Les critiques des films films... films... films... films... films... de l'année 2002 :

AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR : à regarder - pour apprécier ; AE : à éviter.


semaine du 25 au 31 décembre 2002 :

AV : Ali G
... G, comme G spot ?
Ne fait certes pas dans la dentelle, mais ça n'empêche pas d'être drôle - les mœurs anglaises supposées (?) rendant les pires énormités... très plausibles !
Quant aux mauvaises langues, trois mots : respect !

AR : Je chanterai pour toi
La très belle histoire (triste et vraie) d'un artiste malien ayant abandonné la musique pour subvenir de façon plus "classique" aux besoins de sa famille...
... et que le destin (ou le naturel) fait revenir à ses premières amours, dix ans après la disparition tragique de celle pour qui il vient de créer...
... Je chanterai pour toi !
Voilà pour le fond ; quand à la forme, elle alterne chansons (très bons enregistrements) et interviews des "biographes" de Boubacar "KarKar" Traoré :
une bonne façon de le découvrir !

AV ! Les larmes du tigre noir (Fa Talai Jone - Tears of the black tiger)
Entre western-spaghetti et film à l'eau de rose, un pastiche kitsch esthétique et mélodique (redites-le me le avec des cailloux dans la bouche !) plein d'humour (et d'âaaaamour) qui - mais c'était peut-être mon humeur - en rappelle un autre qui lui, avait déçu !
Question subsidiaire : citez tous les films auxquels vous a fait penser la musique...

AR ? Novo
Un beau jeune homme (Graham/Pablo) employé aux photocopies, souffrant apparemment de troubles de la mémoire à court terme (mais aussi atteint du côté de l'hippocampe puisqu'il a aussi oublié sa femme et son fils), abusé le samedi par sa libidineuse patronne va être sauvé/aimé par une jolie stagiaire étudiante en... paléontologie !
A du être marqué par Memento, a voulu en faire autant, a dû pour convaincre des producteurs proposer dans le rôle titre l'Eduardo Noriega d'Ouvre les yeux et pour décorer la Casta du moment... mais s'est mis le doigt dans l'œil !
Bref, si intention ambitieuse et pistes intéressantes à explorer il y avait, le réalisateur se sera totalement fourvoyé dans ce mauvais téléfilm qui se voulait peut-être racoleur mais se révèle d'autant plus décevant qu'il sera vite... oublié !

AV ! Le smoking (The Tuxedo)
... ou James Bond malgré lui - euh, pardon, James Tong !
Car si l'habit ne fait pas le moine, ici, le smoking fait l'agent secret !
Délirant en diable, avec les ingrédients habituels, pleins de clins d'œil : playboy à la Bruce Wayne, son chauffeur (Kato ?), des drôles de dames - en vrac : une blonde (et son neurone) et deux brunes à lunettes (dont la Love et vite !), le méchant mégalo de service et son savant fou, le copain black façon Chris Rock, etc.

AV ! Traqueur de croco en mission périlleuse (The crocodile hunter)
Une très bonne surprise, d'autant qu'on craignait un Crocodile Dundee XXVII !
Mélange habilement une émission australienne à la Dieuleveut-Hulot avec un sacré mess dû à une guéguerre entre CIA et NRO : à croquer !

AR : Un petit cas de conscience
Le pendant féminin d'un autre cas de conscience ?
Très verbeux aussi, et trop littérairo-emprunté (semble de prime abord aussi enc... de mouches que Pour un oui ou pour un non) - mais non dénué d'humour de par son outrance... ah bon, ce n'était pas caricatural ?

semaine du 18 au 24 décembre 2002 :

AR : 2 ans après
... l'étonnant (et beau) documentaire récompensé un peu partout dans le monde, voici l'occasion de répondre à quelques-unes des nombreuses lettres enthousiastes reçues, et de donner des nouvelles des glaneurs, deux ans après...
... ainsi que de ces pommes de terre (et des carottes !) en forme de cœur, rejetées par la société car non standards !

AR ! Cool and crazy
Les compagnons de la chanson version norvégienne ?
Particulièrement actuel (le froid, Noël qui s'approche) et dépaysant : ce froid (des paysages à couper le souffle) et cette chaleur (les voix du Berlevag Male Choir) exotiques...

AV : L'enfant qui voulait être un ours (Drengen der ville vaere bjorn)
Un Mowgli des neiges, en quelque sorte, où les parents adoptifs prennent le pas sur les parents biologiques...
Une vraie histoire à plusieurs niveaux de lectures (un vrai "tout public") agrémentée de très beaux ciels en aquarelle, et sponsorisée... par un ancien conseiller régional !

AR ! Failan
Encore un film de gangsters chinois - pardon, coréens ! - se dit-on pendant la première heure ; puis, par un renversement temporel ici bienvenu et un parallèle réussi entre ce qui s'est passé (du côté du personnage féminin) et ce qui se passe côté gangster, on comprend qu'après une assez longue mais somme toute nécessaire exposition, le meilleur reste à venir !
Une réussite dont la musique évoque assez celle de Mort à Venise et l'intrigue, finalement la très belle nouvelle de Stefan Zweig, Lettre d'une inconnue (récemment massacrée à la télévision par Jacques Deray et Jean-Claude Carrière - après Clarissa, etc.)

AV : Hyper Noël (Santa Clause 2)
Finalement, Monsieur Bricoleur en Père Noël, ça passe assez bien...
... et puis voir Elizabeth Mitchell en proviseur ou en Mère Noël, c'est plus que délicieux : c'est une urgence !

AE : Le loup de la côte Ouest
L'avantage d'être connu, c'est d'avoir pu trouver le financement pour réaliser ce loup qui, sur le papier, tenait la route mais qui ne saurait rendre à l'écran - comme il le sera balancé en guise de congé au spectateur consciencieux et/ou masochiste qui aura bu jusqu'à la lie ces 2 h 12...
De la quasi-permanente voix off chevrotant jusqu'à la caricature (pauvre Valérie Dréville qui devrait un peu moins s'abandonner aux metteurs en scène et/ou un peu plus réfléchir à ses choix professionnels) à la tout aussi exaspérante scie (en guise de musique d'accompagnement ?) en passant par le jeu déplorable façon Lætitia Casta d'une mannequin, d'une apprentie mannequin (certes au joli postérieur), d'un jeune premier torturé, de policiers, etc. il est vrai tous desservis par des dialogues imbitables et une mise en scène cachant sa misère à grands renforts de mouvements de caméra autant maniérés qu'inutiles...
Quant à l'intrigue, peu importe sa complexité ou son dénouement : on sait qu'elle n'est qu'un prétexte - mais à quoi ?

AV : Mon idole
Un sujet a priori sans aucun intérêt (les coulisses d'une trash-TV)...
Heureusement, on s'en échappe vite (à la campagne) et entre dans un huis clos autrement plus intéressant !
L'image du père (mais aussi celle de la petite fille !), le pouvoir (domestique et en société) : thèmes abordés et explorés avec plus ou moins de bonheur et de rythme - mais c'est globalement assez réussi...

AV ! Le papillon
Mimi comme tout : on le sait d'avance, mais on en redemande !
Car, reconnaissons-le, ça fait fichtrement du bien - ça donne des ailes... et en sortant, un sourire jusqu'aux oreilles !

AR ! Salomé
Ouf ! La pénible et inutile première demi-heure alternant intentions et interviews passée, l'enchantement peut commencer : place à la danse !
Un régal pour les yeux (lumières et mouvements) et les oreilles (ah, la musique !)...
... et, bien sûr, la célèbre danse aux sept voiles !
Et en sortant, pour prolonger le plaisir, en profiter pour (re)lire la pièce d'Oscar Wilde...

Le seigneur des anneaux : les deux tours (The Lord of the rings : the two towers)


AV ! Un monde presque paisible
... dans un atelier presque de rêve !
De très belles images (et même quelques "arrêts" dessus qui rappellent la technique du Dossier 1) pour des sentiments itou - ce qui n'allait pas de soi à la sortie de la guerre !
Interprétation et dialogues impeccables.

AR : Une longue, longue, longue nuit d'amour
... celle du 21 décembre, la plus longue de l'année (sous nos latitudes), illustrée à travers six parcours nocturnes :
- celui d'un écrivain en panne (de trains) et d'une femme échouée ;
- celui d'une femme (récemment) libre fuyant (les lions ?) en twingo ;
- celui d'une mère célibataire et de sa sœur en mal d'amant (ronfleur) - ou plutôt d'enfant ;
- celui d'une gérante d'un institut de beauté à la veille de son (riche) mariage et d'un de ses jeunes employés (pas que garçon coiffeur) ;
- celui d'une radio-amateur aveugle qui entre en contact avec un contrebandier marin ;
- et celui... de la belle et du clochard !
L'exercice a ses limites avec ses passages obligés mais il reste plaisant - si ce n'est un abus des vieux amants : quand on aime, certes on ne compte pas mais on peut quand même varier les plaisirs !

Les Sept samouraïs (Shichinin no samouraï)



semaine du 11 au 17 décembre 2002 :

AR ! Bulletin secret
La lente et difficile avancée de la démocratie en Iran, incarnée à l'occasion d'un jour d'élections par l'improbable duo constitué d'un soldat obsédé par les contrebandiers chargé de veiller à la régularité des votes et l'envoyé officiel du gouvernement, une (très) jeune femme enthousiaste comme un... premier matin !
Mais qu'il est difficile de faire voter librement et en personne les femmes sans leur mari, ceux qui bien qu'Iraniens ne parlent pas persan, les pêcheurs pour qui un jour chômé est un jour sans pain, etc. même en leur amenant l'urne à domicile ! (ne cherchez pas, il n'y a pas de contrepet)

AR : C'est le bouquet !
Plus accessible et distrayant que Pour un oui ou pour un non, mais moins que son précédent : assez rhétorique, quand même... ce qui peut quelquefois agacer !
Mais de bons numéros d'acteurs dirigés par une réalisatrice qu'on ne présente plus...

AV ! The extremists
Mais comment font-ils ça ?
D'accord, il y a des trucages, mais quand même !

AV : Fashion victime (Sweet home Alabama)
... ou cachez vos racines, elles ne (vous) reprendront que mieux !
Bon, d'accord, il vaut mieux aimer Reese Witherspoon (je ne sais toujours pas ce qu'elle fait avec sa cuillère, mais bon), mais sinon, c'est très supportable - quoiqu'un tantinet longuet...

Regina !


AR : Sweet sixteen
Un garçon de quinze ans, petit dealer de cigarettes de contrebande dont la mère ex-junkie va sortir de prison à ses seize ans, décide de passer à des produits plus... rémunérateurs (pour offrir une caravane à sa mère !) dans une Angleterre décidément restée très victorienne...
Les pauvres sont toujours pauvres, mais ici ils ne vont pas forcément rester honnêtes...

AV ! La turbulence des fluides
Délicieux.
Rappelle agréablement un 32 août sur Terre...
... devinez pourquoi !

AV ! The good fairy (La bonne fée)
Non monsieur, je ne puis accepter, mon mari...
Comment s'appelle-t-il ? Son métier ? Pour l'employer ?
Mmm... Voilà l'occasion de jouer... les bonnes fées !
Délicieux.

semaine du 4 au 10 décembre 2002 :

AR ! Angela
Une femme (de et) dans la mafia...
Une entreprise familiale de vente de poudre blanche, comme s'il s'agissait d'un banal commerce - de chaussures, et sans prise de conscience des conséquences de ce commerce de la mort...
Bon, ce n'est pas là le propos - reste un portrait d'une femme amoureuse : après tout, qu'importe le milieu, pourvu qu'on ait l'extrême ?

AR : Bienvenue à Collinwood (Welcome to Collinwood)
Un remake du Pigeon, très Affreux, sales et méchants, qui, tant qu'à faire, aurait pu être un peu plus délirant...
...et relevé ?

AR ! Bord de mer
Bah moi, j'aime bien la mer, quelle que soit la saison !
Alors fuck les critiques tièdes, et apprécions cette aquarelle en baie de Somme où, les sentiments tendant à s'enliser, il faudra du courage - ou saisir l'occasion - pour s'en arracher !

AR ? Le chemin des lucioles (Hotaru, the firefly)
Un peu difficile à se mettre en place au début (retours en arrière variés, difficulté à différencier les personnages pour un œil non asiatique) et un peu lourd : "Le but de ma vie, c'est de t'accompagner au cimetière de tes amis", dixit l'épouse en dialyse qui, pour bien que les choses soient claires, se tient les reins en jardinant !
Heureusement, ça s'arrange dans la deuxième heure : on sait qui est qui (et à quel période de sa vie), et le propos se précise (la lente reconnaissance d'une période trouble du Japon : l'envoi des jeunes Japonais comme kamikazes en 1945 et l'embrigadement des Coréens par le Japon - à travers l'amour dévoyé d'une "mère" et celui, pérenne, d'une jeune japonaise...)

AR ? Dans ma peau
Une version féminine du Roi Pêcheur ?
Oui, s'il s'agit que la plaie ne se referme pas, de vivre avec/malgré le sang qui coule...
Non, s'il s'agit d'une exploration mi-curieuse mi-narcissique de son corps, déclenchée et rendue possible par la découverte d'une absence de lien de cause à douleur, d'où une certaine prise de distance comparable à celle d'encore trop nombreux praticiens de vivisection...
Et, tant qu'à faire, manger ou se manger - telle est la question : mais attention à la maladie de l'anorexique-boulimique folle !

AV ! Fulltime killer
Un vrai polar, passionnant et plein d'humour... de bout en bout !
Mission accomplie...

Harry Potter et la chambre des secrets (Harry Potter and the chamber of secrets)

AR : René
Encore un vrai faux portrait : à la fois troublant (fiction ou réalité ?) et vain (quel est le but ?)...
- De l'art, en tout cas... et humain !

AR ! Séduction en mode mineur (Tadpole)
Attention, film américain - mais intelligent, dont le scénario n'a pas été conçu comme un produit destiné à satisfaire (!) le plus large (!) public possible...
Ne pas manquer, donc !
Et mention spéciale pour Bebe Neuwirth, la copine de la belle-mère du futur lauréat... en médecine ?

AV ! The tune
Visuellement, cinématiquement et musicalement au top !
Un inédit (1992) en France de Bill Lympton...

semaine du 27 novembre au 3 décembre 2002 :

AV : Ah! si j'étais riche
Bien sûr, on pourrait ne voir dans ce film que le trivial l'argent ne fait pas le bonheur... mais y contribue fortement !
Mais ce serait oublier les acteurs et leur jeu, formidables : Jean-Pierre Daroussin et Valeria Bruni-Tedeschi...

Aragon - L'an 2000 n'aura pas lieu


AR ? Aram
Trop de recul par rapport au sujet (peut-être pour se protéger, ou essayer d'être 100 % objectif ?) : dommage, car les sentiments en pâtissent, et tout ça nous laisse froid...
Du coup, on se concentre sur l'intrigue qui apparaît d'autant plus artificielle - alors reste la technique ?
Sinon, un rôle à son niveau pour Mathieu Demy...

La folie des hommes


AR ? Ivre de femmes et de peinture (Chihwaseon)
Ivre tout court, plutôt !
Ou alors, il y a eu des coupes...
Enfin, peu importe - au moins y a-t-il la peinture... et les paysages !
Sinon, côté biographie, ça reste confus : dommage...

Juwanna Mann


AR : La légende de la forêt
...viennoise ?
Non, japonaise !
Des dessins animés plutôt pour grands que pour tout petits, leur contenu métaphorique donnant à réfléchir, de La sirène qu'on vous obligera "totalitarisment" à croire qu'elle n'en est pas une au Hitler "déforesteur" et exterminateur de fées de la Légende de la forêt (assis par la lâcheté d'un écureuil volant ?) - en passant par la descente aux enfers du Saut, tempérée il est vrai par l'humour grinçant de La goutte et parodique du Film cassé...

AR : Marche et rêve (Les homards de l'utopie)
Et pourquoi pas ?
Certes naïf (mais tire plus vers l'utopie que la niaiserie), typé (mais plus folklorique que caricatural), et pourvu d'un petit parfum d'amateurisme qui, assez vite, finira par nous faire tomber sous le charme : un miracle ?
Mais alors un miracle rouge !

AR : Monrak transistor
Plein de charme, d'humour, de chansons sirupeuses...
... et de réalisme, rappelant que la Thaïlande reste un pays très inégalitaire et policier !

AV : La planète au trésor (Un nouvel univers - Treasure Planet)
Mi-classique (l'intrigue de l'île au trésor), mi-futuriste (la localisation - l'espace, les effets spéciaux - jeux vidéos, supernovae) : quasi-réussi !
Tout public.

AR : Policarpo (Policarpo Quaresma)
Et si, lors de leur fondation, les États-unis d'Amérique avaient écrit dans leur Constitution que la langue(s) officielle(s) serai(en)t celle(s) de ses habitants d'origine, les Indiens, et non une langue "importée" ?
C'est cette utopie (mais au Brésil, devenu une jeune République à la fin du XIXè siècle) qui sert de point de départ à cette délirante mais "questionnifère" biographie de Policarpo, à qui ni hôpital psychiatrique, ni rééducation à la campagne ne seront épargnés !

AR : Sibérie, la dernière nuit
Un spectacle de fin d'année, quoi...
Au tout début, ça fait un peu peur - c'est carrément mauvais - mais ça s'arrange vite, heureusement !
Une vraie fausse improvisation, assez bien rendue malgré quelques séquences de caméra errante qui, puisque c'est quand même pour de faux, auraient pu être retournées !
Mais bon, bilan globalement positif - en espérant toutefois que la vodka et les cris sont moins abondants, dans la vraie vie...

Le temps d'un automne (A walk to remember)


AR ? La vie nouvelle
Une sombre histoire de trafic humain par la mafia russe, avec son cortège de violences masculines et... canines !
Pas pour tout public - il faut un peu plus de cinquante neurones connectés pour, sinon apprécier, entamer un décodage...
Et la sortie limitée dans une salle d'un complexe parisien ne met hélas pas à l'abri d'une erreur d'aiguillage conduisant quelques couples de tels spécimens, probablement refoulés d'Harry Potter par manque de place et alléchés par un avertissement au moins de seize ans qui faisait ici référence à l'âge mental, voire au QI, venir leurs pop corn fressen...
...et étaler bruyamment leur inculture avant de retourner (dix minutes avant la fin !) à leur obscurité dont décidément, fort de leur multitude, ils ne voudront - sauront - jamais dépasser !

semaine du 20 au 26 novembre 2002 :

AR ? Au plus près du paradis
Entièrement centré autour du personnage interprété par Catherine Deneuve, d'abord à Paris (ses ex-, son patron, sa fille gay, son frère alcoolique) puis à New York pour un rendez-vous très Nuits blanches à Seattle au sommet de L'Empire State Building...
Tout cela est bien improbable (pour ne pas dire gnangnan) : aussi voyons ce film plus comme une fantasy comme disent les Anglo-saxons, une rêverie féminine qu'une réelle histoire d'amour - car tel qu'il est plaqué, le couple William Hurt/Deneuve, on n'y croit pas vraiment !

