leur parents, sont emmenés en ville et réduits en esclavage...
Enfin, les fillettes : les garçons, eux, n'ont pas besoin de travailler si tôt - quand ils seront des hommes, ils iront au bistrot et violeront les passantes en sortant !
Une révoltante réalité que dénonce (pourtant co-produit par la Tunisie et Casablanca) ce très beau film, remarquablement interprété !

AR : Tout près du sol (CQ2)
... c'est à dire au-dessus : car il s'agit de danse - enfin, surtout pour ce qui est de la forme !
Donc, de très belles images de danse, de mouvement - et surtout de femmes : car, pour ce qui est du fond, c'est avant tout un film d'une femme sur des femmes (fille, mère de substitution et mère... buissonnière), les hommes brillant [sic] - comme dans la vie ? - par leur absence et/ou leur lâcheté !
Restent les femmes qui, comme des albatros...

AV ! Les amants du Capricorne (Under Capricorn)
Un Hitchcock inhabituel qui se déroule sous les tropiques de la lointaine Australie, en 1835...
Avec une Jules & Jimesque Ingrid Bergman : splendide !

AV : C'est arrivé demain (It happened tomorrow - Le temps qui court) - 1944 / 85 min
Le bon vieux thème du journal du lendemain dont on entre en possession la veille - euh, le jour même !
Mais aussi celui de la rencontre de deux êtres qui, cinquante ans plus tard, auront... plein de petits-enfants !
Car au fond, est-ce que le temps existe réellement... hors le présent ?

semaine du 22 au 28 septembre 2004 :

AV : Comme une image
... mais pas sages pour autant !
Tranches de vie dans un milieu (littéraire) de nombrilistes...
Un exercice bien emballé... et presque emballant !

AV : Dodgeball (Même pas mal !)
Une attendue (mais on n'est pas déçu !) série B - comme balle au prisonnier, ce qui est quand même mieux qu'une série F... comme football !
Il y a eu pire, mais les matches - très prenants - équilibrent à 50-50 le côté potache !

AR : Gambling, Gods and LSD
C'est ainsi que les hommes vivent :
- mal, en général ;
- et leurs efforts pour s'en sortir, pas vraiment judicieux - déficit d'éducation oblige !
Un documentaire étonnant qui nous fait voyager du Canada à l'Inde (religieux), en passant par le Nevada (sec... kse !) et la Suisse (enneigée)...

AR ! Inside job (Fear X)
On pense à un Barton Fink se réveillant dans un paysage à la Fargo, avant que de suivre les pas de L'homme qui voulait savoir...
Une ambiance, avant tout... et très bien servie par la musique !

AR : Land of plenty (Terre d'abondance)
Pour Michelle ("Dawson") Williams (oh, oui !), et les cinq dernières minutes...
Mais on s'attendait quand même à un peu mieux de la part du réalisateur des Ailes du désir qu'à ce plutôt banal portrait du parano américain moyen post-11 septembre !

AV ! Oseam
Prononcer, plus ou moins... Océane !
Un splendide (quelles couleurs !) conte coréen pour tous les âges, avec un final poignant comme du Victor Hugo...

AR ! Père et flic (City by the Sea)
Un Père et fils mais pas tout de suite : il faut d'abord planter le décor (un Long Island post-yougoslave !), et suivre quelque temps la vie de chacun... avant qu'elles ne se croisent enfin !
Et une sacrée bonne distribution...

AV ? Steamboy
On s'attendait à un Ghost in the Shell (bientôt le 2 !), mais on nous sert un Steampunk (voilà une adptation qui serait bienvenue !) à la sauce Goldorak et autres Transformers !
Si les décors sont impressionnants l'intrigue, confuse, n'en finit pas de bagarres où tout le monde il se révèle méchant, en définitive...
Bref, pas une once de poésie... que des brutes !

AV ! La Terre vue du ciel
... et, accessoirement, ses habitants !
Une très bonne mise en bouche que ce regard (parmi tant de possibles) sur le livre - qu'on pourra consulter plus tard, à son rythme, et explorer chaque cm² à son aise...

AV ! Ma femme est une sorcière (I married a witch) - 1943 / 76 min
Premier de la vingtaine des films de René Clair repris au Reflet Medicis...
1) Toutes les femmes sont des sorcières (sauf maman !) ;
2) Néanmoins les hommes aiment les sorcières (puisqu'ils les épousent !);
3) Mais quand une sorcière aime un homme, elle l'épouse (malgré papa !) ;
... et là, ils vécurent heureux et eurent beaucoup de petites... sorcières !
Avec l'ensorceleuse Veronica Lake...

semaine du 15 au 21 septembre 2004 :

AR ! Les Clefs de la maison (Le Chiavi di Casa)
... ou mieux vaut tard (quinze ans) que jamais !
Une illustration pudique et sensible d'une rencontre père-fils, mais aussi de deux mondes trop souvent disjoints dont, pourtant, la frontière est si proche...

AR : Debout (Une histoire de Chen Mo et Meiting) (78 min)
Après avoir "déplacé" leurs parents "intellectuels" à la campagne pour "rééducation", le Régime Dictatorial Chinois voit leurs enfants revenir en ville pour trouver un travail (précaire) que les artisans de la Révolution Culturelle n'auront pas vraiment su développer ni pérenniser en milieu rural... ou industriel !
Un film (avec deux jeunes acteurs, rafraîchissants) mais aussi un document (tourné en catimini, pour cause de censure) sur la Chine d'aujourd'hui...
NB : on attend toujours In public (34 min), annoncé comme complément de programme...

AR ? La femme de Gilles
Au rythme des saisons, une histoire simple : celle d'une femme dont le mari la trompe avec sa sœur...
Passionnant comme du Flaubert - et plus ou moins d'époque ! -, doit beaucoup à l'interprétation d'Emmanuelle Devos, moins à celle de Clovis Cornillac - cantonné ici aussi dans un emploi "basique" datant de ses débuts...

AR ! Fenêtre sur l'âme (Janela da Alma)
... le regard, dit-on ! (d'Ulysse, dirait Angelopoulos... ou Agnès Varda !)
Alors, ce qu'il représente pour ceux - bigleux - pour lesquels il est important : écrivains, poètes, cinéastes, mannequin, actrice et... aveugles, car il reste avant tout intérieur !
Une série de témoignages, d'images et de réflexions qui contribue fortement (ce film a été programmé sur Arte) à ne pas vous rendre le cerveau disponible pour la pub...

AV ! Le genre humain (1ère partie) : les Parisiens
Pleins de personnages mais encore, toujours et avant tout... des histoires de couples !
Un bon cru !

Le monde commence chaque jour (O cosmos xana - The World Again)
Bon, on se traîne à Créteil, on se tape un centre commercial et on finit par trouver le cinéma...
... où l'on apprend que la séance a été annulée !

AR ? La Niña santa
Intéressant, mais moins que le précédent opus...
L'intrigue semble plutôt mince, et le propos pas très clair, mais bon... permet de se poser des questions !

AV : Ordo
Doit beaucoup à Roschdy Zem, qui assurément a quelque chose d'exceptionnel !
Quant au scénario, on a l'impression qu'il aurait pu être exceptionnel... c'est rageant !

AR : Pourquoi (pas) le Brésil ?
Ouais, pourquoi pas en film... mais les couleurs sont froides !
Sinon, intéressant... comme le livre !
Là aussi, on aurait aimé quelque chose d'exceptionnel, plus qu'une fidèle adaptation de ce qui reste... une Loft story !

AE : Le Terminal (The Terminal)
Le dernier film de Spielberg... en phase terminale ?
Le rêve américain dans toute sa splendeur : tout immigrant mal dégrossi peut devenir un vrai Américain (blanc) mangeur de burgers (King, il est vrai - sans commune mesure avec les McDo et les Quick qui nous empoisonnent !) qui s'habille en Hugo Boss et dont le but ultime (héréditaire) est de... collectionner les autographes !
Y a-t-il quelqu'un qui croit encore à ces conneries ?

AR : Amarcord
Une reprise de 1973 dont on se souvient de l'onirisme et de la démesure...
Aurait inspiré Russ Meyer...

semaine du 8 au 14 septembre 2004 :

AR ! Adieu
Ah, c'est beau : image, son, narration et contenu... comme du Godard !
Déjà, dès le générique... mais courez donc vous rendre le cerveau indisponible à la publicité grâce à cette œuvre d'un scénariste, réalisateur et... monteur qui confirme !

AR ! Carnets de voyage (Diarios de Motocicleta)
Un "voyage de fin d'études" à travers l'Amérique Latine, ses paysages et son Machu Picchu époustouflants, mais aussi ses paysans chassés de leur terre et exploités dans des mines... appartenant à des multinationales !
Une prise de conscience qui contribua certainement à faire que le futur "Che" ne dissociera jamais théorie et action...

AV ! Catwoman
Certes, pas trop de rapports avec le comics d'origine, et certaines "animations" semblent plus arachnéennes que... félines !
Mais si on aime Halle Berry, Benjamin Bratt (New York District), les bluettes, les clips et les chat(te)s... c'est OK !

AR ! Love object
Un Monique américain grinçant à souhait, dont le dernier quart d'heure, paroxystique, et la chute expliquent probablement son interdiction aux moins de seize ans !
Une ambiance particulière à savourer - et ne pas tenir compte des critiques qui, blasés et/ou étriqués, sont passés à côté !

AV ! Mensonges et trahisons et plus si affinités...
En tout cas, au niveau des histoires, plus du roman que des mensonges ! (Côté auteur, ça doit être... vrai !)
Une comédie sur la difficulté des relations hommes-femmes (plus précisément du couple), voire de... réussir sa vie !
C'est quoi, au fait, réussir sa vie ?

AV ? La mort dans la peau (The Bourne Supremacy)
Eh bien, on a bâillé... car à la longue, les poursuites interminables mais dont l'issue est fixée par avance, la chorégraphie invraisemblable à force de déterminisme du héros... ça a des effets hypnotiques et/ou soporifiques !
La "burne" suprématie, I presume...

AV ! N'oublie jamais (The Notebook)
Un peu (beaucoup) de rose dans se monde de brutes : la deuxième bluette de cette semaine, à voir avec sa petite amie... ou entre filles !
Ne pas oublier (mais le préparer) son mouchoir ; et, à découvrir : une jeune actrice (Rachel McAdams) très prometteuse...

AR : Salvador Allende
Des témoignages, trente ans après, et des images filmées à l'époque (et commentées par un réalisateur qui dut s'exiler après le 11 septembre... 1973 !) sur ce qui a été la première révolution menée, sans armes et par les urnes, pour établir la démocratie !
Hélas, on sait ce qui en advint... et le pire, c'est que trente ans après, Oncle Sam continue de croire qu'il a bien agit !
Pensez, le danger d'un Chili socialiste, à un demi-continent de là, déjà menacés qu'étaient les USA par une île des Caraïbes !

AV : Une affaire de cœur (Laws of Attraction)
Et de trois (bluettes) : un Madame porte la culotte remis au goût (?) du jour qui démarre bien, mais va vite s'essoufler, s'embourber...
Dommage, mais il reste heureusement Julianne Moore... et l'office du tourisme irlandais !

semaine du 1er au 7 septembre 2004 :

AE : Cinq fois deux (5 x 2)
La bande-annonce promettait quelque chose de chiant... eh bien, on ne sera pas déçu !
Si encore on y apprenait quelque chose... ah, si, à la fin : que le soleil se couche le matin ?
Bref, lamentable : on ne croit pas un instant que ce non-couple ait jamais pu en être un, quant aux rapports humains, n'en parlons pas : plus caricatural, tu meurs !
Et, côté musical, ce n'est pas mieux : du sous-Paolo Conte...
Résultat : 5 x 2 = 0 !

AV : Clean
Un beau rôle pour une actrice, (pour)suivie par la caméra comme les yeux d'un homme sur la femme qu'il aime...
Car nous aimons, nous autres, et au présent... point barre !
Alors d'où vient cette impression plutôt... clinique de ce dernier opus du cinéaste de L'eau froide ?

AR : The Coast Guard
Un garde côte un peu trop zélé dans un désert des tartares - euh, sur une côte sud-coréenne ! - et c'est le drame...
Glissemements progressifs vers la folie, l'absurde... à l'image de la réalité, hélas !

AV : Connie et Carla (Connie and Carla)
Mieux vaut oublier les vingt premières minutes - un Thelma et Louise pour salle polyvalente ? - que le doublage, comme d'habitude, va aggraver...
(Exception faite du Hamlet de Kenneth récemment revu à la télé - mais c'est quand même du Shakespeare, et il y a eu quelques bonnes traductions de faites !)
Heureusement, la musique est en v.o., et les costumes vont habiller ces deux "Mr Doubtfire" se donnant en spectacle à L.A...
Bon, y a du cabotinage et un manque de recul de la part de Connie, mais il y a Toni et... les autres filles !

AV ! Infernal Affairs
... ou Deux taupes à Hong Kong, chacune cherchant à démasquer l'autre !
Un PP (polar psychologique) captivant qui fait même oublier les dominantes froides qui n'étaient pas vraiment nécessaires...

AR ! Noble art
Un personnage étonnant, dont le remarquable (et durable !) parcours dans ce sport éprouvant fait qu'on devrait lui donner du M. de Bénichou !
Un documentaire exceptionnel, même - surtout ! - pour les non-initiés...

AR : La pelote basque - La peau contre la pierre (La pelota vasca, la piel contra la piedra)
Au début, on doute quant au fond dans ce qui apparaît comme deux fautes dans la forme :
- la présentation de trois ou quatre intervenants à la suite, avant que l'on ne donne la parole à un... cinquième !
- l'utilisation systématique de coupes et de fondus enchaînés qui, si elle permet d'éviter blancs ou redites laisse plutôt, vu l'importance du sujet, comme un sentiment de censure et/ou de manipulation !
Heureusement, on finira par se familiariser avec les intervenants (pas moins de soixante-dix !) et le montage qui alterne, outre bandes d'actualités et de fiction mélangées, phrase à phrase, différentes opinions (hors ceux qui n'ont pas désiré y participer, extrémistes et/ou membres du PP, alors aux "affaires" lors du tournage) sur de mêmes événements effacera, par ses parallèles, tout soupçon de parti-prix...
Bref, un beau travail de la part d'un bon réalisateur...

AR ! Utopia
Un thriller ibérique dont on ne regrettera que l'usage exclusif de tons monochromes et surexposés : pour l'ambiance ?
D'un tout autre genre que celui d'un film précédent de la réalisatrice... mais tout aussi réussi !

AV ! Un si doux visage (Angel Face)
Une reprise, mais cette fois-ci tous les jours de la semaine au Grand Action...

semaine du 25 au 31 août 2004 :

AV : Cabin fever (Fièvre noire)
Une Deliverance assaisonnée de Virus...
Classique mais bien fichu.

Crime contre l'humanité (The Statement)



AV : Eros thérapie
Ne pas prendre le titre au pied de la lettre : il s'agit probablement d'une concession (comme la bande-annonce) au service marketing de la production...
Il s'agit plus d'un savoureux bric-à-brac d'humeurs (et d'humour) qui, à défaut de guérir ne vous tuera pas - ou alors pour de rire ! - mais vous balladera d'un scénario à l'autre !

AR : Exils
Dans la première moitié, on se demande un peu où l'on va... et même s'il est prévu d'aller quelque part !
Mais il faut laisser le temps au temps, pour que l'un retrouve ses racines miraculeusement préservées, et qu'une transe étonnante permette à l'autre de se reconstruire : le vrai voyage, celui de la vie, peut alors commencer !

AV : Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants
... mais de là à être heureux, on ne le dit pas !
Un Vincent, François, Paul et les autres mais plus centré sur le - un - couple que sur la bande de potes...

AV : Mon boss, sa fille et moi (My Boss's Daughter)
Comme quoi That 70's Show - les séries TV en général - mène à tout !
Classique mais sympathique...

AR : Mrs Dalloway
N'apparaît pas - à l'écran - comme une œuvre majeure de Virginia Woolf, mais bon...
... on compensera en se plongeant dans le bouquin !

AR : Un fils
... et un père, bien sûr, et une "collègue" de travail, et un client - mais pas d'ami, dans nos villes de grande solitude !
Un moyen métrage (58 min) à découvrir, avec en première partie un court (Le droit chemin) qui reprend le thème de La flèche du temps de Martin Amis...

AV : Certains l'aiment chaud (Some Like it Hot)
Un classique qu'on ne présente plus...

AV ! Charley Chase Follies
À visage découvert (Mightly Like a Moose), Métier de chien (Dog Shy), Charley rate son mariage (His Wooden Wedding) et Une soirée de folie (What Price Goofy ?) : quatre aventures de Spirou et Fantasio... euh, de Charley Chase, fiancé, marié ou... en instance !
À découvrir absolument !

AV ! On murmure dans la ville (People Will Talk)
... et on peut même le crier : c'est... gorgeous !
Du grand Mankiewicz, dont d'autres perles sont aussi reprises au Reflet Médicis...

semaine du 18 au 24 août 2004 :

AV ! Assassination tango
Une très bonne Zootrope production de et avec Robert Duvall, beau-père de cœur, profession tueur et... danseur par passion !
Fichtrement sensuel...

AV : Les chroniques de Riddick (The Chronicles of Riddick)
Sûr que les yeux bleus de Riddick ne sont pas dus à un excès d'épice (quoique) à la Paul Atréide, et que, comme les lunettes noires (un contrat Afflelou ?) qui les recouvrent 90 % du temps, ils servent plutôt à (r)assurer au/le spectateur que, comme dans les émissions de TF6 qui nivellent par le bas la France... d'en bas, le héros ne laissera filtrer le moindre éclair d'intelligence ou de sensibilité...
N'empêche que si le scénario n'est pas non plus du K. Dick, les décors eux, valent le déplacement !

AV ! Lady Chance (The Cooler)
Ne pas gagner aux jeux de hasard, c'est le cas de 100 % des joueurs... et des autres, moins cons mais beaucoup moins nombreux, qui ne jouent jamais !
Mais porter en plus la poisse aux autres (ce qui, en passant, n'est pas plus crédible que de leur porter chance), peut-être lucratif... si l'on est employé par le casino !
Oui, mais quand l'amour s'en mêle, la (mal)chance peut tourner...
William H. Macy et Maria Bello (et Alec Baldwin en directeur de casino à l'ancienne manière) sont remarquables... as usual !

AV : La légende du Cid (El Cid, la leyenda)
Plutôt réussie, mais l'intrigue, pleine de rebondissements, reste un peu complexe... même pour les grands !
Un peu de variété dans les visages des personnages masculins (baraqués) aurait été bien venue...

