de l'année 2003 :
AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR : à regarder - pour apprécier ; AE : à éviter.
semaine du 31 décembre 2003 au 6 janvier :
AV ! Le baiser de l'ours (Bear's kiss)
Une très belle histoire d'ourson et de jeune fille... qui, hélas, vont grandir - mais sinon, il n'y aurait
pas d'histoire !
Une jeune héroïne (Rebecka Lijeberg) (très Anna Paquin, à suivre) dont on suivrait bien la
roulotte de Russie en
Espagne via la Suède et l'Allemagne... et même en Sibérie !
Grrrr...
AV : Calendar girls
De saison, alors autant contribuer à la recherche contre le cancer !
Bon, s'essouffle un peu lors de l'(inutile) épisode d'Hollywood, mais se reprend...
AV ! Comme si de rien
n'était
Une autre vie rêvée d'un autre ange, français, celui-là, et vue
par les yeux de celui qui
est (pour un temps) resté sur terre...
Du Wim Wenders du temps des Ailes du désir...
AR : Dracula, pages tirées du journal d'une vierge (Dracula)
Une chorégraphie N&B, avec rouge (sang) et vert (dollar), mais surtout de la lumière - beaucoup
de lumière, et, bien sûr,
de la musique - et surtout pas de paroles... comme à l'époque ?
Une œuvre hors des sentiers battus qui vaut assurément le détour...
AV : Master and commander : De l'autre côté du monde (Master and commander :
The Far Side of the
World)
Du bel ouvrage, car :
1) nous fait passer plus de deux heures agréables en compagnie des hommes sans que
l'absence d'élément féminin
se fasse sentir ;
2) nous fait - foin de tout chauvinisme ! - soutenir le capitaine anglais et son équipage aux dépens de
celui du corsaire
français : assurément un bon film, donc...
AV : L'homme qui n'a pas d'étoile (Man
without a star)
... mais des cicatrices !
Un western qui annonce la fin d'une époque, celle du Grand Ouest sans limites... et a sans doute
inspiré l'album de Lucky
Luke Des barbelés sur la prairie !
semaine du 24 au 30 décembre 2003 :
AR : 25 Watts
L'un fume (beaucoup), a le câble (et une grand-mère !), et est amoureux de sa prof (particulière) d'italien ;
L'autre, en voiturier-publiciste, a reçu comme cadeau de rupture un hamster de sa copine ;
Le troisième, de rencontre en rencontre, finira par louer un Trinita suédois...
Eh bien, une fois leur vitesse de croisière atteinte, ces petits riens mis bout à bout finissent par faire quelque chose... et, du moins, nous faire rire !
AV : Freaky friday (Dans la peau de ma mère)
Ou une manière de résoudre les conflits inter-générationnels ?
En tout cas, une bonne surprise, qui doit beaucoup à ses deux "interverties"...
extraverties !
AV ! Happy end
... ou Amélie à New York, où Sue s'était perdue...
Mais cette fois-ci ce sera bel et bien un conte de fée pour Audrey Hepburn - euh, Tautou - à
nouveau en immigrée dans un
pays libéral...
AR : Les lionceaux
La forme est originale, mais finit par lasser...
Le fond serait pasolinesque, ou plus prosaïquement : la jalousie féminine, illustrée ici par deux sœurs se disputant un jeune naufragé plus bovin que beau - mais je ne suis pas qualifié pour en juger !
AV ! Ma vie sans moi (Mi vida sin mi)
La grâce...
Quelque vie rêvée d'un ange, probablement...
AV : Le médaillon (Highbinders)
Un enfant genre Bouddha réincarné et un médaillon qui rendent immortels, ça n'est pas très neuf...
... mais un Jackie Chan et une jolie meuf (Claire Forlani) ça ne se refuse pas !
Et retrouver Lee Evans (Funny bones) non plus !
Opopomoz
AV ? Qui a tué Bambi ?
Pour : l'ambiance, glaçante et aseptisée...
Contre : le scénario, quasi-inexistant (on a tout compris dès les cinq premières minutes - on en a vite fait... le Tours !), et la fin qui s'étire, s'étire... sans le moindre rebondissement !
AV : Scary movie 3
Une parodie de Le cercle, Signes, 8 Mile, 7 jours et une vie et avec (liste non exhaustive) des clins d'œil à Matrix (le 2), Air force One, Y a-t-il un flic pour sauver le président ?, etc.
Plutôt réussie, avec une vraie histoire... et saupoudrée de quelques faits d'actualité !
AR ! The Station agent
Rester solitaire par choix, ou plutôt à cause du regard que vous porte la société, ou parce que l'on ne veut pas en finir avec un deuil...
Ou au contraire s'ouvrir aux autres, parce qu'on sent que l'on va perdre son père, ou que l'on a rencontré un promeneur de sa taille... mais pas de son âge !
Et si l'on prenait un verre, en regardant passer les trains ?
AV : Allez coucher ailleurs ! (I Was a Male War Bride)
D'abord, il faut qu'entre deux "je ne vous aime pas - moi non plus" le french capitaine se déclare...
Du coup, trois cérémonies ne seront pas de trop pour gagner sa nuit de noces bien méritée...
... mais ce serait sans compter sur la lourdeur de l'administration américaine (en non française, une fois n'est pas coutume !) concernant les "mariées de guerre" !
Géant (Giant)
semaine du 17 au 23 décembre 2003 :
AV ! Après vous
Drôle, mais ne délaisse pas les sentiments (ceux du mal de vivre) pour autant...
Un grand cru...
AR : L'enfant au violon (Together)
Ne prend son rythme de croisière qu'au bout d'une demi-heure, nous a-t-il semblé - enfin, il en reste encore trois pour apprécier...
Plutôt un conte qu'autre chose, ou alors, le violon en Chine, ça doit être vachement fastoche : il suffit que les professeurs demandent à l'élève de jouer, et hop!, ça roule sans une fausse note !
AR ? L'homme sans tête
Pour l'esthétisme, les effets spéciaux...
Le scénario, lui, est un peu... court !
AR ! In the cut
... ou à la recherche de sa sexualité, pour une femme, ce qui est loin d'être évident outre-Atlantique !
Bon, il y a peut-être en plus, pour le public anglo-saxon qui ne conçoit pas le sexe sans violence (mais très bien sans amour !), un essai de polar avec "serial cutter" à la clé - mais ici on s'en fiche !
Et si on regrette cet "ajout", on le verra plutôt comme un fantasme, une manière "d'illustrer le propos" : que le plaisir féminin existe !
AR : Kitchen stories (Salmer fra Kjøkkenet)
... ou comment s'est développé IKEA !
L'un observe, l'autre pas... quoique !
Observation scientifique poussée jusqu'à l'absurde + sérieux suédois appliqué au doute norvégien =
Humour froid mais...
chaude humanité !
AR : Parfum de violettes (Perfume de violetas, nadie te oye)
Eh oui, il y a aussi des sociétés machistes, brutales, révoltantes, insupportables où il n'est même pas nécessaire de forcer femmes et filles à porter le voile : car ce sont elles-mêmes qui se voilent les yeux, mères, directrices d'école, assistantes sociales (si tant est qu'il y en ait ?)...
Une monstrueuse et inique servitude pourtant maintenue par la force et l'ignorance, de génération en génération, et qu'il est plus que temps de briser... par ingérence humanitaire !
Le Seigneur des anneaux - Le retour du roi (The Lord of the Rings : The Return of the
King)
Station spatiale (Space Station)
AV : Un cœur ailleurs (Il cuore altrove)
Original mais pas vieillot, drôle et tendre : que demander de plus ?
À déguster pleinement, même en fermant les yeux !
AR ? Les tribulations de Balthasar Kober (Niezwykla podroz Balthazara
Kobera)
Une sorte de Kaspar Hauser relâché dans l'Allemagne du fin du XVIè
siècle, puis jusqu'à Venise
- en guise de Casanova ?
On n'est pas contre le principe, mais il n'y a pas vraiment de suivi dans le scénario, et entendre le
doublage polonais
des acteurs de langue française n'aide pas à rentrer dans le jeu !
AV : Les trois Mousquetaires (The Three Musketeers)
Essaie de faire tenir le roman dans un peu plus de deux heures de film, alors bien sûr, si on ne
connaît pas l'histoire... mais
on la connaît !
Pour le kitsch... et la nostalgie ?
AV ! Une heure près de toi (One hour with you)
En fait, une heure dix-huit minutes de pur bonheur !
Un docteur de mari (Maurice Chevalier, toujours délicieux en anglais dans le texte), sa jeune femme depuis trois ans (Jeannette MacDonald, charmante mais fidèle) et son amie d'enfance Mitzi (Geneviève Tobin, spécialiste es nœuds... de cravate !) : tous les ingrédients réunis par la famous Lubitsch touch !
semaine du 10 au 16 décembre 2003 :
Les clefs de bagnole
AR : Les contes de l'horloge magique
Réalisés en 1924 et 1928 et récemment restaurés, ces trois contes à marionnettes animées avec une
finesse étonnante sont
à (re)découvrir absolument !
Car outre leur qualité technique, on doute qu'au temps des images numériques des films utilisant les
mêmes principes soient
encore mis en chantier...
Derrida
AR : La fille (A filha)
Rentré trop tard à la maison pour fêter l'anniversaire de sa fille, un père part à sa recherche...
On la croit d'abord toute petite (les images du début), puis on apprend qu'elle vient d'avoir dix-huit
ans (l'âge
où une fugue cesse d'en être une), et, aux deux tiers du film, on bascule dans la folie du quêteur et
une
stylisation de l'inceste, puisque c'est là le propos...
AR : La fin du règne animal
... pour cause de pollution ?
En tout cas, si l'on n'est pas sûr de toujours réussir à faire revoler les oiseaux morts, ni d'arriver à
toucher le cœur de la
nouvelle institutrice, on peut le craindre... au point de finir en Noé sans arche !
Mais on aura malgré tout vécu jusque-là avec la nature, et considéré les bêtes comme des
êtres capables d'aimer -
pas que d'aimer bien...
Innocents (The Dreamers)
AV : Les Looney Tunes passent à l'action (Looney Tunes : Back in
Action)
Un double duo : Daffy et DJ, les loosers, et Bugs Bunny et la blonde (Dharma)...
the winners
?
Et bien sûr, ça part dans tous les sens, pour le plaisir des petits... et des plus grands, qui seront bien
en peine de dénombrer
de manière exhaustive toutes les références qui doivent bien courir (bip ! bip !) sur un bon
demi-siècle de James
Bond et de dessins animés !
AV : Ripoux 3
Pas aussi rythmé qu'il aurait pu être - certes, il y a un retraité... mais aussi un stagiaire pour apporter
du sang neuf !
Un bon moment quand même...
AR ! Thirteen (13)
... ou le vrai déclin de l'empire américain, déjà écrit dans son avenir : sa jeunesse !
Un bon scénario, très documenté - une des jeunes interprètes (celle qui ressemble assez à Tori
Welles) a co-écrit le
scénario...
Bref, ça fait froid dans le dos !
semaine du 3 au 9 décembre 2003 :
AR ! Amour secret (Stille Liebe)
Doit-on, exclu(e) du monde des sons, s'exclure du Monde (ou vivre en marge) pour autant ?
Si j'étais Président de la République... (air connu) : eh bien, à la vue de ce film, je décréterais la LSF comme deuxième (et égale) langue de l'hexagone, et la rendrait obligatoire dès la maternelle pour que, dès la prochaine génération, la richesse culturelle de la France se voie décuplée !
Mais je ne suis pas Président... et si celui de notre France bananière s'y engageait, ce ne serait certes pas sans arrière-pensées...
Qu'importe : nous avons tous, feignants des yeux et yeux mobiles, à y gagner !
Et puis, s'il avait pu se sentir vieux avant un certain mois d'août 2003...
Elfe (Elf)
AR : Jellyfish (Akarui Mirai - Bright Future)
De la schizophrénie et du merveilleux (tendance symbolique) comme révélateur de la psychologie humaine de quelques Japonais ordinaires : un fils dont on se demande si sa méduse ne lui a pas monté à la tête, son ami qui va en "hériter" (entre autres choses), et le père du premier qui finira par adopter le second - à défaut du sien naturel qui se détournera de lui, sans jamais avoir été proche...
Un manque partagé pourra-t-il être comblé à force de méduses rouges ?
Riche et intelligent.
AV ? Love actually
Des sketches, en fait...
Beaucoup (trop ?) de beau monde, du coup pas de mise en scène, ni de scénario : une suite de sucreries jamais aigre-douce, pour plaire à tout le monde...
Résultat : marketing 100 %, art 0 %...
AR : Merci... Dr Rey
Au début, on se dit qu'on a là un scénario plutôt lourdingue, basique, caricatural, digne (!) de tous ces téléfilms et séries délétères que les Américains vomissent sur le monde : classique dirait-on, dès lors qu'un Anglo-saxon s'essaie à la cuisine française ou, en l'occurrence, à la psychologie de l'amour et du désir... et à Paris, excusez du peu !
Mais il nous faudra au bout du compte reconnaître que ce qui n'était tout d'abord qu'une ébauche grossière s'est peu à peu transformée, sous les coups d'un improbable marteau rodinien et la grâce de ses interprètes (particulièrement Jane Birkin !), en quelque statuette très "vieille dame anglaise"...
Et, du coup, les nombreuses références aux productions Merchant-Ivory trouvent leur raison d'être... autre que mercantile !
AV ! La nuit de la glisse - le film (Perfect Moment - L'aventure
continue)
Mais comment font-ils ça, et surtout comment cela a-t-il été filmé ?
Bref, des images époustouflantes, très bien accompagnées par la musique : ne pas manquer, malgré
une sortie
spartiate
!
AV : Pas sur la bouche
On ne s'attendait pas à retrouver Alain Resnais sur le terrain glissant (et vieillot ?) - en tout cas, pas
ouvertement intellectuel
- de l'opérette...
Eh bien, c'est plutôt réussi... musique, acteurs et décors !
AV : La prophétie des grenouilles
Une savoureuse version de l'Arche de Noé, peut-être un chouia trop bavarde...
Tout public ou presque - un avertissement pour les plus petits... et/ou sensibles !
AR ? Reconstruction
Un jeune photographe suédois largue sa blonde dans le métro (sans conducteur) pour en suivre une
autre...
On ne comprend pas trop le pourquoi de cet "échange standard", n'étant sans
doute pas
assez suédois
pour pouvoir différencier une blonde d'une autre... d'autant que dans le film, il s'agit de la même
actrice (Maria Bonnevie) !
Bref, on a dû mal à monter dans le train, et, une fois embarqué, on trouve que, décidément, la
mariée était trop
belle ! (ou
l'intrigue plutôt mince...)
AR : Les semeurs de peste
... ou : des boucs émissaires à tout prix !
Si la forme est austère, le ton y est ; quant au fond, il n'aura guère varié (cf. le SIDA et... le futur procès de Sadam ?)
S.W.A.T. - Unité d'élite (S.W.A.T.)
AV ! Ma vie de chien (My life as a dog)
On avait aimé lors de sa sortie : pas de raison qu'il en soit autrement aujourd'hui !
Tout public.
semaine du 26 novembre au 2 décembre 2003 :
AV ! Crush - le club des frustrées (Sad Fucker)
En fait, une histoire d'amour (snif) et d'amitiés (miam)... contrariés !
Jouissif et bouleversifiant...
AR : Cuba son
Le "son" de Cuba, un autre Buena Vista Social Club dont on ne se lasse décidément pas...
... d'autant que les prise de vue, de son, et le montage sont remarquables !
AR : Greetings
Un inédit (1968) en France d'un des premiers Brian De Palma, où l'on y trouve déjà tous les thèmes (et la technique !) de ses prochains films...
À déguster.
AV : Kill Bill - Volume 1
Où Quentin se la joue, quand même, dès le label "quatrième film de QT", et par l'emploi de retours en arrière n'ayant pas de réelle utilité narrative - ils apparaissent plus comme une fausse AOC : "ce n'est pas qu'une banale histoire de revanche 100 % baston, c'est aussi un film sophistiqué, si ,si !"...
Enfin, bon, le casting est plaisant, la musique rappelle quelques fois celle des westerns spaghettis de la grande époque, alors... on reviendra pour les trois qui restent !
AV ! Le monde de Nemo (Finding Nemo)
Une réussite, tant visuellement (jusqu'au poisson Dory qui a des mimiques... d'Anémone !) que par l'histoire...
Tout public.
AR : Le monde vivant
Un peu à la manière du Perceval le Gallois de Rohmer pour les dialogues et la stylisation, et du Pacte des loups ou du petit poucet pour l'histoire - mais où l'imagination, le hors cadre remplacent le (sanglant) réalisme...
Un court de la même veine (à base de loup-garou) en complément de programme.
AV ! Le retour (Vozvraschenie)
... du père prodigue, et un voyage initiatique d'une semaine pour ses deux fils !
Un mythe intemporel comme la pluie, la forêt, la mer, les îles, et où chacun devra accomplir son destin, se "jeter à l'eau" - ah, les symboles !
Un concentré de grâce et de justesse...
AR : Rêves de France à Marseille
La (sale) cuisine d'établissement des listes électorales, ici à Marseille, pour les municipales de 2000...
Quand les places sont chères, le casse-tête pour placer amis, contenter ses alliés (de la gauche plurielle, qui explosera le 21 avril de l'année suivante) et concilier "représentativité" de la population - plus à des fins électorales que par réel souci démocratique, d'ailleurs...
S'il n'est pas sûr qu'appartenance à une "communauté" soit gage d'efficacité, un geste, quand même, ça compte...
Enfin, les élus beurs restèrent malgré tout - in extremis - ceux des listes de gauche, la droite étant, à son habitude, restée sur ses... positions !
AR ! Un rêve algérien
Ou comment la France, fraîchement libérée du nazisme, s'est comportée comme ses anciens bourreaux vis-à-vis du peuple Algérien... et des Européens qui l'ont aidé dans la reconquête de son indépendance.
Ce n'a pas été quelques "incidents" isolés : cela a duré... et a toujours été nié !
À quand la vérité, rien que la vérité... toute la vérité !
semaine du 19 au 25 novembre 2003 :
AR : Deux anges
... ou la culture malgré tout !
Et s'il n'est plus possible d'aller à l'école, alors ce sera la musique !
Enfin le premier film d'un amoureux du cinéma - et de Par(ad)is, à qui il continue de faire connaître et apprécier le cinéma iranien...
AV : Intolérable cruauté (Intolerable Cruelty)
Pas fondamentalement indispensable, même si l'on est avocat spécialisé en divorces de haut vol (!)
ou divorcée spécialisée
itou !
Un bon moment.
AV : Michel Vaillant
Pas trop fidèle à l'esprit de la BD, spécialement pour ce qui est de la conduite "civile"... qui ne l'est pas vraiment !
De belles vues sinon, même si les couleurs sont généralement froides et granuleuses : un mauvais DV ?
AR ! Mon voyage d'hiver
Beau.
(Rien à voir avec le chiant et inintéressant Voyage à La Haye qu'on a subi au théâtre, par exemple...)
Bien sûr, il faut savoir regarder (ah, ces paysages de neige dans lesquels on se meut - non, on glisse !) et écouter (la musique de Schubert, etc.), regarder et écouter (cadrages et textes)...
Une œuvre, une vraie !
AV ! Motown : la véritable histoire (Standing in the Shadows of Motown)
... c'est à dire celle des Funk Brothers, musiciens et arrangeurs de Motown - Detroit qui, depuis plus de quarante ans, ont "fait" la pop américaine...
... sans pour autant avoir eu droit à leur nom sur les disques !
AV ! Nada+ (Nada)
Ou, sous les pavés (un pays ruiné par plus de cinq décennies de régime castriste)... la plage !
Un fabuleux destin, celui de Carla Perez, haut en couleurs !
AR ! Northfork
... ou l'ultime sauvetage, pour cause d'engloutissement programmé, des derniers réfractaires d'un moderne Atlantide...
Tout un univers peuplé d'une famille d'anges dé-plumés et d'hommes gris en imperméable... et voitures noires !
AV : Le purificateur (The Order)
Où l'on retrouve avec plaisir le très christique Chevalier qui ici a pris l'habit d'un ex-orciste... qui prend sur lui !
Immortel.
Un Matrix III très fin de siècle...
AR ! Stormy weather
L'une parle, l'autre pas...
L'une est renfermée, l'autre va se retrouver exposée aux rigueurs de l'extérieur islandais...
Un voyage en soi et vers l'autre, quoi !
AR ? Variété française
Le problème c'est que le fils prodigue n'est pas vraiment accrocheur comme acteur, et que, une fois que les jeux sont faits, le plus bienveillant des spectateurs s'interrogera studieusement - mais en vain - quant à l'utilité de la dernière demi-heure !
Les autres, eux, auront décroché...
De sang froid (In Cold Blood)
semaine du 12 au 18 novembre 2003 :
AV : Amours troubles (Gigli - Though Love)
Ne trouvera probablement pas son public (très loin des fans d'Alerte à Malibu !), ce qui est dommage, car le mâle américain en prend pour son grade, et c'est par trop rare à Hollywood (comme de parler de sexe sans bêtifier ni ricaner) pour qu'on ne le souligne pas !
Espérons qu'il y aura des émules !
AR : La délation sous l'occupation
Délation : n. f. Occupation préférée de 3 millions de Français durant la Deuxième guerre mondiale (voir aussi Collaboration, Résistance).
Collaboration : n. f. Excès de zèle dans la délation ; fait aussi appel à un certain opportunisme, mais aussi à moins de lâcheté et d'hypocrisie...
Résistance : n. f. Choix d'autant plus courageux qu'il aura été effectué dès 1940. En 1945, sous couvert de ‘Réconciliation Nationale', englobera une part conséquente des classes ‘Délation' et ‘Collaboration'.
AR ? Dervis
Désolé, mais on est passé à côté...
Il faut dire qu'à l'image, la succession continuelle de champs/contre-champs pousse à la somnolence et que, du côté du son, l'ajout systématique d'un bruitage "extérieur" peu crédible à ces "conversations en chambre", outre son absurdité, n'aide pas vraiment à se concentrer sur les propos échangés - dont l'aridité requiert déjà suffisamment la pleine attention du spectateur !
AV ? La Felicita, le bonheur ne coûte rien (La felicita non costa niente)
... enfin, quand on est riche !
De plus, même si ce n'est pas le cas, fleure un peu trop le nombrilisme... et donc, manque de recul !
Du coup, d'intérêt limité - malgré sa forme narrative originale et quelques bons moments...
On reverra avec d'autant plus de plaisir La Seconda Volta...
AR ! Histoire de Marie et Julien
Mystérieux, intriguant, décalé, onirique, magique...
Et une fin qui justifie l'ensemble, évidence pourtant trop souvent oubliée, bien que gage d'une bonne histoire, une vraie... une histoire d'amour !
BEAU.
AV ! Laurier blanc (White Oleander)
Remarquablement joué par ses interprètes (féminins) qui, à commencer par Alison, les ont largement mérités... avant les Oscars ?
Foncez !
AR ! Les marins perdus
... en mer ? Non, car en fait, on reste à quai... ce qui n'empêche pas le mal de mer !
Image, interprétation, intelligence de la mise en scène : trois raisons d'embarquer !
AR ! Mister V.
Cadrages, déplacements de la caméra, intrigue, et même, jeu de l'acteur principal : formidables !
Épique - euh, hippique !
AR ! Oasis
Un film d'autant plus beau et poétique qu'en contraste, la société sud-Coréenne et les valeurs
familiales apparaissent
particulièrement hideuses et cupides !
Rafraîchissant - à l'image de ces quelques
moments de grâce
particulièrement bienvenus !
AR : Pas de repos pour les braves
Pas plus que Johnny ne retrouvera son fusil (que lui emprunta Basile ?) une chatte n'y retrouvera ses
petits, devra s'avouer
le spectateur - sans doute insuffisamment attentif - qui aura loupé le coche...
Bah, ce n'est pas grave, il est beaucoup question de rêves... n'empêche qu'on préférait les films précédents, qu'on vous re-recommande !