AR : Le bruit, l'odeur et quelques étoiles
Plus proche de la tragédie grecque que du reportage, on goûtera les mots et la musique de Zebda, moins le choix - pas toujours inspiré - ni le montage - orienté - des témoignages...
... mais bon : on peut à juste titre en avoir marre qu'un homme politique puisse tenir des propos racistes en public sans être poursuivi ni sanctionné (par au moins une inéligibilité !), ce qui d'ailleurs ne peut que le conforter dans son impression "d'intouchabilité" - et pas au sens hindou !
En tout cas, pas plus que les crachats, l'odeur des cités ne lui aura coupé son appétit, à ce cousin... bananier !

AR ! La chatte à 2 têtes
... ou plutôt à 2 queues !
Splendeurs (passées ?) et misères de la faune d'habitués d'une salle de cinéma porno (et de ses toilettes !), à la recherche d'un plaisir bref et triste...
Après avoir réglé ses comptes avec son père dans son film précédent, Jacques Nolot nous livre ici le côté obscur de son désir, comme un bilan peut-être un peu cru mais sincère que je ne saurai que vous conseiller d'aller voir...
Mais vérifiez quand même la propreté de votre siège avant de vous asseoir !

AR : Ciao Bella ciao
La France, terre d'asile, n'accueille pas que des dictateurs Africains ni ne refuse réfugiés Afghans ou Kurdes d'Irak : elle a aussi accueilli des Italiens des années de plomb, dont on sait que les chefs d'inculpation restent pour le moins douteux...
C'est donc tout à son honneur... du moins jusqu'à ce que la Gauche, écartée du pouvoir pour cinq ans...
Témoignages des suites d'un mai 68 de l'autre côté des Alpes et de la vie d'exil de ses acteurs dont la mort d'Aldo Moro, en 1978, a entraîné la chute...

AR ! Grill point
Très juste... Rien que de très banal - deux couples qui cassent - mais très bien filmé et interprété !
Et une bande son entêtante des 17hippies très présents !

AR ? Heaven
Un bon scénario du réalisateur de Bleu, Blanc, Rouge et des Décalogues qui aurait hélas dû être traité par lui-même...
Car si la première heure du film tient en haleine (malgré quelques invraisemblances, il est vrai !), la dernière demi-heure s'étire en vain, faute de propos - ce qui n'aurait en aucun cas été le cas dans une version de Kieslowski !

AV : Joue-la comme Beckham (Bend it like Beckham !)
... ou la libération de la femme, indienne, passant par le foot ?
Consensuel et prévisible - mais drôle, il y aura des bons sentiments pour tous : à voir seul, en famille, en bande d'amis ou à deux !

AR ! Ma mère préfère les femmes (surtout les jeunes...) (A mi madre le gustan la mujeres)
En fait, le personnage central de cette histoire est la fille cadette de cette mère à l'improbable (ou du moins anecdotique) coming out : sa vie amoureuse (et si elle était gay, elle aussi ?), professionnelle (exploitée dans une maison d'édition en attendant de faire lire son roman), ses relations avec ses parents et ses deux sœurs (et son psychanalyste !)...
C'est délicieux, mais reste toujours prévisible - on n'a pas dit caricatural ; et on aurait aimé suivre un peu plus le personnage de l'amie de la mère - sans doute se trompait-on de film !

AV ? Meurs un autre jour (Die another day)
Quoi de neuf ?
Rien que du vieux...
Pas crédible, mais pas déplaisant...

AR ? (IG) nobel
Les oppositions vieux/jeune, (ami du) père/fils, instruit/à instruire, spirituel/corporel et... noble/ignoble, bien que quelque peu manichéennes, restent intéressantes à traiter - si ce n'était (mea culpa pour la faute de grammaire !) le maniérisme des mouvements de caméras (zooms/travellings appuyés) et des dialogues...
On préférera donc un autre voyage à Stockholm...

AR ! Romances de terre et d'eau
Humbles témoignages de paysans du sertao (dans le Nordeste du Brésil), qui connaissent encore la famine quand la pluie ne vient pas, travaillant pourtant d'arrache-pied pour cultiver une terre qui ne leur appartient pas (pas plus que les points d'eau) afin de vivre - ou plutôt de survivre ! - en vendant le produit de leur labeur une bouchée de pain (!) à d'autres profiteurs...
Il fallait leur donner la parole, ce qui est fait ; et rappeler si joliment que la poésie et l'art fleurissent aussi sur une terre aride !

AR ! Le sourire de la mère (L'Ora di religione)
Un peu jocondien, ce sourire !
Captivant de bout en bout, un vrai polar quelquefois délicieusement surréaliste, mais toujours maîtrisé...
100 % art : rhétorique mais aussi musical et... beau !

AR : Vers la révolution en 2 CV
Un voyage en Dedeuche de Paris au Lisbonne du 25 avril 1974, lors de la Révolution des œillets qui mit fin à la dictature...
Ce qui aurait pu être une promenade de santé devient cependant une aventure(s) pour (entre) ses trois protagonistes, car outre l'état... fatigué de la 2 CV, il faut passer par l'Espagne, qui, à l'époque, avait elle aussi sa dictature (depuis 1939), et craignait la contagion de la liberté (qui advint l'année suivante, mais par la mort de Franco - mais ceci est une autre histoire...).
Très plaisant (et musicalement nostalgique), même si un peu long sur la fin !

AR : War photographer
Portrait de photographe avec guerres...
Une profession nécessaire (pour montrer et dénoncer), ambiguë (observer sans intervenir) et utile - ainsi on sait ce qui se passe... mais que fait-on contre ?
À nous tous d'y répondre... et d'agir !

AR : Délivrance
L'Amérique profonde vs. l'Amérique profonde...
Et on règle ses comptes soi-même !

AV ! Les plus belles années de notre vie (The best years of our lives)
En tout cas de belles heures (presque trois) de cinéma !
Une remarquable peinture du retour au pays (Boone city) en 1945 de trois soldats (terre, air, mer) appréhendant après tout ce temps les retrouvailles avec leur famille (enfants, femme et fiancée) et de leur difficile réinsertion professionnelle (banquier, glacier et... pianiste !) : juste, drôle, délicieux !

semaine du 13 au 19 novembre 2002 :

AR ! Afrique, je te plumerai
Semble brouillon, mais apprend beaucoup sur le Cameroun (et sa littérature !), qui fut sous protectorat allemand jusqu'en 1919, puis occupés par les Français (et les Anglais - le futur Nigéria) jusqu'à l'indépendance en 1961 et la démocratie... à venir !
Mêle habilement images d'archives, "reconstitution" de l'histoire du royaume Peul jusqu'en 1991 (le film date de 1992) et un final musico-humoristique bien senti !

AV : Aime ton père
... à défaut de marcher dans les pas de ton père ?
Une confrontation père-fils à l'écran (et dans la vie ?) ou plutôt entre écrivain fraîchement nobelisé et celui qu'il aurait voulu être sa... prochaine réincarnation, sans jamais s'être soucié de son éducation !
Fichtrement bien servi par ses interprètes, jusqu'aux... cadavres !

AV : All or nothing
... c'est bien ça : être riche ou pauvre en Grande-Bretagne, c'est tout ou rien... et ça passe ou ça casse !
Ici, ça va casser : boulot de m... et personnages frustres - mais ça n'empêche pas les sentiments !

AR : Bâtards
... ou ne jamais tomber en panne sur l'autoroute, et sinon se méfier des bornes d'appel si l'on n'arrive pas à accrocher le réseau avec son portable !
Drôle de famille, tout de même - haute en couleurs...
Très plaisant, un seul défaut : n'a pas su trouver sa fin !

AR ? Carnages
Académique en diable : l'image, le cadre, les déplacements de la caméra et... le scénario !
On sait bien sûr que tous ces personnages ont quelque chose en commun et que l'on va découvrir quoi, mais ils sont si nombreux et ça va mettre du temps (2 h 10, quand même !) - et on n'est pas sûr qu'au final tous les liens aient été matérialisés !
Bref, inutilement compliqué, aurait gagné quelques coupes - l'histoire du torero et des événements afférents a déjà été traitée tant de fois, et mieux...

AR ? La dernière lettre
Du théâtre filmé, plus précisément un monologue, la dernière lettre d'une mère à son fils avant l'holocauste...
Il faut saluer le travail de mise en scène, les éclairages, les ombres, le son, le montage... et bien sûr l'interprétation !

AR ? Deux
Apporte certainement plus que le dernier James Bond...
Mais aurait quand même gagné à être un peu moins brouillon, et moins verbeux, et le montage moins saucissonné : la compréhension n'aurait pas forcément été au rendez-vous, mais la réflexion aurait eu sa place !

AR ! Flagrant délire (Stark raving mad)
Eh, Dude, elle est où ma statue ?
Délirant et jubilatoire, plus qu'un précédent casse à (très) gros moyens !

AV : Pour un garçon (About a boy)
... ou pour draguer la copine de sa mère célibataire et dépressive ?
Car même en étant riche plutôt que pauvre, c'est tout ou rien... et ça passe ou ça casse !
Ici, ça finira par passer : pas de boulot de m... (mais une rente !) et personnages vide ou suicidaire - mais ça n'empêche pas non plus les sentiments !

AR : Soif
Encore une histoire d'indépendance - ici du Maroc...
Stylisé (plein de fusils face à face et aucun coup de feu !) et un peu lourd en symboles (le grand-père qui expire juste quand le petit-fils vient au monde, la maîtresse - euh, la femme du lieutenant français qui s'échauffe dans la chaleur de la nuit, le mari trop... sollicité par son devoir n'ayant pu remplir son devoir... conjugal !), mais on interprétera comme on voudra : finalement, le grand-père n'aura pas survécu à l'explosion de la pompe qu'il n'aura jamais eue et la femme... ah, l'exotisme !

AR ! Spider
Un lent et précis travail de reconstruction de la mémoire - comme une toile qu'on tisse ?
Remarquable.
NB - attention : reconstruction ne signifie pas récupération des anciennes données !

AV ! Une femme de ménage
Rien que du bonheur : les personnages sont si vrais qu'ils pourraient être... eux-mêmes, et Paris au mois d'août comme la Bretagne quand il ne pleut pas, c'est quand même beau !
Comme quoi toutes les Lolitas ne sont pas forcément fatales... et peuvent s'y connaître en balais !

AR ? Yellowknife
Un road movie canadien, tabernacle, qui commence à deux, puis deux de plus, à travers la grisaille du climat et des night-clubs pas vraiment fun...
Une aquarelle sur le désir (triste) - mais pas sur l'amour ! - et une fin bâclée... par impuissance ?

AR : Les innocents (The innocents)
A dû inspirer (car date quand même de 1961 !) Les Autres (et L'exorciste !) : c'est assez flagrant !
Mais d'une sobriété et d'un intimisme qui valent toutes les copies ultérieures !

semaine du 6 au 12 novembre 2002 :

AR ? Anita n'en fait qu'à sa tête (Anita no perd el tren)
Pour lectrices de la collection Harlequin...
Les autres chercheront (pour passer le temps) d'autres clins d'œil genre Vénus sortant des eaux ou réfléchiront sur des aphorismes comme "l'amour est une démocratie qui finit en dictature" et se demanderont si tout cela justifie ce qui, certes plaisant, fleure quand même la caricature...

AV ! Demonlover
Bizarrement boudé par certains critiques intellos, ce polar intelligent tient en haleine le spectateur pendant ses deux heures où, loin de l'embrouiller, les pièces du puzzle prennent peu à peu leur place et lui dévoilent... ce qu'il avait deviné : quelque chose comme "on est toujours puni par où l'on a péché " !
Et la boucle est bouclée...

AR ! Dérapages incontrôlés (Changing lanes)
... ou pétages de plombs dans le pays de l'individualisme, la jungle des gros arrangements avec la loi !
Cela devait arriver, à force de se tenir en équilibre sur le fil du "maintien des acquis... malhonnêtes", ou de s'aveugler par l'image de père qu'on s'est faite de soi... plutôt que de l'être !

AR : Et la vie
... c'est avant tout le travail ! (Mais pas forcément la santé)
C'est du moins ce qu'il en ressort, surtout dans ces régions économiquement sinistrées où, encore aujourd'hui, on souhaite à ses enfants d'échapper à la vie qu'on subit - même si l'on ne sait pas trop à quelle autre vie aspirer...

AR : L'homme sans passé (Mies Vailla Menneisyyttä)
Pour découvrir le style d'Aki Kaurismäki, mais ce n'est pas le meilleur, de La fille aux allumettes à Au loin s'en vont les nuages en passant par les Leningrad Cowboys ...
... ou bien on ne s'est pas aperçu qu'il s'agissait d'une aquarelle, remarquable !

AV : Insomnia
Un film américain à partir d'une idée venue d'ailleurs : rien que de très banal...
Résultat honnête si l'on oublie l'original, mais un peu long... comme le jour ?

AR ! Jay et Bob contre-attaquent (Jay and Silent Bob strike back)
Film culte, des comics (un peu) au cinéma hollywoodien (beaucoup) assaisonné à l'humour potache et saupoudré de quatre "bimbos" façon drôles de dames...
Et, en exclusivité, quelques phrases de Silent Bob : que demande le peuple internaute ?

AV : Juste un baiser (L'ultimo bacio)
Bien rythmé et interprété - ce qui ferait somme tout presque oublier les poncifs qu'il charrie...
... faute d'une étude un peu plus profonde des sentiments vers la trentaine (actuelle et... passée !), et pas exclusivement dans les milieux aisés !

AR : Le voyage à la mer
Un peu long à démarrer (on craint le "bon, voilà je vous filme, alors qu'est-ce que vous avez à me dire, mes gentils voisins de camping ?"), mais on s'habitue et l'intérêt est au rendez-vous !
À suivre... aux prochaines vacances ?

semaine du 30 octobre au 5 novembre 2002 :

AR : Adolphe
Cérébral, tout compte fait - mais ce n'est pas une critique !
Adolphe ou l'art d'être constant dans l'a-volonté de rompre ce qui fut un (joli) feu de paille de jeunesse, mais qui chaque fois va se raviver par la présence après l'absence, l'interdiction après la lassitude...
... jusqu'à une consomption très "caméliesque" !

AR : Bloody Sunday
... ou comment une manifestation pacifique s'est terminée dans le sang, un dimanche de janvier 1972, trente ans déjà - et combien de morts inutiles en plus ?
Une reconstitution étonnante et prégnante...

AV : Décalage horaire
Déprimant comme une - non, deux séparations et un hall de Roissy, le dimanche, et sans Bécaud !
Improbable et enlevé.

AV ! Dragon rouge
Sans commune mesure avec le nullissime épisode précédent : une réussite !
Il faut dire que le roman avait déjà donné lieu a une (bonne) adaptation en 1986 (Le sixième sens de Michael Mann), actuellement sur vos (petits) écrans...

AE : Enquête sur un monde invisible
De deux choses l'une : ou il s'agit d'une fiction (dont l'intérêt est plutôt limité) traitée comme un reportage, ou il s'agit d'un vrai "reportage", et c'est affligeant !
De bien belles images aériennes d'Islande, cependant !

AV : Halloween resurrection (Halloween n°8)
Une très bonne idée qui permet de remettre le couvert...
... en attendant une prochaine émission sur le net ?

AR : O Invasor (L'intrus)
... c'est celui qui a débarrassé l'associé gênant de deux autres, et s'emploie à prendre sa place... et sa fille !
Le tout dans un Sao Paolo glauque et corrompu, à l'image des commanditaires de ce meurtre... plus que de son exécutant !

AR : This is my moon
Une réflexion sur le désir, l'amour et les traditions dans un petit village sri-lankais : de quoi être indécis pour les personnages...
... et, pour le spectateur, attentif à leurs "pas de deux" !

AV ! La fille de la 5è avenue (Fifth avenue girl)
On trouvait bien que ça avait un petit air de ressemblance avec Mon homme Godfrey - mais ici il s'agit d'une femme (et quelle femme !) : Ginger...
Une autre perle (de 1939) due à Gregory LaCava...

semaine du 23 au 29 octobre 2002 :

AV ? Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers n°3)
Goldfinger était le troisième James Bond, et il y en a eu beaucoup d'autres... on voit ce qui nous attend !
Enfin, il y a des progrès par rapport au précédent : plus de scénario, (un peu) moins de scato...

Chiens des neiges (Snow dogs))



AV ? Créance de sang (Blood work)
Se laisse voir - du moins en version originale, c'est ce que l'on s'est répété, tandis qu'une erreur malvenue fit que l'on s'était retrouvé à subir une version doublée...
... où, entre deux horripilants mouvements de lèvres asynchrones, on avait largement le temps de deviner l'intrigue banale et d'en relever les invraisemblances flagrantes !

Ernest Shackleton, naufrage de l'Antarctique (Shackleton's Antartic Adventure)



AV ! Le fils
Un cadrage serré et très proche de son sujet (comme pour Rosetta) histoire d'essayer de percer ce qui se passe dans la tête de ce fils, croit-on d'abord, puis de ce père croit-on ensuite - mais pas nécessairement celui auquel on pourrait s'attendre...
En tout cas, en ces temps de répression à tout crin, quel bonheur que cette proposition de substituer à la perte l'adoption, à la colère le pardon, à la réclusion l'éducation, sur un fond de je sais et je ne sais pas aussi honnêtes que nécessaires, justes qu'évidents !

Le gâteau magique



AV ? La mentale
Assez frustre dans le milieu qu'il décrit, pas vraiment crédible quant à l'appartenance ethnique des personnages de Samuel Le Bihan et de Clotilde Courau... et ces amitiés virilo-clano-familiales finissent par nous gonfler !
Sinon, se laisse voir : une version "deuxième génération" d'un polar des années cinquante...