AR : Le miracle selon Salomé (O milagre segundo)
C'est une explication à l'apparition de la Vierge Marie - la légende de Fatima...
... mais elle n'est pas pour autant parole d'Évangile !

AV ! Mon père est ingénieur
... et je suis charpentier ?
Un très bon cru Guédiguian, de l'histoire originelle à l'histoire proprement dite, en passant par la forme : cœur et militantisme pas morts - et toujours neufs !

AR ! Ne quittez pas !
Un Alberto Express cette fois-ci remis au goût (?) du jour : des mobiles... et de leurs forfaits !
Moins onirique qu'Alberto mais toujours surréaliste, et si plus terre-à-terre que "le" film du siècle... tout aussi poétique !

AV ! Le soleil assassiné
Une évocation de la vie du poète algérien Jean Sénac, assassiné par le jeune État algérien...
Lumineux Charles Berling... qui fait ici oublier son Hamlet raté !

AV : Tout le plaisir est pour moi
Commence par... la technique (et fait craindre le pire !), puis vire heureusement (en vertu des grands principes ?) vers les grands sentiments : ouf, ça s'humanise !
Et, du coup, les sourires seront pour nous...

AV : Une journée à New York (New York Minute)
Les jumelles Olsen, qui firent le bonheur de La fête à la maison - souvenez-vous de Michelle, débarquent à New York... sur grand écran !
Du charme, du rythme... et moins de cabotinage que dans leur propre série : plutôt réussi, dans le genre !

AV ! Le village (The Village)
L'amour, le vrai, et, le cas échéant, la quête pour le conserver...
... quitte à s'aventurer à l'extérieur de son microcosme !

semaine du 11 au 17 août 2004 :

AV ! A guy thing
... ou l'intérêt du délai d'une semaine entre l'enterrement de sa vie de garçon et... son mariage !
Un Cousine, cousine bien sympathique, bro'... où il est difficile de choisir - sauf pour la rousse !

AV ? Garfield
OK pour l'animation... mais ce long métrage manque quand même un peu de rythme !
Et on passe sur le maître, genre "plus niais que moi tu meurs !", et la présence potiche de JL-H...

AV : Hellboy
S'il avait fallu se baser sur le comics (ou du moins les quelques traductions parues en France), on n'aurait pas couru pour en voir l'adaptation, par ailleurs inégale...
Mais, pour les beaux yeux de Selma Blair dont on se prend à rêver que c'est pour nous qu'elle s'enflamme, il est difficile de ne pas se damner !

AR ! Je suis un assassin
Passionnant, terriblement crédible mais plein de suspens...
Un casting génial et une direction d'acteurs itou !

AV ! Mafia love (Avening Angelo)
Un Bodyguard italo-américain plein de charme ;-) et de nonchalance...
Et bien sûr, une fin attendue, comme dans la vie (des princesses)... ou dans la (grande) littérature !

AR : Mariage & conséquences
Assez bizarroïde et "kitsch 70's" au début, pour ne pas dire caricatural...
On s'y fait cependant, et, si improbable que soit cette "love ballade poursuite", la mousse - euh, la mayonnaise - prendrait presque !

AV ? Mon voisin le tueur n°2 (The Whole Ten Yards)
Une intrigue inutilement compliquée... parce qu'on a pris les mêmes que le n°1 ?
Pour les usuelles gesticulations de Matthew Perry, et surtout le jeu d'Amanda Peet... à défaut de celui de Natasha Henstridge, reléguée ici au mannequinat !

AR : Open Water - En eaux profondes (Open Water)
Un dents de la mer tourné en DV : les couleurs sont froides - c'est peut-être voulu - mais le suspens, lui, reste au rendez-vous !
Brrr !!!

AR : Père et fille (Jersey Girl)
...ou quelqu'un qui s'est trompé (quoique) sur le prince de Bel-Air et le prénom de sa fille, dont le mariage avec Jennifer Lopez a duré vingt minutes et qui n'aime ni Cats, ni Dirty dancing ne peut avoir tout faux !
Une comédie familiale de Silent Bob...

AV ! Le tour du monde en 80 jours (Around the World in 80 Days)
Une (très) libre et savoureuse adaptation du roman de Jules Verne, qui ne manque pas d'action, de charme et d'humour !
N'attendez pas 80 jours pour le voir...

semaine du 4 au 10 août 2004 :

AV : 30 ans sinon rien (13 Going on 30)
... quand on en a 60, peut-être, mais 13... à moins que cela soit un problème de pronounciation ?
Une version "fusion" d'un thème déjà bien exploité, mais dont le charme et la fraîcheur de la belle Jennifer renouvellent !

AR : Le bois lacté (Milchwald)
Un fait divers ordinaire en guise d'exercice de style qui laisse augurer d'une renaissance du cinéma allemand !
Ach, so gut...

AV : Highwaymen (La poursuite infernale)
Une autre histoire d'autoroute...
... mais plus proche de Jason ou de Freddy, celle-là !

AV ! J'me sens pas belle
... y'a vraiment pas de quoi !
Même en homme, même moche, on aurait le béguin pour la Robin - euh, pour Marina : le charme de l'humour, pour sûr !
Ah, que ne fus-je Julien, le rat...

AV : Nos amis les flics
Un peu long à monter en régime, mais quand c'est parti, c'est parti !
Une agréable comédie (policière) du réalisateur de La Balance et, plus anciennement, de La nuit de Saint-germain des Prés avec Michel Galabru, le regretté Mort Shuman et, déjà, Daniel Auteuil...

AV : Les petits braqueurs (Catch that Kid)
... mais pour la bonne cause, alors seront-ils pardonnés !
Et le plaisir de retrouver une autre Jennifer, ex-danseuse à la robe bleue n'ayant pas marqué que Nanni Moretti !

AV ! Rendez-vous avec une star (Win a Date with Tad Hamilton)
... et Topher Grace (de That 70's Show) pour cette jolie blonde de Virginie aux six sourires !
Enfoncée, la Joconde...

AV ! Le roi Arthur (King Arthur)
Ne s'inspire pas vraiment de la légende originale...
... mais ça n'empêche pas d'être une réussite !

AR ! T.I.C. (Trouble involontaire convulsif)
Entre documentaire et fiction, on avoue avoir été scotché...
Bref, pas toc !

AR : La femme de Seisaku (Seisaku no tsuma)
... ou mieux vaut Œdipe qu'Ulysse, qui n'est pas sûr de revenir !
Une tragédie nippone de 1965...

L'inconnu du Nord Express (Strangers on a Train)


semaine du 28 juillet au 3 août 2004 :

AV ! L'amour, six pieds sous terre (Plots with a View)
Un vrai-faux Ladykillers plus que réussi, celui-là !
Il faut dire que la "view" est superbe !

AV : Ana et les autres (Ana y los otros)
Difficile de ne pas y soupçonner quelque part autobiographique dans ce premier film évoquant le retour d'une jeune Argentine dans sa ville natale, béguin de l'un, cherchant le sien...
... mais ce qu'il en advint à la fin ne nous regarde pas !

AV ? Ballistic
Un film d'action où, avouera-t-on, on ne put échapper à la somnolence !
Reste un Antonio fatigué, une Lucy encore fringante et une Talisa racée...

AV ! La caméra de bois
... ou, en quelque sorte, un moderne cheval de Troie sud-africain ...
Avec, en bonus, une vraie œuvre vidéo-clipesque incluse dans le film même : que demander de plus ?

AR : Cause toujours !
... tu m'intéresses !
Et c'est bien vrai : la saveur de la dialectique et de la logique (féminine ?) poussées jusqu'à l'absurde, joint au plaisir évident des interprètes embarqués dans cette quête du légionnaire sans voix doivent beaucoup aux... dialogues !

AR : Cette sale terre (This Filthy Earth)
Un affreux, sales et méchants d'outre-Manche pas piqué des vers...
Inspiré de Zola par un réalisateur toujours très... inspiré !

AV : La ferme se rebelle
Ou plus exactement le ranch, même s'il ne s'agit que d'un petit coin de paradis...
Un western-Disney qui tient la route - euh, les rails !
Et puis, il faut voir (et entendre !) la danse psychédélique du bétail...

AV ! I, robot
Une plutôt bonne surprise que cette adaptation cinématographique !
Dans la veine d'A.I. ou de Minority Report...

AV : Key Largo
Un classique de 1945 au climat, lourd et humide, plutôt d'actualité !
Ne pas prohiber...

semaine du 21 au 27 juillet 2004 :

AV ! 25 degrés en hiver
Laissez passer les p'tits papiers...
Réjouissant en diable... d'où la température !

AV ? Atomik circus, le retour de James Bataille
Pour les décors, glauques, et l'imprésario, comme toujours !
Pas trop pour le reste du scénario (?) et des dialogues...

AV ! Autoroute racer (Autobahnraser)
Un road movie d'outre-Rhin qui, à juste titre, ne se prend pas au sérieux...
Entre Police Academy et American Grafitti !

AV ! Bonjour Monsieur Shlomi
Ici aussi, une tranche de vie d'une famille israélienne ; mais cette fois-ci, c'est le fils cadet - Shlomi - qui manage la maison, du bain du grand-père à la... cuisine !
Délicieux comme un gâteau étoilé et attachant... comme la voisine !

Esprit libre (Chasing liberty)
N'aura tenu qu'une semaine...


AR : Goodbye, Dragon Inn (Bu San)
Un Cinéma Paradiso taïwanais entre Histoires de fantômes chinois et Chatte à deux têtes sur fond de dernière séance...
Intéressant, bien qu'assez lent... pour ne pas dire statique !

AR ! Head-on (Gegen die Wand)
Dans le mur, donc... littéralement !
On aimerait bien nous aussi, en perte d'être aimé, croire que l'amour n'est pas (qu')un chien de l'enfer... comme Sibel finira par en convaincre Cahit ?

AV ! Madame Brouette
Plutôt bien fichu et bien joué, procède par retours en arrière pour élucider (expliquer ?) les causes du drame...
Tient la route !

AR ! Rain
And when the rain begins to fall... il sera trop tard !
Très néozélandais - du moins quant aux films qui nous parviennent : malaise dans la civilisation, fantasmes à réaliser, huis clos en extérieur, plage Mishimesque...

AV : Riding Giants
Un baston à Malibu, en somme...
Cinquante ans d'histoire du Big surf, celui où l'on recherche la plus grosse vague, plus que le style (quoique) ou la durée du ride !
Moins d'images impressionnantes que l'on aurait pu croire, mais s'attarde plus sur les surfeurs !

AV ? San Antonio
Bon, le film est traté, alors...
Les fans du célèbre comissaire et du Béru de ces dames le resteront, les autres ne risquent pas de le devenir !

Uptown girls (Filles de bonne famille)
N'aura tenu qu'une semaine...


AV : Entre le ciel et l'enfer (Tengoku to jigoku)
Payer ou ne pas payer la rançon, fils ou pas fils : telle est la question !
Haïr, pourquoi ? Envie, sans doute, mais pas que cela...
Alors, enquête de police !

AV : Les salauds dorment en paix (Warui yatsu hodo yoku nemuru)
... du moins ne seront-ils pas tou(jour)s punis en ce bas monde !
Est-ce ainsi que les hommes vivent... et meurent les innocents ?

semaine du 14 au 20 juillet 2004 :

AR : L'après-midi de Monsieur Andesmas
Un en attendant... Michel Arc, dans la garrigue provençale ensoleillée...
Aussi prenant qu'Agatha !

AR ? Coming apart
Même pour l'époque et le millesime (1969), fleure le voyeurisme... et pas vraiment la déontologie !
Un peu longuet, en plus...

AR ? Eleni (La terre qui pleure)
Paysages et travellings royaux...
L'(H)istoire n'est, quant à elle, que survolée...

AR : Gozu
Yakuzas et surréalisme, les deux mamelles d'un réalisateur prolifique...
Et une fin éprouvante... comme de coutume !

AV ! Just a kiss (Ae Fond Kiss)
... un peu plus, en fait, mais là n'est pas la question : cela ne nous regarde pas !
Pas plus que cela regarde la Société, la famille, les amis, les voisins : c'est du domaine de la vie privée, c'est la vie de deux êtres qui s'aiment... et leur histoire leur appartient !

Khorma, le crieur de nouvelles
Aura tenu deux semaines...


AV : Les maîtres du jeu (Shade)
... ne sauront égaler l'arnaque, mais on passera un bon moment quand même...
... même si on avait deviné le brelan...s !

Pour le plaisir
... mais seulement pendant deux semaines !


AV ! Radio
Ed Harris et Cuba Gooding Jr. dans un duo à la Rain man ?
D'après une histoire vraie, en tout cas... et pas un conte de fée !

AV ! Siete dias, siete noches (7 jours, 7 nuits)
Un Trois femmes cubains qui vaut bien l'Altmanien !
Des tranches de vies saucissonées mais pas outrement liées : on regarde, mais on ne s'implique pas...

AV ? Spider-man n°2
Toujours les usuelles simplifications et libertés prises avec le scénario original du comics, mais bon, admettons...
Le problème c'est que tout ça, c'est lent, poussif, dilué : bref, ça traîne en longueur et il n'y a guère que le dernier quart d'heure pour relever les huit autres - la crême anglaise sur le pudding indigeste ?

AV : Les témoins (The Gathering)
Un film d'ambiance assez original même s'il en rappelle d'autres...
... pas mal réussis eux aussi !

AV ! Le temps des gitans
Sans doute le meilleur film du réalisateur...

AV ! Nous nous sommes tant aimés (C'eravamo tanto amati)
Ah, nostalgie, quand tu nous prends...

semaine du 7 au 13 juillet 2004 :

AV ? Alexandrie... New York
Force nous est-il de constater que la couleur prise depuis Gare Centrale (1958, remarquable) a aussi apporté son lot de kitsch...
... au détriment de l'intelligence d'un film d'auteur !
Bon, d'accord, si c'est pour s'adresser aux crevettes roses... mais elles ne parlent pas arabe (même en Californie !), sont nulles en histoire-géo comme en lecture... de sous-titres !

L'Américain
N'aura tenu que trois semaines...
... un complot de la CIA ?

AV ! Any way the wind blows
Tranches de vies à plusieurs personnages, tissées et jouées de main de maître !
Et de très belles vues de la ville d'Anvers, ce qui ne gâche pas...

AV : Le cadeau d'Elena
Secret de famille corse...
Un sujet classique, mais l'émotion - et les couleurs ! - restent intactes !

AR ! Cinévardaphoto (Quand la photo déclenche le cinéma)
Trois "photo-films" d'Agnès Varda, à base d'ours en peluche, d'Ulysse et de Cuba...
Toujours intéressant - et même plus : passionnant !

AV : Et l'homme créa la femme (The Stepford Wives)
Évidemment caricatural (le roman date), mais quand même un peu forcé ici...
D'accord, ce sont les années W. Bush, de la TV-trash-réalité, mais bon : même au second degré, il faut prendre sur soi !
Ah bon, il n'y a pas de second degré ? Help !

AR : Fahrenheit 9/11
Un peu décevant, surtout quand on s'attend à une implacable mais juste mise à mort du plus grand serial killer (et de son équipe) toujours en activité...
Moins incisif, donc, mais peut-être parce que s'adressant aussi aux Républicains et/ou aux NRAistes récupérables !

AV : Folle embellie
La débâcle vue d'un nid de coucou...
Si le sujet n'est pas des plus original, l'émotion - et la beauté de la Loire ! - restent vraies !

AV ! Les Gaous
Plutôt réussi... dans le genre Max Pecas haut de gamme !
Bon, le gaou dont les deux parents ont les yeux bleus à la fin, c'est un peu trop... mais tout le reste fourmille de gags - pour tous les goûts !

AR ! Ne dis rien (Te doy mis ojos)
... mais ouvre les yeux !
Un film remarquable sur un sujet difficile - et toute cette peur... brrr !

Tolérance zéro (L'heure n'est plus aux concessions - Walking Tall)
N'aura tenu que deux semaines...

AV : Un duplex pour 3 (Duplex)
Un remake de Tatie Danielle qui devra bien évidemment virer au Tueurs de dames...
Pour les acteurs...

AV : Un mariage à Boston (The Late George Apley)
Ou, au début du XXè siècle, une peinture corrosive des Bostoniens et de leurs préjugés... pardon, traditions !
Heureusement qu'Emerson fut un révolté - et que Freud apporta son grain de sexe... euh, de sel !
Et que les choses aient évolué depuis - enfin... il paraît !

AV ! Ange (Angel)
Une savoureuse (et vaine) tentative pour dévoiler un coin des mystères de l'âme féminine - ou d'y trouver quelque brinborion de logique !
En résumé, "une femme est toujours fidèle à son mari... même si elle le trompe : elle lui revient toujours" (Sacha Guitry - ou du moins aurait-il pu l'écrire !)
Pauvres amants...

AV ! Les naufragés de l'île de la Tortue
... ou comment mener en bateau un échantillon plus que représentatif de vacanciers hexagonaux ?
Très bien senti et joué : une perle de 1976 qui n'a pas pris une ride - ce qui n'est hélas pas le cas de ses protagonistes, si jeunes alors !

semaine du 30 juin au 6 juillet 2004 :

AR ! Agadez Nomade FM
Un autre monde, assurément, un autre temps... et d'autres mœurs !
Si loin et pourtant si proche, de l'autre côté de la Méditerranée, en Afrique : Agadez, au Niger, pays sec, musulman, aux francs CFA...

AV ! Amour et amnésie (50 First Dates)
Ou peut-on aimer (et être aimé de) quelqu'un(e) qui, suite à un accident, a perdu sa capacité de mémoire à court terme (et disons 24 h, pas dix secondes !) ?
Pourquoi pas ? C'est une gageure, mais c'est aussi sacrément romantique...
Et puis, il y en a tant qui, sans accident, ont la mémoire tellement... sélective !

AR : Arimpara (The Wart)
De Kafka à... Elephant man, en passant par Pirandello, mais indien...
Symbolique mais quand même un peu gore, entre nouvelle et satire sociale !

AV : L'armée des morts (Dawn of the Dead)
Rien de bien nouveau, entre remake et déjà vu récemment...
Tient la route, cependant !

Les aventures extraordinaires de Michel Strogoff



AV ! Bienvenue en Suisse
Joue allègrement avec les clichés - mais sont-ce vraiment des clichés ? - puis glisse vers une intrigue "à la chambre jaune" - un secret de famille, quoi...
Drôle dès l'ouverture et plaisant... au bellâtre de service près !