AR ! La petite prairie aux bouleaux
Le lieu, vide, et les souvenirs, qui rappellent ce qu'il fut - un enfer, le demeure pour ceux qui en ont
réchappé... et le restera à jamais, le passage de témoin effectué : la Mémoire est sauvée !
Images, dialogues et interprétation : tous au service de ce témoignage bouleversant...
AV : Souviens-toi de moi (Ricordati di me)
... ou plutôt de nous, qui nous nous sommes tant aimés ?
Une crise familiale somme toute banale qui vaut cependant par la qualité de leurs interprètes...
... et la critique (?) de la trashTV transalpine !
semaine du 5 au 11 novembre 2003 :
AR ! Bye-bye Africa
Documentaire et fiction à la fois, le premier film du réalisateur d'Abouna est bel et bien un coup de maître : il démontre non seulement que, n'en déplaise à Hollywood, la qualité n'est pas proportionnelle au kilo de billet vert, mais que documentaire peut rimer avec intérêt, émotion avec réflexion, constat avec... commencement !
Donc, see you soon Africa !
AV : Frères du désert (The four
feathers)
Si, si, il y a bien là comme un souffle épique, malgré de mauvaises et hâtives critiques de
"professionnels"
blasés...
J-C et Lawrence d'Arabie, tenez-vous bien !
AR ! Lovely Rita
... où l'in-communication chez les Autrichiens : l'adolescence de la Pianiste et une fin logique à la Haneke...
Terriblement juste !
AV ! Matrix revolutions
Yes !
Justifie le II, qui du coup prend une vraie saveur, et donne envie de revoir le premier... lors d'une nuit Matrix ?
Mauvais esprit
AV : Les sentiments
Ouais... pas sûr qu'il n'y en ait, on reste à la surface des choses : il s'agit plus d'une comédie un peu décalée et sans grande conséquence dont les "scènettes" sont juxtaposées, avec quelque refrain très "Chanson plus bi-fluoré"....
Mais bon, on passe un bon moment !
AR : Le serviteur de Kali (Nizhalkkuthu)
... c'est, bien sûr, le bourreau !
Mais, si exécuter des condamnés pour le compte du Maharajah en échange d'un certain confort matériel pouvait apparaître comme un "compromis de société" certes inacceptable mais qu'on s'était résigné à accepter pour survivre, que devient ce compromis dès lors qu'on sait avoir tué un innocent ?
La réponse, mon ami, tu ne la trouveras pas dans ton verre, pas plus que ton fils ne pourra mettre en œuvre celle qu'est en train d'édifier Gandhi face aux Anglais, à cause de ta "défection"...
À la prochaine génération, alors ?
AV : Zatôichi
À vos souhaits !
Il y a à boire et à manger dans ce western-sushi qui, s'il semble parfois marquer le pas, ou du moins réfléchir à la suite, reste cependant "globalement positif" !
semaine du 29 octobre au 4 novembre 2003 :
AV ? Anything else (la vie et tout le reste)
En fait, juste Woody et son double, plus jeune...
Goûteux, mais sans comparaison avec ce qu'il aurait pu être !
AV ? La couleur du mensonge
Grâce aux acteurs, se laisse voir - mais ne donne pas envie de lire le roman, qu'on devine
lourdingue et simpliste...
Tache, quoi...
AR ! De guerre lasses
... mais surtout meurtries !
De poignants témoignages de femmes bosniaques qui ont vu à l'œuvre la barbarie serbe - et l'ont
subie !
Dix ans après, les blessures et les fractures ne sont pas réduites, les coupables sont loins d'être
punis...
D'où l'importance de dire, pour s'en sortir, pour témoigner et pour que... plus jamais ça
!
AV ! France boutique
Une très bonne surprise, car il n'est jamais facile d'être juste dans la caricature de ce qui, par exemple, dans la (télé-)réalité, n'aurait pas vraiment besoin
qu'on lui en rajoute une
couche, ni, pour que le pastiche ait quand même un intérêt, d'y mêler ce qu'il faut de (vrais)
sentiment(s) pour que le
spectateur, le vrai, y trouve son compte...
Et quels acteurs, aussi !
AV : Freddy contre Jason
Le brûlé vif à griffes oublié des rêves utilise le noyé au sabre pour se rappeler à notre bon
souvenir...
On ne sera pas déçu !
AV ? Le furet
Un Mocky convenable, mais qui a préféré se reposer sur ses acteurs plutôt que d'essayer d'y donner un semblant de rythme...
Dommage, surtout quand certains - et non des moindres - se croient alors obligés de trop en faire... enfin, ils s'amusent !
AV ! Hop
Un C'est arrivé près de chez vous rafraîchissant qui fait intervenir un jeune africain sans
papier, un vieil anarchiste
poseur de bombes, sa femme de ménage à défaut de cœur, la police belge, etc. et des charters pour
l'Afrique !
Houba.
AR ! In this world
D'un camp de réfugiés afghans au Pakistan jusqu'à la terre promise londonienne, il faudra passer par
les déserts afghans et
iraniens, Téhéran, les montagnes turques et iraniennes, les ateliers clandestins turcs et les containers
du port de Trieste et,
bien sûr, notre Sangatte sur mer...
À voir, à défaut d'agir, pour savoir... et, qui sait ?
AV ! La morsure du lézard (Holes)
Après un début un peu aride et spartiate, l'intrigue prend peu à peu une luxuriance somptueuse au
gré de différents retours
en arrière qui vont poser les personnages... et leurs ancêtres !
Mordant !
AR ? No pasaran, album souvenir
Effectivement, il s'agit bien d'un album (de cartes postales !), au sens statique du mot !
Alors, au cinéma, c'est quand même un peu limite...
AV : L'avventura
... c'est l'aventure ? Ou plutôt, les aventures...
Un magnifique film d'architecte : des îlots rocheux aux palais siciliens, tout est dans le
cadrage...
Et du coup, la chorégraphie des personnages, leurs actes, en découlent !
AR : Drugstore cow-boy
C'est sûr, Gus, c'était mieux avant... Hollywood !
AV ! La femme aux cigarettes (Road House)
... et malgré ça, quelle voix !
(Et quels yeux, quelles jambes, etc.)
AV ! Les nuits de Cabiria (Le notti di Cabiria)
Un À la recherche de Mr Goodbar porté de bout en bout par une Giulietta Masina infatigable, pour qui l'adage nietzschéen "ce qui ne me tue pas me rend plus fort" sera vérifié à trois reprises !
La classe.
semaine du 22 au 28 octobre 2003 :
Les aventures de Porcinet (Piglet's Big Movie)
Le chien, le général et les oiseaux
Les contes des animaux
Desperado n° 2 (Il était une fois au Mexique - Once upon a time in Mexico)
Ecole paternelle (Daddy Day Care)
AE : Elephant
Chiant.
À oublier (!)...
L'Inde, royaume du tigre (India, Kingdom of the Tiger)
AR ! Même Dieu est venu nous voir (Posseteni of Gospod)
Une étonnante perle franco-bulgare, à base de maire-instituteur-postier schizophrène, de français
fils d'ingénieur des mines,
d'écrivain bulgare francophile, de gitans tri-convertis, d'avion sans essence et de train à vapeur,
d'eau du robinet changée
en vin, etc...
Goûteux..
AV : Tais-toi
... ou Le Con, la Brute face au Truand ?
Moins hilarant que le précédent, mais très
satisfaisant...
... même si l'ensemble aurait pu être un peu plus travaillé !
AR : Un jour de plus (Shahabi)
Un pas de deux entre un prisonnier moustachu en permission journalière régulière et une
femme qui porte le foulard
- on est à Téhéran, où même les bus sont conçus pour assurer la séparation des sexes...
Est-il possible de s'épanouir - de vivre - dans l'Iran d'aujourd'hui sans glisser dans de faux paradis
artificiels ?
AR : Le deuxième souffle
Plus pour la forme que pour le fond...
On regardera donc les images, et appréciera le découpage.
AV : L'enfer est à lui (White heat)
Un film noir américain pas trop simpliste - enfin du moins on s'y intéresse jusqu'au bout, de l'attaque
du train postal à celle
de la raffinerie en passant par le séjour en prison, assaisonnés de complexe d'Oedipe, de père
substitutif et autres transferts
psychanalytiques, jusqu'à l'embrasement final, une fois
arrivé "au
sommet"...
Après moi le déluge, quoi...
La première folie des Monty Python (Pataquesse - And now for something completely
different)
Le roi et l'oiseau
semaine du 15 au 21 octobre 2003 :
AV : American pie : marions-les ! (American Wedding)
Dans la droite (!) ligne des deux précédents, mais un peu plus guindé : mariage oblige !
Au moins deux moments à fous rires... je vous laisse découvrir lesquels et apprécier !
Bad boys 2
AV : Cette femme-là
Un polar tout en ambiance (humide), jusque dans le ton (égal) de sa protagoniste, cette femme déjà morte qui ne sait pas qu'un jour, pourtant, un jour viendra...
Onirique et fangeux à la fois.
AR : Les enfants de la colère (Führer Ex)
... ou la tentation de l'(autre)extrême, par réaction à la grisaille communiste est-allemande très "no future" d'avant la chute du mur...
La trajectoire brownienne de deux amis, nés du mauvais côté de la frontière, qui voulaient s'enfuir en Australie, mais tombèrent (mal), en compagnie des hommes, dans la tentation du néo-nazisme...
AV : Evelyn
Finalement plaisant, ce qui n'était pas gagné vu la bande-annonce gnangnan-larmoyante !
Bon, pas inoubliable, mais tout public...
AV ! Histoire d'un secret
... et un bel hommage, une découverte, posthumes !
On ne dit pas toujours aux enfants que leur mère est morte, il arrive qu'on leur mente - qu'on leur dise qu'elle est en voyage, par exemple...
Pourquoi ne vous croiraient-ils pas ?
Mais alors, s'ils vous croient, pourquoi ne vous demandent-ils pas quand elle va revenir
?
Et pourquoi n'a-t-on plus jamais parlé de sa crise d'appendicite ?
Une reconstitution poignante - et pensée, du choix des cadrages jusqu'à la tonalité sombre et (terre)
sienne - qui nous
rappelle une époque, pas si lointaine, où la barbarie et l'hypocrisie gangrenaient le pays des Droits
de l'Homme... mais
(toujours) pas de la Femme, des femmes !
AV ! Janis et John
Ou comment, du milieu terne (et douteux ?) des assurances, comment peut, miraculeusement, jaillir
quelques graines de
bonheur...
... le bonheur de se retrouver, tout simplement...
AV : Mystic river
Bien qu'américain, psychologiquement pas trop mal malgré quelques raccourcis, et ce sempiternel goût pour la vengeance domestique et... sommaire !
Quand feront-ils passer la réflexion avant l'action ?
AR ! Tiresia
D'abord, le côté féminin : enlevée et séquestrée comme un (obscur) objet du désir (refoulé), puis, après une brutale mutilation œdipienne (qu'on espère symbolique), le côté masculin et "devinatoire"...
Deux histoires de couples, quoi !
AV : Un film parlé
... et un voyage en bateau (cette fois très au large de Lisbonne puisqu'il s'agit d'atteindre Bombay
via le canal de Suez)
dont la magie (et les sous-titres !) oblitère la tour de Babel et propose une réflexion historique,
philosophique et... triviale sur
la fortune des civilisations méditerranéennes - ce qui ne déplaira pas au
"jurassique" Albert Jacquard
!
Un peu guindé mais très plaisant...
AV ! Fury (Furie)
Ou, enfin, le procès de la bassesse... peanuts !
Vous l'avez rêvé, Fritz l'a(vait) fait !
semaine du 8 au 14 octobre 2003 :
AR : American splendor
Un film sur un comics dont le héros en est le scénariste, qui apparaît également dans son propre rôle dans le film, enfin un peu, l'essentiel étant cependant assuré par un acteur professionnel (sauf extraits TV) : l'acteur Paul Giamatti, qui réalise là une sacrée performance de TOC(qué) !
Vous n'avez pas tout compris, ce n'est pas grave : allez-y, c'est beaucoup plus simple sur grand écran !
AR : L'ange de goudron
Une version québécoise d'un terrorisme light et... défendable, dès lors qu'il s'agit de laisser passer les p'tits papiers !
Non dénué de poésie, agréablement exotique de par sa naïveté, mais n'empêche pas pour autant de réfléchir !
AR ! Attention danger travail
... et à méditer !
Bon sang, quand on entend le discours du premier ministre au Medef, on se dit qu'il est grave... et c'est grave !
En fait, ce qu'il faut valoriser, ce n'est pas le travail - de plus en plus précaire - d'un salarié "insécurisé" dont le labeur va surtout au capital - pas le sien ! - mais l'activité, libre, créatrice, de chacun, recevant sans condition un "RMV" quand même un peu plus conséquent que le RMI...
Des rois qui voulaient plus qu'une couronne
AV ? Le divorce
Une bizarrerie qui s'avère cependant moins gnangnan que sa bande-annonce - le métier du réalisateur, sans doute ?
Mais bon, ça fait quand même roman Harlequin d'outre-Atlantique, où les clichés des années cinquante abondent !
AR ? Errance
De bien beaux paysages, reconnaissons-le : le cadre et l'image sont particulièrement soignés - même le "look" de 68-73 paraît beau !
Du coup, quand les personnages parlent, crient, gesticulent, on se crispe, on essaie de tenir jusqu'à ce que cessent les (mauvais) dialogues, ou - l'espoir fait vivre - que Laetitia (à qui pourtant la majorité d'entre eux seront épargnés) arrive à trouver le ton juste... peine perdue !
AR : Les jours où je n'existe pas
... pourquoi j'existerai ? (air connu)
Des plans essentiellement fixes ou panoramiques, qui semblent plus budgétaires qu'artistiques et dont il faudra s'accommoder...
Sinon, entre Oliveira et Rivette...
Ken Park
AV : Pur sang (La légende de Seabiscuit - Seabiscuit)
... on n'achève plus les chevaux, ou : chacun a le droit à une seconde chance - tiens, c'est nouveau au pays où il faut saisir sa chance à tout prix !
Plutôt réussi, même si tout le monde y est idéalement gentil...
Les Razmoket rencontrent les Delajungle (Rugrats go wild)
AR ? Supernova expérience #1
Une expérience (interdite), en effet, mais qui aurait gagné à être, tant qu'à faire, un peu plus "expérimentale" : moins de dialogues (trop) explicatifs, et plus d'images super-8 !
Ah, et puis mieux vaut conserver son petit scénario tel quel que de le délayer ou de le gonfler artificiellement : il devient fade, soporifique ou indigeste...
AR : Le temps du loup
Toujours le même pess... cynisme quant à la nature humaine...
Quoique, finalement, il y aurait peut-être quelques lueurs (du soleil) - au bout du tunnel (des abeilles et du miel) ?
S'améliore avec l'âge, mais s'allonge aussi !
AR : Une souris verte (Three blind mice)
De bonnes idées, quelques invraisemblances ; mais, globalement, tient la route...
Hélas, bâclé sur la fin : dire qu'on avait même supp
orté la version doublée !
AV : L'esprit du vent (Spirit of the wind)
Une reprise du film de 1978, basé sur une histoire vraie, celle du plus grand champion de course de
chiens de traîneaux du
monde, vainqueur dès sa première participation - à Anchorage, en 1958...
Une performance, quand on sait qu'il garda d'une tuberculose osseuse contractée étant enfant une
patte folle !
Sinon de très beaux paysages - évidemment - et qu'on regardera d'autant plus intensément qu'on
voudra compenser un
doublage un peu approximatif !
AV ! Mort à Venise
Le plus beau chant du crépuscule du siècle dernier, celui d'un homme - mais aussi d'un monde, d'une ville pourrissante/s...
Un chef d'œuvre, dont on reste loin de se lasser, qui fait (entre autres) découvrir Thomas Mann et Mahler - sa symphonie n° 5 !
semaine du 1er au 7 octobre 2003
:
AR ! Alila
Des tranches de vie qui, si elles s'inscrivent toujours dans une description réaliste et critique des mœurs de la société israélienne moderne, sont ici traitées de façon plus légère...
... mais cela n'empêche pas les flèches de porter !
AR : Blind shaft (Mang Jing)
Un Germinal made in China écrit par Dostoïevski ?
Tournée dans les "corons" du nord de la Chine, une fiction captivante... mais hélas véridique!
AR : Clandestino
Réussit la gageure de montrer à peu de frais - par l'exemple - au jeune public le problème des sans-papiers - loin des statistiques sans âme et des phrases à deux sous itou ("on ne peut quand même pas accueillir toute la misère du monde"), et aussi de ne pas ennuyer les plus grands qui apprécieront la forme...
... sans oublier le fond, et, à leur niveau, d'agir !
AV ? Confidence
Une histoire de "coup" élaboré à base d'arnaque, et raconté à partir de sa chute : classique.
On peut suivre en toute confiance : on ne sera ni déçu, ni surpris... hélas !
AV : Cowboy Bebop
Bon, pour le titre, je ne vois pas... pour le reste, oui, heureusement !
Très bien fichu, animation et scénario ; mais on regrettera quelques longueurs là où les nombreuses idées de ce polar-mangano-SF auraient pu être avantageusement développées, mais bon...
AR : Forget Baghdad
Comment vivre (ou refouler !) son "iraquitude" quand on est juif, arabe et communiste, qu'on a été expulsé de Bagdad il y a une cinquantaine d'années, qu'on reste considéré comme un juif "oriental" en Israël (et dans les films !), Irakien pendant la (première) guerre du Golfe... avant de la retrouver à New York !
Une mise en forme de cinq interviews et d'extraits de films particulièrement réussie...
AR ? Hic [De crimes en crimes] (Hukkle)
... ou Regarde les hommes tomber !
Un film policier (?) quasi sans paroles, ou alors à la fin, et chantées, pour dévoiler le moyen employé !
On peut regarder, mais on risque de laisser son attention se relâcher : messieurs, attention danger !
AE : Hollywood homicide
Un film policier lent, jusqu'à l'inutile et interminable double poursuite finale, aussi peu crédible qu'elle arrive vraiment comme un cheveu dans la soupe... à moins qu'il ne s'agisse de battre un triste record de bavures policières ?
Au secours : y a-t-il un scénariste à Hollywood ?
AV ? Hôtesse à tout prix (View from the top)
Entre satire (mais alors très légère) et vrai téléfilm, 100 % Harlequin : qu'est allé faire little gouine dans cette galère ?
Accomplissement d'un rêve de Dutronc ou pas, elle y croit et, du coup, même dubitatif quant à cet american dream d'une jeune américaine provinciale, on fera, bizarrement, le voyage avec elle plutôt... agréablement !
AV ? Je reste !
... pour Sophie Marceau, alors ! (Pour ce qui est... du reste, no comment !)
Un remake franco-américain serait prévu la semaine prochaine...
AV ? La ligue des Gentlemen extraordinaires (League of Extraordinary Gentlemen)
N'y manque guère qu'un lycanthrope - encore que Mr Hyde, s'il n'était pas aussi ridiculement "gonflé"...
Pleins de personnages et de thèmes, donc ; trop, même, si bien que le scénario ne saurait suivre !
Alors on investit dans les effets et les décors, mais nul n'est dupe - reste un produit hollywoodien bien ordinaire...
AR ! Mille mois
... ou la chaise !
Un remarquable portrait du Maroc de Notre ami, le roi !
AV : Veronica Guerin
Certes moins réaliste que vu de l'autre côté, et aussi plus simple (américain - mais fait assez irish) : on passera cependant un très bon moment avec Kate Blanchett dans le rôle titre...
... et Sinéad O'Connor au générique !
AV : Freud, passions secrètes (Freud, Secret Passions)
Une illustration passionnante de Pasteur découvrant les micro-organismes et invalidant la théorie de la génération spontanée... euh, de Freud bâtissant sa théorie de l'Inconscient et du complexe d'Oedipe à partir d'expérimentations utilisant l'hypnose et... l'auto-traitement des névroses !
Quoi, vous bâillez ? Réveillez-vous, je le veux !
semaine du 24 au 30 septembre 2003 :
AV : La blonde contre-attaque (Legally Blonde 2)
... et n'hésite pas à monter à Washington pour, version Barbie de Mr Smith au Sénat, sauver d'un affreux laboratoire testeur de rouges à lèvres la maman de son puppie (par ailleurs gay !) adoré !
En attendant le prochain : La blonde à la Maison Blanche ?
AV ! Cops (Kopps)
Hilarant (de la Baltique - c'est suédois !) en diable : fous rires garantis !
Ne pas manquer !
AR : Elle est des nôtres
Un essai symbolique sur l'absence de communication dans nos sociétés modernes...
Glaçant à souhait !
AV : Hero
Variations colorées de combats esthétiquement très réussis... à défaut d'être crédibles !
Meilleur, à notre avis, qu'un précédent dans la même veine...
AV ! Identity
Un thriller fantastico-dédalesque plein de pistes à explorer, à la mécanique digne d'Engrenages et assaisonné d'existentialisme et d'Agatha Christie...
Tout est dans le titre, rien que dans le titre !
AV ? Les invasions barbares
En fait, après avoir annoncé le déclin de l'empire américain, il semblerait que, quinze ans après, c'est la bérézina du Canada qui s'est produite !
Triste capitulation d'un esprit vieilli dont le cynisme et le simplisme l'ont emporté sur la sagesse, et qui voit dans l'argent (beaucoup !), la corruption, l'héroïne (thérapeutique !) et même l'euthanasie une réponse à tous les problèmes, comme substitut à l'amour des siens, jusqu'à un ersatz de foi...
AV : Lovely Rita (Sainte Patronne des cas désespérés)
Plutôt réussi, malgré la charge des critiques...
Et puis Julie Gayet, décidément, vaut tous les Botticelli du monde !
AR ! Niki et Flo
Pour Niki, colonel de l'armée roumaine retraité, c'est avant tout une histoire de pertes : de
l'enterrement de son fils, au
début, au mariage de sa fille qui ira émigrer en Amérique...
... et aussi perte progressive de ses illusions, depuis la chute du mur de Berlin, sur le bilan de l'effet
de cinquante ans de
soviétisme sur le pays, perte de son statut de chef de famille, accaparé par son voisin, Flo, le père
de son gendre et
tyrannique amoureux de l'occident, jusqu'à la perte ultime : de contrôle !
Grinçant.
AR : On n'est pas des marques de vélo
... mais une génération qui aimerait avoir eu sa chance, autre qu'hip-hop et double peine
!
Un docu-manifeste sur/pour Bouda, encore sous le coup de cette... triple peine, indigne et
anachronique d'un pays qui se
dit des Droits de l'Homme - mais qui oublie ses banlieues !
AR : Tatami
Un documentaire dans les coulisses de l'équipe de France de judo, "troisième" sport, quand même, à l'occasion des championnats du monde à Munich...
Loin d'être exhaustive, la réalisatrice passionnée (qui elle-même fréquente les tapis) nous donne cependant une petite idée de ce sport, certes individuel lors des épreuves, mais d'équipe pour y arriver... et même après !
Un crocodile dans mon jardin
AV ! Underworld
Vampires et lycanthropes, y'a bon !
Gothique et prenant.
AR : Le fleuve (The river)
Un film étonnant - parce que tourné en Inde, à l'ombre des jeunes filles en fleurs ! - de Jean Renoir, datant de 1951...
La vie est là , elle coule doucement, dans un seul sens, irréversible, inexorablement ; et elle dissipe les rêves, les illusions d'enfance... et d'adultes !
AV : Freaks (Barnum - La monstrueuse parade)
Pas si monstrueuse que ça, en quantité (les acteurs principaux) comme en qualité - les monstres ne
sont pas ceux que l'on
croit !
Et une fin quasi-hugoesque !
semaine du 17 au 23 septembre 2003 :
AV : Les associés (Matchstick Men)
... ou comment réussir dans l'arnaque quand on est agoraphobe et plein de TOCs !
Mais il y a les filles de quatorze ans qui vous
tombent du ciel... et seraient
fichues de vous guérir de vos obsessions et de vous remettre sur le droit chemin !
Bien filmé, joué et... emballé !
AV ? Braquage à l'italienne (The Italian Job)
De l'inutilité d'un remake s'il n'apporte - artistiquement, du moins ! - rien de plus à l'original,
bref ne fait avancer le
schmilblick...