AV : Le transporteur
On sait à quoi s'attendre (un remake de Taxi sur la promenade des Anglais), et on ne sera pas déçu !
Règle n°1 : le contrat n'est pas renégociable.

AR ? Visitor Q
Le problème du format DV, c'est que comme il ne coûte pas cher, n'importe qui peut filmer n'importe quoi...
Plus exactement, car il faut quand même penser à la distribution (mais Internet fait des progrès de jour en jour !), quelqu'un déjà (re)connu peut filmer n'importe quoi, histoire de voir jusqu'où il peut aller, comme ça....
C'est ce qui nous gêne, cette gratuité, cette absence de réflexion quant aux conséquences de ce qui est lancé à un public qui n'aura pas forcément la capacité de prendre le recul nécessaire à déchiffrer ce théorème (si déchiffrement il y a !), cette oblitération de la responsabilité dans son art - d'autant plus brutal qu'il atteint directement le spectateur, sans intermédiaire (hors un petit rond flou !), à l'opposé de la littérature où le lecteur doit d'abord effectuer un décodage...
Un trash-movie non sponsorisé par la Maison du Japon, les produits laitiers, les tapettes, etc.

semaine du 16 au 22 octobre 2002 :

AR : Choses secrètes
Très bien interprété, très bien filmé (et éclairé), très bons dialogues...
Dommage qu'on ne parle que d'argent, de désir, mais jamais... d'amour, qui lui, se partage et se f... de la réussite !

AR ? Défense d'aimer
Ça commence dans ce qu'on pourrait qualifier d'une auberge espagnole - mais romaine : la Villa Médicis...
Le héros - qui est aussi le réalisateur - erre dans la première et plaisante moitié du film un peu à la manière du héros de La sentinelle, plus contemplatif qu'actif...
Mais, au fur et à mesure que la solitude qui imprègne cette froide - côté ombre - et hors saison demeure italienne finit par l'enfermer dans son impasse amoureuse (et par trop autobiographique ?), le spectateur, lui, commence à bâiller : dommage !

AR : La moitié gauche du frigo
Hé ! Hé !
Le suivi dans sa recherche d'emploi par son colocataire vidéaste d'un jeune ingénieur mécanicien au chômage sur fond de profits et de dégraissages records dans la Belle Province, elle aussi en proie à la mondialisation...
Un sujet qui rappelle une fois de plus l'inhumanité et l'absurdité du capitalisme dans sa version financière, dont s'inspirait aussi un film récent, artistiquement très réussi...

AE : Quelqu'un de bien
Pédale douce II, version "fraternelle" ?
Assaisonnée de fric, de grosses bagnoles (étrangères), et d'une vision des femmes à la hauteur... de ce que(ue) compensent BMW et autres Mercédès : courte, très courte !
Bref, zéro de conduite... des unes et des autres !

AV ? Signes (Signs)
Lent (ce n'est pas forcément rédhibitoire), peu d'effets spéciaux (c'est trop ou pas assez), et frustrant de par l'absence de réaction d'un Mad "Big shit" Max méconnaissable, anesthésié, replié sur lui-même, résigné à ne plus vivre : quasi-autiste, quoi !
Et comme le scénario s'avère finalement décevant (pas tant dans sa chute que dans son... épaisseur), le spectateur scrupuleux essaiera de compenser avec son imagination ce que le réalisateur aura laissé de côté...

Stuart Little n° 2


AV ! La tentation de Jessica (Kissing Jessica Stein)
Ne pas se fier à la traduction homophobe du titre : ce n'est qu'une histoire d'amour, tout simplement...
Mais quelle histoire d'amour !
Avec, pour le fun, un Woody Allen féminin...

AV : L'affaire Cicéron (Five fingers)
... c'est Poincaré !
Un film d'espionnage déterministe, où l'on a - entre autres - le plaisir de revoir James Mason...
Pas un des meilleurs Mankiewiewicz, toutefois : trop véridique et manquant par trop... d'amour !

AV ! Le bon, la brute, le truand (Il buono, il brutto, il cattivo)
Un bon point d'entrée pour découvrir les films de Sergio Leone : entre les "dollars" et les Il était une fois...
Et bien sûr la musique d'Ennio Morricone !

AV ! Le dictateur (The great dictator)
Réalisé en temps réel (1940), mais n'a pas dû être distribué en Allemagne à l'époque !
Peut-être le seul film "politique" de Charles Chaplin, mais inégalé...

semaine du 9 au 15 octobre 2002 :

AR : Balzac et la petite tailleuse chinoise
... ou le danger de la lecture pour les dictatures !
Mais aussi, au niveau individuel, comment sa découverte est synonyme d'éveil et de liberté !
Dans un décor naturel d'une beauté à couper le souffle, en partie noyé depuis, l'évocation en partie biographique de la "rééducation" de deux fils de "réactionnaires" qui vont apporter Mozart et la littérature "interdite" dans ce village de montagne "maoïsé"...

AR : Blissfully yours (Sud Sanaeha)
Lent (très) mais bon...
comme une montée de sève !

AV ! Bowling for Columbine
Édifiant...
Comme tous les documentaires de Michael Moore, hélas pour les habitants des États-Unis... et de leurs ennemis !

AV : Les divins secrets (Divine secrets of the YaYa sisterhood)
... ou comment débrouiller une relation mère-fille ?
Un film (XX) féminin (réalisé par une femme, d'après deux romans d'une femme, interprété par... des femmes !), avec les qualités et les défauts inhérents au genre...
... mais très plaisant !

AV ? Embrassez qui vous voudrez
Comme si on n'était pas assez envahi par le cinéma américain, faut-il vraiment qu'on adapte des romans ou des pièces anglo-saxons (eh oui, le théâtre n'échappe pas à la règle !) : n'y a-t-il donc plus d'auteurs en France ?
Ou attend-on qu'ils meurent jeunes, pour économiser sur les droits d'auteur ?
Parce que quand ils vieillissent, n'ayant plus d'idées... ils réalisent !

AV : Les étoiles filantes
Quatre, en vérité : quatre dessins animés scandinaves pour nos chères têtes blondes...
Deux font intervenir des humains (un petit bonhomme au commencement du monde, deux enfants de part et d'autre d'une frontière que la guerre habille de barbelés), deux des animaux (une taupe à la recherche du site d'atterrissage d'une étoile filante, un oiseau gris... multicolore !)...
Mais tous ont leur petite morale sous-jacente, que les parents pourront expliquer !

AV : Parlez-moi d'amour
... c'est, outre la chanson, ce que demandera à ses amies cette femme à bout de couple...
Un essai peu ou prou autobiographique pour comprendre comment les choses en sont arrivées là, qui bien sûr n'apportera pas de réponses, mais permettra du moins de clore le dossier de ces quinze dernières années de vie commune, et de pouvoir en ouvrir un nouveau... car malgré tout il y a une vie après la séparation !

AV ! Peau d'ange
On avait lu que cela évoquait la nouvelle de Flaubert Un cœur simple - et comme il n'y a guère que Fabrice Luchini pour la sublimer (ainsi que l'annuaire téléphonique), on était prêt à s'ennuyer velu...
Alors que dire de l'enchantement qui nous a gagnés peu à peu, et va vite nous habiter profondément et durablement, si ce n'est qu'il relève d'un miracle, tel que l'aurait rêvé les anges, un de ces rares moments de grâce qui, même passé, nous emplit de tout ce que nous allons construire plutôt que de nous faire regretter sa fugacité ?
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, on ose espérer que ce passage réussi derrière la caméra de Vincent Perez (qui en plus a de bons goûts musicaux) nous épargnera ses prestations d'acteur à venir - et oublier celles passées !

AE : Rosa la Chine
Le poste de radio du début laissait présager quelque gourmandise dans la veine de La Tante Julia et le scribouillard (avec Peter Falk) ou autre Pantaleon et les visiteuses de Mario Vargas Llosa !
Mais hélas, la voix off devient vite horripilante et superfétatoire, comme le jeu de plus en plus outré des acteurs - essayant peut-être de compenser la platitude d'un récit à côté duquel un roman de la collection Harlequin aurait des allures de saga à la Indiana Jones !

AV : Spirite (L'étalon des plaines)
De très beaux décors, des couchers de soleil aux cavalcades dans les canyons...
... car c'est une histoire de chevaux sauvages, convoités dans le lointain Ouest par Indiens et Tuniques Bleues... et leur cheval de fer !

XXX
Y a une casssette ?

AV ? Invasion
Une drôle d'histoire d'ombres dans la nuit, un peu kafkaïenne sur les bords, où l'on se rend compte quand même qu'il y en a deux (bords) : l'un en costumes sombres, l'autre en costumes plus clairs, plus nombreux...
Enfin, ce qu'on est sûr c'est qu'il y a lutte, et qu'elle n'aura jamais de fin...

AV : Les voyages de Sullivan (Sullivan's travels)
Ou comment faire l'expérience de la misère afin de pouvoir réaliser un film social plutôt que ses habituelles comédies...
... avant de s'aviser que, tout compte fait, une bonne comédie est encore ce qu'il y a de mieux pour oublier sa mouise !
Un film réalisé en 1941, pas vraiment dans une période réjouissante, hollywoodesque et happy endesque - mais non dénué de réflexions...

semaine du 2 au 8 octobre 2002 :

AR ! Berlin is in Germany
Pas facile de s'adapter au "monde libre" quand on vient de l'autre côté du mur, surtout quand on est resté emprisonné onze années après sa chute !
Cela aurait pu être ennuyeux ou misérabiliste, mais c'est plein d'humour et d'humanité !

AV : Enfin pris ?
On est content de retrouver Pierre Bourdieu, on ne comprend toujours pas l'agressivité d'un Jean-Marie Cavada incapable d'écoute (qu'il se sentît personnellement attaqué alors que Bourdieu ne lui demandait que de réfléchir à l'exercice de son métier de journaliste et des présupposés inconscients qui le poussent à décider de ce qu'il faut présenter au téléspectateur ne l'en excuse pas), pas plus que les attaques par pamphlet interposé d'un Daniel Schneidermann pas plus capable d'écoute - faut-il y voir un corporatisme exacerbé ou le signe que les journalistes de l'audiovisuel (quoique) sont recrutés dès lors que leur âge a dépassé leur QI ?
On avait hélas noté que les Arrêt sur image portant sur les émissions à grande (ce n'est pas qualitatif !) audience comme le 20 h de TF1 et les dérives de PPDA, Ushuhaia et ses sponsors qui détruisent les forêts et expulsent ses habitants, les excrétions des TV-trash TF1 et M6 (Loft story et autres Star Academy), l'interview - à domicile ! - ratée du directeur de Paris Match et les courbettes (pas vraiment inspirées !) devant l'ancien PDG de VU (cela me rappelle le scandaleux et récent non-débat d'Yves Calvi dans C dans l'air sur France 5 au sujet de l'automobile, ce fléau assassin et pollueur dont l'existence n'a jamais été remise en question) n'étaient pas vraiment à la hauteur des intentions de cette émission (affichées il est vrai lors de sa création, l'eau ayant depuis coulée sous les ponts), mais on avait oublié que Daniel Schneidermann, avant de retourner sa veste, était "arrivé" (mais où ?) en interpellant ceux qui avaient fait de même avant lui !
Rien de nouveau sous le soleil, diront certains ; d'autres, comme Pierre Carles s'y refusent et se battent contre cette "fatalité" qui fait que l'argent, la médiatisation semblent pourrir ceux qui prétendaient ne pas courir après...
... et conduire sur un divan de psychanalyse ceux qui n'y ont pas (encore) accès !

AR : Full frontal
Attention, malgré un titre à la Van Damme, ce n'en est pas un : c'est plus intelligent !
Et si les scènes de la "vraie vie" avaient pu être tournées avec un chouia de définition en plus, gageons que beaucoup de critiques auraient été moins ronchons...
Tout ça pour dire que ce film risque de ne pas trouver son public, ce qui serait dommage : car grâce à ses interprètes, leurs états d'âme a priori de peu d'intérêt vont finir, sans devoir aller à Tucson... par nous intéresser !

AV : L'homme du train
Une plutôt bonne cuvée de la part d'un réalisateur qui était dernièrement en perte de vitesse... trop de films, sans doute ?
Un tandem qui tient la route, comme les dialogues, savoureux...

AR : Intervention divine
Tranches de vie entre Nazareth et Jérusalem, à travers des saynètes de querelles ordinaires, très visuelles et grinçantes...
Et toujours l'absurdité d'un poste de frontière et de ses gardes - à qui il arrive de péter les plombs !

AR : Looking for Jimmy
... et découvrir Julie "star & stress" Delpy scénariste, réalisatrice, monteuse, etc.
Ou comment se servir abondamment de sa langue (I guess !) et réussir 90 minutes pour parler de tout et de riens - vous savez, ces petits riens qui font la vie !

AV ! Minority report
Très prenant et plaisant : une réussite !
Bien sûr, S.S. privilégie les effets spéciaux (époustouflants) et l'affect plutôt que la réflexion, la psychologie : l'approfondissement social, philosophique et... scientifique des thèmes de la nouvelle de Philip K. Dick reste ouvert...

AV ! Le château du dragon
... ou Madame Muir (du même réalisateur) à la rencontre de la maison d'Usher !
Premier film de Mankiewicz, réalisé un avant son portrait de l'émancipation d'une jeune veuve (qui pourrait d'ailleurs bien en être la suite), ce coup d'essai est assurément un coup de maître !

semaine du 25 septembre au 1er octobre 2002 :

AR : Arbres
Tout ce que vous n'avez sans doute pas voulu savoir mais qu'il aurait été dommage d'ignorer sur ces majestueux représentants du règne végétal...
Des étonnants baobabs qui, c'est vrai, ont l'air d'être plantés à l'envers aux mobiles palétuviers qu'on ne connaissait guère que par une chanson idiote : tous racontés et déclinés dans de magnifiques images !

AR ! Corto Maltese (La Cour secrète des Arcanes)
Une réussite visuelle.
Pour adultes perspicaces (ou vieux enfants qui ont connu - et se rappellent - Corto Maltese dans Tintin !) cependant, car l'intrigue est plutôt complexe (rien que le sous-titre, par exemple) et certaines scènes, violentes...

AR ? Dog Days
Pas vraiment sponsorisé par l'Office du Tourisme autrichien...
Peu de films, de pièces ou de littérature autrichiens nous parviennent, mais ceux-ci illustrent trop souvent inhumanité, sadisme et masochisme les plus durs qu'on va finir par admettre que la culture autrichienne reflète un pays qui n'a pas effectué sa dénazification...

AV : Ma femme s'appelle... Maurice
Inégal, peut-être parce que la transposition de la pièce au grand écran laisse de côté, dans ce cas, l'interaction du public avec les acteurs, et d'éventuelles improvisations...
Mais bon, ça n'empêche pas le rire... ni d'emmener sa blonde à Venise !

AV : La mémoire dans la peau (The Bourne identity)
Ni nouveau ni génial - mais efficace : tient la distance et nous en haleine.
Un bon moment.

AE : Le pianiste (The pianist)
Je sais bien qu'il ne faut pas tirer dessus, mais il y a des limites !
2 h 30 interminables pendant lesquelles on attend, puis on cherche, vainement, quelque intérêt ou quelque embryon de raison quant à la palme d'or - voire même l'existence ! - de cette "évocation " de la Shoah à Varsovie à travers la survie, toute biographique qu'elle soit, de ce pianiste incapable d'agir, quand tant d'autres finirent pourtant, dans les mêmes conditions de dénuement, par se révolter !

AR : Time's up (Il est grand temps !)
Amusante idée de départ que ce mobil-cabinet de psychanalyse, vu le coût de l'immobilier à New York !
Mais il y a aussi une intrigue qui couve sous les séances, et son dénouement est pour le moins surprenant...

AV : Wishcraft
Une bonne surprise que cette version moderne de la lampe d'Aladin ou du génie dans la bouteille et de ses trois vœux : ici, une pine de taureau - vieille de 200 ans, quand même !
Si on y ajoute un tueur mystérieux (et costaud !) à la Scream, le jeune lycéen amoureux de la pom-pom girl de service et à qui échut le talisman n'aura pas intérêt à gâcher ses trois vœux...

AV : La rivière sans retour (River of no return)
Pour la nostalgie, la simplicité du sujet...
... vaudrait le détour !
Effets spéciaux garantis d'époque (1954) - mais qu'importe...

semaine du 18 au 24 septembre 2002 :

AV ? Blanche
La bande annonce promettait une joyeuse parodie du temps de Mazarin et de l'enfant roi, avec une distribution... royale !
Mais Bonvoisin n'est pas Planchon, et le résultat est un embrouillamini, qu'un mauvais doublage des dialogues débités à la va-vite achève de faire retomber ce soufflé qu'on avait espéré savoureux...

AV : Callas forever
Pour Fanny Ardant, définitivement...
Quant à Jeremy Irons, fallait-il absolument lui donner ce rôle d'Anglais vu par... Edith Cresson !

AV : K19 - le piège des profondeurs (K-19-The widowmaker)
Un bon cru de la part de la réalisatrice de l'excellent Strange days - qui s'était récemment fourvoyée...
Classique, mais captivant... et véridique !

AV : Photo obsession (One hour photo)
Bien joué, mis en scène, en ambiance - à un moment on pense à la fin de 2001...
Mais le scénario est quand même un peu trop prévisible... et d'une morale "répugnamment" hollywoodienne !

AV ? Plus jamais (Enough)
100 % téléfilm (on reconnaîtra le gentil Amy's brother et en contre-emploi dans des rôles de méchants le Dr Carter d'Urgences et le père divorcé d'Une seconde chance) avec tous les excès (simplisme, invraisemblances) et les limitations (scénario et psychologie, essentiellement) du genre...
Bon, Jennifer Lopez est charmante, mais elle n'est pas Madeleine Stowe - et le réalisateur de Blink n'est plus ce qu'il était !

AV : Simone (S1m0ne)
... ou la revanche des auteurs (mot inconnu outre-Atlantique) en butte aux stars hollywoodiennes (en français : coquilles vides) et à leurs caprices !
Mais notre Frankenstein mâtiné de Pygmalion n'échappera pas à la chute, car, au pays où le paraître est roi, et le fond accessoire, voire inexistant (cf. ce que l'on nous montre des films de "Taransky" !), les mots ne sont décidément rien face à l'image !