AV ! Casablanca Driver
Un Dossier 51 délirant sur "le" boxeur (inconnu) de l'an 69 que l'on doit à un "grand" Robin des Bois !
On se régale, et sans modération...

AV ! Clara et moi
Une histoire d'amour ordinaire... comme on aimerait - quand même ! - vivre dans la vie de tous les jours...
Bien joué (évidemment), bien dialogué (très justement) : bref, craquant... comme son héroïne !

AR : D'autres mondes (Other Worlds)
Un More moderne ? Un "making of" de Blueberry - L'expérience secrète ?
Non, mais certainement une expérience vécue qui injecta une bonne dose de Möbius dans le Blueberry de... Giraud !
Même si on ne partage pas la thèse de la drogue "qui ouvre la conscience à d'autres mondes", quand bien même qu'elle n'abaisserait pas - mais augmenterait ! - le taux de stérotonine... dans le sang, on peut apprécier cette vision du chamanisme qui fait... Authority !

Dans les cordes (Against the Ropes)
Une seule salle, une seue séance, une seule semaine : c'est une sortie de film ?

AR : Godfathers and sons (Collection : The Blues)
Une filiation entre le hip-hop et le blues, cela semble a priori un peu tiré par les cheveux...
Eh bien non : à travers l'histoire du label Chess Records, racontée par son héritier, Marshall Chess, ce qui aurait pu paraître partial - ou partiel ! - devient vite très convaincant !

AR : Poligono sur (Séville côté Sud)
Indien dans la ville, flamenco dans la cité : un très beau documentaire de Dominique Abel... sans Gordon !
Séville, gitans : en attendant Tony Gatlif ?

AR ! Route 181
Première partie (3 h) : le sud et le centre de la route suivant la résolution 181 de l'ONU (1947), qui déclencha la première guerre israélo-arabe...
... et la "balkanisation" de la Palestine se poursuit depuis, de lignes en barrières... et en mur !
Inextricable...
Deuxième partie (1 h 30) : le nord, cette fois-ci, où l'on devra se rendre à l'évidence : la sagesse du roi Salomon a passé !

AR : Super Size Me
Un petit pas (américain) de plus dans le démontage des McDos, et, plus généralement, de la malbouffe...
Afin de se libérer et de libérer ses enfants de cette "éducation" abondamment prodiguée par l'Industrie agro-alimentaire - après celle du tabac !

AV ! Le fils du désert (Three Godfathers)
Une traversée du désert très symbolique, pour ne pas dire mystique... mais sympathique en diable !
Décidément, c'est la semaine des parrains... et des déserts !

AV : La grande combine (The Fortune Cookie)
Le petit monde des Avocats & Assureurs, journalistes sportifs, ex-épouses vénales, détectives privés et cameramen dans tout son cynisme...
... heureusement adouci par la droiture d'un joueur de football américain noir, spécialiste en cuisine... hongroise !
Du grand Billy Wilder de Certains l'aiment chaud... même si les hommes préfèrent les blondes ?

semaine du 23 au 29 juin 2004 :

AV ! Au secours, j'ai 30 ans !
33, en fait, pour Tara... mais de là à épouser Thomas, autant se faire crucifier... ou empaler !
Une bonne surprise...

AR ! Courts-images : une série (pour une fois très homogène) de sept courts, tous remarquablement bien fichus, que l'on doit à la région Midi-Pyrénées...

L'usine s'engage (4 min) :
Pas vraiment sponsorisé par AZF, en fait !

La quille (27 min) :
... au bout de quarante ans, quand même : la torture dure !

Café noir (4 min 40 s) :
Mi-animé en pâte à modeler, mi- avec vrai personnage - quoique...

Calme (en)vie (10 min) :
Rupture ou... bavure ?

La souricière (7 min 49 s) :
Animé en pâte à modeler, sponsoriserait bien Amnesty International...

La triste histoire du veuf X, un gendarme à la retraite (20 min) :
Un ou une "docupérette", une forme originale très sympathique qui devrait avoir de l'avenir !

Le vœu (5 min) :
Une mise en animation en pâte à modeler d'un conte cynique bien connu...

AE ! Les fils du vent
Avec des dialogues qui feraient passer ceux d'Hélène et les garçons pour du Michel Audiard, désolé, mais les Yamakasi cherchent vainement un peu d'air pour faire décoller une variété encore plus allégée qu'une plus récente, déjà particulièrement fade...
Une seule échappatoire : s'essayer à doubler en temps réel les dialogues - ça ne peut pas être pire... et ça peut même être drôle !

AR : Haïti : la fin des chimères ?
Moins complet qu'un documentaire récent sur cette île qui - en 1804 - fut la première à défaire les armées napoléoniennes...
... mais qui, hélas, ne réussit qu'à remplacer les esclavagistes de la métropole par d'autres, locaux - et qui aujourd'hui encore, bien qu'issus du peuple, sont vite retournés par trois années de luxe chez le Grand Satan !

AR ! Liberty bound
La lente prise de conscience par les Américains - enfin, d'une Américaine, déjà ! - de la fascisation de leur démocratie...
Espérons que ce film - comme d'autres - sera (bien) distribué - et vu ! - dans son pays d'origine !
Et à quand, chez nous, un film sur la "bananisation" de la Vè République ?

AR ! Memories of murder (Salinui chueok)
D'où il ressort que la "méthode" des aveux n'est peut-être pas la plus efficace !
... ou que Sherlock Holmes n'était pas coréen ?

AR : Le monde selon Bush
Très éloigné de celui de Garp - mais de toute façon, W. ne lit pas beaucoup !
(re-)Pose le problème de l'accès à l'information (la vraie) pour le citoyen lambda, même dans une démocratie où elle pourrait ne pas être muselée... et même si un (trop) grand nombre de citoyens de base se fichent de la politique !
Et quid de l'absence de lois (et/ou de leur application dans la pratique) sanctionnant (entre autres)conflits d'intérêts et... ce qu'il convient d'appeler, patriotes de mes deux, Haute Trahison ?

AV ! Qui perd gagne !
Très bien fichu, construit, monté, joué, etc.
Et intelligent en diable - au contraire de la multitude des joueurs de loto !

AR ? Rien voilà l'ordre
Ouais, ben qu'est-ce que ça doit être le désordre, même dans un nid de coucou !
Déconstruction, poésie ne signifient pas décousu !

AR : Saint Ange
Treize années après la fin de la guerre, un orphelinat délabré ayant accompli sa mission voit tous ses pensionnaires s'en aller vers leurs familles d'accueil, tandis que débarque Anna, venue pour nettoyer...
Tous ? Non, pas tous : reste Judith, recluse dans son monde, et... aaarrrggghhh !

AV : Sexo for compasion
... ou Marie-Madeleine revisitée et... sanctifiée !
Une démonstration qui semble - logiquement - à toute épreuve (!)... alors ?

AV ! Shrek n°2
Toujours aussi délirant, et plein de clins d'œil...
Quel que soit notre âge, on a tous quelque chose de Shrek (ou de Fiona) en nous... de verdâtre, quoi !
Bon, après la nuit de noce et les beaux-parents, pour la suite, les parents de Shrek ou les ogrelets ?

AR : La valse des gros derrières
Celui qu'on va finir par appeler le Mocky du Bénin revient nous livrer sa dernière réflexion quant à la difficile - mais pleine d'humour - intégration par la couture... ou la coiffure !
Antilope incommensurable vs. bite débroussailleuse : la rencontre ne manque pas d'étincelles !

AR ! Vénus et Fleur
Un duo archi-classique mais délicieusement rohmerien !
Et toujours le beau Marseille...

AV : Hair
Plus qu'une adaptation à l'écran de la célèbre comédie musicale : une réussite !
À voir ou à revoir...

semaine du 16 au 22 juin 2004 :

AR : Le clan
... ou plus exactement l'histoire de trois frères, l'un rebelle - branleur, quoi ! - qui se brûlera les ailes, l'autre qui deviendra "conformiste par réinsertion" et le troisième, a priori plus fragile, mais qui, en définitive, assumera pleinement sa sexualité...
Peut certes agacer les homophobes et/ou décevoir les gays si l'on s'arrête à "l'habillage" - mais y'a pas écrit made in USA !

AV : Cody Banks : agent secret n°2 (Destination Londres - Agent Cody Banks 2)
Cette fois-ci, on a réussi à assister aux démêlés de l'agent Malcom - euh, Cody !
Bon, ce n'est pas inoubliable... mais ce n'est pas désagréable non plus - tout comme le minois d'Hannah S. du S Club seven !

AR ? Le dernier des immobiles
Même - surtout ! - pour un travail de fin d'année, ça fait lèg'...
Enfin, si on a su trouver le financement, et pour un essai sur un poète : respect !
Sinon, pour le voyage en bateau final, Dinara... et, peut-être, l'envie de découvrir l'œuvre de Matthieu Messagier !

AR : Deux sœurs (A Tale of 2 Sisters)
On se doute bien où l'on est et de qui il s'agit ou ne s'agit pas, mais ç'aurait été un peu plus aisé avec des yeux habitués aux faciès... coréens !
Enfin, peu importe : ça restera de toute façon (un peu) long et (trop) compliqué, mais ce qui compte ici, c'est avant tout... l'ambiance !

AV ? Double zéro
Une bonne bande annonce, et de bons effets spéciaux...
Un scénario un peu plus poussé et un vrai rythme n'auraient pas dépareillé !

AV : Godsend - expérience interdite (Godsend)
Un clonage reproductif de "substitution" qui, réalisant en cours de route qu'il risque de charger un peu trop la barque (d'autant que le côté humain a récemment été traité, et bien), vire à La malédiction !
Un peu long à finir, mais, globalement, ne manque pas d'un certain charme...

AV ! Honey
Là, au moins, on ne restera pas sur sa faim pour ce qui est des parties dansées !
Plein de bons sentiments, aussi... mais ça vaut mieux que le contraire !
Et puis il y a Jessica...

AR : Le rôle de sa vie
Évidemment, si on pense au goût des autres, on va trouver ce "rôle" plus étriqué, plus nombriliste... et même ennuyeux !
Mais heureusement, ça redevient intéressant dans la dernière demi-heure, alors... pourquoi pas ?

AR ! Le secret de Baran (Baran)
Un petit coup de vent qui fait battre un rideau, pour le cœur c'est un peu... comme un battement d'aile de papillon !
Et une épingle à cheveux, ça suffit pour se lancer en quête de sa Cendrillon...
... et de lui rendre sa chaussure à son pied !

AV : Vendues
Bien filmé, bien joué...
Bon, d'accord, rien n'est vraisemblable - mais ce n'est pas un documentaire !
Seule compte l'intention : le sujet nous met mal à l'aise... et c'est déjà un premier pas !

AV : Wonderful days
Un autre film coréen... mais animé, celui-là !
Beau, sans être exceptionnel ; encore moins par l'intrigue, assez classique...
Mais quelles fantastiques dix dernières minutes !

AV ! Comme un torrent (Some Came Running)
... d'amour, de John Cassavetes, vingt-quatre ans plus tard ?
Ou un baiser volé (non, ce n'est pas non plus du Truffaut, c'est du Minnelli - le père de Lisa - et c'est très bien écrit, dialogué, joué et filmé) à Miss French, dont le feu couve sous la glace de la raison ?
En tout cas, pour Ginny, "ne pas te comprendre ne m'empêche pas de t'aimer" !
Que voulez-vous répondre à ça, si ce n'est l'épouser ?

AV : L'enfer de la corruption (Force of Evil)
... ou les danger des... Avocats & Associés !
Malgré son origine et son époque (E-U, 1948), un drame épique (réalisé par un père ?) : ne pas rater, donc...

AV ? Les idoles
Même si ce n'est pas le propos, musicalement nul, même - surtout - pour l'époque (1968)...
Pas vraiment intéressant non plus quant à l'histoire... même en se disant qu'il y a un second degré dans cette satire de Salut les copains plus vraie que nature !
Alors, comme document d'époque qui montre au moins qu'à défaut de chanteurs, il y a des acteurs pour qui la valeur, déjà, n'a pas attendu le nombre des années ?

AV ! J'irai cracher sur vos tombes
Inspiré - mais différent du roman éponyme de Vernon Sullivan (ami de Jean-Sol Partre), beaucoup plus noir (!) !
Il n'empêche, cette version cinématographique de 1959 est bel et bien une œuvre à part entière qui, si elle a su oublier la vengeance, n'en demeure pas moins une violente critique du racisme sévissant dans les États-Unis de l'étudiant étranger...
NB : On notera une librairie très "little shop around the corner" et un jeune (mauvais) acteur, devenu depuis producteur...

semaine du 9 au 15 juin 2004 :

À l'Ouest des rails, regroupant quatre documentaires made in China :

Rouille I (124 min) : ou plutôt rouge, couleur du cuivre - et blanc, comme la neige !

Rouille II (116 min) : même s'il s'agit de cuivre et de zinc, et non de fer, et même en Chine communiste, la rouille du libéralisme n'aura elle pas épargné ce complexe industriel gigantesque mais d'une autre époque... comme l'hôpital où le traitement préventivo-curatif (par injections d'EDTA ?) des ouvriers exposés au plomb fait frémir !

Vestiges (176 min) : après les usines, c'est au tour des habitations des ouvriers et de leurs familles d'être démantelées...

Rails (135 min) : toujours le train, mais surtout l'histoire du vieux Du...


AV ! Espion mais pas trop (The In-Laws)
Quand le père de la mariée, podologue patenté, finit par rencontrer celui du marié, agent "undercover" de la CIA déjanté...
Délirant et trépidant à souhait... et plein de clins d'œil musicaux, du french "chabadabada" au final "singin' in the rain" !

AR ! Illumination
Certes, il faut rentrer - ou plutôt accompagner dans sa quête le personnage principal, tout "illuminé" par sa première rencontre avec Christina - qu'il (re)connait depuis... toujours !
Mais, outre que c'est bien filmé (qu'elle est belle ma Bretagne (même) quand il (ne) pleut (pas) !), ce n'est pas une perte de temps, oh non !
On découvrira ainsi peu à peu qui il est : pêcheur, mécano, plombier, guitariste, schizophrène encore traumatisé par la perte de sa sœur ou, tout simplement... amoureux !

AV : Ladykillers (The Ladykillers)
N'apporte pas grand'chose à la bande-annonce maintes fois subie, et encore moins au Tueur de dames original...
Alors, pour l'interprétation... et le sens du décor !

AR ? Mother India
Inédit en France mais, paraît-il, présent quasiment sans discontinuer en Inde depuis sa sortie (1957)...
Les malheurs d'une famille indienne en proie à un usurier qui lui a prêté 500 roupies pour célébrer un mariage et n'en finit pas de se rembourser (des intérêts) en s'accaparant trois quarts des récoltes : bref, vingt ans (et deux bonnes heures) de Zola !
Puis, quand il faut boucler (il reste quand même cinquante trois minutes), ça s'accélère - enfin, les péripéties continuent mais on a dû en couper ici et là pour rester en-dessous des trois heures : du coup, on se sent un peu... spolié !

AR : Poids léger
Bien fichu, nerveux, bien joué...
Un film sans causes cependant... que des conséquences !

AV : The Punisher
Inspiré du comic - mais axé sur les origines du Punisseur, donc assez délayé et peu représentatif, du coup !
Sinon, de bons seconds rôles, qui peuvent valoir le déplacement...

AV ! Real movie
Bien fichu, avec un vrai scénario - c'est bien sûr un faux real movie...
... et non sans fous-rires !

AR ! Rosenstrasse
Même et surtout dans un mariage mixte, la femme est (décidément !) l'avenir de l'homme !
Une formidable - et juste - illustration de la victoire de l'amour sur la haine, du cœur primant sur l'indifférence, du courage l'emportant sur la lâcheté...
Et du devoir de mémoire, pour que plus jamais ça : des femmes dans la Rosenstrasse ou... sur une place de Mai !

AV ! Les textiles
... ou les joies de la multipropriété (c'est déjà pas triste !), quand, en plus, on découvre qu'on a signé pour... un camp naturiste !
(On a beau être une bonne pâte, si on vend des miches, ça ne veut pas dire pour autant qu'on aime montrer les siennes...)
Très bien vu, pas vulgaire pour deux sous et magistralement interprété par Barbara Schulz... et les enfants du réalisateur !

AV ! Le plein de super
Un Cavalier comme un Rivette : elles étaient deux, ils sont quatre, et le bateau est ici... une belle américaine !
Une reprise très heureuse...

semaine du 2 au 8 juin 2004 :

AR ! 10è Chambre - Instants d'audience
Délits... en jugement, cette fois-ci !
Passionnant et édifiant...
Humain, quoi...

AV : Carandiru
Les États-Unis l'ont rêvée, le Brésil l'a(vait) faite !
Il s'agi(ssai)t bien sûr de la plus grande prison (4000 places pour 7500 détenus) de l'Amérique (latine) où 111 détenus furent massacrés par la police lors d'une révolte ayant eu lieu en 1992 (la veille d'élections locales, ce qui aurait fait "désordre" !), et finalement "implosée" !
D'après une histoire vraie, mais romancé (à l'instar du Baiser de la femme araignée, d'après Manuel Puig, qui décrivait un autre régime autoritaire, argentin) - ce qui n'en enlève pas la force... ni l'intérêt !

AV ! Dirty dancing 2 (Dirty dancing : Havana nights)
Un Dirty dancing adolescent plus soft que le précédent, mais plus que délicieux, sis ici à La Havane - à la veille d'une révolution qui était encore pleine d'espérances...
Avec un clin d'œil au premier... en la personne d'un professeur de danse !

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (Harry Potter & the Prisoner of Azkaban - Harry Potter n° 3)
Pour public anglo-saxon... on passe !

AR ! Madame Edouard
Un générique déjà bien sympathique, pétillant comme du champagne... ou la mousse d'une mort subite ?
À moins qu'il ne s'agisse de morts annoncées - mais chut! n'en disons pas plus, et laissons se dérouler cette intrigue non dénuée d'humour et de pittoresque belges au pas de sénateur du commissaire Maigret - euh, Léon... de Bruxelles !
À déguster, jusqu'à la dernière note du générique de fin... avant de se retirer à Pétaouchnok !

AR : Red White and Blues
C'est grâce aux Anglais (blancs) qui ont assimilé le blues des Américains (noirs) que ces derniers ont enfin été... considérés par les Américains (blancs) !
C'est du moins la thèse de ce reportage, pour qui même les Beatles et les Stones ont fait du blues (au début)...
Un mélange d'interviews de bluesmen (britanniques) connus (si, si !) en évoquant d'autres, disparus, et de morceaux fameux originaux ou réinterprétrés, entre autres, par Tom Jones...
Certes, ça fait un peu réunion d'anciens combattants, mais bon...