Long, voire ennuyeux, confondant complication simpliste et simplicité sophistiquée... restent
quelques bons mots et le
Money du générique de fin !
AV ! Brown sugar
Un chassé-croisé amoureux savoureux sur fond de hip hop à Manhattan, qu'il ne faudrait
surtout pas manquer à
cause de sa distribution quelque peu confidentielle !
Yo ! Sweet and smart, man !
AR ! Les chants du pays de ma mère (Marooned in Iraq)
À travers le Kurdistan (iranien puis, dévasté et
bombardé par Saddam,
irakien), la quête d'un père et de ses deux fils (des Leningrad cowboys iraniens) répondant
à l'appel de son
ancienne femme, comme lui chanteuse
reconnue...
Car il s'agit bien d'une quête au sens épique et tragique (grec) du terme, même si elle se
pare au début des atours
d'un (hélas) banal reportage : c'est qu'il y a là un souffle, une poésie, une grandeur qui, à la fin,
laissent le spectateur le plus
blasé... baba !
AR ! Depuis qu'Otar est parti
... ou la vie quotidienne de trois générations de femmes, à propos d'un... Arlésien !
Un très beau Regards et sourires (et larmes !) franco-belge tourné essentiellement... en
Géorgie !
AV : Jeux d'enfants
On était fatigué, mis de mauvaise humeur par des retards de RER, et on avait rajouté une couche
par la lecture, juste avant
le film (ce qu'on ne fait jamais !) d'une (mauvaise) critique, que le parti pris de caricature des adultes
et le kitsch outranciers
du premier quart d'heure semblaient hélas confirmer : bref, c'était mal barré - un
Eh bien malgré tout, nostalgie nous gagnant et ritournelle de la vie en rose aidant, mais aussi
qualité des interprètes
(qui sauront quand même grandir !) on rentre dans ce jeu (qui peut paraître bizarre, mais reste après
tout celui de l'amour...
sans hasard !) qu'on nous propose là, tout en nous gardant d'y jouer nous aussi !
AR : Max
Un sujet casse-gueule (Hitler dans sa période de peintre, pré-Mein Kampf) dont le
traitement, s'il ne peut
prétendre à la véracité historique (le personnage de Max Rothman est imaginaire) ni ne cherche à
réécrire de manière plus
heureuse l'Histoire (il ne s'agit pas ici de spéculer sur une possible réussite du peintre !) est plutôt
bien fichu...
Ces réserves faites, très intéressant et très bien interprété - une gageure pour ce qui est du rôle du
futur monstre
!
AV : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Dans un Paris de rêve, au soleil (et aux
péripatéticiennes !) marseillais, l'itinéraire d'un adolescent livré à lui-même,
(dé)pourvu d'un père dépressif et d'un vieil épicier... soufi, qui en deviendra le père de substitution -
et même adoptif
!
Plein de charme, mais ne sait pas comment finir !
AV ! Paï (Whale rider)
Un très belle histoire de mémoire collective et de tradition : le souvenir du premier rider de
baleine ayant entraîné à
sa suite le peuple Maori sur ces rivages de Nouvelle-Zélande et depuis, chaque premier héritier
mâle apprend à devenir le
digne chef du peuple - voire son prophète...
...et un bel exemple pour les petites filles de leur droit (et leur devoir) de s'émanciper de l'imbécile et
rétrograde machisme
encore trop présent, certes à des degrés divers mais dans toute "civilisation", sans
exception
!
AR ? Twentynine palms
En deux mots : l'Homme, subissant une violence masculine, au lieu d'essayer de la comprendre,
incapable de la dire (et
d'amorcer, peut-être, une certaine empathie vis-à-vis de l'autre sexe) va la nier, en la retournant
contre celle qu'il aime... et
lui-même, assez logiquement !
C'est du moins ce que l'on peut tirer de ce road movie à deux où les paysages traversés
semblent rester les
mêmes, comme s'ils tournaient en rond !
AV : Willard
Une bonne série B... ou plutôt R, comme les rats !
Bien filmé, avec une musique bien en phase avec les images - à défaut d'un scénario qui aurait pu
être un peu plus... creusé
!
AR : Willie Boy (Tell them Willie Boy is here)
Une illustration du goût bizarre pour la chasse d'un peuple barbare, ou plutôt la peinture d'une
société médiocre décidée à
éliminer qui n'est pas dans la norme : la griffe de la bêtise, quoi...
Triste mais humain, hélas !
semaine du 10 au 16 septembre 2003 :
AV : Bye-bye love (Down with Love)
Tout le kitsch des années soixante pour enrober cette comédie pas si retro que ça : encore et
toujours l'amour - quoiqu'en
dise le titre !
Un très bon moment, avec ou sans chocolat !
AR ! Dédales
Un thriller intellectuel (au bon sens du terme) sur fond de serial killer qui donne la primeur à
l'imagination plutôt que
de se laisser aller à un hyperréalisme convenu et hollywoodien...
Efficace et jouissif, même si l'on ne démord pas de sa propre unicité !
AV ? Les fantômes du Titanic (Ghosts of the Abyss)
Pour : le relief des images...
Contre : la version doublée (il faudrait essayer les sous-titres en 3D !) et, finalement, le peu d'intérêt du documentaire - plus d'images sous-marines brutes eût été préférable aux "reconstitutions" avec fantômes !
AV : Good bye Lenin !
...et salut aux musiques des films de Kubrik !
Il est vrai que la chute du régime communiste en Allemagne de l'Est a été plutôt rapide...
... en tout cas, quand on se réveille d'un coma de plusieurs mois, on risque de trouver du changement !
AR : Noam Chomsky : pouvoir et terreur (Entretiens après le 11 septembre - Power and terror)
... ou une bonne façon de faire reculer le terrorisme, c'est d'arrêter d'en faire !
On en profitera pour revoir (ou découvrir) ses précédents travaux sur... l'information : Chomsky, les médias et les illusions nécessaires (Manufacturing consent)...
AR : Pollock
Une biographie du peintre (produite et interprétée par Ed Harris) plutôt convaincante...
Et un coup de chapeau aussi pour Marcia Gay Harden qui interprète Lee Krasner, la femme de Jackson dont le soutien fut essentiel... pour son œuvre !
AR ? Rêve d'Ibiza (Le sueno de Ibiza)
Trois amis (une fille, deux gars) qui se cherchent dans des Baléares aux accents post-soixante-huitards...
Intéressant, sauf dès lors que le rythme chute et que les clichés déboulent !
AR ! Saltimbank
On savait que la culture était en danger en ces temps difficiles que croit devoir gérer (et mal !) de façon exclusivement comptable une france (elle ne mérite pas de majuscule) d'en haut dont le premier acte aura été de se servir (oubliant que dans une démocratie les élus sont là pour servir), mais quand en plus un théâtre est sponsorisé par une banque (trop petite au niveau mondial) en difficulté, cela va deux fois plus mal !
Et même quatre fois plus mal quand il s'agit de deux pièces qui se montent dans le même théâtre, voire même huit fois plus mal quand il y a deux prétendantes au rôle d'Ester, etc.
Plein d'acteurs - euh, de comédiens ! - comme il peut (encore) y en avoir dans une troupe de théâtre, deux frères banquiers (dont un en mal de chauffeur), leur mère et sa lectrice (ex-actrice reconvertie dans la chaussure), un couple de restaurateurs (et leur cuisinier beur), deux metteurs en scène (et leur souffleur commun), un voleur de tableaux ? (on n'a pas tout saisi) sont quelques-uns des ingrédients de cette (très juste) peinture d'un milieu qu'on se refuse à voir disparaître !
AR : Son frère
Pas vraiment anodin, dur, cru (il ne manque que les odeurs d'hôpital !), mais probablement nécessaire... exorcisant ?
En tout cas, réussi - techniquement et émotionnellement...
AV ! Le triomphe de l'amour (The Triumph of Love)
Du Marivaux en v.o. - euh, en anglais ! - c'est (ici) un peu du Shakespeare... filmé par Pasolini ?
Non, blague à part, c'est bien du bon, du grand Marivaux, très bien mené et filmé, avec un(e) - toujours - troublant(e) Mira Sorvino à damner benêt, philosophe et... Marie Curie du XVIIIè !
AV : La cinquième victime (When the city sleeps)
Serial killer et panier de crabes : si le premier est un peu trop caricatural, les crabes mis en concurrence pour gagner une place de DG dans ce (déjà) empire multimédia new yorkais (journal, télétype, photos et... télévision !) font convenablement monter la mayonnaise...
Un Fritz Lang américain bien arrosé !
semaine du 3 au 9 septembre 2003 :
AV ! Bienvenue au gîte
... ou chassez le naturel, il revient au galop... même à la campagne !
Enfin, heureusement qu'au final, l'huile d'olive (variée) et le romarin (au pastis) permettront d'arrondir les angles !
AV : Bruce tout-puissant (Bruce Almighty)
Une bonne idée de départ, qui aurait gagné à être plus développée - mais scénaristes et réalisateurs hollywoodiens sont loin d'être tout puissants... du moins côté matière grise !
Tout public oblige ?
AR ! La chose publique
Un Masculin Féminin sur fond de parité et de... coup de tonnerre !
Une res publica d'actualité (exceptée pour ce qui est de la météo !) abondamment nourrie des aff(ai)res privées du réalisateur : autobiographique ?
En tout cas, remarquablement joué - quasiment un reportage !
AV ! Dirty pretty things
Dans une société gangrenée par un libéralisme qui ne fait guère rêver que des Madelins qui devraient s'y expatrier une bonne fois pour toute au lieu de la ramener, l'itinéraire d'un sans papiers africain (Chwetel Ejiofor, étonnant !) pas vraiment gâté, entre taxi de jour et réceptionniste de nuit...
Un manifeste social (sans pathos, mais non sans clichés) qui glisse heureusement assez vite vers le polar - au premier organe rencontré !
AR : Raja
Une "comédie et proverbes" à la Doillon, un de ces chassé-croisés amoureux comme sait les faire l'auteur de La femme qui pleure...
On en oublierait presque ce fichu argent qui fausse tout !
AV : Satreelex - The Iron Ladies
Bah, le volley... c'est un sport de filles !
Et c'est pour ça qu'"elles" ont gagné la finale du championnat de Thaïlande en 1996...
Dépaysant (exotique), excessif (mais moins que les vraies Iron Ladies !) et très plaisant(es) !
AV ! Sympathy for Mr Vengeance
Bizarrement, nous a rappelé l'Humanité : rythme, solitude, absence de communication, faits divers qui basculent dans l'horreur...
Une société coréenne dure dont on sait ne rien avoir à attendre, ce qui fait que chacun devra se débrouiller tout seul... et régler ses comptes soi-même !
AR ! Le tango des Rashevski
Un film sensible et drôle pour essayer de définir ce que c'est vraiment que d'être (ou de se sentir) juif : par le sang, la pratique, la conversion ?
Ne prend pas la tête - d'autant qu'il y a toujours le recours au tango au cas où !
semaine du 27 août au 2 septembre 2003 :
AV ! Amours suspectes (Unconditional Love)
Non, certes pas suspectes : Amours à sens unique, Amour sans retour ou même Amour, toujours ! auraient été des traductions plus justes du titre original...
Mais pour ce qui est du sujet du film, Amour aveugle ou Amours rêvées correspondraient mieux !
Enfin, peu importe, il y en a pour tous les goûts : rose, gay (euh, drôle !) et... croonant !
AR ? Le domaine (Mansion by the lake)
Ce qu'il y a de bien avec les pièces de Tchekhov, c'est que quel que soit le traitement subi, ça reste encore du Tchekhov !
Enfin bon : revue par un cinéaste sri-lankais et affublée d'une post-sonorisation à hurler de rire (du moins au début, après on s'habitue ?) la Cerisaie a quand même du mal à se dégager de sa gangue d'exotisme !
AV ! Espion amateur (Accidental Spy)
... ou plutôt de père en fils !
Là, Jackie Chan se ballade de Hong Kong à Istanbul et son thé (chaud), en passant par la (froide) Corée du sud...
Une sortie de bain (turc) pas vraiment labellisée islamiste - non, casher... euh, orthodoxe, et une course-poursuite à la Speed qui n'a rien à envier en action comme en budget à celle de Terminator n°3 !
AE : The eye
Un raté navrant de la part de deux frères réalisateurs qui ont fait mieux - dans un autre genre, il est vrai...
Ennuyeux et soporifique : du réchauffé sans imagination - chiader la bande son, c'est bien, mais cela ne saurait remplacer un vrai scénario !
La femme qui croyait être Présidente des États-Unis (A mulher que acreditava ser presidente dos Estados Unidos da America)
Une sortie (hélas ?) confidentielle, qui sent plus l'obligation de respecter un contrat de distribution minimale que de réellement promouvoir ce film...
... ou censure machiste ?
Toujours est-il que nous le ratâmes... à cinq minutes près !
AV : La petite Lili
Appuyés : les regards, les cadrages... peut-être est-ce dû à la transposition à notre époque, aux caractéristiques du cinéma ?
Donc, c'est moins "impressioniste" que la pièce de Tchekhov dont cette petite Lili s'inspire... et cela va s'en écarter sensiblement, surtout dans le dernier acte : autres temps, autres mœurs !
Enfin, l'émotion reste : n'est-ce pas ce qui compte ?
AV : Phone game
Rien à dire, sinon qu'on reste un peu sur sa faim...
... mais c'est le lot d'un simple... exercice de style !
AR : Les Cheyennes (Cheyenne Autumn)
De la réserve où ils étaient parqués, un retour à la terre des ancêtres parsemé d'épreuves, des déserts de l'Ouest américain aux rigueurs de l'hiver, la faim, la soif et, déjà à l'époque... l'armée américaine !
Heureusement qu'un capitaine, une institutrice quaker, un ministre aux affaires indiennes, un Polonais qui ne veut pas être pris pour un cosaque, un médecin militaire, et quelques Cheyennes fumeurs de cigares réussiront à s'entendre...
AR : La fiancée du pirate
De 1969, année érotique - ou plutôt féministe, c'est le moins qu'il faille être face à ce milieu provincial, phallocrate et hypocrite !
À revoir, histoire de voir si (et comment) les choses ont évoluées depuis lors...
semaine du 20 au 26 août 2003 :
AR ! À cinq heures de l'après-midi (At five in the afternoon)
Outre un poème espagnol, c'est avant tout le besoin de s'instruire des
femmes musulmanes (de tout âge !) dans un Afghanistan post-taliban dévasté (où le voile reste
encore de rigueur !) que
retrouvent ses habitants après des années d'exil... mais restent dans des conditions pour le moins
précaires !
De quoi réfléchir sérieusement, nous qui avons la chance d'avoir la démocratie en France, de l'usage
que nous en faisons
depuis 2002...
AR : Août (avant l'explosion) (August [a moment before the eruption])
Alors que certain Patagonien d'adoption (ré)claaaame sa liberté de penser (il faudrait d'abord qu'il se greffe un cerveau !), un Israélien démontre sur le terrain que dans le seul état démocratique du Moyen-Orient la liberté de filmer... est loin d'être acquise !
Grinçant, subversif et... donne à réfléchir !
AV : Dark blue
... ou L.A. 1992 - à ne pas confondre avec New York 1997 ou L.A. Confidential !
Adapté d'un Ellroy (pas un des meilleurs), tient cependant en haleine...
Presque à voir d'Urgences !
AV ? Les égarés
Gentillet.
N'éclipsera pas d'autres Téchiné, mais bon...
AV ! L'enfants du pays
Pas nostalgique pour deux sous (même si démarre par... une communion solennelle !), intéressant et
attachant en diable
!
Ne pas manquer pour éviter tout (immérité)... retrait - chiche
distribution ferait craindre !
AE : Lara Croft : Tomb Raider n° 2 (Le berceau de la vie - The cradle of life)
On s'était passé du premier ; la bande-annonce de celui-ci promettait : on a été déçu...
(Soit il y avait plus de matériau dans la bande-annonce, soit on s'est endormi pendant le film !)
AV : Père et fils
... au pluriel : ce n'est pas du Sokurov à venir... ni passé - c'est moins fin,
aussi !
Mais bon, si les ficelles sont grosses, le sujet rabattu, on se laisse charmer... même par ce fichu père
!
Président par accident (Head of State)
Une sortie confidentielle (une salle parisienne, une séance, une version doublée) qui aura tenu une
semaine...
AV ! Un Américain bien tranquille (The
quiet American)
Le usual triangle cher à Graham Greene,
sur son usual
fond de guerre - ici, celle du Vietnam...
Très supérieure à sa bande-annonce, désastreuse : ne pas manquer donc !
AV : Voyage à deux (Two for the road)
Date un peu - 1967, quand même !
Peut ficher le blues, réveiller d'anciennes blessures ou en aviver d'actuelles : c'est qu'il faut supporter ces continuels gâchis de sentiments qui se télescopent, d'un été à l'autre (et finissent par lasser !), à travers les voyages à deux - trois, cinq ou plus ! - de ce couple improbable...
... à qui, pourtant, le spectateur n'en peut de lui crier, encore et encore : "Embrassez-vous, idiots !"
Car la vie passe (trop) vite...
semaine du 13 au 19 août 2003 :
AV : Dumb & Dumberer (Quand Harry rencontra Llyod - When Harry met
Llyod)
Tout est dit dans le titre et dans l'affiche... on ne vous aura pas pris en traître !
Et puis... les filles, c'est pour les fiottes !
AR : Les enfants d'Abraham (El segundo nombre)
... ou plutôt Les Abrahamites, ou mieux : Le deuxième né - pas d'antisémitisme
primaire !
Sinon, intéressant... mais ne va pas au bout de ses ambitions !
AV : Le gardien du manuscrit sacré (Bulletproof Monk)
Classique, mais tient la route : les acteurs sont attachants et les cascades savoureuses...
Une comédie à l'épreuve des balles !
AV ! L'homme de la riviera (The Good Thief)
Certes, ça fait bizarre d'entre des acteurs français se parler dans la langue de Shakespeare - il faut bien se faire comprendre de "Bob" ! - mais après tout, n'y a-t-il pas une promenade des Anglais à Nice ?
En tout cas, ce montage de "casse(s)" est plutôt réussi !
AR : Il était une fois Jean-Sébastien Bach
Pour la musique...
En revanche, le budget grève les décors et l'histoire...
AR : London
Un "portrait" d'un Londres en pleine déliquescence alors que le thatchérisme n'en finit pas de mourir - Major et masochisme de la middle-class aidant...
Imagé et textuel, comme Les Ponts d'Arthur Rimbaud - dont on préférera néanmoins, pour ce qui est de l'explication de texte, Hugo Friedrich (Structure de la poésie moderne, livre de poche collection "références" n° 555, pp 123-124) à Paul, l'ami de Robinson...
AR ! Madame Sata
De la difficulté d'en être... d'être artiste, dans le quartier de Lapa du Rio des années trente...
Beau et touchant comme l'histoire (argentine) de la femme-araignée (à lire ou à revoir)...
AV ! Pirates des Caraïbes, la malédiction du Black Pearl (Pirates of the Caribbean : the Curse of the BlackPearl)
Une Île au Trésor mâtinée de Sinbad et de vaisseau fantôme réussie !
Et évitez la lune !
AV : Retour à la fac (Old School)
... avant tout pour redevenir - rester - potache !
Bel exemple pour la jeunesse !
AR : Robinson dans l'espace (Robinson in Space)
Un état des lieux du "problème" anglais, racontée par des images magnifiques et un texte... soutenu !
Un autre voyage dans l'Angleterre thatchérisée...
AV : Le Talisman (The Touch)
Encore une histoire de moine et de manuscrit, que se disputent les usuels Tomb Raider, Sydney Fox et autres Aventure et associés...
De très belles images : Yeoh !
semaine du 6 au 12 août 2003 :
AV ! Bronx à Bel-Air (Bringing down the house)
Une comédie en Noire et Blanc... euh, en couleurs qui décoiffe !
Yo !
AR ! La caja negra
Beau comme un Cassavetes : plus qu'une fiction, qu'un documentaire : la vie, rien de moins !
Ce premier regard d'un jeune cinéaste Argentin sur trois (voire quatre) générations n'en est pas moins un coup de maître !
AR : Le faisan d'or (Altyn khyrgol)
De jeux de gamins, jeux de vilains dans la steppe aux "croquis" des passagers et des employées d'un transsibérien local qui la traverse sans arrêt(s)...
... sans oublier le retour au début du film (et au pays !) par le vol (et la grâce !) d'un artiste (et d'une colombe), certes sans but mais pas sans savoir... vivre !
AR ! Les filles, personne s'en méfie
Une sorte de making of (alors que le film lui-même, Prune, est en post-production) "reconstruit" par sa jeune (8 ans) interprète, Judith : plein d'entrain et irrésistible... comme une tornade !
Vous savez ce qu'on dit aussi des eaux dormantes...
AR ! La maison de fous (Dom Durakov)
Un sujet certes déjà traité, avec des variantes, mais toujours plein de poésie (ah, cette lumière !) tout en sachant garder les pieds sur terre...
... car la guerre n'est pas finie !
AR ! Nadia (Birthday girl)
... ou méfiez-vous des agences matrimoniales (important des Russes... au french accent !) et bancaires (offrant des séminaires de "confiance" à ses employés) !
Une partie à quatre à ne pas manquer, comme le casting... étonnant !
AV ? Rencontre avec le dragon
Des idées, mais le traitement (un cache-cache continuel entre les différents personnages pour compenser un rythme trop lent et une absence de but et/ou de propos) n'est pas à la hauteur de ce que l'on était en droit d'attendre de ce pourtant prometteur conte moyenâgeux : du coup, on bâille...
Poliment, mais on bâille... à la lune !
Et puis, le kitsch du défilé "papesque", c'est sponsorisé par les Huguenots ou ça se veut bunuelien ?
En tout cas, ça date !
AV : Terminator n°3 : le soulèvement des machines (Terminator 3 : rise of the machines)
Un peu lent à démarrer... mais le coût de la poursuite explique peut-être ce léger différé !
Et, cerise sur le gâteau, un ultime rebondissement qui donne froid dans le dos...
AE : Une employée modèle
Dès le début (mais ça dure tout le film !), souffre d'un manque cruel de crédibilité : c'est gênant pour un polar !
Quant au micro-perche qui traîne dans le cadre, cela vous donne une idée de la finition...
L'impossible M. Bébé (Bringing up Baby)
AV ! Monsieur Arkadin (Confidential report - Dossier secret)
Une de ces machinations dont Orson Welles - qui, à défaut d'avoir pu lui aussi réaliser son Don Quichotte, aura au moins bâti un château en Espagne ! - a le secret, comme le goût des cadrages dramatiques...
Près de cinquante ans après de sa sortie (1955), il serait temps de déclasser ce dossier secret !
AV ! Témoin à charge (Witness for the prosecution)
Humour et suspens de bout en bout de ce procès pour meurtre (Agatha Christie oblige !) avec avocat churchillien, où le témoin à (dé)charge n'est autre que... la femme de l'accusé !
Mais chut ! ... j'en ai déjà trop dit !
semaine du 30 juillet au 5 août 2003 :
8 jours et 8 nuits à Cancun (The Real Cancun)
... or the real shit !
On se dispensera de ce Loft sur grand écran comme on s'est dispensé de ses nombreuses versions sur le petit...
AV ! Abîmes (Below)
Encore une histoire de sous-marin ?
Certes, mais bien plus que cela !
Original et plein de suspens, réaliste et fantastique à la fois : en un mot... profond !
Biker Boyz
On a évité Fast & Furious I et II, on évitera la version 2 roues !
Cody Banks : agent secret (Agent Cody Banks)
N'aura tenu que deux semaines...
AV : Le coût de la vie
Savoir donner, surtout quand on a trop d'argent, mais aussi savoir accepter, quand on veut ne rien devoir à personne !
Une comédie de mœurs à l'oseille, avec certes force caricatures... mais aussi beaucoup d'humour !
AV : Détour mortel (Wrong turn)
Classique, ce Délivrance pour teenagers mâtiné de Massacre à la tronçonneuse pour le gore...
Mais bon, ce sont les vacances...