AR ! Ten
... ou peu ou prou dix propos de femmes qui s'émancipent, en Iran, dans une société encore très machiste, et ce, très tôt de par "l'éducation" donnée aux enfants et le poids des "traditions" et du quand dira-t-on - pourtant très américain !
Mais l'obscurantisme et l'inculture n'ont hélas pas de frontières !

AR ! Une part du ciel
Encore une belle illustration de femmes qui combattent, mais ici en Occident - que la force soit avec elles ! - une des déviances du "libéralisme" qui, profitant du retour au pouvoir des gouvernements de droite, forcenés constructeurs de prisons, développe une insidieuse pénalisation des combats syndicaux... plutôt que d'accepter une nécessaire régulation du marché !
L'oppression non plus n'a pas de frontières... ouvrons les cages !

semaine du 11 au 17 septembre 2002 :

AR : 11'09"01 september 11
Onze court-métrages de onze minutes, donc, onze regards de cultures et d'horizons différents qui, espérons-le, nous apprendront, à tous, à nous comprendre...
Et tous réussis, honnêtement !

AR ! Les diables
Une réussite, qui évite le misérabilisme trop souvent de rigueur dès qu'on parle d'enfants abandonnés, et maintient constant notre intérêt grâce à l'idée de la sœur autiste (remarquable Adèle Haenel)...
On regrette cependant les excès dans les dégâts causés et les continuelles et peu crédibles évasions de nos "sauvageons" - mais on les verra comme des symboles, des allégories à la hauteur du rêve de Joseph... et de la dimension tragique du récit !

AE : Entre chiens et loups
Que l'un, condamné, puisse vouloir mourir de mort violente afin d'abréger ses souffrances, c'est une forme d'euthanasie limite, mais on peut comprendre ;
Que l'autre ait des tendances suicidaires, pourquoi pas, même si l'on du mal à croire Saïd (rebaptisé pour l'occasion en Werner !), loin s'en faut ;
Mais que l'un et l'autre de ces candidats à la mort effectuent - en deux temps, trois mouvements - un virage à 180° (!) et se mettent à casser (voitures, pharmacie, casino, et surtout Bucarest, c'est donné !) et tuer, on ne voit pas vraiment la logique... ni ne trouve de l'intérêt dans les dialogues, d'ailleurs !
Ajoutons (!) l'élégante vision que les scénaristes ont des femmes, et il ne restera guère, vers le début du film et lors du générique de fin, que les chansons (de Félix Gray) interprétées par Johnny pour éviter de hurler à la lune ! (Wouaf, wouaf !)

AR : Filles perdues, cheveux gras
Ne pas manquer cet OVNI qui décoiffe, même s'il se cherche encore entre comédie, caricature, esthétisme et clips sympathiques (quoique musicalement et textuellement limités !)...
Et une mention spéciale pour Marina Foïs qui crève l'écran !

AR ? Le principe de l'incertitude (O principio da incerteza)
Il ne semble pas qu'il s'agisse de celui d'Heisenberg, mais cela n'en est pas moins abscons pour autant !
Plus sérieusement, la mise en scène distanciée habituelle de de Oliveira, si elle peut convenir à des discussions philosophiques ou scientifiques bride ici les passions - car c'est bien le sujet de ce principe...
Donc, à regarder ou pas : rien n'est certain !

AV : Les sentiers de la perdition (Road to perdition)
Pas inintéressant, même si cette histoire rabâchée de filiation et d'héritage dont raffole les pays sans Histoire manque un peu de grandeur, de tragédie grecque...
Mais bon, n'est pas Abel Ferrara qui veut !

AR : La symphonie du silence
Encore une histoire de fous, mais loin d'ici, là-bas, dans le pauvre et far East, en Arménie...
Bien dirigé (maestro), prend peu à peu tout son sens... c'est le bouquet !

AR ! Vendredi soir
Sensations et rêveries au féminin...
C'est juste, ineffable, et pourtant ça existe, et c'est inscrit sur la pellicule : net quand c'est proche, à portée de main, et légèrement flou comme une peinture impressionniste quand c'est au loin, hors d'atteinte... ou d'envie !
Il y a peu de cinéastes qui puissent nous intéresser par des choses aussi triviales qu'un déménagement, un embouteillage... ou une rencontre !
Mais l'image, le cadre, le montage, la musique... et les interprètes, tout cela est si parfait !
Du Claire Denis, quoi...

AV : L'aventure de Madame Muir (The Ghost and Mrs Muir)
Au début, on ne sait pas trop où l'on s'achemine, avec cette histoire de fantôme, désinvolte et tirée par les cheveux...
Puis la mayonnaise prend, et nous au jeu, très plaisant, et plutôt moderne pour l'époque (1947, mais se déroulant cinquante ans plus tôt) dans la revendication d'une jeune veuve à l'indépendance - même si le fantôme de Rex l'aida la première année à trouver son assise !

semaine du 4 au 10 septembre 2002 :

AR : Les 9 reines (Nueve Reinas)
L'arnaque ou des Engrenages à la sauce argentine...
Pas mal, mais la bande annonce très rythmée nous a un peu gâché le plaisir car on s'attendait à plus speed, et plus préparé (du moins en apparences) - alors que le réalisateur prend son temps pour monter son coup qui semble... improvisé !

AR : Ararat
On ne présente plus Atom Egoyan, dont je ne peux que vous conseiller la filmographie - et ce dernier film est un bon point d'entrée pour la découvrir : il s'agit là d'une bonne synthèse de son art, de sa maîtrise narrative jusqu'à l'éclat qu'il sait si bien donner à son Arsinée aux cheveux noirs, si noirs...
Mais je m'égare - l'émotion !

AR ? Autour de Lucy (I'm with Lucy)
... on verra défiler cinq hommes, ou plutôt cinq clichés, dont les duos successifs durant une année, audace de la mise en scène, seront saucissonnés histoire de maintenir intérêt (!) et suspens...
Pour le minois de Monica Potter et quelques figures connues... dont on vous laissera la surprise !

AR : La cage
... et son charmant oiseau (Caroline Ducey) qui, s'il ne chante pas vraiment, et parle peu, conserve de A à Z une présence qui renverrait carrément à l'Ouest les mauvaises critiques de torchons incultes - il est vrai issus de trash TV !
Mais est-ce qu'elles savent encore regarder ?

AV ! Possession
Romantique en diable !
Et cette fois-ci, les parallèles entre les époques contribuent efficacement et harmonieusement au cours de cette enquête - ou de ce roman à écrire - sur des amours victoriennes passées - ou d'autres, naissantes... et modernes !

AR ? La vie promise
Si l'on fait abstraction des mouvements de caméra superfétatoires et m'as-tu-vu qui n'apportent rien à l'histoire, que redondances ou... ridicule, des lettres lues et des voix off elles aussi superflues à la prose lourdingue, inutilement explicative et... ridicule, de la musique trop souvent pléonastique et des nombreuses invraisemblances qu'on mettra sur le compte d'une licence poétique, le cadre, l'image et les interprètes nous auraient offert une cage plutôt réussie !
Bref, un film qu'on appréciera... sans les paroles !

AR ? Windtalkers - (Les messagers du vent)
On s'attendait à quelque chose d'un peu plus spirituel - la présence d'Indiens Navajo - ou mathématiquement instructif - le code basé sur leur langue, pas vraiment connu des Japonais... ni des autres ! - mais on est plus proche de La ligne rouge, du soldat Ryan et autres Pearl Harbor - auxquels on avait échappé !
Bref, on ne voit pas trop l'intérêt de ces interminables et quasi-exclusives "reconstitutions" de batailles, pas vraiment (heureusement !) crédibles qui exaltent ces virils, imbéciles, et suicidaires massacres, guerre mondiale ou non...

semaine du 28 août au 3 septembre 2002 :

AV : L'adversaire
S'agissant d'un fait divers - heureusement peu banal ! - largement médiatisé à l'époque, et après une précédente - et récente ! - adaptation remarquable, la réalisation de cet adversaire tenait de la gageure : on connaissait l'histoire et on en avait vu à l'écran un exemple réussi.
On ne sera pas ici déçu par la forme, ni le jeu ; on regrettera seulement le parti pris clinique de la mise en scène qui nous refuse toute approche du "héros" de cette tragédie grecque qui aurait pu nous apporter un embryon de compréhension de ses actes : aussi, voyons cet adversaire de lui-même comme une déclinaison parmi beaucoup d'autres possibles d'un thème, particulièrement fort !

AV : Le chignon d'Olga
... ou plutôt son cou - pardon sa nuque, promesse de tant de choses à vivre !
Bien sûr, vous l'aurez deviné, le chignon et Olga ne sont qu'un prétexte pour nous enchanter par cette chronique douce amère (et drôle) pour devenir adulte...
Et en bonus, le plaisir de revoir Nathalie Boutefeu danser les claquettes !

AR : Être et avoir
... été ? On ne peut pas...
Car on attendait un peu plus du réalisateur du Pays des sourds et de La moindre des choses...
Mais bon, on est moins à plaindre que l'Office du tourisme d'Auvergne !

AR : Explorations - Films indigènes d'Australie
1) Wind (Le vent) : un huis clos forestier sur fond de possession ; Harry's war (La guerre de Harry) : engagement pour droit de vote ou la fraternité contre le racisme ; Road (La route) : ou plutôt streets, celles de Sydney et de ses taxis racistes et homophobes ; Confessions d'un chasseur de têtes : ou renversons les rôles !.
2) La dette ; La rafle ; Une sirène de 4 sous ; Vole, oiseau, vole ! ; La poussière ; Samedi soir, dimanche matin.
3) Mon lit, Ton lit ; De passage ; Grace ; Ma couleur et vous ; La promesse ; Les larmes.

AR ? Fausto 5.0
Décidément, on va croire que l'utilisation systématique et continuelle de tons froids (cache-misère ?) n'est que l'aveu d'une incapacité à rendre autrement (et plus habilement) une angoisse que trop souvent il est vrai un scénario indigent (Faust, pourtant !) ne permettrait pas de développement plus consistant...
... mais alors pourquoi faire un film ?
Autant lire Thomas Mann (Le docteur Faustus) ou Mishima (La mort en (plein) été) !
Le soleil espagnol, lui aussi, méritait mieux !

Hé Arnold ! le film (Hey Arnold ! the movie)


The Powerpuff girls (Les super-nanas)


AV ? La princesse du désert (Musa)
Un Gladiator mitigé de Jeanne d'arc à la sauce coréenne...
Mais dans les batailles le sang des morts a toujours la même couleur...

AR : Salton sea (The Salton sea)
Une bonne série noire, en définitive, où la vengeance rebondit entre trips et trahisons...
Heureusement que survivra l'amitié à tous les mensonges !

AR : Tierra
Assez inclassable, mais mérite le détour...
Un peu long lui aussi, pas tant dans le déroulement de l'histoire que parce qu'à l'image du personnage ne sait pas choisir... sa fin !
Mais, datant de 1996, il y a eu des progrès depuis !

semaine du 21 au 27 août 2002 :

AV ! Born romantic
... pour le rester !
Magique, donne (entre autre !) envie d'emmener sa blonde ou (son cheum) danser la salsa au Latina...
Un chassé-croisé amoureux (réussi cette fois-ci) de ces trop bizarres habitants de Londres !

AR ! Gitano
Une fascinante et musicale histoire de vengeance, d'amour, d'argent et de... familles !
Et donne envie de découvrir Grenade !

AR ! Lillian
Une très bonne surprise en provenance d'un pays où les droits sociaux n'ont pourtant pas vraiment évolué depuis l'abolition de l'esclavage - à Richmond, Virginie !
Mais cette leçon de cœur ne vient pas de l'Amérique d'en haut !
Un vrai faux portrait qui sera suivi d'un autre, quatre ans plus tard, tout aussi réussi, qu'on ne découvre que maintenant... mais mieux vaut tard que jamais !

AV : Monique
Une illustration poussée à l'extrême du machiste "Sois belle et tais-toi", servi avec sobriété (!) par un Albert Dupontel découvrant sur le tard le plaisir de jouer à la poupée Barbie, ici incarnée par Monique... moulée !
Drôle, bien sûr, mais aussi une photographie de la non-communication dans le couple...

AR : Paris : XY
Quelle place donner à sa femme (et la mère de ses enfants) tout accaparé qu'on est par son travail et... sa maîtresse ?
Une équation (XY) sans solution... depuis la fin des androgynes ?

Pluto Nash


AV ? Le règne du feu (Reign of fire)
Finit par plaire, ce qui n'était pas gagné vu la bande-annonce à la Mad Max !
Reste fruste cependant (tuons les méchants dragons !) et socialement limité (Stars War et autres billevesées hollywoodiennes comme modèle éducatif !)...

AV : Shaolin soccer
Une idée originale qui, si elle n'explique pas les déboires "footballistiques "... européennes, a le mérite d'annoncer la couleur de ce qui risque d'arriver quand la Chine (du ballon rond) s'éveillera !
Tout public, même celui qui préfère... la balle au prisonnier !

AE : La sirène rouge
Aucun risque de succomber à ses charmes !
Dialogues affligeants, maniérisme des images secouées et parti pris des couleurs froides - même sous le soleil de Lisbonne ! - pour l'ambiance, jusqu'aux angles de tirs les plus incongrus...
Et le pompon, c'est que ce film français et donc vu en version française était... doublé !

AR ! Thirteen
... c'est l'âge de Nina, qui, à cette occasion, décide qu'elle veut une voiture.
Et, pour ce faire, fera maints petits boulots pour réaliser son rêve - ce qui n'empêche pas une fugue !
Très bien fichu, comme s'il s'agissait d'un reportage... l'histoire en sus !

AV ! Pandora (Pandora and the Flying Dutchman)
Si le début de cette adaptation est un peu pontifiant (par le ton du narrateur) et maniéré (du côté de la prise de vues), cela s'arrange (ou l'on finit par s'y habituer) dès l'entrée en scène de la... comtesse, et même disparaît lorsqu'apparaît son pendant masculin, le... portraitiste !
Les caractères du pilote de course et surtout du toréador sont plutôt caricaturaux, mais disons que c'est voulu, par contraste avec le mystère incarné par James Mason et la voix troublante d'Ava Gardner...

semaine du 14 au 20 août 2002 :

AV : 7 jours et une vie (Life or something like it)
Pas indispensable, mais plaisant - même si ces sempiternelles et superstitieuses histoires de prédictions très hollywoodiennes agacent velu !
Après tout, pourquoi pas Marylin, le retour ?

AR ? Cubbyhouse
Une diablerie qui aurait gagné à être réalisée par Dario Argento... mais à sa grande époque !
Enfin, pour découvrir de nouvelles têtes... d'antipodistes !

AV ! Dog soldiers
Une coproduction anglo-luxembourgeoise étonnante - et réussie, dans la lignée du pacte des loups...
Y a pas à dire, l'amitié virile, ca jette !

AR ? La fiancée de Dracula
Si on a le temps, pourquoi pas... en attendant le prochain Mocky !
Le cadre, l'image sont impeccables, le jeu relativement ; le scénario, le rythme et les dialogues n'ont hélas pas profité de la même attention - c'est vrai qu'un film coûte cher !

AV ! Peter Pan, retour au pays imaginaire (Peter Pan in : Return to Neverland)
Un retour ma foi très agréable, pour les petits... comme pour les grands, qui ne sont après tout que d'anciens petits !
Et une mention particulière pour la musique, particulièrement en phase avec les images !

AR ? Requiem
... ou pour qui sonne le glas ?
Pour le scénario, hélas, aussi versatile que le dénommé... Goliath !
C'est dommage, car on sent que l'équipe du film s'est bien impliquée, jusqu'à la musique, mais pas (ou alors sans les compétences !) sur l'histoire et les dialogues !

AV : Snow, sex and sun (Out cold)
... ou plutôt surf, bitures et fantaisie !
Un cocktail somme toute très plaisant, et plutôt rafraîchissant par les temps qui courent...

AR ? Strass "Une nouvelle affaire belge"
... de pédophilie ?
Ou du moins "d'abus par personne ayant autorité ", harcèlements plus courants que l'on croit...
Dérangeant (et donc donnant à réfléchir), surtout par la forme choisie : le dogumentaire !

AV : Top chronos (Clockstoppers)
Un peu "spécial ados", mais sympathique - même si l'on aurait apprécié plus de science... fiction !
Une suite plus adulte et... technique à venir ?

semaine du 7 au 13 août 2002 :

AR : Amour, Prozac et autres complications (Amor, curiosidad, Prozak y dudas)
Trois sœurs qui s'étaient écartées les unes des autres (pour raison de carrière, mariage et... affection !) vont finir par se revoir (et se rejoindre ?) comme il y a quinze ans lorsqu'elles passaient d'heureuses vacances à Biarritz...
... au temps de Mikel !
Une autre vision, elle aussi hispanique (et féminine !) des relations entre hommes et femmes, sortie en catimini à l'UGC Orient-Express...

AR : Au bonheur des hommes
... croient les femmes ?
Ou du moins son interprète-productrice, Aitana Sanchez-Gijon ?
Pour ma part, je verrai plutôt ça comme une opération de déminage - de prévention, quoi !
Cela dit, il faut reconnaître que le pauvre Sergi Lopez n'a décidément pas de chance avec sa famille !

AR : Joe Gould's secret
Mais pouvait-il y en avoir un, quand il s'agit d'une histoire orale ?
Peut-être prévisible, mais le chemin à parcourir est très bien servi par Joe (Ian Holm) et son biographe (Stanley Tucci) !

AV : Mille millièmes (Fantaisie immobilière)
Ne donnera certes pas envie d'être présent à sa réunion annuelle de copropriété (mais ne résout pas le problème des procurations !) qui, quant à elle, peut donner envie de s'en échapper... au cinéma !
Pour les interprètes et un moment de grâce... au clair de lune !

AV ? Men in black II
Sans surprises - d'où quelques bâillements (vu l'heure matinale, il est vrai !)...
Consommable, mais non indispensable...

AV ! The servant
I will turn your face to alabaster
Then you will find your servant is your master...
C'est ce que ce pauvre James, bien avant que Sting ne se "synchronise", s'est entendu dire de la part de ce vilain... Dirk !
Et Sarah et Wendy ne sont pas en reste...
C'est que Losey faisait de bons films, en 1963...

semaine du 31 juillet au 6 août 2002 :

AV : Arac attack (Les monstres à huit pattes)
Plus drôle que terrifiant - à mon avis, les araignées se déplacent (essentiellement en sautant, alors que leurs huit pattes auraient permis des mouvements plus variés !) trop vite pour être crédibles, ce qui réduit aussi les possibilités de suspens... quoique !
Un bon moment, cependant...