AV : Street Dancers (You Got Served)
Acteurs attachants, sûr ; mais scénario classique et assez aseptisé - comme une série TV ?
Et finalement, pas trop de parties dansées...
... ou pas très bien mises en valeur, à force de saucissonage !
Comme on se sentira, donc...

AV ! Ariane (Love in the afternoon)
Je t'ai rencontré(e) simplement... (air connu)
Un petit bijou dont décidément on ne se lasse pas !

AV : Le facteur sonne toujours deux fois (The postman always rings twice)
... comme le téléphone, probablement - mais pour les mauvaises nouvelles !
Date de 1946, mais déjà la troisième adaptation à l'écran du roman de James Mc Cain après la française (1939) et l'italienne (1942)...
... mais avant une autre, elle aussi hollywoodienne !

semaine du 26 mai au 1er juin 2004 :

10 on Ten


AV ! À ton image
Une bonne illustration des dérives du clonage (pas vraiment thérapeutique)... à l'insu de mon plein gré !
Original, car évite de lourdingues explications (pseudo-)scientifiques et se concentre sur l'humain : attentes, fantasmes... et mythe !

AR : Bologna Centrale
Moins attractif - côté image - qu'un voyage précédent (quoique chronologiquement postérieur !), mais reste intéressant...
La fraîcheur surannée des souvenirs d'adolescence sur fond (déjà !) de terrorisme... et de répression !

AR : L'école en campagne
Cette fois-ci, le point de vue des parents d'élèves mobilisés face à la fermeture... euh, la réouverture d'une école (publique) sur le plateau ardéchois !
Un combat "citoyen" qui aura heureusement survécu au 21/4/2002 !

AV : La famille indienne (Kabhi Khushi Kabhie Gham)
Au début, on se retrouve plongé dans une pâtisserie orientale plus que sirupeuse, dégoulinante de bons sentiments jusqu'à l'écoeurement !
Et puis, on s'habitue sans doute au kitsch, mais on se prend aussi au jeu, au charme de la chorégraphie, somptueuse et entraînante...
Alors on ne verra pas passer ces 3 h 30 qu'on peut grossièrement scinder en deux : le fils aîné et l'Inde, le cadet et Londres...

Five


AR ! Inguelezi
Un coffre : un autre Drôle d'endroit pour une rencontre...
Drôle de moment aussi, puisqu'à la sortie d'un deuil pour l'une, et à l'échappée à la mort pour l'autre...
Très juste (merci aux acteurs - on verrait bien Marie Payen en Sacha dans Ivanov, tiens...) et très bien filmé - un peu de juste(sse) ne peut que faire du bien à la "patrie des Droits de l'Homme"... qui a récemment remis en cause le droit d'asile (loi du 10/12/2003) !

Le jour d'après (The Day After Tomorrow)
On s'est passé d'Independance day, on se passera de ce produit réservé au marché des crevettes roses...

AV : Mariage mixte
En fait, il s'agit surtout du sevrage... d'un père !
Un Gérard Darmon haut en couleurs et très bien entouré : que demander de plus ?
Un mariage - casher - dans un château près de Montpellier... mais c'est peut-être en trop !

AR ? Process
Peu ou pas de paroles, mais des panoramiques autour du personnage, plongé dans un milieu au décor peut-être recherché mais assurément... invivable !
Bon, mais ça finit par être répétitif : on a compris de quel processus il est question, alors pourquoi tourner (!) de façon malsaine autour du pot ?
On peut faire plus court, ou alors il faut avoir quelque chose de plus à dire !

AV ? Wonderland
Surtout à ne pas confondre avec le film homonyme (excellent) de Michael Winterbottom (musique de Michael Nyman), mais à rapprocher plutôt de Boogie Nights, le (peu de) sexe en moins - mais toujours aussi peu intéressant !
Reste un vague polar tarabiscoté, traité sans génie mais aux belles couleurs bleutées !

semaine du 19 au 25 mai 2004 :

AR : La femme est l'avenir de l'homme
Pas sûr que ce soit la traduction exacte du titre original...
En tout cas, ces deux amis d'enfance ont cru - et croient encore ? - qu'une femme aurait pu être leur avenir...
Grandeur et misère de la sexualité sud-coréenne : à suivre - parce que ça ne finit pas !

AR ? Ma mère
On savait que le cinéma manquait d'idées, et qu'il n'hésitait pas à piller théâtre et littérature...
Bon... Mais rien - si ce n'est la paresse et/ou l'incompétence - ne l'empêche alors de développer son propre langage cinématographique, au lieu de nous livrer ce qui semble un copier/coller daté - d'avant SIDA ! - pas vraiment opportun de ce qui, sous forme de papier, a peut-être pu scandaliser à l'époque (1977) mais surtout, comme maintenant à l'écran, ennuyer velu - cérébralement et viscéralement...
Qui a dit que le ridicule ne tuait pas... l'amour - enfin, le sexe !

AR : Notre musique
Après un court mais éprouvant passage par l'enfer, un plus long séjour dans le purgatoire, intéressant mais qui nous laissera sur notre faim...
Et finalement une promenade au paradis, qui elle, nous laissera une impression de... déjà vu !

AV ? People - Jet set 2
Que celui qui n'a jamais feuilleté un magazine "people" dans la salle d'attente de son dentiste...
Bon... mais au cinéma, un scénario un peu plus consistant, ça aurait pu aider !

AR : La bataille d'Alger (La battaglia di Algeri)
Interdit lors de sa sortie (1965) - une dizaine d'années seulement après les événements... et trois ans après l'indépendance, mais quand même !
Enfin, mieux vaut tard que jamais : chapeau bas devant le travail remarquable - et nécessaire - effectué par une équipe italo-algérienne... faute d'avoir été fait par une démocratie récemment libérée - mais aussi une puissance coloniale déclinante aux mains sales, de l'Indochine à l'Algérie !
Victime devenue bourreau ?
Et, de l'autre côté, déjà l'horreur du terrorisme naissant qui frappe (aussi) des innocents et qui, hélas, aujourd'hui encore, continue à faire des victimes...

Le crime était presque parfait (Dial M for murder)
... et en relief !

Soupçons (Suspicion)


Sueurs froides (Vertigo)


semaine du 12 au 18 mai 2004 :

AR ! All night Bodega
Une illustration de la merveilleuse vie qu'offre à ses citoyens "d'en bas" une "démocratie" qui confond force et droit, jungle et liberté, billet vert et épanouissement, gangs et famille, viol et amour...
Bon, c'est à New York, USA - pas (encore ?) à Paris, France, pourtant laminée par deux ans d'ultra-libéralisme... espérons que la loi des séries (86-88, 95-97, 02-??) se poursuivra une (dernière) fois de plus ! - et c'est sacrément bien filmé et interprété : à ne pas manquer !
(à suivre)

AR ! Le costard (El traje)
Il est sûr qu'à Séville comme ailleurs, l'habit ne fait pas le moine ; cependant, il peut porter préjudice !
Une autre histoire de bandits... et d'honnêtes gens, certes sans papiers - mais aussi une histoire d'amitié(s) !

Dickie Roberts : ex-enfant star (Dickie Roberts : Former Child Star)
En version doublée dans une seule salle, à une seule séance et durant une seule semaine : ça doit avoir quelque chose avec une sortie en DVD...

AV : Kill Bill : volume 2
Où Quentin continue de se la jouer avec pleins de clins d'œil (désolé !) à ses classiques...
Se laisse voir malgré sa longueur (2 h 15) et son rythme... relativement plus tranquille !
Quant au pourquoi du choix de la vengeance comme sujet...

AV ? La mauvaise éducation (La mala educacion)
Ouais, ben on restera sur sa faim !
C'est le problème avec les réalisateurs "(con)sacrés", "unanimement reconnus" : maintenant qu'ils ont (enfin) les moyens de s'exprimer, ils n'ont plus rien à dire... ou bien ils le redisent, et, tant qu'à faire, de façon à plaire au plus large public possible !

AR ! Tout pour l'oseille
Tout pour, le plaisir, plutôt !
Un casting formidable au service d'une comédie décalée que l'on doit à Victor Haïm - dont on ne compte plus les pièces de théâtre...

Troie


AV : Undead
Des zombies et/ou des extra-terrestres, des pluies acides (mais pas trop !) et des "ascenseurs" de lumière...
Lumière qui, justement, préfère les tons bleutés la nuit, et, le jour, reste froide, avec des ocres plus que blafards !
Bon, le scénario n'en parlons pas, surtout qu'il finit par où il a commencé ; mais bon, l'exercice est plaisant, alors...

AV : La vie est un miracle (Zivot je cudo)
Égal à lui-même : baroque et cinétiquement virtuose...
Sinon, outre les précédents Kusturica, on a vu plus grave et plus grinçant récemment - mais tout aussi délirant, jouissif, et même... plus émouvant !

AV ! La cage aux rossignols
Au début, par la malice d'un paradoxe temporel, on s'attend presque à voir surgir Marie Bunel au coin de la rue...
Mais non - ce qui n'empêche le charme d'agir, ni de retrouver - ou rêver au temps où les films populaires pouvaient (aussi) être littéraires...

semaine du 5 au 11 mai 2004 :

AV ! Les bandits
Pickpocket en mal de visa ou retour du fils - frère - prodigue ?
Se méfier de ses "hugs", en tout cas...
Il y avait Les voleurs de Téchiné, il y a maintenant Les bandits de Naciri !
Une bonne surprise venue du Maroc : ne pas s'en priver !

AR ! Broken wings
Comme une famille sans père... (air connu)
Ailes à bicyclette, tête et costume de mickey interdits au lycée, sauts dans piscine (vide) et vrai-faux pipi au lit : il faut gérer tout ça, et, en plus, pousser la voiture pour la démarrer !

AR ! En vie
Contents de l'être, malgré tout !
Et s'il est vrai que deux, c'est mieux qu'un, on aimerait bien aussi que... jamais deux sans trois !
Alors en (l')attendant, un p'tit film pour lui montrer qu'on l'aura désiré(e), oh oui !

AR ! Frères
Après la mort de leur mère, la rencontre de deux frères ayant quinze ans d'écart... et ne s'étaient pas vus d'au moins autant !
Un huis clos pudique et prégnant que viendra cependant briser... la figure du père !

AV ! Hypnotic
Faites-moi confiansssss...
Un polar british très prenant qui fait plus que frémir !

AR : Là-haut (Un roi au-dessus des nuages)
Pour qui a revu la veille Diên Biên Phu, prend tout son sens comme une sorte de récapitulatif de cette fin de présence française dans un pays qui, si éloigné est-il de Paris n'en finit pas de manquer à ceux qui, certes s'y sont battus et ont perdu mais surtout l'ont aimé - tant aimé comme dirait Ettore !
Peut-être par trop nostalgique, maladroit, confiné et rugueux ; mais impliqué et non sans... divertissement !

AV ! Mambo italiano
... ou ce qu'il y a de pire pour un Italien (outre se tromper d'Amérique, puis de Canada) : être gay !
Heureusement qu'il y a S.O.S. gay pour raccrocher... euh, répondre !

AR ! Mercano, le martien (Mercano el marciano)
Une autre façon décalée de voir le monde, argentine celle-ci, mais tout aussi savoureuse... et ce, jusqu'au bout !
Et, côté technique, s'il semble que les images ont été réalisées (en partie) avec Flash, c'est bien la preuve que l'animation est à la portée de tout un chacun... qui a des idées !

AV : Mon chien (Good Boy !)
Même sans être foncièrement mauvais - ni croire aux soucoupes volantes, on pourra néanmoins apprécier...
Car venus ou non de l'espace, ils restent les meilleurs amis de l'homme... et des enfants !

AV : Osmose
On n'est pas forcé de l'être avec eux (en), ni de savoir comment utiliser un lav'omatic...
Mais on peut imaginer (avec envie) ou se souvenir (avec nostalgie) du bon temps où, encore soutenu financièrement par ses parents on n'est plus à l'école et pas encore au travail - n'en déplaise à un futur chômeur qui va vite retrouver "la France d'en-bas"...
Réjouissant... comme un grand soleil sur la Bretagne !

AR : Petits meurtres d'Amériques (Le Neg')
Fait di(rré)vers(ible) dans le Québec profond, reconstruit peu à peu à partir des témoignages - de plus en plus déjantés - des "intervenants"...
Une histoire de nain de jardin, tabernak !

AV : Séance
Ici aussi il sera question de médium et de fillette enlevée, mais à la sauce nippone - une histoire de fantômes japonais... et de remords à la Jung ?
Un dernier tiers qui, malgré un clin d'œil à 2001, n'assume pas - ou évite - la descente aux enfers (!) pourtant bien engagée et, du coup, semble un peu longuet... comme un séjour au purgatoire !

AV ? Van Helsing
On reprend les classiques du fantastique et de l'horreur (vampires, lycanthropes, créature de Frankenstein, Mr Hyde, etc.) et on utilise un max d'effets spéciaux - ère numérique oblige - et voilà le travail !
Bon, le problème c'est que les décors et les cascades (!) sont... too much pour être crédibles, et que le scénario, sans être inexistant, reste plus classique qu'un précédent - plus intéressant... et "Indiana Jones" il est vrai !
Se laisse voir, cela dit - mais il faudra subir plus de deux heures les bouffeurs de pop-corn transgénique !

AR ! Les yeux secs (Al ouyoune al Jaffa)
... ou le refus d'aimer, puisque les rapports avec les hommes ne sont que de force ou... d'argent !
Fort, beau, et engagé... ce qui n'est pas contradictoire !

AR : Yo, sor Alice (Moi, Sœur Alice, disparue en Argentine en 1977)
Un témoignage plein de vie d'une femme qui n'a pas choisi, mais a été choisie par Dieu...
Du Doubs à la Place de Mai, en passant par un couvent à Toulouse, une banlieue pauvre de Buenos Aires et la campagne argentine encore plus pauvre, une vie - et une énergie ! - à donner et partager, organiser et rassembler... car à plusieurs on a moins peur !

AR ? Ciao ! Manhattan
Un document psychédélique (tourné en 67-70) sur l'égérie d'Andy Warhol, Edie Sedgwick, disparue prématurément à vingt-huit ans d'une overdose...
Puisse-t-on cependant garder d'elle plus que l'image d'une junkie, la poitrine dénudée !

AV ! La femme aux chimères (Young man with a horn)
Inspiré de la vie du trompettiste (blanc !) Bix Beiderbecke, prend le chemin de ce genre de film - avec cependant une part non négligeable pour ce qui est des paroles, grâce à Doris Day...
Mais quand arrive cette peste de Lauren Bacall, tout bascule : on sait la chute finale inévitable - tout comme la fascination (réciproque) entre deux êtres si dissemblables !

semaine du 28 avril au 4 mai 2004 :

AR : All tomorrow's parties
Expérimental, disons ; incompréhensible, sûrement - enfin pour un œil non habitué à reconnaître les visages orientaux !
Bon, disons qu'il s'agit de détenus dans un camp de rééducation entre Corée et Chine, au look industriel d'URSS fin de règne, plus parfumé Tchernobyl que lavande...
Mais il n'y a pas vraiment de portes ni de gardes, juste quelques annonces par haut-parleurs ou télévisuelles...
Pour le décor, sinon...

AV : Alma, la fiancée du vent (Bride of the Wind)
A déplu aux critiques phallocrates : qu'ils aillent donc voir un match de foot !
Les autres, les femmes, les mélomanes, les amateurs d'art... et de paysages autrichiens apprécieront !

AV ! Au feu ! (Gori vatra)
... les pompiers (air connu) !
La visite d'un président américain dans ce petit village bosniaque va-t-elle permettre à Serbes et Bosniaques de se tendre la main par-dessus les horreurs encore fumantes de la guerre ?
La guerre est-elle finie d'ailleurs ?
Les morts et les vivants trouveront-ils enfin le repos ? Après la survie, la vie ?
Et pourquoi pas, l'UE - actualité, quand tu nous tiens...

AV ! Brooklyn Babylon
Ah ! Roméo & Juliette, le roi Salomon et la reine de Saba... mais surtout un hymne non pas tant à la tolérance qu'à la découverte de l'autre, que, s'il n'est pas obligatoire de manger avec, il est permis d'aimer !
Contre la société, bien sûr : les gens heureux n'ont pas d'histoire(s)...
(Ils n'écrivent probablement pas non plus de critiques de films, mais ç'en est une autre !)

AR : The Devil's Fire (Warming by The Devil's Fire)
À l'occasion d'un retour au sud, l'éducation au blues d'un jeune garçon de douze ans par son oncle, histoire de lui montrer aussi le côté obscur du... gospel !
Moins de musique que l'on espérait (mais les documents d'époque restent rares ou ont souffert !), alors une vraie histoire pour assurer la charpente...

AV ! La grande séduction (Seducing Dr Lewis)
Ou comment attirer à Sainte-Marie-La-Mauderne la mal-nommée - ou alors la fôte expliquant cela ! - l'usine créatrice d'emplois mais réclamant pour cela pot-de-vin et médecin... à domicile !
Des personnages plus vrais que nature à qui on ne peut que souhaiter de retrouver leur bonheur passé... mais sans la clope, quand même !

AR : Mondo Mulloy
Onze courts (de 3 à 15 minutes) grinçants en diable d'un auteur qui n'a pas les yeux - ni les griffes - dans la poche !
À découvrir donc, du langage à la planète des Zogs, tout comme son interprétation de quelques uns des dix commandements, et de quelques fables philosophiques, plus personnelles... et absconses !

AV ! Le p'tit curieux
Une sorte de Delicatessen mâtiné de fabuleux destin de Clément, neuf ans, profession : reporter !
(Tiens, neuf ans, c'est aussi l'âge de la petite Rachel Gladstein, spécialiste ès téléphone, interprétée par Raphaële Moussafir dans son spectacle Du vent dans mes mollets, présenté au festival d'Avignon-off et à Paris au Théâtre Mouffetard...)
Bon, la curiosité est certes un vilain défaut, mais sans elle on serait encore dans des grottes !

AR ! Silvia Prieto
... le club !
Cafés variés, cuisses de poulet, veste Armani, bas de lampes et homonymes...
Bref, tout ce qui jalonne cet itinéraire - délicieusement décalé - d'enfants gâtés (aux deux sens du terme) dans la société argentine de 1999... en plein mouvement brownien, elle aussi ?