AR : Innocence
... comme celle de son premier amour ?
Malgré quelques clichés (qui servent peut-être à adoucir le propos), pose le problème de son choix de vie, qui passe si vite...
... surtout quand on n'a pas l'usage d'un vase !
AR : Lucky break
... ou la réinsertion par la comédie musicale !
Ou l'amour ?
AV : Narc
... pour narcotic, ou y a-t-il une vie après une sortie de "couverture" foirée ?
Et est-ce qu'on peut appeler "vie" cet état "undercover" ?
Prenant pour le spectateur, en tout cas...
AV : Le royaume des chats (Neko no ongaeshi)
Cha me va, à moi...
Surtout en version originale, pour le cha-rme du japonais parlé !
AR ? Guerre au crime (Bullets or Ballots)
Date de 1936, quand même !
Alors on saura - non pas être indulgent - mais sourire du "scénario" et des
bagarres très... premier degré
!
semaine du 23 au 29 juillet 2003 :
AR : 19
Mystère quant au titre comme aux raisons de ce kidnapping - mais en faut-il une, dans ce Japon
inhumain et sa jeunesse
désabusée ?
Une histoire cependant... et une image très "dogme" !
AR ! L'arpenteur
Un retour aux sources, ou plutôt la découverte du pays de ses parents et grands-parents, l'Arménie,
lors d'un stage
d'assistant géomètre sur le terrain...
À arpenter plutôt deux fois qu'une !
AV ! Blue crush
Canevas classique, mais images de surf impressionnantes !
Il y a le ciel, le soleil et la mer, filles et vagues en sus : ce dont rêvent les mecs !
AV ! Ce dont rêvent les filles
De Cendrillon, évidemment !
Un film américain heureusement très "british"...
AR : Extrano
(Indifférent à)
L'histoire d'une rencontre entre deux êtres à la dérive, l'une traumatisée par le suicide de sa
colocataire, l'autre
probablement par un accident dans son travail de chirurgien...
Dans la droite ligne de la poésie et du théâtre contemporains : elliptique, fragmentaire et non dénoué
!
AR : I.K.U. (Orgasme)
Pas vraiment compréhensible (mais on s'en fiche !), et pour ce qui est du sexe, plutôt réservé aux lapins...
Ou alors - mais à la sortie du DVD - aux maîtres de la télécommande !
AV : Influences
Le monde peu ragoûtant des relations pourries - heu, publiques newyorkaises, qui ne s'est pas amélioré depuis près d'un demi-siècle !
Captivant comme une vivisection !
AV : Johnny English
Pas aussi percutant que la série Mr Bean et moins de gags, mais bon...
Et puis le frenglish de John Malkovich vaut le détour de la version originale !
AR ! Le lac et la rivière
... ou la femme et l'homme : une histoire de rencontres, quoi !
Le Juif errant serait-il Arménien ?
Les larmes du soleil
AV : Mes enfants ne sont pas comme les autres
En quelque sorte un "auto-remake" de son (très réussi) film précédent, sans doute avec plus de moyens (financiers)...
Se laisse voir (et bien sûr écouter) même s'il n'apporte pas plus que l'original... hormis une violoncelliste/actrice prometteuse !
AR : Regarde-moi (En face)
Un chassé-croisé entre deux immeubles et quatre protagonistes : le père (voyeur), son fils (chômeur), l'employée (temporaire) de la Comatec et son Goran (glandeur)...
Une idée originale traitée sans... voyeurisme qui s'égare un peu en chemin avant de se trouver une fin... qui en vaut une autre !
AV : La guerre du feu
Pour les dialogues...
AV ! The party
On ne s'en lasse pas...
semaine du 16 au 22 juillet 2003 :
AV : Bangkok dangerous
Un air de déjà vu dans ce tueur, certes sans lunettes mais sourd-muet !
Mais on accroche !
AV ! Bedwin hacker
Une Traque sur Internet franco-tunisienne de haute volée qui fait la part belle aux femmes...
... qui, il est vrai, ont fait polytechnique !
AV ! Charlie's angels : les anges se déchaînent (Charlie's angels : full throttle)
Effectivement : rythme, humour et effets spéciaux, ça dépote !
Enlevé et plein de clins d'œil à des "classiques", films (Matrix) comme séries TV de qualité (Les Experts), musiques... et guest stars à go-go !
Les guerriers de la beauté
Un ovni qui n'aura hélas tenu que deux semaines...
Kangourou Jack (Kangaroo Jack)
N'aura lui aussi tenu que deux semaines...
AR ! Lost in La Mancha
Un (un)making of ironiquement d'autant plus réussi que son sujet n'aura (hélas) pas abouti...
Et puis désolé, mais moi j'ai vu et aimé Le baron de Munchausen !
AR ! Nha fala
Une très bonne surprise que cette comédie capverdienne et musicale !
(Paroles de Flora Gomes et musique de Manu Dibango)
AR : L'outremangeur
... ou La belle et la bête, L'ogre et la poupée dans leur version marseillaise ?
Pas parfait, mais pas... indigeste !
AR : Quand je vois le soleil
Esthétisme de l'image, du mouvement, de la musique...
On se serait passé des dialogues par trop triviaux, à moins que, voulus, ils ne soient là que comme
échafaudage grossier
dont on cherchera à s'affranchir d'autant plus pour tenter d'approcher, par empathie, quelque absolu
inaccessible : un
amour disparu, un souvenir enfui, une autre douleur...
AV ! Soy Cuba
Je suis Cuba, la prostitution (le plaisir de retrouver Jean Bouise en... touriste sexuel, il y a presque
40 ans !), l'exploitation,
la révolution, le combat...
Filmé en très grand angle et avec une fluidité impressionnante dans les mouvements de la caméra, le
contraste est d'autant
plus grand avec la réalité du Cuba d'aujourd'hui, pourtant voulu avec tant
d'espérances...
AV : Va, petite!
... et que le vent te pousse ?
Un marin (fou d'Irène) à terre, y'a pas à dire, ça craint - surtout dans un Nord comme l'auraient
rêvé 18 % d'électeurs... et
que Sarko a fait ?
Heureusement qu'il y a la "petite", un capitaine des pompiers, une bergère aux
cheveux rouges mais sans
moutons, un grand-père sans portefeuille, etc. tous bien sympathiques !
AV ! Wanda
Une femme (mariée, deux enfants) à la dérive à la fin des années soixante...
Et puis, alors que l'on s'attend (stoïquement) à une lente et académique descente aux enfers, tout à
coup... l'histoire
rebondit !
AV : La vie privée de Sherlock Holmes
... ou les dessous cachés des enquêtes de Sherlock Holmes (avec, au passage, le mystère du
monstre du Loch Ness révélé
!) et de sa vie de bachelor avec Watson !
Une mise en "abyme" du personnage de Conan
Doyle, en quelque
sorte...
semaine du 9 au 15 juillet 2003 :
AR : À la gauche du père (Lavourca arcaica)
Une adaptation d'un roman réussie - on se doute qu'elle est fidèle de par la densité et la poésie des
dialogues, et le va-et-
vient entre présent et souvenirs d'enfance - dont les images et le cadre sont remarquables...
Un défaut, peut-être : la post-sonorisation un peu trop... exacerbée !
AV : American party (Van Wilder, relations publiques)
Plus moral que ce à quoi on aurait pu s'attendre dans le genre, mais quelques gros gags cependant
pour lester le
tout...
Un bon moment.
AR : Après la pluie le beau temps
Nathalie Schmidt a trouvé son double en la personne de Julie Gayet pour nous emmener dans son
univers musical et (très)
coloré, affiné sur les planches de la MC 93 de Bobigny, entre autres...
Il y a un CD ?
AV ! Equilibrium
Devance haut la main un Matrix II escargotesque
!
Et Emily Watson en brune, ah...
AV : Mariées mais pas trop
Une version à la française de Beautés
empoisonnées...
Pour les deux actrices, confirmée et qui se confirme !
AR : Noi Albinoi
Prononcez (plus ou moins) Noë...
Rafraîchissant en ces temps de canicule, cet itinéraire (islandais) d'un enfant (pas) gâté dont les ailes de géant empêchent de marcher (droit)... et c'est heureux !
AV ! Nos meilleures années (La meglio gioventù)
Dans l'Italie de 1966 à nos jours, la vie de deux frères (et de leur entourage !) déroulée en deux fois
trois heures :
passionnant !
Attention, commencer par la première partie et, tant qu'à faire... enchaîner !
AV ! Pour le meilleur et pour le rire
C'est vraiment elle la Brittany que l'on préfère, comme ces transfuges de That's 70's show et d'Angel...
Alors on aime !
AV : Shanghai kid n° 2 (Shanghai knights)
Un chouïa trop long et, à défaut de Princesse Pee-pee (ou de son bassin),
la sœur de John Wayne...
Mais la naissance de la vocation d'un écrivain et d'un grand cinéaste !
AV : Sinbad, la légende des sept
mers (Sinbad-Legend of the
seven seas)
Tient la route... heu, la mer !
Techniquement et artistiquement quasi parfait...
AR ! Travail d'arabe
Pur beur ?
Une boule de neige (provençale) : commence
doucement, puis nous
entraîne de plus en plus vite au fur et à mesure que
l'intrigue prend de l'importance...
semaine du 3 au 8 juillet 2003 :
Hulk
AR ! It's all about love
Vous avez aimé (et aimez encore) une femme mais vous vous retrouvez avec des papiers de
divorce à lui faire signer - c'est
vous le mari, hélas !
Vous allez la revoir, vous la revoyez (votre cœur saute un ou deux battements, le sien aussi
semble-t-il) - pourquoi ne vivez-
vous plus ensemble ?
Vous savez ce qu'il en advint dans votre vie (mal ou bien, cela vous appartient) - mais pour ce qui
est du spectateur,
laissez-le, par empathie, imaginer que vous avez fait ce film qui, finalement, ne parle que
d'amour (et au très beau
final à la Ice storm) pour tenter de
reconquérir celle que,
organiquement, vous aimez....
AR ? Livraison à domicile
Les personnages deviennent peu à peu attachants, mais il manque un vrai propos à cette comédie -
plus de mœurs que
d'humour, d'ailleurs...
... et le rythme général fait défaut - ce qui est le comble pour des livreurs de pizzas... ou de voiture
de sport !
AR ! Long way home
Tranches de vie adolescentes dans la chaleur de l'été du Lower East Side... un premier film à ne pas manquer !
Très juste... et plein d'humour !
AV : McDull dans les nuages
En guise de goûteuse "prousterie" orientale, une histoire d'"attrapeur" olympique de brioches (et de dinde de Noël !) - à défaut de rêves ?
Que nenni : les Maldives (au contraire des JO) montrent que McDull n'y renoncera pas, même plus grand et plus gros !
Un dessin animé made in Hong Kong dont le trait ravira les petits et le verbe les plus grands... qui pourront à la sortie le développer et en montrer toute la poésie à leurs chères têtes blondes !
AR ? Nos enfants chéris
Les personnages de cette comédie (plus de mœurs que d'humour, etc.) sont attachant(e)s - le bleu du ciel et le vert de l'herbe sont, eux, à chier !
Ni exemplaire, ni exhaustif : semble plus exposer les "relations" de son (petit) entourage que d'avoir su en tirer quelque substantifique moelle...
semaine du 25 juin au 1er juillet 2003
:
AR ! 2 secondes
Le fabuleux destin d'une Québécoise au sourire de Pinocchio, fan de la petite reine et d'un vieil
Italien bougon non moins
fan...
Une délicieuse histoire de bicycles (Laurie/Lorenzo) que l'on doit à une réalisatrice délicieusement
turbulente...
AR ! 3, histoires de l'au-delà
Trois moyens métrages de l'Est lointain, glaçants à souhait :
Souvenirs (Memories) :
Un homme dont la femme a abandonné le domicile conjugal, une femme qui se réveille amnésique
dans une ville de grande
solitude : un prévisible mais prenant polar coréen...
La roue (The wheel) :
Une histoire de marionnettes thaïlandaises en guise de poupées vaudou : moyennement
envoûtant...
Chez nous (Going home) :
Et le bouquet (chinois) final : peu banal et délicieusement glauque, avec un ultime rebondissement...
qui n'éclaircira
cependant pas
(entièrement) le sort du petit garçon !
AV : 7 ans de mariage
... et on recolle les morceaux ?
Entre une femme dont - d'après son ami psy - il faut réveiller le point D qui vire à la D-prime, sa fille
qui est à l'âge où l'on
ne rate rien de tout ce que l'on voit et entend, son beau-frère qui porte certainement des culottes
plus aguicheuses que sa
soeur, ses beaux-parents et le prêtre ami de la famille, ses gardes de nuit aux urgences et ses
fantasmes qui le travaillent,
l'affaire risque d'être compliquée pour... Bernard !
AV ! À la petite semaine
... ou Le goût des nav' ?
Un Vincent, François, Paul et les autres (Jacques, Francis, Didier...) du nouveau millénaire
!
AR : La boîte magique
Ce qui ne va pas : le personnage du réalisateur ne le "fait" pas, comme les
dialogues (est-ce parce qu'ils
sont en français ?) dévolus à Marianne Basler...
En revanche, on finit par rentrer dans ce (certes classique) jeu d'évocation des souvenirs d'enfance
(très Cinéma
Paradiso & Co, quoique s'en défende -
mollement - le réalisateur) dès
que... Zorro pointe son museau !
AV ! Les enfants de la pluie
... et du soleil, sans lesquels il n'y aurait pas eu d'histoire !
Une bonne surprise franco-coréenne, avec un vrai scénario (Serge Brussolo, quand même), de
belles couleurs (même si le
côté Pyross déborde sur le côté Hydross - ah, Fathom, à quand le grand
écran ?) et une musique
(Didier Lockwood, ça ne gâche rien !) qui lie très convenablement ce usual miracle : un
amour
impossible...
AR ? Mods
Une heure avec, entre autres, 4 garçons dans le vent... du moins l'étaient-ils dans les 60's,
car aujourd'hui...
Un peu de "chorégraphie" sur une musique de l'année 1966 (celle de la naissance
de la petite amie du
réalisateur ?) ici, des dialogues à la Beckett ou à la Ionesco là, le tout joué à la Jean-Pierre Léaud :
ne peut pas faire de
mal... ne peut pas faire grand-chose !
AR : The mystic masseur
Un ovni cinématographique, au demeurant fort sympathique : une histoire de la communauté
indienne (de l'Inde), implantée
à Trinidad - tout là-bas aux Antilles, vivait une famille (air connu) - encore sous protectorat
britannique, en
1932...
Il y a là à boire et à manger, mais, plus que tout, l'amour des livres, de l'instruction, et le prestige de
l'écrivain... et du
gourou !
AV ! Terreur point com (Fear dot com)
Riche et foisonnant (fantôme vengeur à la Ring,
site qui tue à défaut de
cassette VHS à recopier et ex-docteur à la Hannibal réalisant ses smuff-movies en live (!)
sur le net), le
tout dans une ambiance particulièrement sombre et des décors délabrés qui accentuent la luminosité
shakespearienne de
Natascha McElhone... pour qui on attraperait bien des yeux rouges
!
Et méfiez-vous des ballons blancs !
Avanti
semaine du 18 au 24 juin 2003 :
2 Fast 2 Furious (Fast and furious n° 2)
AV : Cube ² : Hypercube
On avait beaucoup aimé le premier, même si on ne se souvient plus du dénouement...
Alors on est allé voir le second, et... à quand le cube... cube ?
Et le cube irrationnel, en racine de deux, de trois, le cube exponentiel, logarithmique, fractal...
Ou l'hypersphère : tout est relatif !
Au fait, savez-vous comment évolue le volume d'une hypersphère selon sa dimension (entière !) n (pour l'hypercube, c'est facile : V = a puissance n) ?
AV ? Darkness
Aurait mieux convenu sous la forme d'un roman, où l'on peut lire à son rythme, revenir en arrière au besoin et se constituer sa propre vision de cette obscurité...
Car, avouons-le, c'est un peu long à démarrer, ça manque de rythme - et de mise en scène !
Pour les acteurs (Anna, Lena et Giancarlo), alors !
En sursis (Cradle to the grave)
La forêt enchantée
AR ! The good girl
Ou Last exit before... the end of your dreams !
On a tous connu une Jennifer pour qui on est allé jusqu'au bout de nos rêves... mais nous a-t-elle suivi ?
Un portrait de l'Amérique profonde avec dame par le réalisateur de l'étonnant Chuck & Buck...
AV ? Haute tension
Franchement, on se demande pourquoi (et pour qui !) on fait encore ce genre de films, et plus : ce
qui fait que des
femmes (dont une ex-blonde, quand même !) aient accepté d'y figurer ?
Bon, il y a le clin d'œil de la fin qui pourrait peut-être servir d'alibi, mais il faudrait être resté(e)
jusqu'au bout !
Pour Cécile, alors !
AR : Moro no Brasil (Je vis au Brésil)
Un vaste tour d'horizon (pourtant non exhaustique !) de la tradition musicale, dansée et chantée du
Brésil par un
réalisateur venu du... froid, mais produisant dans son club de Rio trois cents concerts par an !
Plus qu'une mise en bouche à la fête de la musique - un seul week-end par an en France
!
AV ? Sans nouvelles de Dieu (Sin noticias de dios)
Manque de profondeur philosophico-théologique (et le purgatoire, dans tout ça ?), de goût
artistique (Victoria en diva
dans un paradis à l'image d'un dancing américain d'avant-guerre !), et, de façon récurrente, d'intérêt
: qu'est-ce
qu'elles lui trouvent, à cet insipide boxeur brutal en fin de carrière - et pourquoi le Ciel et l'Enfer se
disputeraient son
âme (bon, d'accord, Pascal, le nez de Cléopâtre : mais ça fait un peu la culture, c'est comme la
confiture...)
?
Bon, on restera quand même, malgré les longueurs, pour Victoria (hors dancing) et Penélope... mais
avant le dixième
cercle !
AR : Va et vient (Vai-e-vem)
Une ultime pirouette pleine d'humour et d'épicurisme de la part de l'auteur de (entre autres)
Souvenirs de la maison
jaune et des comédies de Dieu...
Plus que jamais à regarder, écouter et... y revenir !
AR : Vivre me tue
... oui, mais lentement !
Du moins pour Paul :-) qui devra survivre à la mort précoce de son frère, en devenant enfin écrivain
: l'esprit qui
survit au corps ?
Non : un cœur qui bat, tout simplement...
Par un réalisateur qui en a à revendre
!
AV ! The warrior
Un "samouraï" indien qui, comme deux femmes à Dublin, [a] déposé les
armes après avoir
vu son fils (adoptif ?) assassiné...
Universel... comme la beauté !
AV : Zéro un
Une première série de dix courts métrages de haut niveau :
Au suivant (12 min.) : harcèlement - défoulement au féminin, avec Isabelle Nanty...
Offside (10 min.) : rappelle (en court !) le film d'un écrivain anglais passé à la réalisation...
The Freak (6 min.) : rappelle (en images de synthèse) une pub récente sur la.... différence !
The same (11 min.) : très "fabuleux destin" - mon préféré...
Pourkoi... passkeu (6 min.) : le coup de foudre et ses suites, avec Léa Drucker...
Arrêt d'urgence (6 min.) : sacré µsoft, avec Bruno Solo...
Aujourd'hui Madame (5 min.) : et ce soir, Madame Ex !
Chickendales (5 min.) : méfiez-vous de la dioxine... de synthèse !
Silver Moumoute (11 min.) : vert-de-gris !
Carcan (2 min.) : ne déborde pas de ses deux minutes !
AV ! The Getaway (Guet-apens)
Ah, le charme tout nostalgique des années soixante-dix, ses belles américaines improbables, la belle Jennifer, le beau Thomas Crown et la musique de Quincy...
Et le plaisir doublé d'une fin immorale !
semaine du 11 au 17 juin 2003 :
AR ? Les 9 vies de Tomas Katz
L'éclipse solaire de 1999 revue et corrigée par le réalisateur du magnifique Simon le magicien...
Ici, conceptuellement et formellement non sans intérêt, mais bâclé - manque de temps avant la fin du
monde ? - et
sans purpose...
AV ! Comment se faire larguer en 10 leçons (How to lose a guy in ten
days)
Ne gâchons pas notre plaisir, d'autant qu'à la vue du titre et du couple (blond) vedette, on pouvait
craindre du
pire...
Eh bien non : c'est très bien ficelé, joué et mené - l'intérêt ne faiblit pas un instant et la drôlerie est
présente à chacune
de ces 10 journées... euh, 115 minutes !
AV ? Confessions d'un homme dangereux (Confessions of a dangerous
mind)
Ce que l'on n'aime pas : le sujet (l'"évolution" de la TV américaine à travers la vie
d'un producteur
qui aurait joué les tueurs pour la CIA), le côté rétro, kitsch, les couleurs (froides et sales, en manque), et
les... fesses du héros
!
Ce que l'on aime : bah, le reste, sans doute !
AV ! Filles uniques
Une belle histoire de rencontre, de frasques et d'amitié entre deux femmes...
Rare, drôle et réjouissant !
AV : Le mystère de la chambre jaune
... qui sera certes résolu au final, mais ce n'est pas tant le but qui compte que le chemin qui y mène,
tout en
circonvolutions et autres cercles à emprunter par le bon bout de sa raison !
Un Rouletabille qui ne doute pas de la sienne, en tout cas, et rebondit d'un personnage à l'autre au fur et à mesure de l'avancée de ses déductions !
AV ? Nuits de terreur (Darkness falls)
Une histoire de petite souris qui craint... la lumière !
Moins réussi qu'un précédent, mais se laisse voir...
Avec, en bonus, un (joli) démon buffyesque recyclé !
AV ! Paris selon Moussa
Un film qui sent bon la France, enfin l'amour d'une certaine France, celle vue de l'extérieur...
À nous d'œuvrer pour qu'elle lui ressemble !
Un très bon film guinéen du réalisateur du non moins bon Ballon d'or qui donne envie de chanter en sortant les p'tits papiers, et de se battre pour ceux qui n'en ont pas (encore) !
The point men
AV : La recrue (The recruit)
... ou "tout se passe comme tout doit se passer dans le meilleur des mondes déterministes " : les répliques des acteurs sont exactement celles attendues, produisent au moment précis la réaction attendue, etc.
Un pilotage automatique de grand luxe particulièrement reposant, qui, on le sait, a échoué un certain onze septembre...
AR : Sira Ba (La grande voie)
Le bois est sacré : "alienisation" des femmes qui s'y risquent, et refus explosif d'y faire pénétrer une route !
Mélange avec bonheur conte et Afrique moderne, jeux d'enfants et vilaineries des "grands", thèmes classiques (filiation, amitié), légendes et traditions...
AV ! Les triplettes de Belleville
... et Mme Souza, son petit-fils et son chien qui aime les trains, dont c'est avant tout l'histoire !
Un univers hybride savoureux, franco-belge pour la petite reine, le tour de France et la tour... Eiffel, mais qui lorgne outre-Atlantique (et même outremer !) avec ces paquebots immenses et cette Belleville entre New York et San Francisco, peuplée de french mafieux à carrure noire ou au nez rouge et d'obèses - on n'échappe pas à Mc Donald ! - et, bien sûr, du fameux trio de froggies !
AR : Le voyage de Maryam
Un vrai-faux reportage : dans le Téhéran d'aujourd'hui, la recherche d'un père... du de vue par sa fille, équipée d'une photo (que nombre d'interviewés reconnaîtront !) et d'une caméra... derrière le voile !
Moralité : les Iraniens sont serviables (ou, barbus, se ressemblent tous) - car le père serait en fait un oncle... de France !
semaine du 4 au 10 juin 2003 :
AR : 24 hour party people
Un peu plus que 24 h, quand même : une étonnante chronique de la vie musicale à Manchester entre 1976 et 1992 - en plein thatchérisme !
Légendaire.
AR ! Amours et résignation
Le mariage d'Alex (45 min) : évoque la polygamie au Cameroun, "tradition" tenace - un couteau aiguisé des deux côtés doit être utilisé jusqu'à plus soif !
Un autre monde...