AV ! Jason X
Ce dixième Vendredi 13 aurait pu montrer quelques signes d'essoufflement, mais le remarquable décor futuriste choisi (on est en 2455, quand même !), les effets spéciaux de tout genre et les différents clins d'œil savoureux (on pense à Alien, bien sûr, mais aussi Terminator et... 2001 !) joints à la qualité des interprètes plongés dans ce Souviens-toi... les siècles derniers ! en font un plat succulent, particulièrement bien... découpé !
En attendant le dessert ?

AV : Le nouveau (The new guy)
100 % "potacheries", mais c'est pour la bonne cause...
Et puis le minois (et le reste !) d'Eliza Dushku en pom-pom girl et la voix de Zooey Deschanel valent largement le détour !

AV ! Les percutés
Une idée originale, très bien développée, alternant avec habileté drame, humour (noir) et... philosophie !
Jusqu'au bouquet final qui ne manque pas de panache !
Et un casting particulièrement réussi : courez-y !

AE ! Le poids de l'eau (The weight of water)
Lourd !
Pourquoi y avait-il tant de monde (mais il est vrai (cat)atonique) dans la salle ?
Ah, bon : parce qu'il s'agit de l'adaptation d'un livre "beaucoup vendu" - ce qui ne signifie rien quant à sa qualité !
Dans ce cas, on comprend mieux...
Parce que ce mélange 100 % artificiel d'époques, ce misfit quasi-continuel entre la musique et les images, cette "poésie" qui se voudrait du Shakespeare, l'utilisation exclusive d'Elisabeth Hurley dans ce qu'elle (ne) sait (que) le mieux faire, ces clichés que même la publicité n'oserait employer : honnêtement, ce n'est pas le bouche à oreille qui risque de remplir les salles !
On préfère oublier la trop belle distribution et on espère qu'il s'agit d'un unique faux-pas de la part de la réalisatrice de Strange days...

AV ? Rêve de champion (The Rookie)
Encore un film parlant de base-ball, plus précisément des lancers : mieux vaut être fan...
Et sinon, les poncifs habituels du film de genre : une légende inventée pour l'occasion, la (lente) réussite malgré les (nombreuses) embûches, le besoin d'être enfin reconnu (!) par son père, etc.
Mais bon : voir Dennis Quaid lancer sa balle (!) au ralenti, la bouche crispée, ça ne se discute pas...

AV : Y a-t-il un flic pour sauver l'Humanité ?
On ne présente plus le protagoniste de la série des Y a-t-il...
On se doute que cette énième déclinaison, présentée uniquement en version doublée, n'a pas l'éclat du pilote, mais on s'en fiche : on aime !

semaine du 24 au 30 juillet 2002 :

AV ! Bruiser
Très bien mené, filmé et interprété - et les décors ne sont pas en reste !
Mais attention, que ce film ne vous incite pas à passer à l'acte...

AV : Écarts de conduite (Riding in cars with boys)
(On sera vite mis dans les conditions du tournage grâce aux salles hyper-réfrigérées en ces temps de canicule !)
Vingt ans dans la vie d'une femme, jouée par Drew Barrymore, du lycée au premier roman publié...
Le minois de Brittany Murphy, la meilleure amie, et, en guest stars, Lorraine Bracco et James Woods dans le rôle des parents : que demande le peuple ?
Un peu long, toutefois... surtout l'interminable fin !

AV ! Lantana
... ou comment les rythmes latins peuvent perturber les esprits anglo-saxons épris de psychanalyse de ces couples australiens, englués entre crise de quarantaine et perte de communication...
Intelligent, sensible et bien fichu.

AR : Maya
... mais ce n'est hélas pas l'abeille !
Des "coutumes" et "traditions" abominables dans des contrées certes reculées mais pas forcément défavorisées si l'on en juge par le rang social de la famille...
Mais l'obscurantisme n'est pas l'apanage des (pays) pauvres !

AV : Polissons et galipettes
Un double charme : celui dû aux amours d'antan... ou du moins de leur représentation, en N & B avec "menus" et accompagnement au piano, et celui de (re)découvrir le hard en salles obscures...
Mais bon, faudrait pas abuser !

AR : Primitifs
Un moyen métrage (0 h 56) sorti hélas à la sauvette au MK2 Beaubourg, séance à 12 h tous les jours...
Bon, le cadre est bien léché - mais les dialogues sont à réécrire, et les interprétations et la diction... masculines à revoir !
Dommage - mais reste qu'il s'agit là d'un premier film prometteur...

AR : Slackers
Un Lâche-moi les baskets qui, virant à un (gentil) Les baskets se déchaînent, peut décontenancer les amateurs des usual "potacheries" et le faire négliger des vrais amateurs...
Dommage, car vaut (presque) le détour !

AV ? La somme de toutes les peurs (Sum of all fears)
Brr, fait froid dans le dos...
Globalement regardable, mais peu convaincant au niveau des détails... heureusement ?

Sueurs


AV : L'homme aux colts d'or (Warlock)
En 70 mm et en techniCOLOR, la lente et difficile "conquête de l'Ouest" par... la loi, qui aura (et a encore !) du mal à se substituer aux armes et à l'argent !
L'occasion de retrouver Henry Fonda, Richard Widmark et Anthony Quinn dans un western tout en nuances...

Kagemusha (L'ombre du guerrier)
De mémoire (1980), plutôt réussi...

semaine du 17 au 23 juillet 2002 :

AV : Allumeuses ! (The sweetest thing)
Trop drôle - pas toujours de bon goût, mais bon... ce serait être sexiste que de refuser aux femmes le droit de l'être !
Comme de croire que le féminisme est d'agir (mal) comme un mâle...
... mais de continuer à croire au prince charmant !

AV : Bad company
Pas tant que ça !
Ce n'est plus le flic de Beverly Hill, c'est l'espion de Prague !
Avec Chris Rock et Anthony Hopkins en guise d'Eddy Murphy et de Nick Nolte...
Mais ça marche plutôt bien !

AV ! Bloody Mallory
Pas tant série B que ça : le scénario existe, et les décors et effets spéciaux sont plutôt réussis !
Jouissif.

AV : Le chevalier black (Black knight)
Le début craint velu, mais une fois ressorti du lac, on se rassure...
Si le scénario n'est pas original, cette version "black" - pardon, mauresque ! - vaut le détour !

AV : Freestyle
... trois semaines plus tard dans une salle à Paris : méritait mieux, car plus qu'un documentaire comme il semble au début, il y a une vraie histoire !
Un documentaire free-style, quoi...

AR : Hardball
La très improbable reconversion d'un accro des paris en entraîneur de base-ball pour jeunes d'un quartier défavorisé de Chicago (ah, le beau rêve américain !)...
... et son très prévisible et hollywoodesque dénouement !

AV : (Un seul deviendra) Invincible (Undisputed)
Combat de boxes chez les matons.
Oui, mais à l'écran, c'est tout à fait autre chose que sur le papier !

AR : Le prisonnier du Caucase
En fait, il y en a deux - trois, même, si l'on compte le fils (prisonnier des Russes) du chef des rebelles qui veut procéder à un échange...
Mais comme pour les dix petits nègres...

AR ! Veloma
D'abord, les interrogations et les angoisses existentielles d'un navigateur qui a pris son temps pour son tour du monde en solitaire et n'arrive pas à recoller au reste du monde - femme et enfant inclus...
Puis, le refus de sa compagne d'accepter sa disparition et d'engager un travail de deuil, faute de preuve - de corps, en l'occurrence !
Et enfin, le baptême du terrain pour un homme de dossiers !

semaine du 10 au 16 juillet 2002 :

AR : 17 fois Cécile Cassard
Peut-être quelques fois de trop !
Mais intéressant, de ses gros plans et ses fondus au noirs à ses couleurs froides et/ou sombres, avant que le deuil finalement digéré, Cécile retrouve celles de la vie qui continue...

AV : 40 jours et 40 nuits (40 days and 40 nights)
Mérite mieux que ce que l'on en a lu ou vu par sa bande-annonce...
Tiens, ça me fait penser qu'il faut que j'achète des fleurs... histoire de vérifier un truc !

AV : Le 51 è état (The 51st state)
... ou la course aux smarties - pardon, aux M & M's, mondialisation oblige ! - au pays des Fish & Fries... euh, Fish & Chips !
Délirant et finalement très moral !

AR : Ali Farka Touré (Le miel n'est jamais bon dans une seule bouche)
Un portrait de l'auteur-compositeur-interprète malien à la guitare pourtant très occidentale !
À découvrir... et à apprécier !

China strike force
Aura quand même tenu deux semaines...

AV : Crimes et pouvoir (High crimes)
... ou les interdits du JAG à la télé ?
Machinations ou paranoïa très américaines, voire schizophrénie - mais chut : contentons-nous de déguster scène après scène ce qui, avec recul, reste peu original et peu crédible... mais très plaisant !

AV ! Elling
Un duo norvégien bien sympathique - une sorte de Depardieu et de Mr Bean à la sauce scandinave ! - relâché en plein Oslo...
... enfin, dans un appartement de la mairie !

AV ! Happy times
Décidément, les orphelins (et les remariages) restent (hélas) un sujet très porteur en Chine !
Mais ici, ce problème de société est traité avec plus de légèreté... ce qui n'empêche pas l'émotion !

AV ! Ma caméra et moi
... la suite d'une chanson de Dutronc ?
Cela se pourrait, il y a même une masseuse aveugle... mais pas un Chinois !
Des images, du bon vieux super 8 aux bandes vidéos...
...et un commentaire qui assemble le tout : mieux qu'une soirée diapo, vingt-cinq ans de la vie d'un mordu de la caméra !
Une idée de départ certes plus très originale, mais de bonnes trouvailles et de beaux moments ça et là : mieux qu'une soirée diapos, je vous dis !

AR : Mon cher ennemi
... ou les rancœurs paysannes ?
Ruisselant de pluie, une tranche de vies dans l'Ouest solitaire...

Scooby-doo
... ou Scoubidaube ?

AV : Sexes très opposés
Drôle, sans contestation...
... mais comme comédie de mœurs, heureusement carrément à l'ouest !
Non ? C'est grave alors... à moins qu'elle ne soit destinée au marché américain !

AV ! Une chance pour Miguel
... ou plus exactement, une autre chance !
Même un psychiatre ne saurait se prétendre à l'abri de complications œdipiennes - ou plus exactement de transferts inversés...
Mais chut : n'en disons pas plus, et passons un très bon moment en compagnie de Miguel, de ses collègues, de sa belle-mère, de ses patients... et de leur famille !

Victor Vogel, directeur artistique (Viktor Vogel)
N'a tenu qu'une semaine...
... à rattraper sur Arte ?

semaine du 3 au 9 juillet 2002 :

AV ? A+ Pollux
Pour Gad Elmaleh, omniprésent, et, dans une moindre mesure, Cécile de France qu'on ne (re-)présente plus...
Sinon, l'intrigue est assez mince, plutôt limite quant à sa philosophie sur l'alcool, et convenue quant à sa conclusion : bref, un mauvais roman à la Alexandre Jardin - oups, pléonasme !
Et puis on aurait aimé profiter un peu plus de Marina Golovine, même "cocardée", et de Nathalie Boutefeu...
Enfin, non sans charme, comme ces affiches aperçues de Du poil sous les roses et de Du soleil pour les gueux...

AV ! Cravate Club
Vanité, quand tu nous tiens... ou jalousie : mais jaloux de quoi, en définitive ?
Des dialogues percutants, qui, s'ils cherchent parfois la petite bête comme dans Un oui pour un non, sont loin d'être pesants, servis il est vrai par deux acteurs exceptionnels !

AR : Dancing at the Blue Iguana
On serait preneur d'une version Director's cut si elle existe...
Sinon de très bonnes actrices, un beau russe ténébreux et, guest star en cliente muette : Isabelle Pasco.

Le dernier château (The last castle)


Dommage collatéral (Collateral damage)


AV ! Hush !
Un film qui pose très justement et sans caricature le problème du désir d'enfant quand on est gay... mais qu'on a les yeux d'un père !
Réfléchi, sensible et drôle... et de très belles images que l'on doit au réalisateur de Petite fièvre des 20 ans (Hatachi no binetsu) et de Grains de sable...

AV : Jeepers creepers (le chant du diable)
Efficace et bien interprété.
... bientôt une suite ?

AV ! Mes chers voisins (La comunidad)
Un concentré du meilleur de la nature humaine - enfin, de son côté obscur !
Tout de même, quelle santé, Carmen : on est loin de la crise de nerfs - quoique...

AE : Total Kheops
Pour Richard Bohringer, si l'on s'est trompé de salle - encore que la saison des nanars venant de s'ouvrir, on risque de se tromper souvent !
Aucun rythme - non pire : aucune volonté, aucun désir créatif...
Bien sûr, après coup, on comprend le naufrage : c'est l'adaptation par un journaliste (gage d'une Totale inculture) d'un bouquin (qui aurait pu être écrit - pardon, tapé ! - par Alexandre Jardin), qui avait déjà été adapté (en trois parties !) pour le public de crevettes roses de TF1 avec "il vous en prie" dans le rôle titre !

AV ! Playtime
Commence pianissimo, en son comme en nombre de personnages, puis ira crescendo, comme le boléro de Ravel et The party de Blake Edwards...
Bref, de plus en plus de choses à voir (et entendre), gags et poésie mêlés, tel le "manège" final... que n'aurait pas renié Raymond Devos !

AV : La poursuite infernale (My darling Clémentine)
Une version du Règlement de comptes à OK Corral hélas desservie par une bande sonore en piteux état (1946) ce qui, à l'ère du copier/coller du moindre logiciel de sons, apparaît incompréhensible !
Enfin, the audience was listening malgré tout !

semaine du 26 juin au 2 juillet 2002 :

AR : Affaire(s) à suivre...
Un vrai-faux reportage sur une des premières affaires de fausses factures instruites sur les financements occultes des partis politiques... avant la loi d'amnistie !
Forme efficace, mais quant au fond... date un peu, en 2002 !

AV : L'âge de glace
Très bon. Pas exceptionnel : il faudrait que l'animation finisse son dégel... à la prochaine ère ?
En attendant, très consommable : faute de gland... une noix de coco ?

AR ! Contrôle d'identité (Die innere Sicherheit)
15 ans de vie clandestine, ce n'est pas une vie !
Surtout quand on a quinze ans...
Un très bon polar qui fleure l'Allemagne "musclée" des années soixante-dix, si bien décrite par Heinrich Böll, de Fin de mission à Protection encombrante, en passant par L'honneur perdu de Katharina Blum...
Et, dans le rôle de la jeune fille de quinze ans, Julia Hummer, telle une Isild le Besco teutonne : remarquable !

AV : Freestyle
Sorti (en avant-première ?) au Magic cinéma de Bobigny : un peu court, mais ressorti...

AV ! Irène
... 30 ans, rien que du malheur ?
En tout cas l'esseulée Irène voudrait être gaie - à défaut d'être gay comme préféreraient ses parents plutôt que de voir leur fille seule - mais pour cela il lui faudrait rencontrer un homme valable, à défaut du prince charmant...
Un délice dû pour 99,99 % à Cécile de France !

AV : Lagaan
Certes, c'est long (3h40), mais il fallait bien ça pour apprendre les règles du cricket !
Non, je plaisante : ce sport définitivement british - à l'instar du base-ball (ou du football) pour les Américains - ne saurait jamais être compris par un spectateur d'un autre pays - à moins qu'il fût natif d'une colonie de l'empire britannique ?
Réponse (et démonstration) hautes en couleurs et en musique - et loin d'être rébarbatives !

AR : Marie-Jo et ses 2 amours
Tout est dit dans le titre : on ne sait pas comment Marie-Jo en est arrivée là, ni comment la situation va évoluer : on la vit avec elle, c'est tout... et cela suffit !
Avec ses acteurs fétiches (Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan...) Robert Guédiguian, s'il se répète, peut-être, nous livre là un beau portrait de femme... celle qu'il aime !

AV : Le nouveau Jean-Claude
... est arrivé !
Hénaurme, machiste, de mauvais goût... mais tellement communicatif : bref, tout ce que l'on aime !

AR ! Venus boyz
Un documentaire sur les drag kings (en simplifiant : des femmes se travestissant en hommes) à travers plusieurs interviews et performances scéniques...
D'où il ressort que dans un monde d'hommes, être (ou avoir l'air d'être) un homme est bel et bien synonyme de pouvoir !
Mais ce n'est pas ce que ces femmes biologiques cherchent : c'est avant tout de se sentir bien dans leur peau, et même de revendiquer une définition moins manichéenne du genre...
Car elles ne savent que trop ce que signifie être classé dans une catégorie qui n'est pas la vôtre !

Si vous les aviez ratés en avril 2001, ne pas manquer (du 25 au 29 juin 2002) les démêlés d'Hippolyte à l'espace Kiron, 10, rue de la Vacquerie à Paris 11è (01 44 64 11 50) : ciné-concert avec vrai orchestre !

semaine du 19 au 25 juin 2002 :

AR ? Apartment # 5 C
Au début, on se demande l'intérêt de suivre ce couple d'immigrés juifs clandestins à New York, puis...
On se dit que ça ressemble (et pour cause !) à The shade ou à cette histoire de frère et, du coup, on en accepte la sécheresse de la forme et la minceur de l'intrigue...
... mais quelle vie manquerait d'épaisseur ?

AV : L'auberge espagnole
Même pas besoin d'apporter quoique ce soit, tout vous sera fourni...
Une façon de revivre des souvenirs (apocryphes) aux temps insouciants où l'on était étudiant... avec Erasmus !

AV ? Blade n° 2
Le "diurnambule" chasseur de vampires, après avoir récupéré son "père" adoptif, s'allie cette fois-ci avec ses ennemis - pour les (beaux) yeux de la fille de leur (pas beau) chef ? - afin de combattre ce qu'il convient d'appeler des vampires-aliens !
Pyrotechnie plus convaincante que le scénario, entre déjà vu et juxtaposition de bagarres...

AV : Carton rouge (Mean machine)
Les bleus (ceux qui font de la pub, pas les escrocs !) n'ayant pas passé le premier tour, on pensait échapper au foot : mais c'était oublier que même en prison, milieu viril, on peut le retrouver !
Eh bien, malgré mes a priori de non-footeux et ceux des critiques qui lorgnent un film précédent, ce match vaut le déplacement !