AR : La splendeur des Mc Elwee (Bright Leaves)
Une splendeur passée, du temps de l'arrière-grand-père du réalisateur, évincé de la juteuse industrie du tabac de Caroline du Nord par un concurrent peu scrupuleux (sûrement) ou plus visionnaire (probablement) - d'où un ressentiment qui a traversé les générations, et a fait des Mc Elwee des médecins, plutôt que des marchands de cancer...
Faut-il s'en plaindre ?
Et si la réalité a inspiré une fiction hollywoodienne (le Roi du tabac, avec Gary Cooper), une autre réalité ne s'y manifeste-t-elle pas, par une main gauche qui va pour s'abandonner... puis se retire ?

AV ? Talking Lives - Destins violés (Talking Lives)
Démontre une fois de plus l'incapacité hollywoodienne à donner rien qu'un soupçon de fond à la forme, fût-elle... jolie !
Une n-ième histoire de serial killer, sans aucune motivation ni enjeux, qui enfile invraisemblances et facilités afin de boucler, vaille que vaille, les cent minutes du contrat...
Soporifique - même pour son public animalier bouffeur de pop corn transgènique !

AR : Zaman, l'homme des roseaux
Un Irak comme on en a peu vu, fluvial et provincial...
Mais si la ville brille de tous ses ors, l'embargo de l'avant-Bush's war II a déjà rendu rares les médicaments... et, même en Orient, une quête peut finir par se métamorphoser en une course contre la montre !

AV ! L'homme à la peau de serpent (The Fugitive King)
Ah, on a beau dire : quand c'est adapté du théâtre (Orpheus descending), et qu'il s'agit d'un grand auteur (Tennessee Williams, excusez du peu !), même un film hollywoodien a de la gueule !
Quelque chose de Tennessee, sans doute...
Et puis le timbre des voix, la manière de filmer, et bien sûr le jeu des acteurs (Marlon Brando, Anna Magnani, Joanne Woodward, Maureen Stapleton)... mmm : une vraie ménagerie de verre !

semaine du 21 au 27 avril 2004 :

AR ! Au-delà des frontières (Oltre il confine)
... il y a la guerre, et une petite fille à ramener à son père (et à sa grande sœur) par une ancienne petite fille qui vient de perdre le sien....
Au-delà d'une autre frontière, il y a un pays bien propre (non ce n'est pas l'Allemagne !) et très efficace dans la réexpédition des réfugiés dans le pays frontalier (non, ce n'est pas la Pologne !) où ils avaient échoué...
Et au centre, au cœur, il y a Anna Galiena !

AR ! L'autre
... c'est ce qui fait éclater, mais aussi reconstruire, c'est ce qui nous permet d'avancer, en nous aidant à sortir de notre sclérose...
Plein de symboles, certes, mais qui ne font jamais rapportés... ni gratuits !
Non, ils sont là au contraire pour "substantifier" une peinture par ailleurs exceptionnelle de ces petits bouleversements de la vie ordinaire : un enfant à naître, un avorté, un à adopter, des yeux qui se font la malle, un pare-brise blessé, un vélo à donner, un tandem à offrir, un abandon, un voyage à la mer, une voiture verrouillée, une offre de services, une crèche vivante, un ange blessé, un retour au foyer...
Une performance de Dominique Baeyens, déjà remarquée en épouse dépassée dans un film précédent du même réalisateur talentueux...
Ah, et en complément de programme, un court réalisé par Isabelle Czajka : La cible... du département marketing, avec Catherine Vinatier et Julie Durand...

AR : Fais-moi rêver
... à défaut, de Bonnie & Clyde ? Plutôt Cours, Alice, cours !
Car elle, Fabienne Ba(r des rails)be, n'arrête pas de se démener, pendant que son prince berbère (Rachid Djaïdani) n'en finit d'aller (en voiture) à la mer... et d'en revenir - au fait, que sont devenus Sacha et Antoine ?
Bon, c'est sûr, l'intrigue et les dialogues ne sont pas béton, tout n'est pas toujours raccord (cf. la voiture "caméléon"), mais si les acteurs font qu'on y croit, qu'on veut y croire... en attendant de voir Rachid en (nouveau) Père Noël ?

AV ! Le fils d'Elias (El abrazo partido)
... ou comment renouer avec ses origines polonaises - mais pas juives ! - pour tenter d'échapper à la crise économique argentine qui sévit - entre autres - dans la galerie marchande "Babel" !
Mais pourquoi courir après ses origines, si on refuse de parler à Elias ?

AV ! Instincts meurtriers (Twisted)
Un polar au service d'une dame en noir (Ashley Judd, craquante as usual), croqueuse d'hommes et/ou serial killeuse ?
Assez vite prévisible pour les habitués, mais ne perd pas son intérêt pour autant !

AR : Intox (Chronique d'un fils de p...)
Cette fois-ci, c'est le garçon qui raconte...
L'histoire, manière de "select" version light, ne révolutionnera pas non plus les chaumières, et la "vidéo surveillance" n'est pas non plus raccord...
Aussi en a-t-on rajouté côté image, angles et couleurs...
Et comme les acteurs, là aussi, y croient... pourquoi pas nous ?

AV ! Mariages !
... (l'enterrement de la vie de garçon du marié ayant eu lieu la veille... plus ou moins !)
Tout ce que vous n'avez pas (forcément) voulu savoir sur le mariage, passé (passé), présent (on se quitte tout de suite, on gagnera du temps !) et à venir (on se rabibochera un jour ou l'autre ?) illustré d'exemples... et d'aphorismes !

AV ! La mémoire du tueur
Le must de la bande-annonce... ne décevra pas une fois développé !
Grâce à Jan Decleir, habité dans le rôle du tueur devenu justicier : une manière de substitut efficace à l'"émulation" entre PJ et gendarmerie belges dès lors qu'il s'agit de milieux politico-financiers et de pédophilie ?

AV ? Pas assez de volume ! (notes sur l'OMC - notes sur l'AGCS)
... mais aussi, hélas, de discernement, d'explications, de rigueur, d'études... d'intelligence, quoi !
D'accord, ce ne sont que quelques notes, et "décortiquer" la mondialisation est loin d'être simple... mais ça n'empêche pas un peu plus de travail avant que d'en tirer... deux films !
Ajoutons à cela une absence de signalisation des intervenants - en dehors de l'annonce de leur nom en voix off lors de leur première intervention, et des intermèdes musicaux qui, quoique certainement world musicaux, évitent - épargnent ! - la moindre tentative d'approfondissement : bref, risque de desservir la cause qu'il veut défendre... l'altermondialisation !
On frémira cependant en notant que les grands pontes du GATT, de l'OMC et autres AGCS ont bel et bien une idéologie, et qu'elle n'a rien à envier en gravité à celle du défunt communisme pro-soviétique ; pour le reste, on a vu - et compris -beaucoup mieux récemment !

AV ! Prisonniers du temps (Timeline)
Tiré du roman homonyme, un conte moyenâgeux, en fait, entre Jeanne d'Arc, Lancelot du Lac et autres Robin des bois... et non un mauvais film de science-fiction comme les titres peuvent le faire croire !
Du coup, bien fichu... et on ne dit pas ça (que) parce qu'il s'agit d'un film américain qui retrace une bataille de la Guerre de Cent ans remportés par les Français !

AV ? Starsky & Hutch
Se laisse voir... plutôt que de revoir les épisodes de la série originale !
Et s'il fallait retenir un gag du film, j'avoue que le coup du poney aurait assez mes suffrages : dommage qu'il n'y en ait pas plus du même tonneau !

AR ! Voyageurs et magiciens (Travellers & Magicians)
Du (joli) Bhoutan, c'est encore loin l'Amérique... surtout quand on a raté le car hebdomadaire !
Eh bien c'est heureux, car cela laissera le temps de réfléchir à ce qu'on a, à ceux qu'on rencontre et ce qu'on laisse pour aller laver des assiettes ou ramasser des pommes, fût-ce au pays de ses rêves !

AR ? Young Adam
... aura besoin de grandir !
Pas inintéressant, mais pas vraiment sponsorisé par l'Office du Tourisme écossais : sous un ciel gris (foncé) et humide qu'un canal s'est pendu (et noyé !), la crise du logement bat son plein, semble-t-il !
Ou alors l'époque veut-elle cela pour l'amour - et la mort, la peine capitale n'y semblant pas encore abolie... mais l'est-elle aujourd'hui, sous Tony Blair ?
NB : et rendons (pour Aden) à Tilda Swinton et Emily Mortimer ce qui n'est pas à Emily Watson !

AV : La loi du milieu (Get Carter)
Michael Caine au début des années soixante-dix, en mafieux élégant, désinvolte puis implacable vengeur de son frère...
Et si les taches de peinture... euh, de sang font sourire, l'âpre réalité de ces corons Nord-britanniques, moins !

semaine du 14 au 20 avril 2004 :

AV ! 800 Balles (800 balas)
... ou les 2 x 400 coups du cascadeur, doublure de Patton et de... Clint Eastwood !
Un... western !
Et en grand large, s'il vous plaît...
Ne pas manquer !

AR ! Au loin, les lumières (Lichter)
... de la ville, de la grande ville, en l'occurrence Berlin, synonyme d'eldorado quand on vient de Kiev via la Pologne...
Terriblement humain !

AV ! Le convoyeur
Efficace et bien joué.
La grande classe !

AV ! Fenêtre secrète (Secret Window)
Le magnifique revu par Stephen King ?
Quasiment un one-Johnny Depp-show, et c'est tant mieux !

AR ! L'isola (L'île)
... c'est où vivent le laconique et ténébreux Turi et son exubérante petite sœur Teresa, entre père plutôt rigoureux et âpre (comme une mer sous mistral) et grand-mère aux larmes... salées (itou !)
... mais c'est aussi une technique sicilienne de pêche au thon !
Un délicieux éveil du printemps et fin de l'innocence...

AV ! Mission 3D - Spy Kids n° 3 (Spy Kids 3D : Game Over)
Effectivement en 3D... et images de synthèse plutôt réussies !
Plus centré sur Juni, spy kid démissionnaire de l'OSS devenu privé, qui ira pourtant délivrer (avec l'aide de son grand-père, de quelques béta-testeurs et... d'un invité surprise !) sa sœur Carmen (Alexa Vega, qui se sera investie - non sans réussite ! - dans la bande sonore) prisonnière du niveau 4 (l'avant-dernier) d'un jeu vidéo conçu par le Toymaster (Sylvester Stallone, savoureux)...
Et si les parents de nos espions et d'anciens personnages ne font qu'une courte apparition, on saluera cependant les guest stars (George Clooney, Salma Hayek) qui n'ont pas hésité à... risquer leur carrière !
(On profitera même du générique de fin, des usual ratés au premier casting des spy kids !)

AV ! Monster
D'abord on y croit, au personnage, à l'espoir - et pas qu'à treize ans ! - car sans amour on n'est rien du tout...
Ensuite on se désole, se révolte de ce que nos sociétés "modernes" ne veulent vous donner votre chance - le droit d'exister - que si vous possédez un CV, bien rempli et... politiquement correct : être bien né(e), quoi !
Comme si pour être, il faut avoir été...
Enfin, on fustige cette société hypocrite et barbare qui encore aujourd'hui assassine ses victimes de viol, dès lors qu'elles ont "osé" faire justice elles-mêmes : car, et ça ne date pas d'hier, ce sont les prostituées qui sont syphilitiques... jamais leurs clients !
Leurs clients ? Vous devez vous tromper : les WASP vont à l'église, pas aux putes...

AV : Printemps, été, automne, hiver... et printemps
De bien belles images...
Sinon, les symboles sont quand même un peu simplistes, et la morale... discutable !

AV ! Le serpent blanc (Hakujaden)
Histoires de fantômes... japonais ?
De 1958, mais techniquement - et artistiquement - magnifique !
Aussi pour les adultes...

AV ! Treize à la douzaine (Cheaper by the Dozen)
Ou douze (Smalville, Lizzy, etc.), ça suffit... la brioche ! (dixit That's 70' show !)
Surtout quand il y a en plus une équipe de football (américain) à coacher et un livre à promouvoir chez Oprah !
À voir en famille, pour rassurer les parents de ce à quoi ils ont échappé, ou donner à leurs rejetons... des idées !

AR ! Wild side
Stéphanie et ses deux maris ? Peut-être, mais il n'y a pas que ça... il y a aussi sa mère, et, dans le passé, son père et sa sœur disparus, l'enfance...
Alors, Portrait de groupe avec dame ? Oui, mais alors circonscrit à l'environnement immédiat de Stéphanie, même si, de temps en temps, on fait quelques détours du côté de ceux de Djamel (toilettes et gare, vue sur mère et petit frère) ou de Mikhail (actualités TV, partage de brouet ou appel longue distance)...
Fort, en tout cas !

AV : Metropolis
Pas le nippon (ni à faire !), l'original !
Non colorisé, mais avec la bande sonore originale...

semaine du 7 au 13 avril 2004 :

The brown Bunny



AR ? Capturing the Friedmans
Un projet blaireau sur un sujet scabreux comme en raffolent les sociétés anglo-saxonnes, sexuellement immatures...
Plus racoleur que captivant !

AR ? Coffee and cigarettes
Une bonne idée (encore qu'on pourrait revenir aux pies !), mais dont le développement n'a hélas pas été mené à son terme...
Inégal, donc... et très en deçà de Stranger than Paradise, en tout cas !

AR : Le coma des mortels
Un nanar gaulois de 42 minutes, plutôt réussi techniquement...
Et, en "bonus", le making of... de trois quarts d'heure !

AV : Deux frères
De bien belles images, bien sûr, mais aussi un vrai scénario pour deux acteurs à quatre pattes pas cabots pour deux sous...
... et quelques autres, à deux pattes : Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfuss, Philippine Leroy-Beaulieu et... Stéphanie Lagarde !

AR : Gente di Roma
Des instants et des anecdotes très inégaux, plus par le propos que par la forme...
Par curiosité... et peut-être aussi une certaine nostalgie !

AR ! Life and debt
On savait que le communisme soviétique, c'était prendre la vache au paysan, la tuer et jeter le lait...
Eh bien, le capitalisme américain revu mondialisation, c'est inonder la Jamaïque de lait en poudre "dumpé" pour que le paysan en soit réduit à jeter lui-même son lait et tuer sa vache !
C'est aberrant... et révoltant, direz-vous ; mais quid de la plainte du gouvernement US pour que l'OMC refuse aux Européens le droit (et le devoir !) d'acheter les bananes de Jamaïque à leur juste prix (enfin, plus que ce que laissent aux paysans d'Amérique latine les multinationales détenant déjà quatre-vingt-quinze pour cent du marché des bananes - mais ce n'est sans doute pas assez !) ?
Et quid de l'exploitation - de l'esclavage - des couturières de la "zone franche" (d'impôts sur les bénéfices !) de Kingston, payées (il est vrai, trente-cinq heures !) en dollars (jamaïquains, ne rêvons pas !) pour assembler un quota minimum (!) de vêtements (dont jusqu'à la moindre fibre est importée des États-Unis, avant que d'y retourner !) en dessous duquel elles ne toucheront pas leur paie, déjà "allégée" par des cotisations que ne verront d'ailleurs jamais les caisses d'assurance-maladie et vieillesse !
Et quid du "noir" du poulet, qui, s'il n'est pas assez bon pour les Jamaïquains, le sera pour ces autres crève-la-faim d'Haïtiens ?
Quid de ces "généreux" prêts à vint-neuf pour cent du FMI (qui feraient se dresser des générations de José Bové s'ils étaient proposés aux agriculteurs américains !) pour acheter et semer de l'american potatoe (transgénique ?) sur les cendres de l'oignon jamaïcain ?
Tout cela donne vraiment des envies de meurtre, si l'on n'était pas doué de raison, ni capable de différencier le certes niais et adipeux touriste de ses dirigeants, les vrais assassins, les vrais responsables - parce qu'ils savent ce qu'ils font, Mel...
Et de réclamer, citoyens responsables, une totale transparence quant aux comptes et au fonctionnement de toute multinationale, afin que chacun de nous, sache... et fasse son choix de consommateur en toute connaissance de cause !

AV ? Ong-Bak
... mais pourquoi tant de pain ?
Scénario mince et archi-classique, alors, pour allonger la sauce, chaque "mouvement" nous sera asséné (!) au minimum deux fois (si ce n'est t'ois !) sous des angles différents, et au ralenti - au cas où l'on n'aurait pas bien vu... ou pour chercher d'éventuels fils !

Scooby-doo n°2 (Scooby-Doo : Monsters Unleashed - Les monstres se déchaînent)


AR ! Les sucriers de Colleville
Ou la chronique d'une mort annoncée, celle de classe ouvrière, après les paysans...
Mais quand toutes les usines seront délocalisées, on bouffera des sucrettes ?
Vivement la fin de cette f...ue ère financière !

T'choupi


AV : Viva Ladjerie
Futile, c'est l'impression qu'on en gardera : de l'héroïne, mais surtout de la mise en scène...
Dommage, mais on a vu mieux dans la triste réalité... ou dans (entre autres) la romance !

AV ! L'incompris (Incompreso)
Un classique...

AV : Monty Python, la vie de Brian (Monty Python's Life of Brian)
Un "mad" qui lui, au moins, ne se prend pas au sérieux !

semaine du 31 mars au 6 avril 2004 :

AV ? Agents secrets
Un début nous promettant 2001 - enfin, dans le monde des espions ; puis un petit clin d'œil à Matrix - un "jusqu'ici tout va bien " en guise de méthode Coué ?
Car bon, le temps passe, et si on ne s'embête pas trop, on n'accroche pas vraiment...
La faute aux invraisemblances et/ou à une ambition avortée ?
Dans le même genre, plutôt revoir Demonlover !

AV ! The Agronomist (Jean Dominique, The Agronomist)
Une histoire d'Haïti à travers celle de celui qui fit de Radio Haïti Inter la première - la seule ? - radio libre du pays de Duvalier père, fils et autres tontons macoutes...
Remarquable.

Le chat chapeauté (The Cat in the Hat)


AV : Courts sur pattes
Les escargots (6 mn) :
Même chez les escargots, le problème d'un animal domestique se pose...
... mais on le résoudra à table !
Un jour un homme acheta une maison (8 mn) :
... qui n'était pas inhabitée !
Un court déjà remarqué, plaisant à revoir...
Hamilton Mattress (31 mn) :
... ou Milli Vanilli, version animalière ?
Les démêlés d'un fourmilier, batteur dans les coulisses d'un dancing pour perroquets chamarrés... mais pas vraiment politiquement corrects !