Si-Gueriki (62 min) : encore la tradition, ici au Bénin, où les enfants sont rarement élevés par leur mère : les garçons vont avec leur père, et les hommes, les filles sont envoyées au loin, pour être préparées à leur mariage - il n'y a donc pas de lien affectif entre les mères et leurs enfants, ce qui "facilite" la séparation, et tend hélas à se perpétuer dans les générations suivantes...
Ironiquement, c'est entre co-épouses que des liens pourront se nouer... et survivre à la mort du mari !
AV : Barbershop
Un salon de coiffure pour Blacks, hors ‘70s, ça peut sembler tiré par les cheveux - ou alors il s'agit pour le moins de les couper en quatre !
Mais vous l'aurez compris, c'est plus un prétexte pour dessiner une galerie de personnages, certes classiques mais savoureux !
AV ! Le bison (et sa voisine Dorine)
Un bon moment à passer en famille...
... et une mention spéciale pour les quatre enfants !
AR : Carlo Guliani, ragazzo (Carlo Guliani, jeune homme)
Des images d'une violence montante qui, paradoxalement, font s'étonner que le "bilan" des manifestations lors du G8 de Gênes n'ait pas été plus lourd...
Il faut dire que les conditions de la mort de ce jeune homme (blessé par balle tirée à bout portant, écrasé à deux reprises par la voiture de police, frappé à terre) concentre hélas parfaitement la violence d'un état, pourtant démocratique - mais il est vrai (encore) aux mains d'un personnage peu reluisant qui n'en peut de façonner des lois ad hoc pour échapper à la justice...
Non, non, je ne parlais pas de... quoique !
Sinon, on aurait aimé savoir ce que la justice a dit de ce meurtre...
AR ! Ce jour-là
Un film policier fou, fou, fou, une sorte de Dix petits nègres "borgesque" savoureux !
Délirancieux - comme aurait pu dire un producteur récemment disparu...
AR ! Clément
Les histoires d'amour finissent mal... (air connu)
Déjà aperçu sur Arte, mais sur grand écran on devrait être plus "the audience
is
listening"...
Essai transformé donc, sur grand écran, où la justesse des sentiments est confirmée de façon
éclatante - même à
certains moments un peu trop sombres quand même !
AR ? De l'autre côté
... de la frontière, c'est l'Eldorado américain qui se préserve (de façon pas vraiment droits de
l'Homme) de ces
crèves-la-faim venus du sud...
Un documentaire aride (!) co-produit par Arte qu'il vaut mieux là-aussi voir en salle
obscure... pour
conserver une attention maximale !
AR ! Kaena - la prophétie
Un univers en soi, au décor en ombres et lumières époustouflant !
Quelques bémols, cependant : les mouvements des personnages auraient gagné à être un peu plus
fluides - ou, pour
les très rapides, ralentis (à la Matrix ?) pour
qu'on puisse en
profiter, et les expressions de l'héroïne un peu
plus lissées...
Mais bon... Beau !
AV : Mais qui a tué Pamela Rose ? (Bullit et Riper)
End ouaïe ?
Pas vraiment d'intrigue - le jeu à plusieurs niveaux sur CD attendra ! - ni de Thierry Frémond - coupé au montage ?
Dommage, car l'humour, lui, est au rendez-vous !
AR : La secrétaire (Secretary)
Risque de ne pas trouver son vrai public, à qui l'affiche ou la bande-annonce auraient pu faire
accroire quelque
comédie scabreuse ou variation sur le harcèlement au bureau...
... alors qu'il s'inspire d'un écrit féminin (autobiographique ?) sur la difficulté d'être, entre un père
alcoolique (voire
plus ?), une mère couveuse (blonde) et une grande soeur (blonde) qui vient de se marier...
Elle aurait pu être boulimique ou anorexique (elle l'a peut-être été : quatre petits pois, c'est léger),
elle est masochiste
!
Bref, entre un gentil fiancé avec qui elle a grandit (le côté infantile) et un patron avocat
maniaco-sado-timide (l'image
du père ?), il n'y a pas photo !
AV : Self-control (Anger management)
... ou comment se déclarer !
Car il ne s'agit pas à proprement parler de self-control comme l'indique la mauvaise
"traduction" du titre original, mais plus précisément de relâcher la pression, quitte
même à en
rajouter quelques couches !
Assez dérangeant au début, plus conventionnel sur la fin...
En tout cas représentatif du malaise de l'Américain moyen, brimé et frustré par une société
matérialiste et moraliste
en importation directe de l'Angleterre victorienne et qui, handicapé en amour, réfrène son mal de
vivre, en attendant
de...
l'exprimer, pas toujours sans danger pour les autres !
Mais quand donc apprendront-ils, ces sons of b... Bush, la so-french touch :
"make love,
not war" ?
AR : La vie nue
Un décor de mariage étonnant qui rappelle Chansons du
2è étage, et auparavant une errance (de la caméra) dans un grand espace
très humanité, mais que l'on pourra assimiler à celle
d'un esprit
d'autiste ou de schizophrène, définitivement prisonnier de lui-même...
... ce serait la vie nue, sans le monde extérieur, sans les autres, ou bien par bribes,
souvenirs, retours en arrière, ou projections de ce qu'elle
pourrait continuer d'être
si... vous y croyez !
AV ! Les temps modernes (Modern times)
Un classique restauré à ne pas manquer...
semaine du 28 mai au 3 juin 2003 :
AV : 28 jours plus tard
Au début, un Seul au monde
visuellement assez réussi
mais que l'on ne voit pas durer deux plombes ; alors on se dirige vers un Londres peuplés de dragons - euh, de contaminés vociférants, histoire
de relancer la
machine...
Puis les inévitables soldats traqueurs de
monstres, derniers
vestiges
- à défaut de remparts - de la civilisation humaine, donnant l'occasion au héros de démontrer que la
contamination
par
la rage n'est peut-être pas qu'organique...
Il ne reste plus, après une seconde ellipse de 28 jours, de clore l'affaire, rondement menée à défaut
d'avoir fait
avancer le schmilblick !
AV : Basic
Une enquête interne militaro-rangero-stupéfiante, menée sans temps mort...
... dont on regrettera cependant l'ultime retournement, très blanchiment de la grande muette
!
AR ? Les côtelettes
Pas inintéressant, mais la misogynie persistante de l'auteur de Buffet froid et de Notre
Histoire
handicape sérieusement la portée de son propos...
... et son développement, qui reste mesquin et répétitif !
Comment peut-on espérer comprendre la vie, l'amour et le reste si l'on ne reconnaît pas à la femme
le droit d'exister
indépendamment de ses (pauvres) fantasmes ?
AV ! En territoire indien
On craint au début une sordide histoire de délit de fuite aggravé, mais non : peu à peu l'affaire se
complique, des
ramifications se forment, on découvre petit à petit le caractère des différents personnages qui
peuplent ce territoire
indien du Cher...
Des seconds rôles savoureux, du père du héros à l'ensemble de la gendarmerie du village - dont le
plaisir de retrouver
Bouli Lanners !
AV ! Interstella 5555 (The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem)
Une symbiose totale entre les images, la musique et... le récit !
Peut-être une petite baisse de régime à mi-course, mais bon...
AV ! Mari Iyagi
Ah, nostalgie !
L'impossible et belle reconstruction de ses souvenirs d'enfance, avec son monde féerique et ses premiers émois...
Un homme à part (A man apart)
Qu'il le reste !
AV ! Un homme un vrai
Ma biographie : rien à redire, donc...
Bon, sérieusement : un (vrai) coup de foudre andalou, cinq ans plus tard une rupture andalouse, cinq ans passent à nouveau et ce sont des retrouvailles pyrénéennes...
Ce couple tient la route, et nous, on y tient !
semaine du 21 au 27 mai 2003 :
AR : À la dérive (Swept away)
Le produit de la carpe et du lapin ?
En tout cas, un film différent des précédents du réalisateur, plus simple aussi : le mariage, ça vous change !
Alors... autobiographique ?
Peu importe, comme d'ailleurs ce qu'en disent les mauvaises langues !
Bon, mal distribué, on se doute du pire, et finalement... pas un chef-d'œuvre, mais pas détestable !
AR : Dogville
L'antéchrist version Dogme, ou comment on devient nazie...
Une (longue) vision pessimisme de l'Humanité - enfin celle d'un bled des Rocheuses dans les années 1930 - dont la fin, doit-on l'avouer, appert particulièrement jouissive !
(Au niveau technique, les bougés de caméras fatiguent très vite et, vu la distanciation due au décor, ne s'imposaient pas vraiment - de toute façon, ils n'ont pas permis d'éviter de nombreux raccords malvenus dans plusieurs scènes importantes...)
AR : L'expérience (Das Experiment)
On a peu l'occasion de voir des films en provenance d'outre-Rhin, mais à en juger par celui-là, on pourrait croire que l'Allemagne n'a pas vraiment changé depuis 1933 !
Ce qui est faux, bien sûr ; mais, à défaut de la levée de nouveaux Fassbinder, le choix des sujets (apparemment destinés à l'exportation) pourrait être revu !
Ces réserves faites, jeu et mise en scène efficaces.
AR : Swimming pool
Dans le lac ?
Non, bien sûr... car question profondeur, reste à la surface - farniente du midi oblige ?
Bref, se laisse regarder : pas désagréable... mais pas indispensable !
AV : Le grand chantage (Sweet Smell of Success)
Je ne sais pas si le pouvoir corrompt, mais trop de pouvoir nuit... aux autres, à son entourage, surtout quand il est entre les mains de quelqu'un qui, à l'origine, n'était pas... fini !
(Toute ressemblance avec quelques personnages existants ou ayant existé, etc.)
Une étude de mœurs... noire, avec un jeune Tony Curtis aux dents longues qui se verrait bien atteindre le niveau (?!) d'un Burt Lancaster dans ce Swimming with sharks de 1957 !
Fanfan la Tulipe, de Christian-Jaque
semaine du 14 au 20 mai 2003 :
Les aventures de Naïca
Ciao, Federico !
Fanfan la Tulipe
Fanfan II ou Taxi... n° 35 ?
AV ? Matrix reloaded
En vf : Ma trique relookée, ou plutôt... rechargée ?
Whatever...
On peut attendre le n° 3, ce qui évitera à la fin de rester... sur sa faim (même après avoir
laisser défiler tout le
générique de fin pour avoir la primeur de la bande-annonce de Matrix : revolutions),
et, du coup,
visionner les
deux à la suite (et, tant qu'à faire, revoir le premier)
;
Ou on peut attendre le DVD, qui permettra de sauter les scènes inutiles (la conversation avec
l'oracle), ridicules
(les
discours devant le peuple de Zion) ou indigestes (le bla-bla speedé de l'architecte) et au
contraire de se rejouer
les
futures scènes-cultes (la bacchanale "clipesque ", la french touch, la
course-poursuite
sur
l'autoroute, le sauvetage de Trinité - qui aurait pu terminer cette seconde
mouture)...
Bref, à moins d'être angoraphile, on peut attendre...
AR ? Orlan, carnal art
Racolage passif ou actif ?
Jusqu'au-bout-iste, en tout cas ! (âmes sensibles s'abstenir)
C'est sûr que derrière le corps, il y a l'esprit, et qu'on peut ainsi
"conceptualiser" - justifier ? -
son
art "charnel"...
Mais on n'a quand même qu'une peau, et on n'est pas obligé de s'en débarrasser
littéralement pour ce
faire
!
À moins de ne vraiment pas l'aimer : il n'est pas toujours facile de faire la part entre
expression artistique et...
psychanalyse !
AR ? Pain et lait (Kruh im Mleko)
Un long clip (68 min) contre l'alcool dont, honnêtement, la sortie en salles est plus due à son
origine slovène -
donc
(encore) rare - qu'à l'intérêt du sujet, qui, une fois les présentations faites, a du mal à
décoller...
... mais atteindra cependant son climax avec les quelques vers et la musique du (faux)
générique de fin !
La fin a justifié l'attente, donc... comme le plaisir ?
AV : Rien que du bonheur
Désolé ?
Eh bien non, ce voyage au bout de la nuit de Désiré tient la route et ne mérite pas les critiques
acerbes que lui
font
ceux qui ne sont pas (encore ?) passés à la réalisation !
AV : Super papa (Joe Somebody)
Ou comment un employé incolore - Joe Scheffer - qui, après n'avoir su défendre sa place dans
le parking des
"dix ans d'ancienneté" et trois jours de déprime va, pour les beaux yeux de la
responsable du
bien-être de l'entreprise (un laboratoire pharmaceutique dont le produit phare est un
médicament qui vous fait
paraître en forme - malgré il est vrai des effets secondaires nombreux et variés) relever la tête
et, en demandant
sa revanche à la brute qui l'envoya au tapis, devenir la coqueluche de ses collègues, obtenir sa
promotion et... la
place de parking qui va avec !
Mais ce Karaté Dad entraîné par un Jedi à la force tranquille ne risque-t-il pas,
en se battant, de
décevoir celles qui l'aiment avant tout pour ce qu'il est : un homme de cœur et un père aimant
- qui passe
pourtant au second plan, contrairement à ce que son titre français ferait croire !
semaine du 7 au 13 mai 2003 :
Autour du blues : le film
AR ? Fellini - Je suis un grand menteur (Fellini - Sono un gran
bugiardo)
Bizarrement plus intéressant visuellement que par les paroles - on prend celles du
maestro pour argent
comptant, et ce n'est que (légèrement) qu'il peut être contredit dans l'interview d'un acteur
(encore vivant !) qu'il
avait... dirigé, alors qu'il aurait été intéressant de discuter avec lui, pas tant de ses méthodes
de marionnettiste
dictatorial que de son point de vue sur la création...
... car, avouons-le, ses films (du moins les derniers) ne nous ont jamais emballés !
Gomez et Tavares
AR : Igby
... ou les désarrois de l'élève susnommé...
En fait, il s'agit encore et toujours du bon vieux complexe d'Œdipe (ah, ces histoires de...
partage père/fils/frères
!),
sauf que le père, absent ou s'étant mis lui-même hors course, la personne à tuer est... la mère
castratrice
!
AV : Maléfique
Les Trois Mousquetaires chez Monte-Christo, à la sauce Belphegor ?
Un huis clos très zonzon que notre
impatience d'effets spéciaux
pourrait à tort nous faire oublier que ce n'est pas tant le but qui compte que le chemin qui
nous y mène
!
AV : Mission Alcatraz (Half past dead)
Scénario suffisamment complexe pour maintenir l'intérêt tout du long, cascades et "quota" Noirs & Blancs de rigueur... et un zeste d'humour :
Steven Seagal... à lui-même, comme toujours, entre voiture de sport, pénitencier (contrepet ?), hélicoptères et, bien sûr... pyrotechnie à tous les étages !
Ah, j'allais oublier : dans le rôle du condamné à la chaise électrique, un transfuge de Capitaine Furillo (Hill street blues)...
AR ! Le procès de Henry Kissinger (The trials of Henry Kissinger)
Kissinger, un Rudolf Hess juif, un Pinochet américain, l'âme damnée de Nixon ?
Fiction, diriez-vous : n'a-t-il pas reçu le prix Nobel de la paix (en 1973, année de l'assassinat de Salavador Allende, quand même !) ?
Mais la réalité dépasse hélas la fiction : demandez donc entre autres leur avis aux paysans Cambodgiens bombardés, au fils de ce général argentin loyal aux institutions qui fut assassiné par la CIA...
Quant à Nixon, on retiendra plus ses problèmes de... plomberie que sa politique étrangère, domaine réservé d'Henry (tiens, ça me fait penser à un (des) roi(s) anglais de triste mémoire), lequel a continué sous Gerald Ford d'oeuvrer pour la "pacification" du Timor Oriental !
Les États-Unis, un état totalitaire ?
Non, bien sûr : c'est un grand pays démocratique... où la peine de mort existe encore dans plusieurs de ses états (pourtant non stigmatisés comme axes du mal), dont le pouvoir exécutif est entre les mains d'un petit nombre (dont les prises de décision, les agissements se font de manière totalement opaque, sans aucun contrôle ni contre-pouvoir de fait... et jusque là jamais sanctionnés), etc.
Et qui se considèrent au-dessus du TPI : do what I say, not what I do !
AR : Royal bonbon
La tragédie du roi Christophe, le retour ?
Pas de Jean-Chrétien Sibertin-Blanc, ici, mais son pendant... Noir - Haïti oblige ! - et toujours évoquée, l'Histoire avec un grand H...
Manque cependant un peu de rythme - les ellipses auraient gagné à être assumées : une peur du côté canadien de la production, en cas d'exportation au pays des crevettes roses ?
AV : Toutes les filles sont folles
(on le savait)
Sympathique, très - comme les interprètes principales et l'apparition ici et là de nombreuses figures connues : interviewer, parents interviewés, collègue prof, ambulancier, motards, ex, etc.
En revanche, le propos s'essouffle un peu, à l'image des ralentis et de dérives architecturales qui font bouche-trou (!) : du coup, le format moyen-métrage complété par un court aurait été parfait !
... mais il faudrait pour cela un marketing de distribution des films plus souple, qui sache innover !
AR ! L'enclos
Un Papa Schulz pas vraiment comique qui pousse à s'affronter deux prisonniers du camp : l'un juif, français et l'autre, allemand mais opposant aux nazis depuis... 1930 !
On aura compris qu'avec ce remarquable premier film d'Armand Gatti, on est très loin du manichéisme des pourfendeurs de l'axe du mal !
Evil dead
semaine du 30 avril au 6 mai 2003 :
AV ! America so beautiful
... pas tant que ça, même si a priori investir dans une discothèque en plein boum du disco semble plus prometteur que l'épicerie ou les... taxis !
Car voici s'avancer l'affaire des otages de l'ambassade américaine à Téhéran (1979-1981), particulièrement malvenue pour les Iraniens exilés à L.A. et essayant d'y réaliser leur american dream...
AV ! Avril brisé (Abril despedaçado)
Un cycle sans fin de vengeance tribale, vie pour vie, à propos d'une terre aride que seul le sang saurait irriguer, au gré de la lune... rousse !
Mais pour briser le cercle, un sacrifice ne suffit pas toujours : il faut l'arrivée d'un élément extérieur, et savoir répondre à l'appel d'une sirène qui crache les flammes pour finalement atteindre... la mer !
AV ? Le club des empereurs (The Emperor's club)
Le cercle des poètes disparus, le retour ?
Non, un ersatz, tout au plus (!), dont la voix off pontifiante du début (et de la fin) fait craindre du pire...
Du coup, ça peut passer...
AV ! Le costume
L'un vit chez sa mère (harpiste qui tient une buvette et rêve de concert) et cherche son père (par accident et tailleur pour dames), le second chez son père (photographe) et sa... jeune belle-mère (serveuse dans un grand restaurant), et le troisième avec sa grand-mère (vendeuse de sirop) et va s'amouracher d'une jolie... poissonnière !
Trois amis donc, que l'acquisition d'un costume (au moins loyalement partagé) va pousser à réaliser leurs rêves dans cette ville géorgienne improbable et onirique, nous emportant avec eux dans un mouvement d'une fluidité... très slave !
AV ? Le crime du père Amaro (El crimen del padre Amaro)
Psychologiquement inconsistant, ce qui est dommage vu le propos - l'Église et ses dérives : corruption, blanchiment des narco-dollars, adultère des prêtres, avortement - il ne manque guère que la pédophilie !
Dommage donc, car se laisse regarder... mais n'est pas Buñuel qui veut !
AR : Dancing
... ou : bonne nuit les petits !
Dans un ancien dancing du bord de mer, à Audierne (Finistère sud), cohabitent (!) deux ours : un écrivain en panne d'inspiration et un plasticien branché (webcam oblige !) travaillant sur sa prochaine exposition...
Si ce dernier n'a pas de panne - artistiquement parlant, s'entend ! - peu à peu lui viennent une angoisse diffuse, puis des hallucinations, même, qui se multiplient...
L'art qui déborde dans la vie, en somme !
AR ? Dolls
Le jour de son mariage avec la fille de son patron, un jeune homme apprend que celle qu'il a abandonnée a fait une TS.
Il plante donc tout là, court à l'hôpital et va vivre d'amour et d'eau fraîche tout le long du film avec sa bien-aimée - qui a perdu une case dans l'aventure...
Mais ce n'est pas tout : s'intercalent le caïd qui retrouve son amour de jeunesse sur le banc où elle continuait à venir tous les samedis pour lui apporter ses sushis, et ce(s) fan(s) d'une Lolita de la pop qui jouera les Œdipe pour sa belle... moitié !
Toutes ces histoires sont emmêlées avec plus ou moins de bonheur et d'artifices, si bien qu'il n'est pas toujours aisé de savoir qui est (ou était !) qui : alors on regarde les paysages, pour ne pas perdre le fil !
AR ! El Bola
... l' histoire de Pablo (et d'Alfredo) !
Un film avec un vrai sujet, traité avec un art rare, qui intéresse, passionne...
... nous attrape en nous amenant là où l'on ne s'attendait pas, nous en (re)montre sur nos a priori et, bien sûr, émeut !
À voir en famille !
AR ! Les enfants du pétrole
... ou le colonialisme des compagnies pétrolières (on veut espérer que cela date du temps du Shah, et que la France n'y a pas... trempé !) exploitant le sud de l'Iran...
... et ses habitants, dépossédés non seulement de leur or... noir (comme leurs vêtements, d'ailleurs !) mais aussi de leurs maisons... en cas de remontée de pétrole !
Là aussi une histoire d'enfant, qui fera tout pour aider sa mère à honorer la dette (laissée par un père parti gagner sa vie dans un autre Eldorado) autrement qu'en cédant mule, maison et... sœur au créancier !
Une fois de plus, c'est bien chez les enfants que réside l'espoir d'un avenir moins noir... enfin, plus juste, plus réparti !
AV ! L'importance d'être Constant (The importance of being earnest)
Dans la veine d'une précédente adaptation à l'écran d'une pièce d'Oscar Wilde, avec Rupert...
Bon, y'a pas Minnie, mais il y a Frances et les mimiques de Reese !
AV ! Tristan
... ou l'hirondelle fait le polar !
Délicieux... comme Yseut !
AV ? X-men n° 2
Bon, se laisse regarder (le rendu des téléportations de Diablo est réussi) mais pour 2 h 14, ça manque plutôt de rythme et il ne se passe en définitive pas grand chose : c'est dommage, vu la matière disponible dans les comics...
Le syndrome de Dune, quoi...
Enfin, on verra le prochain : Phénix, le retour ?
L'idéal restant une vraie série...
semaine du 23 au 29 avril 2003 :
AR : Baghdad on/off
Un documentaire très récent (automne 2002) sur l'Irak, sur les traces cette fois-ci non pas des dégâts (et de leurs suites) causés lors de la première "Bush's War" par les Américains et leurs frappes chirurgicales à base d'uranium appauvri, mais par la poursuite dix ans durant des exactions envers les Kurdes du dictateur qu'ils avaient maintenu en place en 1991...
... en attendant le et la prochaine ?
AR ! Les chemins de la liberté (Rabbit-proof fence)
Édifiant.
Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée... ou plutôt, c'est noir ou c'est blanc !
La "mission" dont se sent(ai)t investi l'État colonial WASP australien en 1930 (et jusqu'en 1970 !) : enlever les enfants métis à leur mère aborigène, les déplacer à plus de 2000 km de là et les emprisonner dans un... orphelinat, afin d'éduquer les plus... "récupérables" (clairs !) destinés, au bout de deux ou trois générations, à retrouver la "pureté " de l'homme blanc !
Une saison blanche et sèche dans le bush australien éprouvante, mais une résolution sans faille pour ces trois petites filles et leur fil (barbelé) d'Ariane (à l'épreuve des lapins !) leur indiquant le chemin... du retour au pays !
It's a long way... (air connu)
AR : Corps à corps
Au début, on se croit tombé dans un mauvais film de Patrice Leconte, mais vite, un accident de coccinelle borgne fait bifurquer le film vers quelque chose de plus intéressant... genre Parle avec elle ?
Puis à nouveau un p'tit coup de Patrice Leconte pour bêtifier et, six années ayant passé, on peut rentrer dans le vif du sujet !