AV ! Lilo et Stitch
Une très, très bonne surprise, 100 % tout public !
Ré-u-ssi !

AR ! Plus haut
... pour "surmonter" un obstacle : le deuil de celui qu'on savait aimer pour la vie, tout faire pour obtenir un rôle, arriver à ne plus être transparente, mettre sa vocation à l'épreuve des faits...
Camille Japy, Pascale Arbillot, Margot Abascal, Lucia Sanchez y arrivent... haut la main !

AV : La reine des damnées (Queen of the damned)
Du rififi chez les vampires : vivre (!) dans l'ombre ou au grand jour - enfin, façon de parler !
Décor, éclairages (!) et musique gothiques en diable !

AR ? Salvajes
Du bon et du (beaucoup) moins bon, comme lorsque la violence cache l'approximation du jeu... et de la mise en scène !
Le traitement du racisme ordinaire et du fascisme imbécile demande hélas un peu plus de discernement et (beaucoup plus) de métier...
... ou alors, on s'en tient à cette (chaude) histoire d'amour entre une infirmière et un commissaire, qui ne manque pas de... piquant !

AE : Samouraïs
Indigent et caricatural. (Ridicule aussi - mais on dira que c'est de l'humour !)
Préférer à ce plagiat le film du cru... nippon !

AR ? Thelma
... sans Louise, mais avec Vincent !
Dommage que (trop vite) les dialogues (et le tour pris par le scénario) ne gâchent ce sujet délicat qui semblait pourtant bien parti...

AV ! Chaînes conjugales (A letter to three wives)
Lesquelles vont être brisées par la cynique et arlésienne narratrice de ce cruel jeu de devinette : avec lequel de vos maris me suis-je enfuie ?
Peut-être toutes, quand on y réfléchit... à moins que ?
Du grand Mankiewicz...

AV ! L'inconnu (The unknown)
... c'est celui dont on cherche, en vain... les empreintes digitales !
Une perle noir et blanc de 1927, muette mais musicale, qui, à l'heure de l'hyperréalisme des images de synthèse, apporte une délicieuse (et remarquable !) esthétique à base de trames "toilées " qu'on avait oubliée !

La planète des singes (Planet of the apes)
Pour ceux qui préfèrent le navet original, ou qui veulent comparer...

semaine du 12 au 18 juin 2002 :

AR : Downhill city
Dans un Berlin qui apparaît misérable et... totalitaire, la vie (qui n'en est pas une) de gens... d'en bas !
Un musicien venu du (grand) Nord, un jeune juste sorti de prison, son oncle écrivain-livreur de pizza, une serveuse de fast-food mal assortie à son boxeur thaï, une bourgeoise ex-potiche qui quitte son mari pour échapper à sa condition d'objet - quitte à considérer ses amants comme tels, un hôtelier plus altruiste qu'affairiste, un jeune punk et son chien...
Un conte germano-finlandais à qui il ne manque que... sa marchande d'allumettes ! (NB : je me réfère au film, pas au livre, danois !)

AR ! In the bedroom
Un film intelligent et sensible, très sensible, où les non-dits et les regards en disent tellement plus que des tonnes de dialogues...
Il faut dire que les acteurs sont tous formidables, et que dirigés comme ils le sont, le spectateur entre en phase avec eux - comme dans ces films à la Sayles !

AR ? Semana santa
Hélas ! Un casting, fût-il de rêve ne suffit pas à faire un film, pas plus qu'une coproduction européenne (franco- germano-espagnole) tournée à Séville... en anglais !
On était venu pour Mira Sorvino, toujours méconnaissable, Olivier Martinez, qui ici tente vainement d'échapper aux perles de son texte en courant les toits, et pour le grain de folie de Feodor Atkine...
On a bien fait de venir avec - auberge espagnole oblige !

AR ? Sia (Le rêve du python)
Des légendes comme assises du pouvoir...
Trop de dialogues, et une mise en scène trop lâche : c'est dommage, car plus resserré et nerveux, aurait fait un grand film !

AE : Spider-man
On aurait aimé aimer comme on avait aimé une autre adaptation...
Mais bon, simplifier à ce point Peter Parker/Spiderman en faisant l'impasse sur Gwen Stacy, le premier (et seul ?) amour de Peter, Liz Allen, la copine de Flash Thompson qui eut un béguin pour Peter et devint (quand même !) la femme d'Harry Osborn, ne nommant même pas Betty, la secrétaire de J.J.J. au Daily Bugle que Peter courtisa un temps (même dans le raté Dune on avait au moins droit à un "bonjour/au revoir Duncan" de la part de Paul Atréides !) : Peter eut une vie avant Mary-Jane - qui, au contraire de Loïs Lane, n'a jamais eu de penchant pour un super-héros mais pour son tiger... quand il se déclara !
Et ne parlons pas du costume raté du Bouffon Vert...
Bref, les fans seront déçus par cette bouillie insipide et consensuelle garantie sans grumeau...
Quant aux autres, libres de tout a priori, ils risquent quand même de s'ennuyer velu !

AR : Sur le bout des doigts
Un très bon duo mère-fille d'actrice-interprète, qui connaissent leur art... jusqu'au bout des doigts !
En revanche, l'utilisation des retours en arrière dans la seconde partie apparaît inutile, car par trop pléonastique - le spectateur n'est pas (encore) une crevette rose !

Amadeus
Hi hi hi, vingt minutes de plus...

AV ! La folle ingénue (Cluny Brown)
Délicieux... et plaisant, comme un mari heureux de savoir que sa femme lui épargnera tout problème... de tuyauterie !
Un Lubitsch de 1946 (avec Charles Boyer et Jennifer - without devil ! - Jones) qui n'a pas pris de rides... que de rire !

Salo ou les 120 jours de Sodome


semaine du 5 au 11 juin 2002 :

AR : La 6è victime (Tell me something)
Un polar coréen glaçant, à base de cadavres mal reconstitués, mais ayant tous un point commun : avoir approché la même femme !
Bien fichu, mais un chouia trop long quant à la fin...

AV ? Apparitions (Dragon fly)
Ce n'est pas Urgences, même s'il y a un hôpital à Chicago, ni Once & again, même s'il y a Susanna Thompson, ni Danse avec les loups, même s'il y a un village d'indiens...
Et puis la musique est un peu gonflante, et annonce les rares événements que l'on n'a pas devinés...
Seule la fin, si l'on ne s'est pas endormi, vaut son pesant... de libellules !

AV : Calculs meurtriers (Murder by numbers)
Il serait dommage(able !) de réserver aux usual tâcherons le soin (!) de traiter (d'exploiter) le délicat (mais juteux) filon des adolescents meurtriers, comme l'ont hélas démontré de récents événements...
C'est donc Barbet Schroeder qui s'y colle et réussit là un honnête polar teinté d'une (légère) étude psychologique, avec le concours d'une Sandra Bullock égale à elle-même qui cache une fissure sous des airs... machistes, et de deux jeunes (et talentueux) transfuges de Dawson et de Classe croisière !

AE : Feu de glace (Killing me softly)
Lourd, le ton est donné dès les premières images alternant baisers enflammés et montagnes enneigées... et n'en déviera pas !
Et la musique, Mon Dieu ! Plus que gonflante, et annonce les rares événements, etc.
Enfin, on s'était déplacé pour Natascha McElhone, plus que pour la blonde...

AR ! Ghost world (Il y a une vie après le lycée...)
Une savoureuse, intelligente et piquante adaptation d'une BD par le réalisateur de Crumb... portrait d'un auteur de BD !
On ne présente plus Steve "Mr Pink" Buscemi, ni Thora Birch (American Beauty, Donjons et Dragons, The Hole), remarquable, qui confirme, Scarlett Johansson, récemment découverte, qui promet, et, en professeur d'art... Illeana Douglas !

AV ! Infidèle (Unfaithful)
Adultère : mode d'emploi ?
Ah, Diane Lane !
Quelle actrice aurait pu aussi bien incarner l'éternel féminin, ses passions, ses mystères, et ses... contradictions ?
Et, en bonus, une composition au piano de Richard... Gere !

AR : Lulu
Une lente et agréable dérive en Camargue, avec ses couleurs si particulières, "du gris au bleu, du bleu au jaune"...
Et même si l'on ne verra pas l'arlésienne Anita, pas vraiment de corrida, et ignorera l'assassin, on se réjouira de retrouver Bruno Putzulu et Elli Medeiros (qui se sont eux aussi retrouvés, vingt ans plus tard !), Jean-Pierre Kalfon, remarquable deus ex machina et, à la musique... Jacno !

AR ? Metropolis
Inégal : de très belles images, d'autres surchargées de détails qui noient des personnages... enfantins !
C'est aussi valable pour le scénario, qui aurait gagné à être plus recentré - comme les dialogues, à être élagués...
Quant à la musique : pas très nippone !

AV ! Philanthropique
Est-ce que la mendicité serait, en Roumanie, un sport - pardon, un art, que dis-je : une industrie nationale ?
Disons un système D, alors...
Hilarant et... décapant : dans le rôle du... philanthrope, un... ex- tortionnaire !

AR ? Sex is comedy
Un peu chiant quand même... sauf si l'on juge que l'enculage de mouches mérite ses quatre-vingt-dix minutes !
Parce que l'on ne voit pas trop l'intérêt de choisir une forme pseudo-X pour signifier une scène d'amour (ou de sexe !) : c'est (re)nier la capacité de jouer aux acteurs, ce qui fait que ce sont des acteurs, et les ramener à un "naturel" plus loftien - mais qui cela intéresse, hors les millions de décérébrés qui regardent la trash-TV, M6 et TF1 ?
Même pas, le débat est par trop intellectuel pour eux, et ils passeront à côté, comme, pour nous, le débat du rapport de pouvoir entre acteur/trice et réalisateur/trice nous semblent sans objet... ou, du moins, artistiquement préjudiciable !
Bien sûr, dans la vraie vie, certain(e)s aiment manipuler celles des autres - après avoir été (ou cru être) manipulé(e)s ?
Mais là, on entre dans le domaine du pathos...

Charade


semaine du 29 mai au 4 juin 2002 :

AV : And now... Ladies & gentlemen
Un Lelouch simple, avec Jeremy Irons pour les dames et Patricia Kaas pour les messieurs...
De quoi se plaint-on ?

Mission évasion (Hart's war)


AR : Les naufragés de la D 17
Attention, ce n'est pas aussi enlevé qu'un raid - mais on le comprend, puisqu'il s'agit de repérages avant un rallye, et qu'ils tournent court... faute de dépanneuses(!) sur cette route non goudronnée des Alpes-de-Haute-Provence ?
Manque de rythme, donc... mais sympathique !

AV ! Sex academy (Not another teen movie)
Une parodie des films du genre (et d'autres !), qui tient ses promesses... et même plus !
Avec la participation de Mr T et de la toujours rousse Molly Ringwald, herself et en cassettes (Breakfast Club et Rose bonbon)...

AR ? Sucre amer
Ou plutôt fade - enfin, disons... maladroit !
Dommage, parce que cette page d'histoire de la Guadeloupe (l'abolition de l'esclavage et la lutte pour conserver cette liberté) méritait un H majuscule !

AV : Une pure coïncidence
Pourrait fichtrement être vrai, quoi que l'on veuille (ne pas) nous faire croire !
Semble rébarbatif au début, puis prend le large avec cette association de malfaiteurs- euh, de militants gauchistes qui décident, à la manière très libérale, de rendre justice eux-mêmes !

AV ! Le portrait de Dorian Gray (The picture of Dorian Gray)
Probablement à jamais la meilleure adaptation du roman d'Oscar Wilde à l'écran - on vérifiera de visu si les autres ressortent !
En attendant ne pas manquer celle-ci (1945) - avec une arabesque toute jeune ! - puis (re)lire le roman et, tant qu'à faire, la très belle pièce du même auteur : Salomé...

semaine du 22 au 28 mai 2002 :

AV ? Bones
Un peu longuet à mettre en route...
Sinon, plus pour la forme que pour le fond...

AV : Le défi
On ne lui demandait pas, à Blanca Li, en plus de la partie chorégraphique où elle excelle, de relever aussi le défi d'un scénario et de quelques dialogues qui tiennent un tant soit peu la route...
En fait, au vu du résultat des inter-scènes, on aurait préféré qu'elle s'abstînt !
Elle n'est d'ailleurs pas dupe, jouant de l'accéléré et couvrant de musique les conversations quand leur niveau atteint (!) celui du Loft...
Alors bon, on va dire que c'est un kitsch voulu (comme Amanda Lear himself !) et que les parties dansées valent bien ces navrants intermèdes... un peu longuets, quand même !

AR : La guerre à Paris
... vue avec sobriété (dans les décors) mais force (dans le caractère des personnages) à travers le destin de victimes, parents, adolescents, lâches, bourreaux et salauds... ordinaires !
Un huis clos d'époque... très actuel !

AV : L'intrus (Domestic disturbance)
De mauvaises critiques, à mon avis injustifiées : intrigant dès le début, et notre intérêt ne faiblira pas !
Une bonne surprise, donc...

Irréversible
... ou innommable, comme la résurgence de la bête aux élections ?
Un film détestable parce qu'il (ne) montrerait (que) de la violence gratuite, viol et vengeance, sans distanciation ni tentative de compréhension, mais qui tendrait plutôt à sa justification...
Faut-il s'en étonner dès lors que les partis nazis ont, de facto, droit d'existence - et qu'ils auraient pu s'en recommander ?
Que le Festival de Cannes sélectionne ce qu'il veut, avec sans doute des arrière-pensées d'audimat (!), c'est son droit...
... comme nous avons le droit et le devoir de dire NON, le droit de refuser, puisque les sélectionneurs auront au mieux confondu cinéma et voyeurisme, au pire humanité et tiroir caisse...

AR ! Kedma
En 1948, l'arrivée en Palestine de Juifs d'horizons variés, rescapés de la Shoah...
Une maîtrise impressionnante de la caméra, qui s'approche, accompagne et délaisse ses personnages en des mouvements mélangeant avec élégance fluidité et inertie, un peu comme si elle naviguait sur un bain d'huile...
Une bande son qui colle aux images (particulièrement réussies dans ces difficiles mais splendides conditions d'éclairage à l'extérieur), tant par la musique que par le bruitage des combats...
Et, bien sûr, l'interprétation de ces réfugiés ayant perdu famille, terre et... Histoire qui vont hélas en priver d'autres, après l'abandon de la Palestine par les Britanniques...
Ah, j'oubliai : quand il y en a, la qualité des dialogues !

semaine du 15 au 21 mai 2002 :

AR : Emprise (Frailty)
Une illustration terrifiante de la mise sous influence par personne ayant autorité, que se soit sur mineurs...
... ou sur spectateurs !

AV : Hollywood ending
Ou comment, devant tourner (pour des raisons alimentaires) un film hollywoodien (mais à Manhattan, quand même !), une heureuse (?) cécité psychosomatique va permettre à son réalisateur de transformer la daube large public en film d'art et essai reconnu... en France !
Autobiographique, satirique, revanchard ou non, peu importe : plein d'humour et de bons mots comme on aime !
NB : Côté féminin, le réalisateur Val Waxman (Woody) a bon goût, de son ex-femme qui le met sur le film (Téa Leoni - Noah) à sa copine du moment (Debra Messing - Will & Grace) sans oublier sa jeune première (Tiffani Thiessen - Beverly Hills)...

AR ? Jojo la frite
N'est pas un film belge comme le pourrait faire croire son titre (brièvement entraperçu dans un plan) - quoique...
Différent : il faut en accepter le ton, en excuser les imperfections... et ça décoiffe !

AR : L'oiseau d'argile (Matir moina)
D'actualité, même si l'itinéraire (autobiographique) de cet enfant bangladais se déroule peu avant la sanglante (dix millions de morts, quand même) naissance du Bangladesh (1971), ex-Pakistan oriental, où l'exubérance des fêtes hindoues contraste avec l'autisme d'un islam strict - qui n'aura pourtant pas été porté par l'épée !
Pas sans optimisme - et loin d'être rébarbatif ! - malgré le sujet, et respectant les convictions de chacun...

AR : Sex trouble (Tangled)
De cette obscure attirance des femmes pour les voyous, évidents ou... avérés !
Il faut dire qu'en retour, le ravissant minois à la Joey Potter de Rachel Leigh Cook (qui a co-produit ce Jules & Jim d'Outre-Atlantique) rendrait fou plus d'un mâle !

Star wars - Episode 2 (L'attaque des clones)
En 1979, on avait vu Star Wars et Alien : il n'y avait pas photo, le plus coûteux était navrant...
Aujourd'hui les budgets sont colossaux, et si l'on en juge par la bande annonce, la nullité - comme les effets spéciaux - en a profité : on se passera donc de ce qui n'est qu'un pur (!) produit marketing destiné au marché mondial de la malbouffe... culturelle !

AV : Sanjuro
... ou les 9+1 samouraïs !
Pas inoubliable, mais plein d'humour, et en extra large, alors...

semaine du 8 au 14 mai 2002 :

AR : 1943, l'ultime révolte (Uprising)
Un début qui fait craindre un mauvais téléfilm, mais qui est heureusement vite démenti par la suite - ce qui est heureux, vu la durée (2 h 43) !
Dans un monde plus qu'amoral, inhumain, une belle leçon... d'humanité, tout simplement, passionnante jusqu'au bout - qui rime avec égouts !
Tiens, ça me rappelle un tunnel récemment sorti sur France 2...

AR : Dark summer (Innocents)
Sombre été en effet dans le Dakota pour un frenchie violoncelliste et prof de musique qui se retrouve embarqué par deux sœurs (à 20 cm près !) dans leur très américain sac de nœuds familial !
Décalé mais non sans charme...
NB : Décidément, Jean-Hugues Anglade est marqué psychanalyse !

AR ? L'échine du diable
Un peu lent à se mettre en place - mais se met-il vraiment en place, oscillant entre film de fantôme hélas peu surréaliste et évocation d'un orphelinat d'enfants sur fond de guerre civile espagnole ?
Dommage, car les interprètes méritaient mieux !

AR : Gaëtan et Rachel (En toute innocence)
Juste une histoire d'amour très plaisante au pays du sirop d'érable et de la liqueur de bleuets qui n'avait pas besoin d'une histoire d'inceste peu crédible qui n'apporte rien...
Alors on l'oublie, on profite et on fredonne chabadabada !