AV : L'incruste (Fallait pas le laisser entrer !)
... alors autant faire avec !
Plutôt réussi, finalement...

AV ! Kiki la petite sorcière (Kiki's Delivery service - Majo no takkyubin)
Renvoie dans leurs minables pénates tous les Harry Potter plagiaires d'outre-Manche !
Beau en diable et passionnant à tous les niveaux, jusqu'à la gestion de la bande son qui sait aussi utiliser les... silences !
Le Mozart du dessin animé...

La légende de l'étalon noir (Young Black Stallion)



AR : Loco 33 (El ultimo tren)
...motive, mais aussi doux dingues ?
En tout cas, ce "dernier voyage ferroviaire" entrepris par trois "amis du rail" défenseurs du patrimoine uruguayen ne manque pas de panache !

AR ! Nouveau départ (Cuando todo esté en orden)
(... ce qui n'est pas vraiment le cas d'un gouvernement plus "Ancien Régime" que "troisième millénaire" !)
Un autre (lent) cheminement d'un père et d'un fils qui se retrouvent - espagnol, celui-là...
Accordé et... motorisé !

AE ! La passion du Christ (The Passion of the Christ)
Pour éviter de subir plus de deux heures de :
- naufrage culturel et désastre artistique ;
- manichéisme basique et racisme avéré ;
- kitsch symphonique et voyeurisme malsain ;
- etc.
... on s'est contenté de lire la critique d'Aden (une minute) pour prendre la pleine mesure de ce à quoi on aura échappé - ouf !
Vraies superstitions et fausse piété, les intégristes ne sont pas que musulmans...
Ou : il y a décidément quelque chose de pourri dans le royaume du dollar et de l'inculture !

AR ! Shara
Des traces silencieuses japonaises...
L'histoire d'un deuil... mais aussi d'une (re)naissance !
Et aussi d'un secret, d'une fête bouddhiste... et de merveilleux travellings, et d'une bande son remarquable...

Solarmax



AR : Vodka Lemon
Un délice rafraîchissant en diable qui en rappelle un récent...
Et s'il n'y a pas de miracle, tant qu'on a de l'amour on n'est pas rien du tout !

AV : Rendez-vous avec la peur (The night of the Demon - Curse of the Demon)
Ou quand les cassettes vidéo fatales étaient de simples bandelettes de papier, noircies de runes cabalistiques...
Il y a même un chat !

semaine du 24 au 30 mars 2004 :

AV ! Au bout du monde à gauche
Dans les confins du désert israélien de la fin des années soixante, un étonnant et coloré choc de cultures, entre familles juives marocaines et indiennes...
Ne pas manquer !

AV : Bienvenue dans la jungle (The Rundown)
Où l'on retrouve The Rock, ici très civilisé et zélé "récupérateur" professionnel rêvant d'ouvrir son restaurant mais devant pour cela ramener à son patron son fils parti en vadrouille dans la forêt amazonienne - en fait, le tournage eut lieu à Hawaï, mais c'est joli quand même !
Ajoutons une charmante autochtone (Rosario Dawson) pourvoyeuse de fruits commençant par un K, le méchant de service (qui ne s'est jamais remis de Dead Zone ? - le film) avec sa milice de service, tout plein de singes et son lot de rebelles fans de Bruce Lee : le menu est servi !

AR : Du Mali au Mississippi (Feel Like Going Home)
Honnêtement, la ressemblance entre le blues du Mississippi de jadis et la musique d'Afrique de l'Ouest d'aujourd'hui ne nous apparaît pas frappante...
C'est égal, on passe quand même un bon moment !

AV ! Hidalgo (Les aventuriers du désert)
L'affrontement entre le sang et la volonté, l'inné et l'acquis, la naissance et le mérite...
Beau et âpre comme le désert !

AV ! Immortel (Ad vitam)
Bien sûr, on aurait aimé que Nikopol soit joué par Bruno Ganz, mais bon...
Peut-être le premier film où, dans la même veine réaliste, sont mélangés vrais acteurs et de synthèse : avec les progrès de l'infographie, gageons que les premiers seront bientôt au chômage !
Sans réserve, donc... Même si, vu le succès du film, plutôt qu'un peuple muet d'infâmes araignées c'est à une populace bruyante bouffeuse de pop corn (transgénique) que l'on doit d'avoir gâché notre plaisir !

AR : Marie et le loup
Marie, et non pas Pierre !
Fantasme au féminin donc, rêve maîtrisé de bout en bout - même quand il semble lui échapper !
On préférerait presque que le "loup" qu'on imagine soit encore moins loquace - comme dans ces rêves où nous savons bien évidemment, en deus ex machina, ce que vont dire (ou ne pas dire) nos propres créations !
... comme, dans la vraie vie, lors de ces (rares ?) instants de complicité qu'ont entre eux les amants...

AR ! Ne fais pas ça !
Assassiner Racine ? C'est ce qu'il aurait été bon que Djian dise à Bondy... s'ils avaient été deux à l'époque du Phèdre de l'Odéon !
Heureusement, ici, ils sont deux sur le coup, plus les acteurs - sacrément bons ; et si c'est quand même du théâtre, c'est figé - euh, filmé - plutôt bien : alors "ça" le fait !

AR : Osama
(vous prononcez comme vous voulez)
Une fiction qui hélas n'aura été que trop vécue...
Une rude illustration des horreurs ordinaires du régime des talibans, spécialisé ès droits de l'homme... surtout barbus !

AV ! Rock Academy (School of Rock)
... ou l'ultime combat contre l'Homme, man !
Un savoureux et déjanté choriste made in USA dont le jeu et le scénario sont dus respectivement à Black & White... et en couleurs !

AV : Le bandit (The Naked Dawn)
... ou comment, pauvreté et cupidité aidant (!), on le devient ?
À moins qu'il ne s'agisse d'une rédemption...
Fort, humain et palpitant : une étude des caractères humains passionnante !

AV : Le chat noir (The Black Cat)
Un face à face Karloff-Lugosi sur fond d'Edgar Allan Poë...
Décor, ambiance... seul le scénario pêche un peu !

AV : M le maudit (M - Eine Stadt sucht einen Mörder)
La marque jaune ? En tout cas, un beau noir et blanc expressionniste !
Cela aurait pu être une foule imbécile prompte au lynchage d'une petite ville américaine, mais on est dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres : ce sera donc une assemblée - très disciplinée ! - de voleurs et d'assassins qui va procéder à un simulacre de jugement d'un tueur de petites filles, après une chasse à l'homme haletante à la Orson qui aura suivi une enquête méticuleuse non dénuée d'humour...

semaine du 17 au 23 mars 2004 :

AR ! Ce qu'ils imaginent
En fait, ils n'imaginent pas tant que ça où s'est enfuie Juliette...
Peut-être parce qu'ils savent tous pourquoi elle est partie, et que, finalement, les choses sont redevenues... normales !
Alterne passé - le séjour de Juliette (Marie Trintignant) cliente/serveuse dans l'hôtel portuaire de Peter (Bonke) et d'Anne (Cantineau, L'âge des possibles), tombée amoureuse du jeune et beau Santiago (Aurélien Wilk) dont le père (Didier Bezace) voudrait bien qu'il reprenne son snack - et présent - la quête de Bernard (Marc Barbé), rescapé d'un œuf dur et d'une belle-mère (Aurore Clément), ayant fini par échouer dans le même hôtel, puis dans le snack d'un Santiago consolé par une Sarah (Julie Gayet) opportuniste...
Bref, rien que du beau monde, et de très belles images aux tons dorés de ces couchers de soleil qui n'en finissent plus de retenir leur rayon vert...

AV ! Les choristes
On n'analyse pas le bonheur. (Moi, Pensées & Maximes)
Il y a même un Petit Gibus !

AV ! Les disparues (The Missing)
Un western, mais étonnamment moderne : arrive encore à surprendre !
Que de bons interprètes, mais une mention particulière pour la jeune Dot (Jenna Boyd) !

AR : L'examen (Emtehan)
Un état des lieux quant à la condition de la femme iranienne, illustré par un zapping (fluide et quasi exhaustif, à défaut de creuser en profondeur) des conversations de candidates à l'examen d'entrée à l'université...
Comme quoi, il reste des progrès à faire pour ce qui est des droits de la femme - et l'Iran n'est pas le plus frustre des pays musulmans !

AR ! Japanese story
Une histoire d'amour, complète, entre une Australienne et un Japonais - le choc des cultures...
Et des images remarquables de ces grands espaces australiens...

AR ! Last life in the universe
À Bangkok, la rencontre d'un japonais "haroldesque" et d'une péripatéticienne thaï, le suicide raté du premier ayant entraîné la mort de la sœur de la seconde...
Mais les extrêmes s'attirent, l'humour (noir) et les yakuzas, le maniaque du rangement et la (!) bordélique !

AV ! Le maître du jeu (Runaway Jury)
Dans le pays du billet vert, une question d'argent, bien sûr, de beaucoup d'argent - donc tous les coups sont permis : ici de se constituer un jury (ah, la justice "démocratique"... et non-professionnelle !) à la carte, et, pour éviter tout écueil, de l'acheter... car de toute façon, au pays du billet vert, etc. tout se vend !
Alors qui va l'emporter, du plaignant, du défendant, des avocats, des experts, des maîtres chanteurs et autres manipulateurs... les plus riches ?
Ou la justice... aveugle !

AR : Triple agent
Un roman - euh, un Rohmer historique, la parenthèse des "comédies et proverbes" refermée, une nouvelle (que l'on pourrait qualifier de "mondialisée", vu la part belle qu'elle fait aux accents !) poursuivant son chemin...
Sait surprendre malgré ce que l'on peut connaître de l'Histoire, passée ; intéresser, par l'intelligence des dialogues ; et charmer, toujours, par la fraîcheur de ses interprètes...

AR ? Une visite au Louvre
Deux fois la quasiment même visite ; et si, à la seconde, on a noté que le panoramique de début était moins précipité (progrès !), le commentaire étant identique et son niveau sonore toujours aussi agressif on préféra plier bagage que de jouer aux sept différences avec d'éventuels chouias de variations dans les cadrages...
Pour abonnés à Télérama masos (pléonasme)...

AR : La vierge de la luxure (La virgen de la lujuria)
Pour l'esthétisme, du décor coloré (et ombré !) dans lequel la caméra se meut avec fluidité, aux dialogues et aux postures stylisés à l'extrême...
Si l'on note un petit fléchissement aux deux tiers, se reprend ; et, de toute façon, ne manque pas d'humour !

AV : Traquenard (Party girl)
Un film noir... en Technicolor !
Dans le Chicago des années trente, une intrigue amoureuse passionnante de bout en bout - au point que les deux "clips" dévolus à Cyd Charisse font remplissage !

AV ! Un roi sans divertissement
Ne pas manquer ce chef-d'œuvre littéraire et cinématographique, réalisé près de quarante ans avant un certain hussard...

semaine du 10 au 16 mars 2004 :

AR : 17 ans
... mais dix ans de galère entre foyer et famille éclatée : alors, comment grandir, décrocher son BEP de mécanicien et réussir à devenir adulte quand on a été privé de son enfance... et de l'amour qui va avec ?
Un documentaire sobre, resserré, qui évite voyeurisme et autres real TVs parce qu'il a su prendre son temps et surtout... est attentif à (et respecte) son sujet !

AR : Chemins de traverse
... pour un père et son fils, un parcours plein de détours pour enfin se trouver !
Lent cheminement, bien sûr ; mais les silences ont largement leur mot à dire - tout comme dans la vie...

AR : Ecrivains des frontières (Un voyage en Palestine(s))
Une couverture du voyage en Palestine, en mars 2002, d'une délégation du Parlement international des Écrivains venue soutenir le poète Mahmoud Darwish, retenu à Ramallah... comme Yasser Arafat !
Partial et superficiel ; mais n'en dénonce pas moins le quotidien intolérable des Palestiniens des territoires occupés, occupés, occupés...

AV ! L'effet papillon (Butterfly effect)
Un scénario digne de Philippe K. Dick où ici, les trous de mémoires ne sont pas volontaires !
Heureusement, car ce sera l'occasion, en se les "remémorant", de modifier le présent, pour le meilleur... et pour le pire !

AR : Five obstructions (The Five obstructions)
... ou plus exactement contraintes, ces échafaudages sans lesquels pas de chefs-d'œuvre !
Car si au début on craint un peu un ennuyeux et stérile dogme du Dogme, la première obstruction (cubaine) va nous rassurer, bientôt suivie d'une autre, à Bombay, puis d'une troisième, à Bruxelles (avec Patriiiick ! et Alexandra), d'une quatrième, sous forme de dessin animé (mais créé à Austin et s'inspirant d'Haïti) et enfin d'une dernière, épistolaire celle-là, réalisée à partir de chutes (mais quelles chutes !) en guise de conclusion-réflexion...
Bref, 5 courts très au-delà de cinq autres, vus récemment !

AR : Las horas del dia (Les heures du jour)
... et leur côté obscur ?
Une manière peu banale d'évacuer les frustrations de la vie quotidienne et de retrouver un certain goût (et pouvoir !) de décision !
Après le kitsch et le rêve almodovaresque, un retour à la réalité - fût-elle sordide...

AV ! May
... fait - euh, coud - ce qu'il lui plaît !
Très bien servi par ses interprètes, ce Chucky-Carrie délicieusement épicé, loin d'être pussy - euh, poussif - ne manque pas de chien... euh, de chat !
Âmes (trop) sensibles, sortez avant la fin !

AR : The mother
... ou La vie commence (continue) à 60 ans (air connu, mais pas trop au cinéma)...
Bien fichu et bien joué, ni blanc ni noir, ni scabreux ni pontifiant, et reste ouvert : comme dans la vie, quoi !

AV ! Nowhere in Africa (Nirgendwo in Africa)
Un Out of Africa allemand, certes sans Klaus Maria, mais à ne pas manquer pour autant !
De la belle ouvrage...

AV : Polly et moi (Along came Polly)
... ou La Belle (de plus en plus) et la Bête (mon Dieu qu'il est laid !) : l'un calcule, prévoit, planifie... l'autre pas !
La carpe et le lapin, quoi...
Mais bon, ça marche... sauf pour Grace - en manque de Will ?

AV ! Une vie à t'attendre
... ou plutôt une vie mise en veilleuse, pour l'un (et pour l'autre aussi, finalement !), vivotant depuis une bonne douzaine d'années dans l'attente (inconsciente) que le destin renoue des liens - qui d'ailleurs ne se sont jamais vraiment rompus !
Mais si le temps qui a passé semble avoir laissé la passion intacte, comme le feu qui couve sous les cendres, il a aussi créé des habitudes...

AR : Chantons sous l'occupation
Ou, plus précisément, est-il moral pour des artistes, de futures écri-vaines, des critiques du Nouvel Obs' et autres mères maquerelles du one-two-two partageant la passion pour les grands blonds victorieux aux bottes noires, uniformes, cuir et métal de remonter celui de l'occupant - par ailleurs poursuivant (non sans aide zélée de ce côté du Rhin) son "programme d'éradication des non-aryens" ?
Alors, deuil ou distraction ?

semaine du 3 au 9 mars 2004 :

AV : Big Fish
... ou La vie (selon Tim Burton) est un (gros men)songe !
Se laisse regarder...

AV ? Demain on déménage
On aime beaucoup Sylvie Testud, alors, etc.
Bon, là on à Paris, France, Le deuxième sexe a été écrit depuis pas mal de temps déjà... le problème c'est que ça devient un peu trop cérébral - ou plutôt verbeux, verbeux, verbeux... jusqu'à ce que la forme l'emporte sur le fond, et l'ennui sur le plaisir !
Mention spéciale en revanche pour Dominique Reymond, la seule à nous proposer une émotion véritable dans cette comédie immobilière (autobiographique ?) de carton-pâte...

AR ? Feux rouges
D'accord, je préfère de loin Exbrayat à Simenon...
Sinon, à l'écran, ça donne une très passéiste apologie de la bagnole (ses embouteillages, sa "conduite" machiste et en état d'ivresse) qui va irriter le spectateur de 2004, avant que ne l'emporte l'ennui - il est vrai un des thèmes de prédilection d'un réalisateur qui commit quand même, en des temps meilleurs, Le bar des rails...
Pour Darroussin, exclusivement...

AV : The fighting temptations
Centré sur un Cuba Gooding Jr. en pleine forme, "junior" publiciste new-yorkais aux diplômes ad hoc qui va endosser pour l'occasion (et 100 000 $ d'actions à la clé !) l'habit de chef de chœur à Montecarlo... Géorgie !
Classique et caricatural, diront les mauvaises langues... mais assurément un bon moment : alors ne gâchons pas notre plaisir !

AV : Gerry
Cent trois minutes de très belles images, vraiment : ça coûte moins cher que d'aller voir sur place...
... et c'est moins risqué !

AV : La jeune fille à la perle (Girl with a pearl earing)
Beau comme un tableau, les cent minutes durant...
Et pour ce qui est de l'histoire, disons que Scarlett en fait oublier l'inconsistance !

AV : Malabar princess
Classique, certes, mais tient ses promesses : tout public !
Et de belles images de la montagne, en plus...

AV ? Sous le soleil de Toscane (Under the Toscan sun)
On aime beaucoup Diane Lane, alors on l'a accompagnée dans ce qui s'est avéré être une (hélas !) fidèle mise en cou(f)leurs (jaune, tournesols, rouge, coquelicots) du dernier roman Harlequin garanti 100 % clichés (et autobiographique !) made in USA, contrée où Le deuxième sexe reste encore à écrire...
On aime (vraiment) beaucoup Diane Lane, jusqu'à ses mimiques navrées du niveau littéraire des dialogues qu'en professionnelle consciencieuse elle se doit de nous infliger jusqu'à la lie...
Mention spéciale en revanche pour Sandra Oh (!) et Lindsay Duncan dont les délicieusement décalés seconds rôles ont dû heureusement échapper à l'écri-vaine et à la scénariste...
PS : on aime aussi beaucoup Liana Fulga qu'on alla voir en sortant au Nouveau Théâtre Mouffetard dans Mariage (en) blanc... repris jusqu'au 15 mai au théâtre de l'Oeuvre !

AV : La vie comme elle va
La vie est là/simple et tranquille/Cette paisible rumeur-là/vient de la ville...
Bizarrement, les gens riaient en se moquant...
Moi, je vois plutôt de l'humain, et c'est touchant...
Rafraîchissant.