Bon, tout n'est pas parfait - il y a encore des grumeaux - mais l'idée est bonne et les personnages de la mère et du fils (!) tiennent la route...
AR ? Les corps impatients
L'interprétation est bonne ; c'est heureux, mais là n'est pas la question : ce qui manque, c'est la psychologie !
Le corps certes, mais quid de l'esprit (qui compte au moins pour 50 %) ?
Le rejet de l'autre, la distance qui se crée ou autres "effets secondaires" qui peuvent accompagner une grave maladie ou un accident ont été récemment mieux... traités !
Alors, pour les interprètes, sans aucun doute ; pour le scénario, il faudra prendre son mal en... patience !
AV ! Le peuple des ténèbres (They)
Le voilà, ce monde de l'invisible et des rêves que l'on attendait : il était tapi dans l'ombre, entre deux pannes d'électricité - probablement privatisée !
Une jolie héroïne - classique ! - et des transfuges de Buffy ou de Freakylinks pour rester dans l'ambiance !
AR : Le retour du fils prodigue - humiliés
Dès les premières images, une impression de déjà vu (qui durera les soixante-quatre minutes du film, plus le temps nécessaire à une vérification ultérieure) fait douter de la primeur du film, pourtant millésimé 2003 !
Il s'agit en fait de la suite cinématographique (ou d'une nouvelle version ?) du roman d'Elio Vittorini, Les Femmes de Messine, précédemment porté à l'écran par le même couple Straub-Huillet...
Eh bien, vous savez quoi ? Ça reste austère, mais supportable (la durée réduite, peut-être) et mieux dit : tant qu'à faire, la (re)découverte du texte en est facilitée... et du coup, appréciée !
AR : Shimkent hôtel
Là, le héros n'est pas assassiné en début de film, mais il est amnésique : cela permet des retours en arrière (où il n'est pas barbu) qui vont peu à peu dévoiler comment il en est arrivé là...
Enfin, surtout raconter son histoire et celle de ses deux amis (disparus, d'où l'intérêt dramatique), jeunes loups de la finance partis à la conquête de l'Est - ici un Eldorado qui brille... comme de l'aluminium !
Plus qu'un documentaire, donc, mais en reste proche (ce n'est pas un... reproche), ainsi que d'un essai (par certains aspects des thèses développées en voix off) : en tout cas, pour les (jeunes) acteurs comme le spectateur, une belle aventure !
AV ! Un nouveau Russe
Ici, le héros étant assassiné dès le début du film c'est donc par un mélange de retours en
arrière (datés de quinze
années à quelques instants avant la mort de... Platon, c'est son nom !) et d'avancées (en
compagnie du juge
provincial
- donc intègre - chargé - mais vite déchargé, car trop intègre - de l'enquête) que l'on
découvrira la vie et les
affaires de
cet entrepreneur new style (et de ses amis, de ses ennemis) de la Russie
post-communiste... et mafieuse
!
Toute ressemblance, etc.
Un polar bien construit et bien rythmé qui s'essouffle peut-être sur la fin... comme cette
société russe qui ne sait
pas
trop ce qu'elle va devenir !
AV ? La vie de David Gale (The life of David Gale)
Forme classique, qui a (trop ?) fait ses preuves : on commence par la fin et on fait des retours
en arrière...
Ici, en l'occurrence, il y en a à peu près trois - comme les jours qui restent à vivre à David
Gale avant d'être mis
à
mort par l'État du Texas, probablement le serial killer n° 1 de cette belle démocratie
d'outre-
Atlantique...
L'intrigue tient la route, même si on la devine un peu trop vite ; quant au fond, on ne peut que
déplorer qu'une
fois de
plus, l'enfer soit pavé de bonnes intentions !
semaine du 16 au 22 avril 2003 :
AV : Antwone Fisher
Black... Jag ?
L'histoire vraie et colorée d'un orphelin qui réussit malgré tout à
devenir quelqu'un de
bien grâce à la Marine et ses
psys, et finit par
trouver une - sa - vraie famille !
AR ? Autofocus
Une biographie linéaire : sans surprise, donc -
ni suspens !
Pour le fond : just the usual hypocrisie et mal b... américaines, en fait...
Quant à la forme, chronique d'une chute annoncée ou d'une dépendance croissante, peu
importe : tout ça
manque de
relief... et de propos !
AV ! Bon voyage
Enlevé !
Et une mention particulière pour Grégori Derangère et ses yeux grand ouverts, que la
tourmente de la drôle de
guerre
aura poussé - comme beaucoup d'autres ! - à choisir son destin...
AR : Les chemins de l'Oued
En première partie, Père et fille (non, ce n'est pas du Sokurov) : un très beau dessin animé...
L'âpre découverte du pays de ses origines, quand on ne parle pas sa langue et qu'on a l'angoisse au ventre... celle
de ce que l'on fuit,
et
celle que l'on découvre !
Le grand-père, la terre... les racines, quoi !
AV : Dreamcatcher
(L'attrape-rêves)
On s'attendait à vrai dire à un thriller onirique, mais il s'agit en fait d'un Alien des
neiges teinté d'un peu
(pas
assez) de paranormal et de Starship Troopers (on s'en serait passé)...
Tient la route... ou, du moins, la distance !
AV ! Frida
Une évocation colorée et passionnée de la vie de Frida Kahlo, de l'accident de bus à... sa
première exposition
dans
son pays, en passant par le New York de Rockfeller,
le Paris d'André Breton et... l'assassinat de Trotski !
Et, bien sûr, le deuxième "accident" de sa vie : son mari, le peintre Diego
Rivera et ses
frasques...
euh, ses fresques !
AR ? Fureur
Pas tant que ça... sans doute parce qu'il n'y a, après tout, pas de raisons de s'énerver ou, du
moins, d'en venir aux
mains... avec ou sans gants !
Un melting-pot (de beur) à la française qui mêle Ramirez et boxe thaïlandaise, garage
familial et
restaurant
chinois itou, musique laotienne, Vietnam et Cambodge, polar et love story, le tout
dans le treiz... ième,
et en
langue française : à chacun son chat !
Fusion - The core (The Core)
AR ! Il est plus facile pour un chameau...
Pauvre petite fille riche, dont les parents déménagèrent à Paris pour éviter les risques de
kidnapping de leurs
enfants
par les Brigades Rouges...
Peut-être est-ce autobiographique... mais la réalisatrice tient - largement - les promesses de
l'actrice
!
AR : Lilya 4-ever
Sujet désespérant (n'avoir aucun avenir dans son propre pays que de s'employer à le quitter à
tout prix, allant
jusqu'à
abandonner famille... ou amis !) et révoltant (clients et proxénètes : même combat !), dont la
dureté est
(heureusement
? - ou plutôt par contraste !) tempérée par le visage de sa jeune actrice... et une paire d'ailes
!
Mais que l'espoir soit réduit à un dernier envol vers un monde meilleur montre tout le chemin
qu'il reste à faire
ici
bas pour éviter que de telles catastrophes humanitaires ne se reproduisent à chaque
effondrement de dictature -
ou du
moins mieux les gérer, et, surtout, réapprendre le sens du mot solidarité...
AV : Prop et Berta
Pour les petits, l'histoire en chansons d'une méchante sorcière qui fait mouiller les pantalons
et change en
crapaud
gendarme et petits pains...
Heureusement qu'il y a (très) Prop (re sur lui), son nouveau voisin, et Berta, la vache qui parle (et voit rouge quand on lui tire la queue) pour lui
faire boire la...
potion
jusqu'à la lie !
AR : Racines
Ce documentaire généalogique et coloré (qui aurait pu - littéralement - être sponsorisé par
l'Amicale des
dentistes !)
nous emmène de Picardie en Amérique en passant (et repassant) par la Lituanie, hiver et
été...
En bonus, on appréciera, ici et là, de très beaux cadrages : de vrais tableaux, même en vidéo
!
AV ! Wanted (Crime Spree)
... ou Les Pieds Nickelés à Chicago !
Une belle brochette de frenchies (in live and... in english : subtils ou... subtitles !) face à un Harvey Keitel (savoureux comme toujours) en n° 2 de la mafia locale, un agent du FBI véreux, un chef de gang latino à la poursuite de sa voiture customisée, un gang du Harlem local, etc.
Ça ne raccommodera probablement pas les relations franco-américaines actuelles, mais ça fait du bien aux zygomatiques !
semaine du 9 au 15 avril 2003 :
AR ! Adieu pays
Rappelle beaucoup, et pour cause, un moyen métrage précédent ; mais ici totalement abouti - dans les règles de l'art : une mise en situation initiale (la tempête qui emporte le père, le coup de foudre entre Carole et Vincent) qui brise le statu quo d'alors et permet à chaque personnage dedécider de son sort : rester au pays ou briser en quelque sorte la tradition, et le quitter pour... le Québec !
Mais tout n'est pas si tranché, si manichéen : il y a des hésitations, des arrangements entre Montague et Capulet...
Et s'il y a une fin, il est possible qu'il y ait aussi une suite (on ne peut que le souhaiter) : le Go west débute en effet le 10 septembre 2001...
AV ! Destination finale n°2 (Final destination 2)
Hé, hé... après l'avion, moins banal : la voiture, et ses... highway to hell (air connu) !
La prochaine destination : tabac, alcool et autres drogues ?
AV ? Dina
Bon. Si, comme moi, on avait lu Le livre de Dina de Herbjorg Wassmo, il est probable que l'univers de Dina qu'on s'était construit aura du mal à s'accommoder de la vision du réalisateur ; pour les autres, il leur faudra se débrouiller vaille que vaille pour tenter d'en extraire la substantifique mœlle, et/ou de courir, en sortant, acheter le livre... pour en revenir au fondamental !
C'est un peu comme l'adaptation cinématographique de Dune : souvent, le kitsch l'emporte sur la profondeur, et toute la structure du roman se voit remplacée par un fil linéaire, simpliste et hollywoodien... c'est insultant !
Bref, raté ; mais avec de l'imagination et le souvenir du livre, on peut arriver en temps réel à combler les ellipses et assurer des transitions correctes entre les bons/beaux moments du film - en tout cas bien servi par la musique de Jorane...
AR : El Bonaerense
Des dangers du métier de serrurier, qui peut mener à celui de policier, dans la capitale argentine... avant un retour, clopin-clopant... au pays !
Mais bon sang, pourquoi la pellicule a-t-elle été développée avec un si fort contraste ?
AR : Mimi
Un autre documentaire dont le sujet s'inspire encore de proches de la réalisatrice - pourquoi pas : on ne parle bien que de ce(ux) qu'on connaît !
Documentaire, donc ; mais les anecdotes et la manière que Mimi a de les raconter auraient pu aussi bien être écrites puis jouées !
Mais bon sang, que Nice est bruyante... et polluée : de quoi se retirer à la campagne, dans la maison où j'(aur)ai(s aimé) grandi(r) (air très connu) !
AV ! Moi César, 10 ans et demi, 1 mètre 39
... 5 kilos en trop, pas encore toutes mes dents - comme celles de sagesse !
Un faux air d'Amélie, c'est vrai, impression renforcée par la musique ; mais surtout de Toto le héros (1990), la référence - en plus cartésien, cependant...
Tout public.
AR : Les proies
... c'est, a priori, l'élément féminin de ce Fontenay-aux-roses sudiste qui va recueillir un caporal blessé - nordiste, certes, mais dont la non moindre des qualités est d'appartenir au sexe opposé !
Mais le loup est blessé et les agnelles sont nombreuses... et pas innocentes !
Anglo-saxon : sentiments frustres et réactions primaires...
Le territoire des autres
semaine du 2 au 8 avril 2003 :
AV ! Bienvenue chez les Rozes
Deux évadés, une prise d'otages... et c'est parti pour 90 minutes chez les Rozes !
C'est vrai que les apparences sont trompeuses, et que si l'on creuse un peu, le comportement de chaque Rozes ainsi mis à nu peut sembler légèrement... décalé !
AV ! Le cœur des hommes
... et le c... euh... celui des femmes ?
Non, sérieusement : porte sur les hommes, exclusivement, mais effectivement plus sur leur cœur (on pourrait presque dire leur cerveau, si l'on n'avait pas peur, non pas d'être qualifié de sexiste, mais de surestimer ceux qui restent quand même... des joueurs de loto sportif !) que sur le cul, comme la bande-annonce le ferait croire...
AR ! La danse de la cigogne
Avant l'Irak, il y a eu le Vietnam, il y a vingt-huit ans...
Et ce rappel vu du côté vietnamien, sorte de papaye verte mêlée de bandes actualités, tombe à pic, politiquement, est plaisant, artistiquement... et en promet d'autres ?
AV ! Devdas
Voisin-voisine (dix ans après, le retour !), amours contrariées (ah, les parents et les castes !), naufrage dans l'alcool (made(r) in England ?), mariage arrangé mais non consommé (Bollywood oblige !), cœur d'artichaut et de courtisane...
... mais surtout : décors et chorégraphie !
AV ! La famille Delajungle - le film (The wild Thornberrys movie)
Les aventures d'Eliza, cadette délurée de la famille Delajungle à qui un chaman ex-phacochère a donné le pouvoir de comprendre les animaux et de leur parler (à commencer par son singe Darwin !), ce qui lui sera bien utile pour les défendre contre de vilains braconniers...
... plus que le petit détour dans une pension londonienne (ah, l'éducation anglaise !), austère jusqu'à l'uniforme - ah, celui d'autres petites lycéennes...
AR ! Femmes en miroir
Ou, après une longue mais nécessaire présentation, et - forcément - un voyage à Hiroshima, trois femmes au bord de... la mer !
Le moment culminant de ce film étonnant - qui pourrait être adapté au théâtre par un Claude Régy dirigeant Valérie Dréville dans La mort de Tintagiles (de Maurice Maeterlinck) - arrivera un peu plus tard, puissant comme une révélation, bien que lentement, pudiquement amené : un vrai tableau, une lumière extraordinaire que le crescendo de la musique achève de nous bouleverser...
Cela aurait pu finir là, où tout avait commencé ; mais, comme l'herbe a repoussé à Hiroshima, comme dans la vie rien n'est vraiment clos, définitif (et c'est heureux !), cela continue : les pistes restent ouvertes, comme, sur le shoji, se mêlent ombres passées, présentes... et à venir ?
AR : Les fils de Marie
Ah bon ? Il y en a plusieurs ? Tabernacle !
En tout cas, il faut bien en proposer quelques-uns à cette mère ayant perdu fils pour lui permettre de répondre à son instinct maternel forcément insevrable...
À moins qu'il ne s'agisse d'illustrer quelques variétés d'"orphelins" !
AV ? Laisse tes mains sur mes hanches
... ne fais pas ces yeux furibonds... (air connu)
Très plaisant, se laisse regarder, mais bon, on attendait quelque chose de plus : un scénario
avec un doigt de...
quelque
chose de plus... abouti, volontaire, décidé... accrocheur, quoi !
AV : National security
Outre-Atlantique, il y a pire que Pinot, simple flic : Steve & Martin - car ils
sont deux !
Hilarant, comme attendu...
AR ! Open hearts
... et non Open Wallets comme le futur remake hollywoodien (et hors dogme
!), où un accident
serait
avant tout suivi d'un ballet d'avocats !
Une ouverture des cœurs à la souffrance des autres, donc, plutôt que de trouver un
responsable à tout prix et de
le
faire payer... ou alors, bien involontairement !
AV ? Snowboarder
Les Bronzés étaient à leur époque partis faire du ski, pourquoi les légionnaires n'auraient-ils pas droit au
snowboard ?
Peut-être en grande partie à cause des dialogues qui, ici, ne s'imposaient pas... alors qu'un
scénario, lui, aurait
été
bien vu !
Et côté extrême, on a fait mieux pour ce qui est de la glisse...
AR ! Toutes les hôtesses de l'air vont au paradis (Todas las azafatas van al
cielo)
... c'est pourquoi toute ma vie, j'ai rêvé d'[en] être... (air connu)
Au cul du monde, là où tout finit dans ce "mauvais blanc de la mort ", les
trajectoires parallèles d'un
veuf venu disséminer sa femme et d'un ange qui s'est alourdi une nuit...
Mais quand donc le coucou rouge s'envolera-t-il pour ces amants du pôle... sud
?
AR : Le tube
... cathodique (on ne parle pas - encore ? - d'écrans à cristaux liquides et autres TFT) et ses
effets, réels ou supposés -
indépendamment du fond des programmes - sur nos cerveaux, attentifs ou somnolents,
hémisphères droit ou gauche -
synthétique ou analytique - via la lumière, transmise ou réfléchie...
En aucun cas enquête rigoureuse ni démonstration scientifique... mais une fin savoureuse
!
AV ! Embrasse-moi, idiot (Kiss me, stupid !)
Américain de 1964 - mais ne fait pourtant pas dans la dentelle, que ce soit par les mots ou par
les gestes !
Politiquement incorrect, donc, mais le cynisme n'empêche pas le cœur, ni de grandes lunules
la propension au
proxénétisme, le gâteau à la pistache un demi-pamplemousse et la jalousie... le ridicule,
jusqu'à l'absurde !
Mention spéciale à Kim Novak et Ray Walston, Mrs (!) and Mr J...eremy !
semaine du 26 mars au 1er avril 2003
:
AV ! Adaptation
... ou plutôt adéquation entre la forme de l'insecte et celle de l'orchidée qu'il va
féconder, soit, transposé à
l'Homme, le concept de l'âme-sœur - ce qui ne signifie pas pour autant une
"reconnaissance"
immédiate : d'où l'existence de l'adultère, ou pire...
Foisonnant, comme les marais de Louisiane où l'on peut trouver différentes espèces
d'orchidées... protégées
!
AR : L'arche russe
Un plan séquence de 95 minutes sans aucun flou (grand-angle oblige, mais chapeau quand
même !) et d'une fluidité
impressionnante, avec une foultitude d'acteurs (en costume), de tableaux (du musée de
l'Ermitage de Saint-
Pétersbourg) et de décors !
Laissez-vous emporter, et vogue la Neva... euh, le navire !
AV ! Les beaux lendemains de Théhéran
Un habile (et réussi !) mélange de documentaire et de fiction sur la vie dans l'Iran d'aujourd'hui...
Aussi, pour aider cet Iran à poursuivre sa réouverture au monde, investissez, échangez, et, si vous rencontrez des Iraniens sur internet... ne vous déconnectez pas et tchatchez !
AR ? Biggie et Tupak
Une "enquête" sur les assassinats, à six mois d'intervalle, des deux sus-nommés, chanteurs de rap respectivement des côtes Est et Ouest des États-Unis...
Brouillon, superficiel, incomplet et partial : le seul intérêt, c'est de reparler de ces crimes non résolus à ce jour (les polices locales ne semblent pas... blanc-blanc !) à travers une succession d'entretiens où les non-dits semblent être la règle - il est vrai qu'hormis le spectateur, chaque protagoniste sait ce qui s'est passé !
AV ! Cypher
Une histoire (simple) d'espionnage, un brin paranoïaque... comme on les aime !
Espion, agent double, voire triple : qui êtes-vous donc Mr Morgan Sullivan, et qui ou quelle société vous manipule ?
AV : Effroyables jardins
Dans la droite ligne des Enfants du marais, avec les mêmes acteurs et une intrigue encore plus simple...
Moins profond dans le genre que Monsieur Batignole qui était plus réaliste - mais ne boudons pas notre plaisir... simple !
AR ! Historias minimas
... mais plaisir maximum !
Dans cette Patagonie ocre et plate, destination San Juan, à pied, en car ou en voiture - c'est à 300 km d'ici, quand même !
Que l'on soit grand-père obstiné tendance Dufilho, voyageur de commerce amoureux d'une jeune veuve ou jeune maman sans robot ménager ni électricité, chacun - comme la tortue de la fable - finira par atteindre son but... certes modeste, mais pourtant si nécessaire - voire indispensable !
Plein d'humour, et goûteux comme... un gâteau d'anniversaire !
AR : L'Irak d'une guerre à l'autre
Tourné en avril 2002, sort hélas trop tard pour contribuer à éviter la "Bush's War II" mais justifiera sans doute a priori que la paix était préférable...
Reste partial et non rigoureux, témoignages et expertises ; rappelle néanmoins qu'un grand pays démocratique - où la peine de mort n'est toujours pas abolie - a continué, après la bombe atomique au Japon et le napalm au Vietnam, à "tester" de nouvelles armes (à uranium appauvri et autres déchets atomiques industriels ainsi "recyclés ") sur des populations civiles - et les soldats de sa propre coalition de 1991 ! - et que, si l'on en doutait, les dégâts causés par l'embargo sur l'alimentation et la santé des Irakiens, à commencer par les enfants nés... entre ces deux guerres !
AR : Jours tranquilles à Sarajevo
... ou le théâtre - et la vie domestique - en situation d'extrême dénuement, dans un Sarajevo en manque d'eau, d'électricité et de bois...
Une vie certes au ralenti, à petit souffle... mais la Vie, plus qu'une survie !
AV : Loulou et autres loups...
5 dessins animés qui parlent de loups, à commencer par le petit mais vorace Micro
Loup dont le vu d'en
haut pondère quelque peu la cruauté, T'es où Mère-grand où le glouton n'est pas
celui auquel on pense,
Mari Ka et le loup - Mme Ka et son p'tit loup ? -, Pour faire le portrait d'un
loup, pratique, et enfin
Loulou et son copain Tom, un lapin, qui se rejoindront culinairement, végétarien et
amateur de chair fraîche,
par... le chocolat !
Réussis tant par leur scénario que leur graphisme : pour tout public !
Pinocchio
AV : The sea
Le retour du fils prodigue (avec sa jolie fiancée française) chez des Atréides islandais ?
Règlements de compte (en famille, comme d'autres choses !) dans un petit port d'Islande
(soumis aux quotas de
Bruxelles), milieu clos et frustre malgré les grands espaces et... la télé, média éducatif (!) par
excellence !
Bouillonnant...
AV : Traqué (The Hunted)
Un fugitif (Benicio Del Toro) plus sobre - mais aussi plus crédible - que le précédent
(Harrison Ford) !
Peut paraître accessoire, plutôt simple... et sans fioritures : ça change !
AR : Ziggy stardust & the spiders from Mars
Démarre vraiment à la deuxième chanson - on avait craint quelque in bed with
Ziggy...
La (mise en) scène avant tout, la musique vient ensuite : s'il faut "rentrer"
dedans (elle n'est pas
"immédiate"), une fois assimilée, on ne sera pas déçu !
AV ! L'homme qui rit (The man who
laughs)
Sacré Victor, quand même, au point d'inspirer par son roman éponyme ce magnifique film
muet, américain - enfin, de
culture allemande, puisque réalisé par Paul Leni en 1927 !
Ne pas manquer cette copie restaurée, agrémentée d'une musique originale, même si les
images suffiraient largement
à nous... ébaudir !
semaine du 19 au 25 mars 2003 :
AR : Abouna (Notre Père)
... qui êtes aux cieux, ou plutôt qui a pris la tangente, peut-être pour trouver du travail en Europe, via Tanger - ah, l'Atlantique...
Et voilà les deux enfants partis à la recherche de leur père, aperçu au grand écran (?), avant que de se retrouver, punis, dans une école coranique !
Une errance dans un Tchad écrasé de soleil et bercé de musique...
AE : Chouchou
Au début, on est optimiste, puis assez vite, absence de rythme aidant, on finit par se dire : bah oui, mais elle est où, l'histoire ?
Car de clichés volant plutôt bas en jeux de mots systématiques (itou au ras des pâquerettes), même Gad Elmaleh ne saurait faire de miracles, apparition ou non !
Quant à l'emploi des autres têtes d'affiche comme... figurants, quel gâchis !
AE : Daredevil
Déjà, le générique est raté...
Et le reste, à l'avenant - sauf peut-être ici ou là, quelque chorégraphie "clipesque "...
Bref, les lecteurs de DD seront déçus (les afficionados du cuir aussi !) : à partir de la mythique époque Gene Colan aux épisodes de Kevin Smith en passant par Frank Miller et Elektra, nous est servi à l'écran que ce plat consensuel sans saveur qui, de plus, trahit allègrement l'esprit du comics - désolé, mais Matt Murdock gagne ses procès, et Daredevil combat le crime mais ne se venge pas !