AV ! K-Pax (L'homme qui vient de loin)
Vol au-dessus d'un nid de... soucoupes ?
Un conte comme on les aime, avec un E.T. angélique (le usual Kevin Spacey, quoi) et un psychiatre blasé (Jeff Bridges) qui finira (tout à la fin du générique !) par lever les yeux vers le ciel...
Mais attention au côté simpliste des guérisons du genre je te dis quel est ton problème et ce qu'il faut faire pour que tu guérisses et ça marche !

AV ! The Majestic
Un Cinema Paradiso version US ?
Un conte comme on les aime, avec un Jim Carrey - sans grimace ! - qu'on ne présente plus...
Et pour une fois un bon côté du patriotisme américain made in une petite ville, ici contre le maccarthysme et la paranoïa de la guerre froide...
... le mauvais côté étant la réécriture d'une page peu glorieuse de l'Histoire des États-Unis...
Mais balayons devant notre porte, et à propos de Constitution, nous en avons une nouvelle à écrire, plus conforme aux droits de l'homme - pardon, au droits (et aux devoirs) de l'être !

AR ! Memento mori
Délicieux comme ses lycéennes coréennes qui en sont les héroïnes, et prenant comme... euh, prenant, vraiment !
Un petit peu trop de retours en arrière, ou du moins pas toujours immédiatement repérables, mais bon : quand on aime...
Et un final particulièrement réussi, genre Carrie mais autrement plus subtil ! (Désolé, Brian !)

AR ? Party boys
Gentillet : dans la ligne d'une collection Harlequin pour gays...
Plus sérieusement, manque de sexe - mais pas de drogues, de ce qui se sniffe (des céréales au spécial K !) à ce qui se pique, un peu partout (un film d'avant le Viagra ?) jusqu'aux stéroïdes (ou à un mélange de paraffine et de silicones ?) pour des muscles plus durs !
Bref, juste une question d'apparence...

AV : Riders
Assez impressionnant visuellement - difficile de soutenir que ces riders ne cassent rien !
Et puis ne crachons pas non plus sur une ex-mutante recyclée en flic de choc !

semaine du 1er au 7 mai 2002 :

AR : Bridget
Invraisemblable, le scénario fait de bric et de broc finit pourtant par vous accrocher... par la grâce d'Anna ?
Efface joliment le raté précédent...
NB : avec Julie Hagerty en... logeuse !

AV ! The dish
Un terrain de base-ball ?
... ou comment ce radiotélescope australien, perdu au milieu des champs, aura permis d'éviter à Houston des problèmes de transmission de l'image du petit pas... de géant pour l'Humanité !

L'école des facteurs


AV : Femme fatale
Pas si alambiqué ni rapide que ça : aurait gagné à mincir un peu, alors...
Mais très visible !

AR ? Fleurs de sang
On avait apprécié Une flamme dans mon cœur, et si les fleurs ont pris des couleurs on a perdu l'homme (hélas aussi dans la vie réelle) et gagné une fille, mais la mère n'en peut...
... et le scénario manque de rigueur, ce qui est dommage, comme la maladresse de commencer par la fin, ce qui ici n'apporte rien, mais permet de s'éviter de se poser la question : comment je finis mon histoire ?
Enfin, on s'en fiche, on aime bien Myriam Mézières qui nous fait aussi penser à Muriel...
NB : dans un autre registre (quoique) : la poésie, voir le spectacle homonyme Fleurs de sang de et avec Liza-Maria, au théâtre du Nord-Ouest le 8 mai à 14h30 et les 17, 23 et 29 mai à 19 h (Réservations : 01-39-55-74-92)...

AV ! Le roi scorpion (The scorpion king)
Un Conan pas barbare pour deux sous (cherchez la contrepèterie !), bien mené et bien enlevé : ne pas s'en priver !
Tout public - ce n'était pas gagné, aussi faut-il le souligner !

AV ! Sam, je suis Sam (I am Sam)
Une performance d'acteur pour Sean Penn (et la petite Dakota Fanning, guest star dans la série Les experts du samedi 4 mai), très juste et jamais caricatural - pas plus que sa bande de copains !
Une bonne remise en place des idées reçues, comme ce qu'il convient d'être pour faire un bon père...
... et, tant qu'à faire, une bonne mère (Michelle Pfeiffer)... voire adoptive (Laura Dern) !

AR ? Samsâra
Un jeune bonze, réveillé après 3 ans, 3 mois, 3 semaines, 3 jours et 3 heures d'hibernato-méditation, va succomber à l'appel de la sève et, après un mariage, un enfant, une visite en ville et un adultère... tournoyant décide, à la mort de son mentor, de reprendre le voile - euh, la boule à zéro !
Un peu lent au début, on s'habitue - mais au bout du compte on n'aura pas satisfait ni dominé grand chose : question d'entraînement ou de civilisation, sans doute...

AR : Taking sides (Le cas Furtwängler)
Plus sobre (c'est l'adaptation d'une pièce) que le précédent Szabo, de la belle musique mais avec parcimonie, on prend parti !
Le bien-fondé et les limites de la "dénazification" - qui risque de revenir d'actualité ?

AV : Une affaire privée
Un bon polar aux couleurs quelquefois dégueulasses mais qui se laisse regarder...
Par contre le coup de la photo de la disparue n'est pas très bien - déjà - vu !

AR ? Va te faire voir, Freddy ! (Freddy got fingered)
... ou comment régler ses problèmes père (Rip Horn) - fils (Tom Green) ?
De mauvais goût, certes, mais il est assumé (et permet d'aller très... profond !) - et est peut-être rendu nécessaire face à la censure américaine ?
Hélas en version doublée, ce qui ne permet pas de juger de celle française - et nous fait perdre quelques... perles, qu'on imagine cependant !
NB : avec Julie Hagerty dans le rôle de la mère, la ravissante Marisa Coughlan de la copipe... euh, copine à roulettes, et Drew Barrymore (l'ex-copine d'E.T.) en passant...

AR : Wesh wesh (Qu'est-ce qui se passe ?)
Une sortie décalée d'une semaine aurait peut-être été mieux vu, mais bon, tant que ça ne passe pas sur TF1 !
Déjà que la double-peine est injuste et inhumaine, mais elle interdit aussi tout espoir de réinsertion !
Alors quand donc sera-t-elle supprimée ?
C'est peut-être ce que le troisième homme aurait dû faire quand il était aux commandes... un bienfait n'est jamais perdu !

7 ans de réflexion (The seven year itch)
... et, à défaut, cinq ans de reine d'Angleterre ou vite une nouvelle Constitution et (enfin) zéro impunité ?


semaine du 24 au 30 avril 2002 :

AV ! 3 zéros
Même si l'on exècre le foot, on adorera !
Vraiment...

AV ? Panic room
Une WASP récemment divorcée vient habiter avec sa fille dans un appartement beaucoup trop grand pour elles sur le West side de Manhattan - faut bien dépenser la pension du riche ex qui refait sa vie avec une bimbo !
Mais pour désamorcer tout sentiment d'envie de la part du public de crevettes roses, on use d'une lumière particulièrement froide pendant la visite (à part Dracula ou Nicole Kidman, on ne voit guère qui voudrait habiter dans ce loft !), et on y balance (en guise de lutte de classes by the american way ?) trois méchants : blanc, black... tueur !
Ça, c'était pour le fond ; pour la forme, il y a ces improbables et fatigants mouvements de caméras, et quasi plus d'éclairage (c'est la nuit !) : on est dans un thriller, si vous l'ignoriez !
Enfin, si l'on veut absolument y trouver quelque alibi social, on dira qu'il s'agit d'une illustration de l'individualisme et du repli sur soi d'une partie (?) en voie de décomposition de la société américaine, qui, à force de consanguinité et clonage ne sait plus produire que des tar(é)es...

AR ? Les petites couleurs
Non sans charme, d'un certain farniente suisse aux couleurs (discutables !) agrémenté (?) des airs sirupeux d'un feuilleton, Le ranch de l'amour (!), musical (!!) qui plus est...
Les actrices (Bernadette Lafont & Anouk Grinberg) égales à elles-mêmes, une fin qui ne s'est pas trouvée : mais on aura quand même passé un bon moment !

AR : Promesses (Promises)
On sait hélas qu'elles ne furent pas tenues : parce que les enfants grandissent ?
Mais qu'est-ce que signifie grandir dans un pays en guerre depuis si longtemps...
NB : sur sept enfants (quatre Israéliens - mais deux jumeaux ! - et trois Palestiniens), une seule fille : ça n'est pas très représentatif...
... et ce n'est pas forcément le mieux pour give peace a chance !

AR ! Satin rouge
Une révolution tout en douceur (peut-être parce qu'elle est féminine ?) de soi-même, une (re)découverte de ce qu'on est, défini non plus par rapport aux autres (sa fille - qui s'émancipe, sa (belle-)famille, ses voisins, la société, etc.) en tant que veuve et mère exemplaires mais par rapport à son corps, son goût jusque là réfréné pour la danse...
À regarder - à défaut de ne pouvoir se laisser aller à toucher !

AV : Showtime
Classique, mais efficace.
Alors, pourquoi s'en priver ?

AR ! Tangos volés
... mais pour la bonne cause !
Entre réalité et fiction, Paris et Buenos Aires, maintenant et les années trente, couleurs et surexposition, français et espagnol, Sylvie Testud et...
... Sylvie Testud !

AR : Zeno (Le parole di mio padre)
Donnera sans aucun doute l'envie de découvrir le livre d'Italo Svevo, La conscience de Zeno, dont s'inspire le film.
Pour ce qui est de ce dernier, on avouera que la fatigue nous a quelques fois fait décrocher - c'est dommage : il n'y a pas tant que ça de films intelligents !

semaine du 17 au 23 avril 2002 :

(Ne pas manquer à l'Espace Kiron (01.44.64.11.50) : Johan ASHERTON en concert exceptionnel les 22 et 23 avril 2002 !
Une voix chaude et des mélodies remarquables, genre pop... de haut niveau !
Dernier CD : Trystero's Empire CD 138552 M 690 et (rappel) le CD 592139 WM 330 de 1992 The night Forlorn avec Evangeline, The smiles of yesterday, Vineyards of soul, etc.)

AR ? L'après-midi d'un tortionnaire
Bien fichu, certes, mais quel est le but exact du film ?
Car la forme choisie donne un parfum surréaliste à ce "témoignage" qui, du coup, fait basculer son horreur et sa vérité à l'arrière-plan...

AR ? Les araignées de la nuit
Sorti juste à temps pour les élections, le Mocky nouveau est arrivé !
Le prochain entre les deux tours ?
C'est qu'il en serait capable, ART(T) ou pas !

AV : La bande du drugstore
Un regard nostalgique sur son adolescence (l'année du bac) qui se la joue dans un Paris (et sur la Manche) bourgeois qui n'a pas encore connu mai 68...
Bien vu, bien joué : une réussite !

Et si on parlait d'amour...
ou de sexe ?
Attendre la cassette pour jouer de la touche FF...

AR ? Féroce
Lui aussi voulu avant l'élection présidentielle, mais non indispensable : un peu simpliste et lourdingue...
Enfin, bien interprété, cela compense... mais que cela ne vous empêche pas de vous acquitter de vos obligations civiques : ne pas voter peut provoquer un président grave...
... ou une reine d'Angleterre (qu'il vaut mieux avoir en photo qu'en pension) - mais on a déjà donné !
NB : je ne croyais pas si bien dire...

AV ! Jalla ! Jalla !
L'histoire de deux amis... paysagistes, l'un d'origine libanaise qui, n'osant pas présenter sa copine 100 % suédoise à sa famille se voit entraîné dans un mariage arrangé, l'autre, autochtone d'origine, souffrant quant à lui d'un problème plus... terre à terre !
Quoique...
Jalla, jalla : ne manquez pas cette savoureuse comédie suédoise !

Nous étions soldats (We were soldiers)
Merde in USA comme ils savent (?) faire... et souvent !

La prophétie des ombres (Mothman prophecies)
Merde in USA : le retour...

AR : La repentie
Beaucoup de critiques, imméritées - sans doute parce qu'"on" aurait voulu autre chose pour le "retour" de la reine Margot au grand écran...
C'est imbécile : il faut se contenter de regarder, et d'écouter... la musique !
Un méga-clip dans une esthétique assez La lune dans le caniveau...

AR : La saison des goyaves (Mua Oi)
Un heureux mix de L'odeur de la papaye verte (mais ici, il s'agit de goyaves - vertes !) et de L'immeuble (l'expropriation)...
Souvenirs, quand vous nous tenez...

Sous le silence (The unsaid)
Merde in USA : la belle !

AV : La vengeance de Monte Cristo (The count of Monte Cristo)
Une plutôt bonne surprise, que cette libre (et américaine) adaptation du roman d'Alexandre Dumas...
Et si la vengeance peut aider à survivre, elle a aussi son coût...

semaine du 10 au 16 avril 2002 :

AV : Le boulet
Drôle et spectaculaire (la grande roue, qui aura finalement été démontée !), certes, mais manque de rythme...
... et pas à cause du boulet !

AR : Des chiens dans la neige
Par curiosité : il y a des invraisemblances, la musique est quelquefois agaçante, mais on a vu pire venant de la Belle Province...
Mais au fait, a-t-on retrouvé le chien qu'on avait emmené en promenade ?

AR ! (Entre nous)
Ah, la Bretagne !
On comprend que l'on veuille s'y retrouver (entre soi) !
Sur la tarte à la crème des éternelles bizarreries du cercle familial et autres étouffements dus aux milieux clos (!), Serge Lalou réussit là un très beau film aussi gris-bleu et humide qu'un autre, tout aussi rare, était... ocre et sec !
Beau et exaltant : réussit à saisir (en DV !) l'insaisissable - les sentiments et chaque nuance de ce temps... si variable !

AR ! La fille de Keltoum (Bent Keltoum)
Ici, il ne s'agit pas pour cette jeune femme de vingt ans de rechercher un homme dans ce pays (machiste) en guerre, mais une femme... celle qui lui a donné le jour !
Sur la tarte à la crème de la recherche de ses origines, Mehdi Charef réussit là un très beau film aussi ocre et sec qu'un autre, tout aussi rare, était... gris-bleu et humide !
Un désert des tartares "bouleversifiant" !

AV ! Parle avec elle (Hable con ella)
... et dis-lui que tu l'aimes, avant qu'elle ne te dise qu'elle ne t'aime plus, ou pas... encore !
Habile, abouti, plein d'émotion(s) et de symboles (que chacun verra... comme il voudra !), et musicalement (et chorégraphiquement !) délicieux...

AR : Rencontres à Manhattan (Sidewalks of New York)
Une Ronde américaine, donc beaucoup moins légère, subtile et... finie que l'originale !
Mais bon, les acteurs la défendent plutôt bien, et, une fois (ré)habitué à leur incapacité à communiquer entre sexes différents et à concevoir l'amour, plutôt que le sexe, on finit par apprécier le ketchup... et le minois de Brittany (Murphy) !

Sos brigade de secours !


AV : Une virée en enfer (Joyride)
... ou : les routiers ne sont pas tou(jour)s sympas !
Sans temps morts (!) et très bien servi par un Steve Zahn en pleine forme, sorte de Michael J. Fox délirant !
À voir vite, avant que l'invention du téléphone portable ne rende obsolète la CB !

AV : Le voyage de Chihiro (Spirited away)
Si le début fait un peu peur, (le déménagement de papa, maman et fifille pendant 2 h 02, ça craint velu !), heureusement non, on ne verra pas maison (fuck you, E.T. !), on va y échapper par le premier tunnel venu qui va nous mener droit vers...
Mais chut : on n'en dira pas plus...
... sinon que Yubaba a un petit air de Martine Aubry !

L'homme qui voulut être roi (The man who would be a king)



AV : The shop around the corner (Rendez-vous)
Même ayant vu la pièce, vaut le détour - rien que pour James Stewart...
... mais on regrette un peu Marie Bunel !

semaine du 3 au 9 avril 2002 :

AR : Le cheval de vent (Aoud rih)
Le cheval de vent, c'est le side-car à bord duquel, panne de car oblige, deux hommes "non raisonnables" dont l'un pourrait être le fils de l'autre vont longer les côtes marocaines à la recherche de la femme qui a le plus compté pour eux : sa deuxième femme pour le plus âgé, la mère qui est partie quand il était petit pour le plus jeune...

AV : Crossroads
Un autre road movie, mais il s'agit ici de trois jeunes filles en route pour - Britney Spears oblige ! - une audition à L.A...
Plaisant... et vain !

AV ! Kate & Leopold
Une bonne surprise - car la bande annonce faisait plutôt gnan-gnan - qui tient même ses 2 h 04 !
Romantique en diable - pour oublier que dans la vraie vie les américains mâles sont d'affreux goujats qui n'y connaissent rien aux aff(ai)res de l'amour ?

AR ? King Lear
Un inédit de 1987, présenté au festival de Cannes mais n'ayant pu être distribué, suite à la faillite de la société de production... et aussi au désaccord des producteurs !
Regardable à l'époque, moins actuellement (JLG a évolué !)... si ce n'est pour revoir Molly Ringwald ou Julie Delpy !

AR : Lucía y el sexo
Bon. Les moins : les couleurs dégueulasses, certains dialogues (les "Ah, je meurs !" de Lucía ne sont pas vraiment convaincants quand ils sont proférés !), la longueur (2 h 11 : s'il s'agissait de littérature (!) on couperait quelques longueurs pour rendre les scènes - pardon, les chapitres ! - plus efficaces) et l'embrouillamini des scènes même si, honnêtement, on finit par s'y retrouver... dans la dernière demi-heure, qui, du coup, paraît longue à partir du moment où l'on devine comment cela va finir !
Les plus : le reste (si, si, il y a un reste !), et au top : la scène des retrouvailles d'Elena et de Lorenzo - il est vrai qu'il n'est plus question de sexe (qui reste du domaine privé) mais d'émotion (qui tend à l'universel) !
Sinon, profiter de la reprise des films précédents de Julio Medem : L'écureuil rouge et Les amants du cercle polaire...