AV : Seuls sont les indomptés (Lonely are the brave)
Ou, s'il n'en reste qu'un...
Un western (1961) de fin de règne où les barbelés et les frontières ont définitivement ficelé le Grand Ouest, sillonné par les automobiles et les poids lourds (chargés à ras bord de toilettes !) pour maisons entièrement équipées : bref , l'archétype du cow-boy (Kirk Douglas) n'est guère que le bouquet final d'une espèce en voie d'extinction...
Avec aussi Walter Matthau (le shérif), George Kennedy (le flic sadique) et la déjà étonnante... Gena Rowlands (Jerry) !

semaine du 25 février au 2 mars 2004 :

AR ? 5 films courts sur grand écran
Bleus de Chine, de Pierre Filmon : en 16 mm, une bonne mise en bouche.
Les épousailles, de Pierre Filmon : une Noce sur-jouée - pauvre Tchekhov !
La vie est à moi, d'Emmanuel et Olivier Broche : un mauvais exemple - alcool, tabac et... cinéphilie !
Lune, d'Hubert Gillet : plutôt réussi, mais quid des conséquences psychologiques du tournage sur la petite Clarisse ?
Le silence, d'abord, de Pierre Filmon : de même, l'enfer est pavé de bonnes intentions...
À boire et à manger, donc - mais plutôt à laisser...

AV ! Attraction fatale (Dot the I)
Coup de foudre serait plus juste, comme traduction de Love at the first... kiss !
Ou bien Juste une mise au point sur le i de love euh... d'aimer : c'est la définition du (french) kiss ! (à ce propos, si les Américains continuent de le boycotter, comme les frites, le vin, les charcuteries, le foie gras... leurs supermarchés vont finir par ressembler à ceux de l'ex-"Empire du Mal" !)
Acteurs et film sont jeunes, frais, craquants... et ne manquent pas de punch !

AV ! Confidences trop intimes
Ou comment un quiproquo - vrai ou faux - permettra à l'analysée de se remettre en selle et à l'analyste... de se remettre en question !
Dialogues (et écoute) savoureux...

AR ! Des plumes dans la tête
Comme un oiseau sans ailes... ou le long - et impossible ? - travail de deuil...
Et pendant ce temps, la vie est là, simple et tranquille...
PS : Mention spéciale pour le cadrage et la musique...

AV ! In America
Ou comment, malgré la totale inhumanité de la dernière des sociétés occidentales dans laquelle ils se sont échoués, des êtres - il est vrai extérieurs à elle - réussiront à se régénérer... en trois vœux !
Un autre travail de deuil, nécessairement lent, de traverse et douloureux... mais magique et, à son terme, libérateur !
Pour TOUT public.

AR : Khamosh Pani
Soit Les eaux du silence, au sens propre celles d'un puits au lourd passé, au sens figuré celles, stagnantes, de la mémoire refoulée... mais dans les deux cas il faudra s'en défier !
Une illustration de la montée de l'intégrisme islamique dans le Pakistan de 1979, sur fond d'invasion soviétique dans l'Afghanistan voisin et du premier retour (pour cause de pèlerinage) des Sikhs "déplacés" en 1947, lors de la création du Pakistan...

AR : Luna Rossa
Règlements de compte familiaux ou si Oreste, Électre, Clytemnestre et Agamemnon avaient été siciliens d'origine ?
Cadrages et dialogues serrés, froideur des couleurs et des sentiments : efficace !

AV : Open range
Western mais pluvieux, pas original mais pas désagréable, long mais pas ennuyeux pour autant : que demande le peuple ?
Et une mention spéciale pour Robert Duvall, décidément au top !

AV : Paycheck
Un très bon scénario (inspiré de Philippe K. Dick, quand même !) qui passe plutôt bien à l'écran...
On regrettera les cascades plus longues que vraiment utiles à l'action, la présence anecdotique de la blonde et... le décidément trop figé Ben Affleck dans le rôle titre - on doute qu'il lui arrive de rêver de moutons électriques, comme de rêver tout court, d'ailleurs...
Mais bon, on reste cependant pris par l'histoire, dont, juré, on en gardera le souvenir !

AR : Retour à Kotelnitch
Un bel essai cinématographique, plutôt réussi pour un premier - en tout cas, la forme narrative employée éveil l'intérêt : elle est plus élaborée que d'habitude, mais pas pour autant maniérée... à suivre de près, donc !
Mais à l'avenir, on préférerait qu'il s'agisse d'une fiction...

AE : La route de Memphis (The road to Memphis)
Mélange d'interviews (!?) et de morceaux musicaux (tronqués, mal ou non-filmés) aux sources du blues, à Memphis...
Nullissime, le pompon étant le non-interview d'un pauvre Sam Philipps (qui fit signer Elvis) alzheimeresque...

AV ! Sang et or (Crimson gold)
Itinéraire et chute d'un livreur de pizza entre le Téhéran d'en bas et le Téhéran d'en haut : révolution islamique ou pas, la fracture sociale s'élargit !
Prenant.

AV ! La tour des ambitieux (Executive suite)
Comme quoi, en cinquante ans, les "valeurs" américaines ne semblent guère avoir changé !
Un Dans la compagnie des hommes (et de leurs femmes !) savoureux et particulièrement bien senti, où chaque rôle, sans exception, est en or !
Une vraie pièce de théâtre.

semaine du 18 au 24 février 2004 :

AV ? L'âme en jeu (The Soul Keeper)
Pas trop à redire concernant la relation entre le psychiatre et sa patiente - au contraire, on restera un peu sur sa faim...
En revanche, pour ce qui est des interruptions "bibliothécaires" du temps présent, on n'en voit guère l'intérêt (désolé Caroline !) si ce n'est d'éviter d'avoir eu à travailler les "vraies" transitions de ce qui nous importe : la vie de Sabina Spielrein... en live !
(Quoique le traitement de la période post-Jung, de Moscou à Rostov, craigne un peu...)
Alors pourquoi s'engager dans cette thérapie ?
Sans doute pour valser et reprendre en cœur "Roule s'enroule..." en v.o. !

AR : Le cerf-volant (The Kite)
... ou Les barbelés avant une autre "clôture" ?
Malgré la gravité du sujet (l'occupation, les miradors et les bottes, les sociétés patriarcales, frustes et rétrogrades où l'on marie les filles de force), un peu de la politesse du désespoir...
... et de belles images, et une belle musique !

AV : Le manoir hanté et les 999 fantômes (The Haunted Mansion)
Familial... et moins cher qu'une journée à Eurodisney !
Alors ne pas s'en priver !!!

AV ? Retour à Cold Mountain (Cold Mountain)
Et c'est parti pour une série de retours en arrière lourdingues et sirupeux où, à chaque blessure (et il y en aura beaucoup), le bel et talentueux héros se souvient de chacun des (rares mais merveilleux) instants passés avec sa belle mais pas vraiment "pianistiquement" talentueuse Scarlett (vite relookée par quelque négr(ess)e pointant chez Harlequin, craint-on) en Pénélope !
Bref, on frémit d'horreur en reconnaissant ici une robe portée dans un des (rares) ratés de Nicole et l'on sent monter la gerbe en retrouvant là une scène d'un précédent fâcheux...
Heureusement, après trois quarts d'heure éprouvants, un rayon de soleil bridgetsque va très vite dissiper tous ces gros nuages ; et la centaine de minutes suivante, si elle ne saurait justifier un prologue dont il n'y aura guère que quelques minutes à sauver, vaut le déplacement - voire même de laisser échapper une larme... de crocodile !

AE : Les rivières pourpres n° 2 (Les anges de l'apocalypse)
Pas de scénario (c'est incompatible avec le métier de producteur ) : juste un vague copier-coller de la fin de l'Ancien Testament et de l'index du Nouveau ; et pour l'ambiance sombre et humide, reprenons donc un précédent "moinesque" !
Quant au roman, déjà exploité, on n'en gardera que le pire : l'usuelle philosophie des auteurs de la Série Noire - paranoïaque, simpliste, et... à droite, à droite toute !

AV ! Le secret des frères McCann (Secondands lions)
Ça commence par une ballade en vélo... euh, par le franchissement d'un radar (automatique ?) à plus de 120 (miles !), puis on remonte dans le passé, où ça a commencé - on ira même jusqu'en 1914, mais ça nous sera conté, dans la grande tradition des récits de cape et d'épée mâtinés de mille et une nuits...
Bref, un régal pour tous les () sens, aventuriers d'Afrique et d'ailleurs !

Torque (La route s'enflamme - Torque)


AR ! Vert paradis (Que sont devenues nos amours enfantines)
Ou, sur terre, les anges - la grâce - existent aussi !
Malentendus et quiproquos, cette fois-ci non pas au service de la Comédie... mais de l'Amour, et de ses petites contrariétés !
Les observations/implications de/dans la vie des autres d'un chercheur à l'accent pointu... qu'on ne demande qu'à revoir bientôt !

AV : Le voyage de James à Jérusalem (Massaot James Be'eretz Hakodesh)
... ou Candide va se mettre au commerce !
Une représentation du monde (entre les "frayers" et les autres) qu'on pourrait qualifier d'antisémite... s'il ne s'agissait d'un film israélien !
Et en plus, Dieudonné... c'est drôle !

semaine du 11 au 17 février 2004 :

AV ? Blueberry - L'expérience secrète
Mauvais trip !
Le premier western psychédélique qui, non content d'en rajouter une couche (ou plutôt un paquet) sur l'image des cow-boys Marlboro, fait l'apologie de produits de substitution d'origine... indienne !
Du coup, décevra son public habituel de décérébrés amateurs de XXX, Fast and furious et autres Doberman, ainsi que les lecteurs de la BD auquel le film ne reprend... que le titre !
Les autres, s'ils se sont déplacés, pourront apprécier les images mais finir par se lasser (2 h 02, quand même!) des mouvements LSDesque (ou "champignon mexicanesque") de la caméra, sourire du final à la 2001, et regretter que le scénario manque (un peu) de consistance et (beaucoup) d'originalité...

AV : Company (The Company)
De la danse, donc, et des répétitions (une infime partie du travail nécessaire à la fabrication d'un ballet), tout ça très bien filmé, techniquement - difficile de ne pas remarquer le m'as-tu vu altmanesque dans l'évitement des reflets des miroirs de la salle des répétitions, ou dans le duo menacé par l'orage...
Pour le reste, les personnages, leurs sentiments, on restera en surface : un danseur, c'est aérien, et, si ça tombe, un autre le remplace aussitôt...

AR ? Demi-tarif
Avec toutes les réserves quant à l'utilisation d'enfants au cinéma (de leur exploitation aux dommages collatéraux), quelle qu'en soit la raison (thérapeutique ?) et sa justesse (ici autobiographique, mais pas exemplaire !)...
Ceci dit, bien filmé et, pour le fond, on ne pourra s'empêcher d'évoquer Wendy et ses frères !

AV ! L'île de Black Mor
Ou l'histoire du Kid, un orphelin à la mèche noire qui vire pirate afin de découvrir, caché dans l'île d'Erehwon, le fameux trésor du capitaine Black Mor à la barbe noire...
Une bonne intrigue, de très beaux dessins et des dialogues et de la musique assortis : que demander de plus ?

AV : Jardinage à l'anglaise (Greenfingers)
Ou la réinsertion grâce au hobby national !
Une comédie britannique 100 % verte qui possède même son propre John of God... ex machina !

AR ! Les mains vides
Même pas coupables, d'ailleurs !
Une histoire de blanchiment d'argent ou, tout simplement, de rapports humains, malgré un (usuel) déficit de communication...
Une dizaine de personnages dont on découvre peu à peu, honnêtement sans trouver le temps long (2 h 10), les liens et les motivations.
Intelligent et sensible.

AV : La mort suspendue (Touching the Void)
Une reconstitution étonnante de la première ascension réussie par la face ouest du Siula Grande, dans les Andes péruviennes, culminant à 6937 mètres, alternant prises de vue en montagne et témoignages des deux alpinistes anglais - 17 ans après les faits...
On est scotchés !

AV ! Podium
... ou le réveil d'un conseiller clientèle, habitant avec sa femme (fan de Julien Clerc) et son fils dans une maison témoin !
Le bonheur de tous les jours, c'est fait de tout petits riens...

AR : S-21, la machine de mort khmère rouge
Témoignages des rares survivants (dont les talents de peintre portraitiste de l'un d'eux contribuèrent à sa survie) et de leurs bourreaux, gardiens et assassins dans les lieux mêmes du génocide, une trentaine d'années plus tard...
Certes, le très jeune âge de ces derniers (13-14 et 21-23 ans) au moment des faits est une ébauche d'explication quant à leur déficit de sens moral... mais de là à comprendre l'Horreur ?

AV ! Shopping de nuit (Late Night Shopping)
Travailleurs de nuit, rêveurs le jour ?
En tout cas, si la nuit est propice à la drague, elle l'est moins à l'amour... que cela soit à sa quête comme à sa préservation dans un couple !
Et à l'amitié ?
On verra ça à la mer, au grand jour !

AR ! La vie sans Brahim
... est devenue bien triste : même les oiseaux ne chantent plus !
Un témoignage d'amitié qui fait chaud au cœur, en ces temps de restriction des Droits de l'Homme qui sévissent depuis deux ans sur l'Hexagone (être né sous le signe - air connu) : on ne dit pas zones de non-droit, on dit... État de droite !

AV ! Vizontele Tuuba
Ou l'arbre (un peuplier !), le maire et la... bibliothèque !
Même s'il manque les livres, si l'image de la télé est terreuse, et si l'armée reprend le pays en main : la moto et son side-car ne chôment pas !

AR : Juliette des esprits (Giulietta degli spiriti)
Un Fellini psychanalytique : pourquoi pas ?
Très marqué par le kitsch et la mode de son époque (1965), trop verbeux, trop techniquement au point, et moins émouvant qu'un précédent, mais bon...

AV : Le mécano de la General (The General)
... aura beau être réformé, saura friser les moustaches aux Nordistes qui lui ont dérobé ses bien-aimées, fiancée et... locomotive !
Un classique "ferroviaire" - au moins trois locomotives qui jouent à Cours après moi que je t'attrape ! - de et avec Buster Keaton (il en fera d'autres), l'homme qui ne rit jamais... mais nous fait rire !

semaine du 4 au 10 février 2004 :

AV ? Les 11 commandements
Un prologue de vrai film, promettant 11 - non 15 ! - commandements genre "t'es pas cap"...
En fait, une suite de sketches - de "performances" plus ou moins réussis, drôles ou couillus...
Bref, à boire et à manger !

AR ! Baboussia
Il faudra attendre l'arrivée de la nièce moscovite pour que Baboussia (le film) prenne son véritable essor, s'étant jusque là contenté d'un pittoresque limite cliché qui risquait, à force, de lasser...
Mais même (surtout ?) en Russie ex-communiste les miracles peuvent arriver, n'en déplaise au grand Satan - ou à ces nouveaux Russes qui ont en adopté les... valeurs !
Très éloignées de celles de Baboussia... la babushka !

AV ! Buongiorno, notte
Une célèbre prise d'otage qui s'est mal terminée, traitée ici selon un angle triple : social, psychologique... et féminin !
Le Dark side of l'Italie des Brigades rouges, quoi...
Salut l'artiste !

AR : Flying with one wing (Tani tatuwen piyabanna)
Ah, le délicieux paradis qu'est le Sri Lanka... pour les touristes !
Car pour les Sri-Lankaises, confinées et con... f...es, on est très loin de cette image d'Épinal !
À moins de renier son sexe... et encore, il faudra louvoyer entre voile et vapeur...
Une violente dénonciation de la barbarie machiste de la société sri-lankaise, avec un montage qui évitera systématiquement de montrer à l'image le personnage qui s'exprime, au profit de celui qui écoute (sauf à la fin) : état de fait voulu ou subi (pour des raisons économiques), peu importe - le message est passé...

AR ? Grande école
... ou le désarroi de l'élève Paul, littéraire égaré dans une école de commerce (où les blondes sont redevenues brunes ?), fils de PDG en mal d'ouvrier... ou d'aristocrate !
Peut paraître (au cinéma) maniéré et caricatural : s'appréciera mieux de la part des habitués du théâtre... qui auront peut-être vu la pièce originale !

AV : Horus, prince du soleil
Pour l'époque (1968), plutôt bien abouti techniquement ; pour le fond, incorpore aussi des mythes européens : Arthur, Thor...
On regrette juste que l'intrigue se complique inutilement à mi-film, sans doute pour tenir la durée d'un long métrage - ce qui, artistiquement, ne se justifiait pas !

AV ! Inquiétudes
Faussement trop long (2 h 17, quand même !) : en fait, il fallait bien ça pour présenter tous les protagonistes de cette série blanche... heu, noire !
Des mouvements de la caméra d'une extrême fluidité, qui poussent inexorablement chaque personnage au bord du gouffre, sur fond d'obsession de pureté perdue - qu'il faudra à tout prix enfermer pour la préserver !

AV : Jeepers creepers n°2 (Le chant du diable)
Tous les 23 printemps, 23 jours durant, ça se nourrit...
On n'aura attendu que dix-huit mois, c'est donc moins gouleyant que la cuvée
précédente... mais c'est bien fichu quand même !

AV : Only the strong survive
Musicalement réussi, mais moins percutant au niveau des interviews qu'un documentaire précédent...
Et puis le titre fait plus nietzschéen que R&B !

AV ! Peter Pan
Yes ! Enfin un film avec Ludivine qui ne dira mot...
Non, je suis taquin...
Une réussite, tant pour le jeu que pour les effets spéciaux, et même le vieux thème d'Ève qui tente Adam... euh, Wendy pour qui Peter Pan pourrait se décider à grandir ?
Et ce, malgré les manœuvres d'un Capitaine Crochet - il est vrai à la fin vieux, usé et fatigué... et en prison dès 2007 ?

AV : La planète bleue - Deep blue
De très belles images, vraiment, accompagnées d'une musique symphonique qui fait si bien passer les carnages des orques...
Dommage que les commentaires géographiques et explicatifs manquent un peu trop : au plaisir des yeux et des oreilles se serait ajouté celui d'apprendre !

AV : Tout peut arriver (Something's Gotta Give)
... ou c'est dans les vieilles marmites...
De bons moments, malgré des longueurs et une montagne de facilités et de clichés : crises cardiaques à répétition à point nommé, "french environnement" pour le romantisme, auteure de pièces à succès qui expose sans vergogne la vie et les travers de ses proches...

semaine du 28 janvier au 3 février 2004 :

Anatomie de l'enfer


AR : Claude Sautet ou la magie invisible
Un document à base d'interviews de ceux qui ont travaillé avec lui, d'extraits de ses films bien sûr, ainsi que de ses commentaires : c'est clair, chronologique... et plein de disparus, hélas !
Peut donner envie de revoir ses films, même si l'on sait que, comme à la première fois, on n'en retiendra pas grand chose...
... car ils n'ont pas d'histoire proprement dite, ni ne donnent de leçons de vie : ce ne sont "que" des morceaux de vie, des parties visibles de l'iceberg - si l'on montre les effets, on ne cherche pas à en expliciter les causes...