Une nouvelle adaptation ratée...
AR : La forêt sans nom (A forest with no name)
Un petit film (1 h 11) sans prétention, et plutôt bien réussi !
Comme quoi, court ou long, si le sujet
tient la route...
AR ! The hours
Un mal de vivre féminin qui traverse trois époques, de Virginia Woolf à nos jours...
Malgré quelques minauderies (dues au roman ?) et une bande-son surreprésentée, plutôt bien
fichu...
Mais décidément, les Anglo-saxons ont des problèmes de rapport à la nourriture !
Orange county
AR : Pola à 27 ans
... c'était dans les camps !
Près de soixante ans plus tard, Pola se souvient et raconte à sa petite-fille (la réalisatrice) ce
qu'elle a (sur)vécu, quand
tant de ses proches ont été emportés par la bête humaine...
Tandis qu'à Varsovie en plein travaux, le quartier de son enfance, méconnaissable, disparaît
peu à peu...
AR ! Quand tu descendras du ciel
... ou plutôt, aide-toi (et les autres) et le ciel t'aidera - enfin, fais comme si !
Ni angélisme, ni misérabilisme : juste beaucoup d'humanité dans un monde qui en manque
par trop !
AR : Une adolescente
Un sujet délicat, qui aurait pu être scabreux, ou limite - un essai de banalisation ?
Au bout de deux heures, s'il reste délicat, on finit par (veut ?) y croire, alors...
... reprenons tous en cœur la chanson de Pierre Barouh !
semaine du 12 au 18 mars 2003 :
AR ? La 25ème heure (25th hour)
Encore un film avec un "héros" dealer, qui, pauvre de lui, va entrer en prison
le lendemain pour sept
ans...
Si l'on oublie ce postulat, on peut se laisser émouvoir - ou du moins saluer l'interprétation
et/ou apprécier les formes
de Rosario et le nombril d'Anna !
AR ? La cité de Dieu (Citade de deus)
Pour voir ce qu'il se fait ailleurs qu'aux States, mais le fond "d'après une histoire vraie" reste racoleur (sans doute pour l'exportation)...
... et la forme, certes chiadée, finit par fatiguer, et lasser par ses choix de couleur !
AV : Coup de foudre à Manhattan (Maid in Manhattan)
On attendait pire, et du coup on a été agréablement surpris : certes, c'est convenu et à l'eau de
rose, mais Jennifer
Lopez y croit...
... alors nous aussi, finalement !
AR : Iran sous le voile des
apparences
Complexe ; une société islamique pour le moins difficile à comprendre, où l'individu en tant
que tel(le) est nié(e), la
séparation des sexes de règle, et où tout changement devient affaire de foule...
... cette bête ignorante et violente, qui est bien plus (!) que la somme de ses parties
!
AR ! Loin du paradis (Far from heaven)
Dans l'Amérique des années cinquante, une bourgeoise (progressiste) découvrant
l'homosexualité de son mari
s'éprend de son jardinier Noir...
C'est le résumé qui expliquerait que ce film n'aurait pu se faire à l'époque, où l'homosexualité
était une maladie et
les piscines étaient salies par les Noirs ; mais depuis les choses ont changées, non ?
Remarquable.
AR : Les lois de l'attraction (The rules of attraction)
Dans le genre adolescence blanche et dorée trash, tient assez bien la route... tant que le fond - loin d'être universel ou exemplaire - reste au second plan !
À noter, en guise d'un Virgin suicides réussi, un clip particulièrement réussi sur Without you...
AR : Les lundis au soleil (Los lunes al sol)
(air connu) ? Oui, mais à condition d'avoir un boulot !
Peu de soleil à vrai dire, du moins extérieur ; il faut vraiment faire appel à celui que l'on a dans le cœur... pour exploser un réverbère !
Mais petit à petit, quand on n'y croyait plus, il revient, dans un éclat de rire partagé !
AE : Star Trek : Nemesis
Décevant, comme le précédent...
Peu ou pas d'effets spéciaux dignes de ce nom, un scénario mal exploité, et des héros qui ont pris un sacré coup de vieux - cf. le mariage inaugural !
Pourtant, les premiers Star Trek, The Next Generation (avec le commandant Jean-Luc Picard) de 1994-96 étaient plutôt réussis !
AR : Stupeur et tremblements
Masochisme au pays du soleil levant, sur fond de clavecin...
L'humour et l'interprétation sauvent ce qui n'était qu'un sec enc... de mouches de névrosée, incompréhensiblement surmédiatisé... comme hélas beaucoup de bestsellers (on n'agrée que trop les propos d'Heiner Müller dans son Ajax par exemple, repris récemment par Sentimental Bourreau : Drei Time Ajax) !
AV ! De la veine à revendre (Zezowate szczescie)
Un Tintin polonais entre Buster Keaton et M. Hulot, mais ne ratant jamais une occasion de s'expliquer quant à ses efforts pour devenir... quelqu'un !
Un homme "pris dans la tourmente " qui, s'il n'est pas pianiste (mais sait jouer du clairon !) aurait lui, mérité les honneurs de Cannes et des Oscars pour l'interprétation et la mise en scène...
AV : Le violent (In a lonely place)
Pour éviter les violences conjugales, commencer par éviter les violences pré-conjugales !
Bogart encore en scénariste sur le retour, mais dont les accès de violence le font suspecter d'un crime, même par sa fiancée... ce qui ne va pas arranger les choses !
semaine du 5 au 11 mars 2003 :
AR : Black
Une (sombre) histoire de vengeance cubaine, qui progresse lentement - mais que l'on devine vite inéluctable, au fur et à mesure que les indices nous sont révélés - et que tombent les comparses...
Bien fichu, sauf pour ce qui est de la netteté - pourtant, avec une XL 1 : ou alors, ce n'était pas l'objectif d'origine !
AR ! Comment tuer le chien de son voisin (How to kill your neighbor's dog)
Un écrivain qui n'aime ni les chiens ni les enfants ne peut pas être foncièrement mauvais !
Car de l'humour misanthrope à la tendresse il n'y a en définitive qu'une petite heure... pour notre plus grand bonheur !
AR : L'électron libre
... c'est l'ébauche d'une animation en 3D, fluide comme du vif-argent - qu'on ne saurait saisir !
Comme le héros de cette histoire qui, s'il n'arrive pas à se fixer sentimentalement (mais est-ce sa faute ?) ni trouver sa place dans la société (d°), va au moins jusqu'au bout de ses engagements !
En première partie, un autre film de femme :
AR : Les bras de mer
Un jour mon prince viendra... par la mer - à défaut d'être prise en stop pour traverser ce fichu pont de Nantes !
Euh... de Saint-Nazaire !
Escrocs (What's the worst that could happen ?)
Sorti en version doublée dans un cinéma de la périphérie...
AV ? Monsieur Schmidt (About Schmidt)
La retraite à 66 ans (on est au E.-U. !), le mobil home dernier cri, le brusque veuvage, et... l'irrémédiable mariage de sa fille !
Une (très) lente descente aux enfers sur fond d'Erik Satie pour un ancien agent d'assurances féru de statistiques qui voudrait avoir celle (d'assurance) que sa vie n'a pas été inutile... à 73 % !
AE : Ni pour ni contre (Bien au contraire)
Pourquoi ?
C'est bien interprété, mais cette pub pour bijoutiers, arrondissement pourri, grand hôtel cannois et surtout bouts de papier dont il faut s'emparer à tout prix, comme s'il s'agissait d'un jeu vidéo où rien ne porte à conséquences... pourquoi ?
Une image du film résume d'ailleurs bien cette question que le réalisateur n'a pas su/voulu se/nous poser : une montée sur les planches qui débouche en cinémascope sur la Manche, vide... comme le propos de ce film inutile !
AR : Le pacte du silence
Certes, en prêtre chirurgien, Gérard Depardieu a pour le moins l'air torturé, très Sous le soleil de Satan...
...mais Carmen Maura en mère supérieure, c'est pas mal non plus !
Enfin, ici Tatie Danielle est sympathique : ça compense, comme d'avoir deux Élodie Bouchez pour le prix d'une !
Et puis, honnêtement, quoiqu'en disent les mauvaises critiques, on ne s'ennuie pas un instant !
AR : Pas si grave
En compagnie des hommes avec Bernard qui se prend pour Edward ?
En tout cas, c'est bien une histoire d'hommes, les femmes étant quasi-absentes de ce voyage à Valence...
Certes, on peut a priori tout trouver dans une auberge espagnole (Romain Duris, par exemple !) ; mais une (très) jeune et jolie chirurgienne, bilingue mais aussi bouchère les jours de marché et pas vraiment farouche - pour ce qui est des Français, du moins ! - c'est quand même un peu tiré par les cheveux...
Ou bien c'est que son personnage (imposé par le producteur ?) n'intéressait pas vraiment le scénariste, plus sensible au charme d'un hidalgo, capitaine de la garde le jour, et diva la nuit ?
Donc une histoire d'hommes, genre trois frères blond-brun-beur mal dégrossis en quête d'une madone (aux larmes) pourpre - euh, non, ça c'étaient les rivières !
Écarlate, alors - ou violette, mauve, peu importe : de toute façon, c'est pour leur père adoptif (ils sont de la Ddass), vieil anarchiste espagnol qui a émigré en France pour échapper au Franquisme (!) et qui, alité tournerait mystique ?
Enfin, avec cette variété de mâles et tous ces (lourds) symboles, chacun(e) piochera ce qui lui convient (L'auberge, encore...) sur un fond de trompette... savoureux !
AR : Rêve d'usine
Mondialisation et World Company face aux 450 travailleurs de Mer (Loir-et-Cher) et de la Charité-sur-Loire (Nièvre) et leurs vingt-sept années d'ancienneté...
L'information et l'argent que l'on cache face à la juste émotion et au travail confisqué...
Jusqu'au climax : "Pourquoi ?" face au silence, à l'absence... aux sociétés écrans, à non-responsabilité illimitée !
AR : Le voyage de Morvern Callar
On ne présente plus Samantha Morton, oh non !
Filmée ici de très près par une bonne réalisatrice, on ne peut que faire corps et l'accompagner dans son voyage... libérateur ?
AV ! La comtesse aux pieds nus (The barefoot contessa)
Dialogues et regards...
Les uns pour exprimer ce que l'on comprend, les autres pour dire ce que l'on ressent...
AR : Je t'aime, je t'aime
Sur une base science-fiction de l'époque (1968), il s'agit en fait de l'histoire d'un couple - qui aura duré sept ans...
Bien sûr, il y a le thème de la mémoire, cher au futur réalisateur de Mon oncle d'Amérique (et déjà des souris !), fondamental - car que serions-nous sans mémoire ?
Et aussi une narration pas vraiment linéaire, et une part déjà belle dévolue au symbolisme : mais ça, c'est pour la forme !
semaine du 26 février au 4 mars 2003 :
AV ? 8 Mile
Après un départ raté lors d'un "combat " de rap au fin fond d'un Detroit sinistré ( Merci Roger !), l'itinéraire (très convenu) du héros (un rappeur blanc, tant qu'à faire) pour remonter la pente, alors que les tuiles n'en finissent (bien évidemment) pas de lui pleuvoir dessus, jusqu'à ce que, ayant finalement touché le fond...
Suspens intolérable : maman finira-t-elle par gagner au bingo et/ou fiston réussira-t-il à sortir une maquette de CD ?
AR ! L'ange de l'épaule droite (Farishtai pasti rost)
... ou le retour du fils (pas) prodigue dans son village natal du Tadjikistan (après 10 ans passés dans une prison russe) pour revoir sa mère mourante...
Dit comme ça, ce n'est pas très vendeur ; mais ce n'est que le point de départ d'une histoire savoureuse où se mêlent villageois vindicatifs, maire véreux et mafiosi de la ville, grand-père et fils putatif, bistro, atelier de menuiserie et cinéma de village, et, la boucle étant bouclée, finir (?) en quelque sorte comme cela avait dû commencer... il y a dix ans !
Comme aurait pu titrer Exbrayat : Vodka, beignes et... cimetière !
AV ! Chicago
100 % comédie musicale à l'américaine : efficace, techniquement au point (chorégraphies, éclairages, enchaînements...) et musicalement... entraînant !
Cynique, aussi...
AE : Dark water
... ou Tempête dans un verre d'eau, Beaucoup de bruit pour rien, etc.
Il n'y a donc pas de pompiers au Japon ?
Il est vrai qu'en cinq minutes, l'affaire était réglée...
On était habitué à une intrigue plutôt mince, mais étirée à ce point...
Enfin... Passons aussi sur la lourdeur de la bande son : après tout, elle reste dans le ton !
Mais ce qu'on ne pardonnera pas, c'est ce que l'on fit subir à cette enfant pour le tournage...
Et navet ou chef-d'œuvre, ça ne s'excuse pas !
AR ? Leïla
Il faut certes accepter le parti pris de la narration en voix off et ce qui peut apparaître comme un regard de touriste (nordique) en vacances au Maroc...
Mais si l'on s'habitue à cette distanciation et à cette naïveté apparente, on voit se dessiner peu à peu comme un tableau allégorique... qui n'est pas sans intérêt !
AV : Ma vraie vie à Rouen
Dans la série j'ai un camescope numérique et je m'en sers...
Donc, je filme mes proches : ma mère et ma grand-mère, mon meilleur ami et ses copines, mon beau prof d'histoire que je vais présenter à ma mère, faute de...
Ah oui, j'allais oublier : à défaut de rouler des patins aux filles, j'en fais (du patin)...
Eh bien, croyez-le ou non, ce n'est pas trop niais, et loin d'être ennuyeux comme une soirée diapos : c'est même plutôt réussi !
AR ! L'ours rouge (Un oso rojo)
Réinsertion, vous avez dit réinsertion ?
Même sans avoir écrit un livre en prison, il semble presque plus facile de retrouver un travail à sa sortie que si l'on est au chômage - question de relations, sans doute...
Mais ces... relations étant loin d'être à l'épreuve des balles (!), il faudra choisir entre replonger et retrouver les siens !
AR ! The safety of objects
... ou Quatre familles et un mort-vivant qui, pour digérer un traumatisme et ses répercussions dans leur vie, essaient de se souvenir des belles choses !
Des personnages attachants habilement mis en scène par la réalisatrice de Go Fish et Des chambres et des couloirs...
AV ! Un coupable idéal
Se suit comme un vrai polar, et pourtant il s'agit d'un documentaire - mais il est vrai que la réalité dépasse la fiction !
Et ce qui donne froid dans le dos c'est de voir comment la présomption d'innocence devient une lutte acharnée pour démonter, point par point, les "preuves" rassemblées par des éléments particulièrement incompétents, veules et paresseux d'une police qui, plutôt que de reconnaître ses manquements, préfère - pour se défendre ? - requérir la tête d'un innocent de quinze ans !
Et une trilogie sud-coréenne de Hong Sang - Soo où, force nous est-il de l'avouer, on boit plus que modérément :
AR : Le jour où le cochon est tombé dans le puits
... ou le jour où tout va mal !
Des triangles amoureux qu'on découvre à travers les itinéraires de quatre de leurs
protagonistes :
L'écrivain qui se fait entretenir par une femme mariée, le mari de cette femme, VP esseulé qui
essaiera de se faire
consoler dans une chambre d'hôtel sordide, une caissière de cinéma à la belle voix, vainement
amoureuse de
l'écrivain, et la femme mariée... par qui le scandale est arrivé ?
AR : Le pouvoir de la province de Kangwon
Un pouvoir sur les sentiments, les passions ?
D'abord l'élève, qui part en week-end estival avec deux de ses amies, puis reviendra, seule,
attirée comme dans un
revenez-y par le "flic" à la chemise rose...
Puis, plus longuement, son prof (marié, un enfant), qui prendra le même chemin avec un ami,
et, de tentations en
déceptions, humiliations en dénonciations, ses pérégrinations finiront par le ramener à son
élève... et à son poisson
rouge !
AR : La vierge mise à nu par ses prétendants
(attention : durée 2 h 06 - et non 1 h 26 !)
Au bout d'une heure, on rembobine tout et on recommence tout, avec (quand même !)
quelques variantes et de
nouvelles scènes (non indispensables), comme si les événements étaient reconstitués à partir
d'un autre témoignage...
on en sait la fidélité !
Des coupes auraient été (à notre avis) nécessaires - ou l'organisation de ce puzzle hivernal
mieux pensée...
Sinon, l'héroïne, même en noir et blanc, a de beaux yeux !
semaine du 19 au 25 février 2003 :
AV ! L'amour sans préavis (Two weeks notice)
... ou : on sait ce qu'on perd, mais pas ce qu'on gagne - une vraie rousse ?
Pour Sandra Bullock, forcément, face au
forever young (and rich !) Hugh Grant...
AV : Espion et demi (I-Spy)
Un agréable moment (sponsorisé par l'office de tourisme de Budapest ?), d'honnête facture, à défaut de génie...
Et la bonne surprise de retrouver Famke Janssen, qu'on aimerait retrouver dans un film un
peu plus à sa hauteur... un
film européen ?
AV ? La fleur du mal
Une chronique de la bourgeoisie bordelaise de la fin du XIXè... ou du
XXè ?
Bah, peu importe : rien ne semble vraiment changer... comme les films de Chabrol ?
Lent et prévisible, sans enjeu ni suspens et presque aussi chiant que... Madame
Bovary !
AR ! Les harmonies Werckmeister (Werckmeister Harmoniak)
Une maîtrise remarquable de l'expression cinématographique : des plans séquences
époustouflants, réglés au
millimètre et servis par des objectifs extraordinaires, un noir et blanc pensé et mis en valeur
jusqu'à la plus petite
gouttelette de brouillard, et, là où il faut, une musique récurrente qui finira par emporter le
spectateur (et sa pleine
adhésion !) dans ce ballet surréaliste tout droit issu de l'Est et de ses années de plomb...
Et toujours, dans le rôle titre, l'étonnant Lars
Rudolph...
AV ! Solaris
Il faudra que l'on (re)voie le film de Tarkovski et (re)lise le roman de Stanislaw Lem, mais en attendant, voilà de quoi s'interroger sur le sens de la vie - ou plutôt sur la Réalité avec un grand R...
... à moins qu'il n'y en ait plusieurs : question de point de vue, en somme !
Et, qui sait, avec force imagination - à défaut d'approcher Solaris - se recréer sa Natascha McElhone...
AV ! Tortilla soup
Trois filles par leur père bien accommodées... et accommodantes ?
Un sucré salé à la mode hispanisante des épices de la passion :
delicious !
AR : Candy
Un délire psychédélique qui, si ses excès peuvent - avec le recul - prêter à sourire, révèle
aussi - par contraste -
combien l'avant 68 pouvait être étriqué...
Peace and love !
AV ! Peter Ibbetson
... and Mary !
Ou : ne séparez pas les âmes sœurs, elles finissent toujours pas se rejoindre...
... dans la vie, les rêves, et au-delà, à jamais !
semaine du 12 au 18 février 2003 :
AV ! Amour tout court
9 courts : Jean-Fares (savoureux monologue), À cause d'Olivia (un défilé),
Pensée assise
(relève-toi !), Alice et le cul des autres (Alice ou la gérontophobie), La
rencontre (visuel), Oral
(multilingual et musical), Pierre, Paul ou Jacques (ou l'occasion ne fait pas les...
larronnes !),
Félicitations ! (déjà vu, mais la chute est savoureuse...) et Aulnay need is love
(musicalement
trevô !)...
Un florilège pour la Saint-Valentin !
AV ? Arrête-moi si tu peux (Catch me if you can)
Aurait pu être un polar haletant, un Arsène Lupin ou un Thomas Crown
savoureux, mais il ne s'agit
en définitive que d'un soufflé raté, plein de vide et d'un infantile fétichisme pour les années
soixante...
Le "d'après une histoire vraie" et le vécu d'un riche réalisateur
n'excusent pas tout
!
AV ? La légende de Parva
Un beau dessin animé dont l'intrigue est hélas un peu complexe, ou du moins semble se dérouler par à-coups, en prenant un peu de ci, empruntant un peu de ça, pour arriver au dénouement classique des contes de fées : le Mal vaincu et un (voire deux !) mariage...
Dommage...
AV : Magic baskets (Like Mike)
Une version moderne (black et en baskets) de Cendrillon et... des bottes de sept lieues
!
Très bien joué et bien fichu : un bon moment pour tous... toutes tailles confondues
!
AV : Monsieur N.
On a tant vu de Napoléon à Sainte-Hélène (films, téléfilms et pièces) qu'un peu de
fiction devient nécessaire
pour renouveler l'intérêt à une intrigue qui reste, vérité historique oblige, courue
d'avance...
Alors pourquoi ne pas, malgré une voix off énervante, apprécier la chute de cette
"reconstitution" de la dernière bataille de l'empereur - celle qu'il faut gagner
!
AV : Othello 2003 (O)
Oui !
Un bon ticket d'entrée pour Shakespeare, qui devrait permettre à l'âge bête (ou fruste)
d'aborder la pièce originelle un
peu moins... bêtement (et bruyamment) !
Dommage qu'il n'y ait pas eu un Hedda Gabler du même genre, cela m'aurait fait des
vacances vendredi
dernier...
AV ! Petites coupures
Une sorte de voyage initiatique d'un irrésolu du cœur qui se suit comme un polar
!
Tout sur Bruno, quoi !
AR : Terra incognita
L'un est de retour à Beyrouth (dans
son... terreau,
incognito - comme dirait JCC !) tandis que les autres voudraient en partir - ou
du moins en parlent :
difficile de faire des projets et de les tenir, dans cette ville sept fois détruite et aussitôt
reconstruite, en autant de
strates de civilisations...
Une visite de la ville déconstruite, donc, à l'image de ses habitants : outre le fils prodigue,
celle pour qui il est (ou
croit être) revenu - mais qui prépare son exil, une guide aux seins lourds qui se donne (ou
plutôt qui prend) comme on
se vide la vessie quand elle est (plus ou moins) pleine ; son amie (?) aux cheveux noirs qui se
cherche ; un architecte
qui recompose la ville sur son i-Mac, vivant en reclus dans sa chambre ; et un
journaliste indifférent que son
footing matinal mène à sa revue de presse radiophonique avant que de retrouver, solitaire, son
balcon et déguster... un
bon vin ?
L'homme qui en savait trop (The man who knew too much)
AR : Le testament du docteur Mabuse (Das Testament von Dr. Mabuse)
... et celui d'une Allemagne non nazie, puisque le film date de 1932 !
Un Mabuse qui démarre très fort en utilisant toute l'expérience du cinéma muet (image et
sons), mélange effroi et
humour, intrigue policière et un zest de fantasmagorie...
Du coup, on (re)verrait bien le premier Dr Mabuse (Mabuse, le joueur) tourné dix ans
plutôt, et le suivant
(Le diabolique Dr Mabuse) tourné, quant à lui, en...1960 !
NB : ne pas confondre avec le docteur Folamour (et Peter Sellers) ou le docteur Moreau (et son île)
!
semaine du 5 au 11 février 2003 :
AV : 18 ans après
Les trois papas sont un peu moins omniprésents que dans le premier opus : on perd peut-être
un peu en gags (encore
que, 18 ans, ça marque !), surtout si on a vu et revu la bande-annonce, mais on gagne en... je
ne sais quoi, mais on y
gagne...
Ah si : en fraîcheur !
AV ? La beuze
Manque peut-être un peu de rythme, d'une intrigue un peu plus soutenue - mais arrive à être
drôle, voire
attachant.
Différent, en tout cas.
AV : Le cercle (The ring)
Une plutôt bonne surprise pour un remake
hollywoodien, même si,
pour des raisons marketing (de civilisation), on n'a pas pu s'empêcher de nous dévoiler ce
qu'il y avait sur la cassette,
histoire de poser des jalons pour l'enquête (de sept jours) à suivre...
Et puis le fameux puits arrive un peu comme un cheveu dans la soupe...
Il est vrai que l'original laissait sur sa faim et que sa suite était plutôt
confuse - le must restant Kaïro
!
AV ! Hugo et le dragon
Un très beau spectacle de marionnettes dont le rendu au grand écran donne une ampleur, une
magie que les (trop)
grands auraient peut-être manquées sinon...
Mention particulière au décor (le ciel, les constellations, l'église, les personnages, etc.), à
l'histoire, aux chansons, à la
prise de vue... à tout, quoi !
Le livre de la jungle n° 2
AR : The Magdalene
sisters
Intégrismes catholiques ou islamiques, même combat !
Pour protéger les (faibles) pécheurs du sexe fort, enfermer (et humilier, et exploiter) leurs
victimes violées,
engrossées (et leur prendre leur enfant), simplettes, voire même juste avenantes dans un
couvent irlandais qui ne
déparerait pas avec une prison turque... ou d'Arabie Saoudite !
Un document édifiant et réussi que l'on doit au réalisateur d'Orphans...
AV : Mariage à la grecque (My big fat greek wedding)
Dans la veine (qui rapporte) des récents films
ethniques, voilà une version
grecque (dont toutes
les
autres sont issues !) avec son lot de clichés et de folklore...
Mais c'est plaisant, on rit là où l'on doit, et on s'émeut même - la scénariste joue aussi le rôle
titre - à quelques phrases
comme : "je suis heureuse quand je suis avec toi" ou :
"je ne peux imaginer que
j'ai pu vivre sans toi" - même si, dans la réalité, une telle déclaration ne
conduit pas forcément à un mariage grec... ou à un autre, d'ailleurs !
AR : Los porfiados (Les acharnés)
... ou six personnages en quête... d'anarchie !
Mais de la théorie - de la dialectique - à la pratique, il y a un sacré pas... qui coûte !
Grinçant et drôle - une réponse basique à la mondialisation ?
AR : Sur la piste des Mohawks (Drums along the Mohawks)
Un pré-western, en somme, puisqu'il s'agit de l'histoire des premiers pionniers américains - dont un "just married" couple et sa vache - venus cultiver la terre à... Albany, NY, mais que l'époque 1 (1776, déclaration et guerre d'Indépendance) forcera à prendre les armes contre les Anglais et leurs alliés Indiens pour défendre leur (Quelle était belle ma) vallée !
Rustique, comme il se doit, mais non dénué de charme...
1 celle de Captain Swing et autres Blek le Roc !
semaine du 29 janvier au 4 février 2003 :
AR ? CQ
Ed Wood (et les sixties) reviendrait-il à la mode ?
Une forme entre pastiche et "film d'auteur" : pourquoi pas ?
Mais pour dire quoi, au fait : le fond fait cruellement défaut au fils de...
Bref, cq... q !
AR ? Ginostra
Long comme Le regard d'Ulysse, mais se perd dans des complications qui n'en sont pas, des raccords temporels ratés, et une lenteur dans la mise en scène qui est plus l'aveu d'une impuissance à enchaîner qu'un choix délibéré du timing...
Dommage, car les images sont belles, même si celles de l'éruption n'en finissent pas - au contraire de la part dévolue aux interprètes féminins qui méritaient un rôle un peu plus étoffé, cosa nostra ou pas !
AR : L'idole
Toute une ambiance dont il faut se laisser pénétrer, que l'on doit à la réalisatrice de Le puits (The Well)...
Et le plaisir de découvrir - entre autres ! - le french accent de Leelee Sobieski !
AR : Ignition
9... 8... 7... 6... 5... 4... 3... 2... 1... ignition !
... et ce n'est heureusement pas un atterrissage !
Plus sérieusement (ou moins cyniquement), les méchants ont vraiment la gueule de l'emploi, l'usuel complot est particulièrement paranoïaque, les invraisemblances et les clichés font pléthore mais tout cela fleure suffisamment bon le film d'auteur - fût-il américain ! - pour nous plaire...
AR : Last party 2000 (la démocratie américaine dans tous ses états)
Les États-Unis, pays de manifestations ?
En tout cas, nul doute que la rue va y prendre une importance de plus en plus grande, quand les candidats des deux partis bonnet blanc et blanc bonnet (il n'y a qu'à rappeler le résultat des élections de 2000 : 50-50 et l'absence tacite - dont les médias sont en grande partie responsables - de débats sur les vrais problèmes de société et les solutions à leur apporter, comme hélas de ce côté-ci de l'Atlantique, avec le gâchis qu'on n'a pas fini de payer), de plus en plus inféodés à des corporations vu le coût indécent, exorbitant et en augmentation constante de la campagne présidentielle sont de moins en moins représentatifs de leurs concitoyens...
... du moins ceux n'émargeant pas à Fortune !
AV : Sex fans des sixties (The Banger sisters)
Ou si Thelma et Louise s'étaient séparées...
... et retrouvées, vingt ans après !
AV : Tan de repente
Cette fois-ci, ce sont deux voyelles, Mao et Lénine (!) qui détournent en taxi (après en avoir expulsé le chauffeur) Marcia, une jeune vendeuse de lingerie qui, côté cœur, vivotait plus qu'elle ne vivait...
Et c'est le début d'une ballade sympathique et délirante, un doux et latin Thelma & Louise... & Co qui, s'il semblait mal parti, finira bien : laissons faire les femmes !
Taxi n° 3
AR : Un taxi pour 3 (Taxi para tres)
Un chauffeur de taxi pris en otage par deux voyous en mal de véhicule (et de chauffeur) pour s'enfuir après leurs larcins...
Que croyez-vous qu'il arriva ?
L'un y prendra goût (il faut bien payer les - treize - traites de la Lada restantes), les autres vireront mystiques... ou apprendront à lire !
Mais ça ne saurait bien finir... au contraire des ex-dictateurs ?
semaine du 22 au 28 janvier 2003 :
AR ? Les baigneuses
Pour ce qui est du déshabillage, on restera quand même sur sa faim (à une exception exotique près), mais on n'était pas venu (que) pour ça...
Pour le reste, le scénario - assez classique - aurait pu être un peu plus creusé, mieux développé - mais on s'attache aux personnages, tout archétypaux qu'ils soient !
AR ! Décryptage
On savait depuis longtemps que le journal télévisé n'avait de journal que le nom, on savait moins que la presse écrite (enfin, la sérieuse, comme le Monde) pouvait être partiale, par idéologie : les "David" sont forcément victimes des "Goliath"...
Il est aussi vrai que toute la p(a)resse se fournit à une seule source : l'AFP - donc pas de recoupement de l'info, et des intérêts économiques qui font passer nombre et sensationnel avant équité et véracité !
AR : Les hommes de main (Knock around guys)
On pouvait s'attendre à une simple formalité qui dégénère, avec flots de sang et d'humour (noir), genre Reservoir dogs ; il y a certes de cela, mais il y aussi quelque chose de plus profond, de plus intelligent, comme un fils qui veut démontrer sa valeur à son père...
... et que la "famille" n'est pas forcément à la hauteur de l'amitié (virile) !
AR ! Gallivant (Les
excentriques du cinéma
anglais n°
1)
Un road movie à 18 images/s le long des côtes de la Grande-Bretagne étonnant et...
familial : le père, sa
fille
et sa grand-mère !
Outre les magnifiques paysages et les autochtones excentriques rencontrés au gré du voyage,
une formidable
illustration de ce que devraient être les rapports entre générations !
AV ? Mafia blues n° 2 (La rechute) - (Analyze that)
Quand Harry retrouve... Paul - ou Billy... Robert !
Hélas, la bande-annonce a pratiquement tout dit de ce qui se veut une suite au précédent... ou une variation de L'éveil,
toujours avec De Niro
?
Honnête, mais manque de gags, de rythme, etc. : on préférera la série Les Soprano
!
AR ? Plaisirs inconnus
Désenchantée...ée ée ée (air connu) cette jeune génération du Nord de la Chine...
Et un peu aussi le spectateur, qui préférerait à ces tranches de vie certes pas inintéressantes un
film
un peu plus
construit,
décidément !
AR ! Punch-drunk love
Désarçonnant, étonnant, surprenant - dans la veine de Magnolia :
une belle performance du réalisateur et de ce couple d'acteurs... ivres d'amour !
Et toujours un environnement musical qui accompagne les pas du héros... et les tempêtes sous
son
crâne !
AR ! Rire et châtiment
Drôle, bien sûr, José Garcia oblige (on connaissait l'histoire de l'ours bleu, n'empêche, il faut
la
raconter), mais - film de
femme oblige - pose aussi le problème du compagnon idéal dans un couple : entre moi et la
galerie,
il ne faudrait pas
oublier... nous deux !
Car c'est avant tout ça, un couple : 1 + 1 qui se parlent...
AR : Le ventre de Juliette
... ou son nombril, car c'est bien d'elle (et de lui) dont il s'agit !
Si l'on craint un moment que l'on nous re-tartine le (trop) jeune couple frustre et immature qui
a fait
des
"bêtises", la fille de Julia a d'autres fils à son aiguille !
Et il y a les autres personnages, tous délicieux, des rebondissements, un secret et - célestes -
des
moments de poésie
bien
venus (on aurait trop tendance à l'oublier) : ne s'agit-il pas de l'arrivée d'une nouvelle vie
?
AR : John Mac Cabe (John McCabe and Mrs Miller)
Un bon cru (1971) de Robert Altman, plutôt bien filmé, qui, pour ses personnages, finira
sans... rédemption !
Deux agaceries, toutefois : un excès criant de flocons dans la scène finale, et des paroles de la
chanson de Leonard
Cohen difficiles à apprécier (et écrire ?) sans une bonne fumette !
AR : Numéro zéro, de Jean Eustache
... ou la vie de sa grand-mère maternelle, Odette Robert, racontée par elle-même à son
petit-fils, en
1971, face à un
verre de whisky (et des glaçons) bien superflu pour ce qui est de lui délier la langue !
Un vrai documentaire, live et en temps réel !
semaine du 15 au 21 janvier 2003 :
AV ? Le château dans le ciel
Une autre version, aérienne, de
l'île
au trésor et un
hymne aux régions minières ?
Un peu long et un peu trop de scènes de batailles - ce qui est dommage de la part d'un
réalisateur
qui nous avait habitués à
plus de
poésie !
AR : Le dauphin
La fin d'une époque, d'un Infant : Les damnés revu par un Pasolini lusitanien
inspiré...
Pensé, (dé/re)composé, symbolique, impressionniste et oppressant...
AR ! En attendant le bonheur
Le bonheur, c'est simple comme... une ampoule électrique ?
Une ville côtière de Mauritanie où l'on ne vit guère qu'en transit, attendant de repartir dans
son
pays, de tenter sa chance
en Europe via Tanger et l'Espagne, de devenir électricien, chanteuse ou de s'éteindre,
doucement...
après un dernier mais
intense éclat !
Alors, prendre un thé en attendant... le bonheur ?
AV ! Intacto
Basé sur une croyance que la chance existe, que l'on peut en avoir été doté d'un certain capital
à la
naissance, que l'on
peut faire fructifier en la prenant à d'autres moins chanceux, que certains peuvent porter
malchance,
pourquoi pas ?
Cf. la masse des con-sommateurs de tickets de tiercé, de loto, à gratter et lecteurs
d'horoscopes en
tout genre...
Un polar inclassable mais captivant avec, entre autres, une explication alternative à Incassable pour ce qui est du miraculé
d'un
crash aérien
!
AR ? Japon
Il s'agit d'un homme qui est venu mettre fin à ses jours dans un coin perdu du Mexique - où pourtant la montagne est belle, très !
Mais bon, il a encore le goût de se branler, et même s'il n'y a guère comme personnage féminin que sa logeuse, qui lui rend bien vingt ans de plus, pourquoi pas, avant de faire le grand saut ?
Mais pour que ça reste machiquement correct, il faudra chose (pas) faite que meure la pauvre vieille, dans un clip final assez bien fichu techniquement, il faut le reconnaître...
Sinon, c'est bien filmé (mais le choix des couleurs, froides et peu nuancées, est discutable) et interprété...
PS : Pourquoi le Japon ? Sans vouloir paraphraser Angot père...
AR : L.I.E. Long Island Expressway
Toujours les troubles de l'adolescence - mais côté
garçons,
cette fois-ci...
Jeunes et vieux, mère absente ou (toujours présente), père menteur : équilibre difficile à tenir,
mais
le réalisateur tient la
distance (et notre intérêt) sur ce sujet particulièrement casse-gueule !
AV : Mauvais piège (Trapped)
Un bon polar, où les mouvements de la caméra un peu maniérés au début disparaissent (ou
s'oublient) et laissent place à
une intrigue solide et non dénuée de rebondissements...
... et son usuel final catastrophique - mais heureux !
AR : Où gît votre sourire enfui
?
Le making of du montage de Sicilia de Jean-Marie
Straub
et Danièle Huillet, par le réalisateur de - entre autres - Dans la chambre de
Vanda...
Instructif, tant pour ce qui est du montage d'un film que pour ce que Straub pense du cinéma
(et Huillet du
montage)...
... et de leurs relations de couple !
AV ? Le pharmacien de garde
Se laisse voir, malgré un scénario plombé et des dialogues parfois frustres - et non écolos
!
C'est dommage, car il y avait de la matière pour un chef-d'œuvre : un Dr Jekyll & Mr
Hyde
à la Colombo,
mâtiné de psychologie...
Toujours tout droit
AR : Un homme sans l'Occident
Il y a le ciel, le soleil et... le sable, bien sûr, le vent qui souffle et les hommes du désert,
parsemés en
tribus qui s'affrontent
pour une oasis ou un troupeau de chameaux - pour survivre ?
Que le soleil est grand et que la chute surprend !
AR ? La vérité sur Charlie (The truth about
Charlie)
Un OVNI qui semble venir d'une autre époque (une DS comme taxi, un béret... basque, un
chapeau n'ayant pas survécu
au 60's - comme Anna Karina ?), plein d'invraisemblances et de mensonges qui ne font même
pas
l'effort d'être
convaincants : alors pastiche malicieux ou remake raté ?
Peu importe, y'a qu'à s'laisser emporter (dans l'tourbillon d'la vie ?) avec l'héroïne et ses jolies
mimiques...
semaine du 8 au 14 janvier 2003 :
AR : 24 heures de la vie d'une femme
Ça commençait pourtant assez mal par une publicité - plutôt malvenue en ce moment - pour l'alcool au volant (ça continuera d'ailleurs avec les mini-bouteilles d'une chambre d'hôtel de luxe, et le cliché plus qu'usé des clopes qu'on se fait allumer - sans doute afin de dater la fin du XXè siècle par deux de ses maux d'autant plus destructeurs qu'évitables !) qu'on se demande si la nouvelle de Stefan Zweig ne va pas être (mal ?) transposée au temps présent...
Mais non, finalement, il fallait juste patienter ; et l'on doit avouer que l'on n'est pas déçu, les choix de cadrage et la musique y contribuant pour une grande part...
... car le sujet de la nouvelle (croire sauver un joueur de sa dépendance par son amour) n'est pas des plus emballant, même raconté vingt ans après (à l'occasion d'un événement que l'on veut semblable) par un personnage à un autre !
Alors un niveau de récit supplémentaire, cela permet une actualisation qui n'était, tout compte fait, pas si inutile... et contribue même à l'intérêt de l'histoire !
AV : Après la vie (La trilogie 3)
Dernier volet de la trilogie qui vient enrichir les précédents ; et, s'il ne leur était pas nécessaire, il faudra cependant les avoir vus (le premier, en particulier, qu'il complète - même si ce "vaudeville" se suffisait à lui-même) pour profiter pleinement de ce dernier opus qui, sinon, pourrait sembler abscons ou trop elliptique...
... et ce serait dommage !
AV : Les aventures de Mister Deeds (Mr Deeds)
Archi-classique (le provincial qui débarque en ville suite à un héritage, les oppositions franchise-cynisme, amour-argent, etc.), et certes pas comparable à l'original de Capra ; mais très plaisant quand même, sauf allergie à Adam Sandler...
... et drôle : l'argent ne fait pas le bonheur au pays du dollar, c'est too much ! - à un milliard près, quand même !
AR ! Blue gate crossing
Ah, délicieux et troublants sentiments lycéens où vont et viennent (et se confondent ?) amitié intense et amour naissant, tandis que quelques larmes coulent - l'enfance qui s'en allait, sans doute...
Fermez les yeux et essayez d'imaginer/de vous rappeler ce qu'il en sera dans/a été il y a un an, trois ans... ou plus !
AV ? Brocéliande
Une douteuse connaissance de la civilisation celte, des effets spéciaux annoncés au générique qui tardent à arriver (ou alors ils sont si réussis qu'on les a ratés !) et qui, dans la (longue) dernière demi-heure, ont pris le pas sur le scénario (qui de toute façon avait rendu l'âme), deux bagarres de filles qui tombent (les bagarres, pas les filles !) à chaque fois comme un faux-cil dans la soupe, André Wilms jouant faux (ou disant ce qu'il en pense : "vous y croyez, vous ?"), etc.
Alors pourquoi voir Brocéliande ? Pour le titre ? Pour les clins d'œil : Alien, Lara Croft, Psychose et tous les ressorts classiques des séries B ?
Pour l'héroïne, qui défend plutôt bien son rôle, et pour la première heure du film... qui promettait !
AV : Cavale (La trilogie 2)
Entièrement centré sur un personnage "en cavale" (joué par Lucas Belvaux, qui réalise aussi), ce deuxième élément de la trilogie peut ainsi se voir sans problème, indépendamment des deux autres - il aurait peut-être gagné à être un peu plus resserré, mais bon, le rythme est là....
Un bon pol(itic)ar(d) !
AR : Davos, Porto Alegre et autres batailles
Pas démonstratif (heureusement), ni polémique (dommage ?), forcément limité (le sujet est vaste !), relativement équilibré : honnête, donc...
Pour beaucoup, à l'image de la globalisation : on reste sur sa faim, et on a encore à retrousser sacrément nos manches devant ce qu'il reste à accomplir...
... par exemple, puisque l'on est d'accord de part et d'autre pour une taxe Tobin, des modalités de sa mise en œuvre !
Gangs of New York
Des mecs qui se tapent sur la gueule pendant près de trois heures : il paraît qu'il y a un (gros) public pour ça - comme les combats de catch féminin dans la boue ?
Je passe...
AR ! Rachida
La peur...
... et l'incompréhension face à ce barbarisme - si ce n'est qu'il pourrait bien être le fils de ces traditions où les femmes ne s'appartiennent pas, sont violées, répudiées et assassinées !
Un film remarquable, scénario, réalisation, interprétation et musique, qui nous renvoie à la question du poète : est-ce ainsi que les hommes vivent, et leurs baisers au loin les suivent ?
semaine du 1er au 7 janvier 2003 :
AR ! Dancer upstairs
... ou un exorcisme américain (mais artistique) du terrorisme ?
Très bien fichu cette réserve étant faite...
AV ! Le gourou et les femmes (The guru)
Douteux sur le papier - mais plutôt réussi, une fois réalisé !
Très plaisant - pour tous les goûts !
AR ! Le mariage de Rana (Une journée ordinaire à Jérusalem)
... ou dix heures dans la vie d'une (future) femme !
Symbolisme ou (encore !) réalité : c'est le père qui doit donner sa fille à son futur mari... même si c'est elle qui l'a choisi !
La vie continue, en dépit des conflits qui n'en finissent pas... comme les traditions !
Un très beau film (distribué par MK2) comme on risque hélas de ne plus voir, quand de plus en plus de multiplex n'hésitent pas à programmer dans jusqu'à 50 % de leurs (grandes) salles force 'harengs potées' et autres 'seigneurs de nœuds-nœuds', produits garantis (!) art-free, tandis que les (pourtant) sorties de la semaine sont reléguées dans des salles minuscules...
AR ? Respiro
Une histoire d'animaux (genre Des souris et des hommes ou Eugene O'Neil)... et de chiens !
Est-ce la fin qui plut à Cannes (actuellement il neige) ?
AV : Spy kids n° 2 (Espions en herbe)
Ils sont de retour, avec encore plus de gadgets et d'effets spéciaux, de squelettes d'Argonautes...
en chimères du Docteur Moreau !
AV : Un couple épatant
Pas tant que ça, finalement : un couple, ça communique avant tout !
Tire un peu trop la ficelle pour une intrigue plutôt anecdotique, et l'on finit par s'ennuyer : attendons donc les deux autres points de vue de cette trilogie !
AV ! Une affaire qui roule
Ou comment, même sérieux et motivé, on ne prête décidément qu'aux riches...
Et, à défaut d'amasser m(a)ousse, en boire une - ou plutôt quelques cocktails à base de jus d'orange ! - et d'étaler ses déboires (!) devant le spectateur certes peu charitable... mais plié !
AV : Le vaisseau de l'angoisse (Ghost ship)
Un Titanic sans iceberg mais... câblé, navigant entre Alien (le premier !) et ces toujours délicieuses histoires de fantômes en quête de repos, le tout assaisonné d'une musique ad hoc !
Et une fin très Leçon de piano, qui vaut celle de Respiro...
semaine du 25 au 31 décembre 2002 :
AV : Ali G
... G, comme G spot ?
Ne fait certes pas dans la dentelle, mais ça n'empêche pas d'être drôle - les mœurs anglaises supposées (?) rendant les pires énormités... très plausibles !
Quant aux mauvaises langues, trois mots : respect !
AR : Je chanterai pour toi
La très belle histoire (triste et vraie) d'un artiste malien ayant abandonné la musique pour subvenir de façon plus "classique" aux besoins de sa famille...
... et que le destin (ou le naturel) fait revenir à ses premières amours, dix ans après la disparition tragique de celle pour qui il vient de créer...
... Je chanterai pour toi !
Voilà pour le fond ; quand à la forme, elle alterne chansons (très bons enregistrements) et interviews des "biographes" de Boubacar "KarKar" Traoré :
une bonne façon de le découvrir !
AV ! Les larmes du tigre noir (Fa Talai Jone - Tears of the black tiger)
Entre western-spaghetti et film à l'eau de rose, un pastiche kitsch esthétique et mélodique (redites-le me le avec des cailloux dans la bouche !) plein d'humour (et d'âaaaamour) qui - mais c'était peut-être mon humeur - en rappelle un autre qui lui, avait déçu !
Question subsidiaire : citez tous les films auxquels vous a fait penser la musique...
AR ? Novo
Un beau jeune homme (Graham/Pablo) employé aux photocopies, souffrant apparemment de troubles de la mémoire à court terme (mais aussi atteint du côté de l'hippocampe puisqu'il a aussi oublié sa femme et son fils), abusé le samedi par sa libidineuse patronne va être sauvé/aimé par une jolie stagiaire étudiante en... paléontologie !
A du être marqué par Memento, a voulu en faire autant, a dû pour convaincre des producteurs proposer dans le rôle titre l'Eduardo Noriega d'Ouvre les yeux et pour décorer la Casta du moment... mais s'est mis le doigt dans l'œil !
Bref, si intention ambitieuse et pistes intéressantes à explorer il y avait, le réalisateur se sera totalement fourvoyé dans ce mauvais téléfilm qui se voulait peut-être racoleur mais se révèle d'autant plus décevant qu'il sera vite... oublié !
AV ! Le smoking (The Tuxedo)
... ou James Bond malgré lui - euh, pardon, James Tong !
Car si l'habit ne fait pas le moine, ici, le smoking fait l'agent secret !
Délirant en diable, avec les ingrédients habituels, pleins de clins d'œil : playboy à la Bruce Wayne, son chauffeur (Kato ?), des drôles de dames - en vrac : une blonde (et son neurone) et deux brunes à lunettes (dont la Love et vite !), le méchant mégalo de service et son savant fou, le copain black façon Chris Rock, etc.
AV ! Traqueur de croco en mission périlleuse (The crocodile hunter)
Une très bonne surprise, d'autant qu'on craignait un Crocodile Dundee XXVII !
Mélange habilement une émission australienne à la Dieuleveut-Hulot avec un sacré mess dû à une guéguerre entre CIA et NRO : à croquer !
AR : Un petit cas de conscience
Le pendant féminin d'un autre cas de conscience ?
Très verbeux aussi, et trop littérairo-emprunté (semble de prime abord aussi enc... de mouches que Pour un oui ou pour un non) - mais non dénué d'humour de par son outrance... ah bon, ce n'était pas caricatural ?
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