AV ! Le fils de la mariée (El hijo de la novia)
... au bord de la crise de nerfs, entre le restaurant familial où - malgré "l'aide" de son cousin - il faut être toujours présent, sa fille qu'on s'arrache à son ex plus que l'on s'en occupe, ses parents qu'on n'a pas vus depuis un an, et sa jeune maîtresse qu'on délaisse...
Heureusement que tout à coup son père veuille se marier en blanc, une chaîne veuille lui racheter son restaurant, et que... Diego débarque dans la vie de Zorro !
Largement de quoi faire un infarctus à la quarantaine... et de relativiser !

AV ? Frère des ours (Brother Bear)
Un dessin animé gentillet et sans génie - technique comme créatif - alternant clips musicaux et séquences dialoguées...
N'ayant pas tout suivi, on ne sait pas trop lesquels sont les plus soporifiques... aux plus de 8 ans !

AV : L'hirondelle d'or (Come Drink With Me)
Inédit et comme neuf grâce à la technique... si elle ne saurait faire le printemps cette hirondelle ne manque pas de griffes !
Assez original et aurait pu être féministe avant l'heure - avant qu'un héros (mâle) ne vienne tirer à lui la couverture... et, à la longue, faire bâiller le spectateur !

AR ! Léo en jouant "Dans la compagnie des hommes"
Du (bon) Bond avec une pincée de Shakespeare - bien qu'Ophélie n'eût rien d'indispensable... ni même de superflu !
On garde un si bon souvenir de la pièce (avec, entre autres, Christophe Malavoy) qu'on n'aurait pas détesté que cette version cinématographique soit plus longue... enfin, bientôt des têtes couronnées !

AR : Mille et un jours
Documentaire mais raconté, écrit et interprété, photographié puis filmé et commenté, car une vie ne se réduit pas à une ultime photo, un fait divers de plus... parmi ceux d'un massacre ordinaire qui dure depuis au moins 1967, si ce n'est 1948...
Mais quand tout cela s'arrêtera-t-il, finalement ?
Quand les dirigeants successifs des deux côtés écouteront enfin la douleur de leurs "gens d'en bas" qui n'ont jamais demandé à perdre leurs enfants ?
Combien de fois 1001 jours encore ?

AV : Out of time
Après un début un peu mou, non dénué de ridicule et à la ficelle un peu grosse, l'action, si elle ne rattrape pas le temps perdu, trouve un bon rythme de croisière - fût-il celui de la Floride, son climat, son décompte des bulletins de vote, etc.
Mais Denzel est obligé de faire la course en tête, alors...

AR : Paul s'en va
... restent ses dix-sept (bons) élèves qui découvriront, déclameront - s'approprieront ? - des textes que leur a laissés - légués ? - leur professeur de sémiologie de la génération ‘68...
... celle qui évoquait les bégaiements de l'Histoire (sur fond d'hélice, mon cher Watson, et non de spirale !), de Napoléon 1er & Napoléon III à George Bush & W : d'abord le tragique, la première guerre du Golfe, puis la farce, ubuesque...
Un bel exercice - plus que ça, même... et un usage de la musique qui lie bien la sauce !

AR : Propagande de guerre, propagande de paix
Donc, depuis (au moins) la fin de la seconde guerre mondiale, les États-Unis "d'en haut" "défendent" leurs intérêts économiques et géopolitiques à coup de guerres "préventives" (Corée, Vietnam, Cambodge... Irak), d'éliminations physiques des chefs d'État (de préférence élus démocratiquement - cf. Allende) qui ne joueraient pas leur jeu, au contraire des dictatures qu'ils ont soutenues... et soutiennent encore, au détriment des "gens d'en bas", de l'Amérique Latine jusqu'aux Kurdes... de Turquie !
Il faut espérer que les "gens d'en bas" outre-Atlantique se réveillent...
Notons que, depuis Pearl Harbor, aucun pays n'a attaqué les États-Unis !

AV : RRRrrrr !!!
Un bon moment avec de vrais gags et un vrai scénario... qui auraient pu être, respectivement, plus nombreux et plus fouillé !
Bref, un chouia plus de rythme, et l'affaire était dans le sac !

AR ! Sansa
Itinéraire d'un enfant pas gâté à travers l'Europe, la Russie, l'Inde (mais avec des images documentaires exclusivement) et le Japon et l'Afrique, à la recherche de l'âme sœur...
... et ce, malgré les barrières douanières !
Une bonne troisième prise !

AR : Tornando a casa
Pauvres pêcheurs napo-siciliens et immigrants maghrébins clandestins : même combat ?
Même galère en tout cas, quand eldorado et pays d'origine se rejoignent...

AR : Turning gate
Portrait d'un jeune acteur au chômage qui se rattrape en se la "jouant " auprès de deux admiratrices ?
C'est déjà difficile d'être humain, essayons de ne pas devenir des monstres !

AV ! Le carrefour de la mort (Kiss of death)
Une très bonne surprise (de 1947) que cette illustration de la réinsertion, de la récidive, de la "balance" et de... la rédemption !
Avec un Victor Mature et un Richard Widmark plus que convaincants !

AV ! La salamandre
... ou : Pierre et Paul se montent un bateau !
(Allez savoir pourquoi on pense à Céline & Julie : Bulle, l'enquête...)
Plein d'humour, et aussi politique - ce qui peut étonner pour la Suisse d'il y a 33 ans !

semaine du 21 au 27 janvier 2004 :

AV ? 21 grammes (21 Grams)
... c'est léger !
Alors, au montage, on joue (mal) à Le vent en emporte autant, histoire de faire illusion... et de faire avaler au spectateur (qui se lassera vite des incessants allers et retours temporels sans objet) sa "philosophie" numérologico-superstitieuse du sens de la vie !
Bon, les acteurs sont bons, mais ça ne fait pas un film...

AV ! Ana (Real Women Have Curves)
Même sans le comparer à celui de Yessica, dramatique, assurément un conte de fées très "american dream", que ce fabuleux destin... d'Ana !
Sacrément réjouissant, en tout cas...
Et bien sûr, l'interprétation est, de même, remarquable... de la fille à la mère !

AV ! Chère Martha (Mostly Martha - Drei Sterne)
Un vrai régal qui nous vient d'outre-Rhin (avec une pincée d'épice transalpine) à déguster d'urgence...
.... jusqu'à la musique !
Dans la salle de cinéma, il ne manquera guère au bonheur du spectateur que... le fumet !
Mais il pourra se rattraper à la sortie en se ruant au restaurant - mais un bon, hein !

AR : Condor : les axes du mal
... existent aussi sur le continent américain : dictatures du Chili, de l'Argentine, du Paraguay...
... sans oublier leur nexus !
Témoignages de victimes et de parents de disparus (durant ces trente années de torture et d'assassinats "inter-États ") et de bourreaux et de "contreurs de terroristes" qui, aujourd'hui encore, persistent... et signent !

AR : Dead or alive n°2
Un retour dans leur île d'origine pour deux tueurs à gages, amis d'enfance qui se sont retrouvés sur... un même contrat !
Et une vision caritative de leur "métier" !

AR ? Dead or alive n°3
Le dernier de la série, et aussi hélas le moins bon de par la faiblesse du scénario et le relâchement de la mise en scène...
Dommage, car il y avait là des pistes intéressantes à explorer, plus qu'un vague pastiche (ou hommage ?) des moutons électriques...

AR ! Je t'aime, je t'adore
Qu'est ce qui fait un couple : l'habitude, un coup de foudre, un grain de peau, un enfant, la réflexion ?
Qu'est ce qui fait qu'un couple se défasse : l'habitude, un autre coup de foudre, l'enfant d'un autre, l'action...
Des questions et des réponses en demi-teintes... comme dans la vie !

AV : Massacre à la tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre)
Un remake pas dégueu (quoique !) qui vaut le... détour !
Avec Jessica Biel en guise d'Eliza Dushku !

AV : L'oiseau bonheur
Un délicat devoir de mémoire pour les petits (et pour les grands) qui aura mis dix ans pour nous parvenir du Japon : enfin, mieux vaux tard que jamais - et plus jamais ça pour ce qui est des "little boy" !
En première partie, Paradis, une explosion... de couleurs !

AR : Père, fils (Otets y sin - Father and Son)
Relativement accessible - du moins visuellement : très peu de déformations de l'image...
Mais on aurait préféré moins de dialogues pour mieux écouter la musique, la bande son - on a pensé à Solaris...

AR : Printemps dans une petite ville (Springtime in a Small Town - Xia Cheng zhi Chun)
Un film qui aurait plu à l'attaché de presse d'un éphémère Ministre de la Culture (qui, plus tard, se lancera avec plus ou moins de bonheur dans l'affrètement d'hélicoptères pour le Tibet) : lent, épuré, simpl(ist)e, et où il ne se passe rien...
Faux : il suffit de savoir regarder (et, pour les élèves que leurs profs emmènent au théâtre sans les briefer, écouter - au lieu de parler pendant la pièce : 1) un peu de respect n'a jamais fait de mal à personne ; 2) on risque moins d'étaler sa bêtise en l'ouvrant ; 3) et surtout, se rappeler que la compréhension commence toujours par l'écoute)...
En fait, l'ébauche d'un dégel des sentiments dans un triangle amoureux : c'est normal que ça prenne du temps !

AV ! Le sourire de Mona Lisa (Mona Lisa Smile)
Un cercle des ménagères programmées (dès la naissance !) que Mona Lisa va s'employer à briser pour le plus grand bonheur des spectateurs, il est vrai à cinquante ans de distance...
Et un casting de impressionnant pretty pupils ayant chacune son caractère !

AV ! La féline (Cat People)
Cha...lousie, quand tu nous tiens...
Fachinant, auchi !

semaine du 14 au 20 janvier 2004 :

AV : Albert est méchant
... et Barbara est Monique !
Une plutôt bonne surprise qui sait aussi donner dans la critique et ne mérite pas qu'on la boude...

AV : Les amateurs
... pas tant que ça, pour ce qui est du jeu !
D'accord, il y a les vieilles barbes, mais les petits jeunes assurent en vrais pros : on ne s'ennuie pas, même si l'on note quelques pauses dans le rythme de cette sympathique comédie...

AV : Dead or alive n°1
Un polar relevé mêlant yakuzas, chinois et policiers, véreux, démissionnaires ou zélés, avec un zeste de zoophilie et de scatologie pour faire mauvais genre...
Et une fin délirante pour le prochain DOA ?

AV : Le dernier Samouraï (Last Samurai)
Une belle fresque sur le passage du Japon dans l'ère moderne, tournée... en Nouvelle-Zélande avec Tom Cruise !
Bref, toute ressemblance, etc. serait vraiment fortuite - mais on passe un bon moment quand même !

AR ! En ce temps-là, l'amour...
C'est sobre, nécessairement. Alors on écoute. Et, peu à peu, on voit...
On voit les grimaces du clown d'effroyables jardins, on voit l'oncle Antoine au conseil de révision qui ne démord pas de ses précieux douze ans, on voit la demande en mariage et la danse d'un père pour son fils du même âge...
Et même : on entrevoit les deux seules libertés qui nous appartiennent en propre (rassure-toi, mon petit F., on ne pourra jamais t'enlever ce que tu n'as pas) : celle de rire... même du pire, et celle de mourir... en échappant à ses bourreaux !
Et, accessoirement (!)... on se souvient !

AV ! L'étrange Monsieur Peppino (L'imbalsamatore)
Original, de l'histoire aux images, le tout créant une ambiance particulière entre grisaille (la réalité ?) et onirisme...
Une œuvre, une vraie !

AR : The fog of war (Eleven Lessons of Robert S. McNamara)
En gros, comment se mêler de ce qui ne vous regarde pas et persister d'autant que vous connaissez en rien l'autre parti...
Et le pire, c'est que JFK aurait vécu, on n'est pas sûr que les choses auraient vraiment été différentes...
En tout cas, avec W. elles ne pourraient être pires !

AV : The soul of a man (Collection : The Blues)
Une belle évocation de trois blues men (Blind Willie Johnson, Skip James et J. B. Lenoir) qui mêle reconstitution, interviews et images d'archives afin d'illustrer leurs enregistrements originaux...
Quant à leurs reprises plus récentes, il faut avouer qu'elles font souvent pâle figure !

AR ! Uzak
On ne choisit pas sa famille... mais ça ne devrait pas empêcher de communiquer !
Il est vrai qu'un seul être vous manquant...
Comme un regard d'Ulysse intérieur dans un Istambul inhabituel (enneigé), par un réalisateur qui aura bien transformé l'essai !

AV : Violence des échanges en milieu tempéré
Dans la droite (?) ligne de Ressources humaines, une illustration du beau métier d'auditeur dans un grand cabinet anglo-saxon... ou comment devenir un fasciste ordinaire ?
Quand donc les règles des bilans comptables (déjà allègrement violées par les cabinets d'audit) incluront aussi cette part de l'entreprise niée par les financiers : les hommes ?
Car il s'agira là d'équilibrer aussi la colonne des coûts humains...
C'est ce qu'essaie, à son niveau, cette comédie très humaine !

semaine du 7 au 13 janvier 2004 :

AV : Deux en un (Stuck on you)
Drôle mais aussi humain, s'attachant au regard porté par les vrais monstres - nous ! - sur les personnes "différentes", jumeaux "conjoints" ou... gentille bimbo !
Le mauvais goût esquivé au profit de l'humour et de la tolérance : ce n'était pas gagné !
(Profond, aussi - autobiographique ? - : cf. la relation entre deux frères restés inséparables...

AV ! L'esquive
... et les disputes !
Un jeu de l'amour et du hasard qui se déroule dans une téci d'aujourd'hui à un rythme d'enfer (deux heures sans le moindre temps mort !), bluffant de vérité (mais pourtant sans improvisation, tout est écrit et travaillé, fichtrement !), et techniquement parfait (cf. la virtuosité et la fluidité des gros plans, omniprésents)...
Une réussite, donc, qui n'est pas due qu'à la faute à...Marivaux !

AV : Gothika
Pas de génie (on est à Hollywood), mais du métier : efficace, donc - à défaut de substantifique moelle !
Sinon, les effets musicaux sont parfois un peu lourdingues, et, ce qui est plus grave : un peu raciste, quand même...

AR : Kiss of life
... pour les uns, kiss of death pour les autres (air connu) - mais pas forcément ceux auxquels on pensait !
Intéressant, intelligent et plein d'émotion, mais le montage (à base de parallélisme et de coïncidence) n'est pas à la hauteur de l'ensemble...
Un peu plus d'audace, de rupture dans la linéarité et l'essai était transformé !

AR ! Lost in translation
... c'est pourquoi l'on vous laisse traduire le titre !
Disons que les décalages (horaires) semblent insurmontables aux Américains, ou bien qu'ils ne savent décidément pas s'adapter à un autre monde... du moins où les écriteaux ne sont pas en anglais !
Cette caricature mise à part, on pourra goûter de cet autre jeu de l'am... itié et du hasard de ces deux formidables... lost in Tokyo !
Le premier bon film de Sofia Coppola...

AV : Nathalie...
Pour la photo, et les acteurs/trices qui font oublier la faiblesse et les invraisemblances du scénario... comme le postulat de départ !
La place rouge était vide, quoi...

AV : Fenêtre sur cour (Rear Window)
Un huis clos célèbre qu'on peut voir...
... mais pas forcément revoir !

AR ? Médée (Medea)
Un début assez verbeux - mais hélas le son n'est pas vraiment synchrone - avec Laurent Terzieff (jeune) en centaure(s), puis un long tunnel sans paroles : ah bon, c'est du figuratif...
Rassurez-vous, il finira par y avoir d'autres tirades, mais si l'image a été restaurée, la synchro reste d'époque - càd inexistante - que l'acteur s'exprime en français, grec, arabe ? et même... italien !
Si l'on ajoute une caméra aux mouvements hésitants (bien qu'en grand-angulaire !), on se doute que l'entreprise a plutôt dû être de l'ordre du radeau de la méduse que du bateau des Argonautes...
Bon, les images et le temps sont beaux, les figurants (très) nombreux et, si l'interprétation souffre de l'a-synchronisme, Maria Callas campe une Médée très convenable - quoique symbolique !
A quand une Médée plus moderne, tiens, adapté du livre de Christa Wolf ?

semaine du 31 décembre 2003 au 6 janvier 2004 :

AV ! Le baiser de l'ours (Bear's kiss)
Une très belle histoire d'ourson et de jeune fille... qui, hélas, vont grandir - mais sinon, il n'y aurait pas d'histoire !
Une jeune héroïne (Rebecka Lijeberg) (très Anna Paquin, à suivre) dont on suivrait bien la roulotte de Russie en Espagne via la Suède et l'Allemagne... et même en Sibérie !
Grrrr...

AV : Calendar girls
De saison, alors autant contribuer à la recherche contre le cancer !
Bon, s'essouffle un peu lors de l'(inutile) épisode d'Hollywood, mais se reprend...

AV ! Comme si de rien n'était
Une autre vie rêvée d'un autre ange, français, celui-là, et vue par les yeux de celui qui est (pour un temps) resté sur terre...
Du Wim Wenders du temps des Ailes du désir...

AR : Dracula, pages tirées du journal d'une vierge (Dracula)
Une chorégraphie N&B, avec rouge (sang) et vert (dollar), mais surtout de la lumière - beaucoup de lumière, et, bien sûr, de la musique - et surtout pas de paroles... comme à l'époque ?
Une œuvre hors des sentiers battus qui vaut assurément le détour...

AV : Master and commander : De l'autre côté du monde (Master and commander : The Far Side of the World)
Du bel ouvrage, car :
1) nous fait passer plus de deux heures agréables en compagnie des hommes sans que l'absence d'élément féminin se fasse sentir ;
2) nous fait - foin de tout chauvinisme ! - soutenir le capitaine anglais et son équipage aux dépens de celui du corsaire français : assurément un bon film, donc...

AV : L'homme qui n'a pas d'étoile (Man without a star)
... mais des cicatrices !
Un western qui annonce la fin d'une époque, celle du Grand Ouest sans limites... et a sans doute inspiré l'album de Lucky Luke Des barbelés sur la prairie !

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