AR ? La merveilleuse odyssée de l'idiot toboggan
Il s'agit en fait de plusieurs courts (d'où une impression de déjà vu pour certains) du réalisateur-écrivain du Cantique de la racaille...
Outre l'impression de "patchwork", certains textes passent mal à l'écran, soit par la dureté des images (qui font double emploi avec les mots), soit, pour le texte sur l'abstinence, par l'absence d'image (ou plus exactement, le ciel nuageux ou son reflet dans une flaque !) et son mal venu "saucissonage" !
Et puis, le corps, la chair, la viande, je veux bien : mais quid de l'amour ?
C'est quand même ce qui différencie l'homme de l'animal, non ?

AV : Les pingouins à la rescousse
Une très bonne surprise venue de Patagonie - les pingouins ! - que ce dessin animé animalier qui fleure bon les Walt Disney de la grande époque (Bambi, Merlin l'enchanteur...) ou un autre plus récent, venu lui aussi d'un pays froid...
Dommage que sa sortie reste limitée quant au nombre de salles et de séances : cette sympathique version de l'île du Docteur Moreau mériterait une plus grande diffusion !

AE : Resident evil
Dommage, parce que le début promettait...
Après, ça tourne à la nuit des morts vivants : ri-di-cule !

Tristan et Iseut


semaine du 27 mars au 2 avril 2002 :

AV : À la folie, pas du tout
C'est à dire elle, et lui !
Une idée intéressante, mais il faudra survivre à la plutôt indigeste première moitié du film, maniéré en diable, pour la découvrir...

AR : Aller-simple pour Manhattan
Plutôt sympathique, en définitive - malgré le cliché plutôt forcé du calendos et du vin rouge qui n'était pas vraiment indispensable...
...disons que c'est pour bien signifier le côté french lover !

AR ! Avalon
Une réalité virtuelle dans un univers à la 1984...
Étonnante rencontre de la culture manga japonaise avec une Pologne qui semble sortir tout droit des années cinquante...
...et que, cerise sur le gâteau, va réunir la musique, symphonique !
Il ne reste plus au spectateur, si bien entouré, qu'à recréer la trame de son propre univers !

AR : Delbaran
... c'est la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran, plutôt désertique, caillouteuse, et, au loin, les bruits sporadiques d'une guerre qui n'en finit décidément pas...
Des réfugiés, bien sûr : ici un enfant, là un jeune qui va épouser une Iranienne - car pour les habitants de ces régions... périphériques, les frontières ne signifient pas grand-chose - sauf pour la police des frontières !
Âpre comme la terre qui fait sa propre guerre aux voitures et camions de passage, mais remarquablement fort dans sa puissance d'évocation de la guerre, hors champ ou par symboles, et non dénué de poésie - par la grâce de quelques ralentis musicaux...

AR : Jeunesse dorée
... à condition de pouvoir s'évader de sa cité, et même si c'est pour aller en photographier d'autres, en pleine campagne !
Un besoin d'évasion, ou du moins de prendre un peu de recul, pour penser (enfin) un peu à soi...
... et aux rapports avec les garçons !

AV : La machine à explorer le temps (Time machine)
Par l'arrière-petit-fils de l'écrivain, mais ce n'est pas un paradoxe temporel - ce serait plutôt un argument commercial !
Très plaisant, mais on aurait aimé, même si depuis Einstein on sait (enfin ceux qui ont un peu compris la théorie de la Relativité) que les voyages dans le temps sont impossibles, on aurait aimé donc (comme on aime lire les Perry Rhodan bien que l'on sache depuis Einstein, etc. que les voyages dans l'espace ne sauraient s'effectuer à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans le vide) que les paradoxes temporels soient un peu plus poussés et, pourquoi pas, un retour dans le passé à force de voyager dans le futur le plus lointain...
C'est égal, notre imagination complétera...

AR : Le mal
Sous un titre quelque peu énigmatique - s'agit-il de le (se) faire, d'en être atteint ? - c'est en quelque sorte à une fin de siècle que l'on est convié...
Une fin de siècle qui semble avoir renoncé à répondre aux questions... et même à en poser !
Bref, une fin de siècle plutôt pessimiste... et apocalyptique !

Petites z'escapades


AV : Le raid
Too much !
Et de fichtrement superbes vues !

AR : La vie à la folie (On the edge)
Forcément fragile après une tentative de suicide, on se retrouve en quelque sorte sur le fil du rasoir : il s'agit de ne pas retomber du mauvais côté - bref trouver une raison de vivre, plus que de ne pas mourir...
Et pourquoi pas quelqu'un qui a aussi (des yeux bleus et) voulu mettre fin à ses jours ?
Ça se passe en décembre - mais ça rappelle une autre saison, l'année dernière... et c'est bien joué !

AV ! Miracle en Alabama (The miracle worker)
Un peu hystérique au début (le jeu des parents), et une musique un peu "frenzy-esque" : mais on entre vite dans la vie d'Hélène Keller, que bébé, une "congestion aiguë du cerveau" rendit aveugle et sourde, et de son éveil au monde grâce à la volonté d'une éducatrice, Annie Sullivan, qui savait ce que l'enfermement signifie...
Éveil, oui, c'est bien ce dont il s'agit ; et l'instant merveilleux où Helen découvrira le monde, où elle réussira à nommer les êtres et les choses, à acquérir ce qui fait que l'Homme est plus qu'un animal : le langage... est bien la meilleure des réponses que l'on puisse apporter à tous ceux qui s'engagent sur la pente glissante de l'euthanasie, de l'eugénisme et de l'élimination de ceux qu'eux, jugent... improductifs !

semaine du 20 au 26 mars 2002 :

AR : À l'ombre de la haine (Monster's ball)
Soudain, l'été dernier, dans ce vieux sud raciste, un condamné à mort est exécuté...
Puis deux fils meurent, dont un par suicide... comment leur survivre ?
Eh bien, le destin, qui a brisé ces fils, va en nouer de nouveaux... en aidant Billy Bob à surmonter ses préjugés !
Espérons toutefois qu'Angelina ne remarquera pas le tatouage de Halle Berry !

AV ! Les femmes... ou les enfants d'abord...
... mais heureusement, aucun naufrage !
De la difficulté d'être parents, mais aussi époux, voisins, amis, et... éducateur !
Et, pour le spectateur, tout plein de pépites de vrai bonheur !
NB : ne pas manquer, à l'occasion, de voir ou revoir le premier film de Manuel Poirier, La petite amie d'Antonio !

AV : Gosford park
Ici, l'ambiance est nettement plus fraîche et humide, et ce que l'on se dit n'est pas en droite ligne de ce que l'on pense...
Il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne vit pas, Monsieur : on joue !
Et puis l'on a des classes, Monsieur, on ne se mélange pas... ou sinon, on en cache les conséquences !
Bon, tout ça pour dire qu'il ne s'agit en rien d'un Cluedo à la Agatha Christie (heureusement !), que ça n'a pas la chaleur (ni le climat !) du Morbihan, et que, question "pépites", il n'y en a guère que deux ou trois qui soient vraiment... émotionnantes !
Grâce à Emily, bien sûr, à Kelly, à force, et, en final, à Helen... définitivement !

AV ! Monstres & cie
Peut-être le premier film qui démontre que pour l'émotion, on peut se passer... d'acteurs !
Et qui ne sacrifie pas les prouesses... numériques aux idées, qui foisonnent, et au scénario qui détourne (enfin) le très anglo-saxon bouh... fais-moi peur !
Absolument pour TOUT public.

AR : Ring n° 2 (Ringu 2)
Bizarrement, à préférer au précédent...
Pour bien faire, il faudrait, bien installé et l'esprit reposé, regarder les deux d'affilée ; car l'intrigue pour le moins complexe gagnerait à être ainsi rafraîchie - sans compter que, aux yeux d'un occidental, la distinction entre plusieurs visages asiatiques est loin d'être... instantanée !

AR ! La spagnola
Une comédie à l'italienne, interprétée par une espagnole qui a émigré... en Australie !
Outré et savoureux !

AV ! Swing
La musique (un peu) et les enfants (surtout) !
Même si la première manque un peu au milieu - ce qui est sans doute en partie dû au (criant) manque de goût du public pour le fado de son film précédent - la qualité des seconds et de leur entourage, ainsi que celles de la mise en scène et de la caméra font oublier cette petite privation en jazz manouche - que, c'est sûr, le public plébiscitera !

semaine du 13 au 19 mars 2002 :

AR : L'évaporation de l'homme (Ningen johatsu)
Encore une histoire de disparitions, mais inédite (1967), un vrai-faux documentaire tourné à la manière d'un Dossier 51...
Et, comme dans la vie réelle, il en ressort que c'est... à chacun sa vérité !

AV : La famille Tenenbaum (Royal Tenenbaum)
Foisonnant et délirant, mais toutefois moins que... Rushmore !
Comme si le nombre des personnages et la qualité de ceux qui les incarnent permettaient un léger relâchement dans l'intrigue... ce n'est pas bien, ça !

AR ! Fantômes
Par le réalisateur du beaucoup plus verbeux doux amour des hommes, cette histoire de disparitions progressives nous a rappelé Kaïro, et, pour ce qui est de la forme, un zest de Sombre, plutôt réussis eux aussi...
Et une mention spéciale pour la musique, particulièrement en phase avec l'image... et permet au film d'atteindre toute sa dimension !

AV : Le frère du guerrier
... n'est pas celui qu'on pense !
Bien vu, bien joué, bien senti (!) : un très bel huis clos... en pleine nature !

AR ! Frontières
Elles sont nombreuses et différentes, du sable à la mer, chaudes ou... froides, mais toutes difficiles à franchir pour atteindre cet eldorado européen, autre mirage... du désert ?
Mais avant de discuter de sa réalité ou de son abstraction, il s'agit d'abord d'y arriver !

AV ! Invincible
Incompréhensiblement distribué dans une seule salle sur Paris, et pourtant tout public, facile d'accès (ce n'est pas Aguirre !), et original - même si les personnages ont vraiment existé !
Et puis il y a la musique d'Hans Zimmer (Green card, Fools of fortune, entre autres) et... de Beethoven !

AR : L'orphelin d'Anyang
Assez étonnant.
Un peu austère, à l'image de la misère d'une Chine qu'on ne montre certes pas aux touristes, ceci expliquant cela : un tournage "discret" d'où des plans fixes assez larges (et longs !) qui demandent une certaine attention... récompensée par la justesse et l'humanité des personnages !

Rollerball
The so close to zero remake of the 1975's serie Z...
Not to do, and not to do again, but... halas !

AE : Le sang des innocents (Non ho sonno)
Navrant : loin des bons vieux films d'horreur qui firent sa gloire, le maître s'enlise ici dans un salmigondis de crimes d'un serial killer de 1983 qui, dix-sept ans plus tard, reprendrait du service.
Si le début semble prometteur, dès que les "dialogues" s'en mêlent, c'est la catastrophe !
Du coup, on se rabattra sur un de ses films précédents...

semaine du 6 au 12 mars 2002 :

AR ? 800 km de différence (Romance)
... et autant de pellicule ?
Un documentaire sur sa fille de quinze ans, séparé (hors vacances) de son amoureux, fils et petit-fils de boulanger, de 800 km : pourquoi pas ?
L'exercice a ses limites mais ce n'est quand même pas une soirée diapo !
Par la réalisatrice (et mère) du très bon et étonnant Coûte que coûte (1995)...

AV ? L'amour extra-large (Shallow Hal)
Un( début d)e prise de conscience de la part des étatsuniens que le look n'est pas tout, mais qui reste "light" tout de même : on évite au max (!) de montrer les freaks (obèses, handicapés, transsexuels, et... enfants brûlés !) - ou alors juste leur beauté intérieure !
Il faut bien que le "produit" reste vendeur...

AR : Audition
Un début similaire au film ci-dessus (mais qui ne conduira pas aux mêmes effets !), et aussi une volonté de traiter un "problème de société" (mais ici, au Japon, il s'agit de la solitude)...
Le dernier quart d'heure est à déconseiller aux personnes sensibles ; il est aussi un peu trop long et donne l'impression que le réalisateur hésite entre deux fins - ou veut provoquer ?
C'est dommage, car les cent premières minutes se suffisaient à elles-mêmes !

John Q.
Un film QQ sur l'absence de SS aux EU ?
On passe...

AR ! Lan Yu (Histoire d'hommes à Pékin)
Le Love Story pékinois...
Qu'il s'agisse de deux hommes ne change rien à l'affaire - ce qui est bon pour l'Amour, mais quand même dommage pour l'Homosexualité !

AV ! Monsieur Batignole
... ou la transformation d'un petit charcutier franchouillard sous l'occupation en un juste, par la grâce d'un enfant !
Tout public.

AR : Monsieur Zwilling et Madame Zuckermann (Herr Zwilling und Frau Zuckermann)
... sont restés dans la petite ville de Czernovitz, aujourd'hui ukrainienne, malgré les guerres, annexions, et déportations successives !
L'un est (à raison !) pessimiste et enseigne la chimie, l'autre est (malgré tout !) optimiste et donne des cours particuliers de langues...
... et ils ont l'habitude de se rencontrer le soir entre 18 et 21/22 h pour discuter des nouvelles (bonnes et mauvaises !) du jour...
Leurs témoignages, donc, mais aussi une illustration de (ce que fut et ce qui reste de) la culture juive de cette partie encore troublée de l'Europe centrale !

AV ! La mort d'un bureaucrate
Un inédit cubain de 1966, par l'auteur de Guantanamera (1996) qui avait repris le thème du mort baladé et de Fraise et chocolat (1993)...
Hilarant, une vraie satire de la bureaucratie avec des envolées burlesques qui font penser à du... Tati, tiens !

AE : Nid de guêpes
Assez simple, finalement : à l'extérieur, les méchants (ce sont ceux qui ont des masques à la Dark Vador et les yeux rouges, et qui sont en nombre - comme ça on peut en dégommer jusqu'à plus soif), et à l'intérieur, les gentils (ce sont les autres, qu'ils soient paras, voleurs ou ex-pompier surveillant véreux)...
On ne sait pas s'il s'agit de montrer que dans l'hexagone on peut faire aussi nul qu'Hollywood, ou s'il s'agit d'une coproduction de la National Rifle Association...
Pas plus que l'on sait ce qui a poussé les acteurs à tourner dans ce genre de film - on ose espérer que ce n'est pas (que) pour l'argent !

AR ! Le prix du pardon (Ndeysaan)
Deux hommes (frères de sang qui plus est !) aiment la même femme, d'où... drame !
C'est du Shakespeare, avec le poids des traditions, des pères, et, bien sûr, le folklore sénégalais !

AR ! Un moment de bonheur
... d'une heure vingt-quatre, c'est ce qui attend le spectateur qui sait regarder !
Rien à jeter, pas un mouvement de caméra inutile ou d'effet destiné à cacher quelque faiblesse dans le scénario ou la réalisation ; et une interprétation magnifique : courez-y vite !

AV ! 40 tueurs (Forty guns)
C'est un peu la fin d'un monde, où une femme au fouet brune...
La conquête de l'Ouest a atteint la Californie, et en 1889, la loi (de Washington, pas de Los Angeles !) suit ses traces, faisant peu à peu disparaître outlaws et marshals fédéraux...
Meurtres, despotisme, lâchetés, amours et haines diverses et fraternels, vengeance ?
Car il ne s'agit pas que d'un western !

semaine du 27 février au 5 mars 2002 :

Ali
Le prince de Bel-Air en Ali ?
Soyons sérieux : on préférera revoir When we were kings qui vient de ressortir !

AV : Amen
... ou comment réagir face à l'innommable ?

D'abord pour le spectateur, "cueilli" à froid par le gazage des "improductifs", extermination qui sera qualifiée - doux euphémisme - par un pasteur un peu plus loin dans le film d'"euthanasie" comme, une cinquantaine d'années plus tard, les journaleux plus incultes que méchants (mais l'ignorance n'excuse pas tout, elle fait le lit des dictatures) reprirent en chœur - et avec gourmandise ! - ces mots des nouveaux bourreaux, "purification ethnique", ce qui ne veut strictement rien dire, mais tend à minimiser - pire, à justifier ! - ce qui reste un génocide programmé...

Puis pour le brillant officier allemand de la Waffen "promu" SS, chargé de la lutte contre le typhus, lorsqu'il découvre de visu à quelle "vermine" est destiné son Zyklon-B...

Enfin, pour le jeune jésuite romain, qui n'eut pas besoin de voir pour croire, mais qui, ayant finalement choisi d'agir seul, finira par le voir...

- Sinon, pour ce qui est de la forme, on aurait préféré que ce film franco-allemand laissât les personnages s'exprimer dans leur langue (allemand et italien) plutôt qu'en anglais !

AV : Annie-Mary à la folie !
O sole mio dans le charmant petit village gallois vallonné d'Ogw...
Prometteur, mais reste superficiel : dommage.
Heureusement que l'on a droit à un festival Rachel Griffiths, toujours décoiffante !

AR : Distance
Si l'on arrive à la tenir (2 h 12, quand même !), assez troublant : besoin de comprendre, sentiment de culpabilité, nécessité de raconter, de retrouver des repères...
... et une nuit pour cela - par an ?

AR : Fatma
Le poids des traditions ne peut hélas pas être oblitéré d'un coup par une loi interdisant la polygamie, et la Tunisie d'aujourd'hui bien que relativement moderne et laïque n'a pas encore affranchi ses esclaves domestiques, les femmes...
Mais ce servage n'est-il pas étendu à l'individu, devant se soumettre aux différents groupes : familiaux, sociétaux...
Certes, nul n'est vraiment responsable... mais coupable ?

AR ! Sangue vivo
Encore un film plein de
soleil, faussement nonchalant...
On se laisse prendre à l'errance de ces deux frères, et quand finalement pointent la musique (dont on ne faisait jusque-là qu'en parler !) et surtout cette danse très particulière (que tout à coup on se remet) on sait que l'on approche du dénouement... que promettait le titre !

AV : Terre Neuve (The shipping news)
Une plutôt bonne surprise de la part d'un réalisateur qui s'est trop facilement coulé dans le moule d'Hollywood mais nous a aussi donné un savoureux Chocolat !
Un retour à la (froide) terre de ses ancêtres où, découvrant ses origines, reste à saisir l'occasion d'échapper à un héritage peu honorable et de s'assumer enfin...

AR : Vivante
Un sujet difficile qui n'est pas mal(adroitement) traité ni ne veut donner de solution miracle, mais qui est traité d'un point de vue, celui de la victime, qui essaie de s'en sortir, seule, du haut de ses dix-neuf ans...
Qu'elle veuille tout assumer seule, qu'elle refuse l'aide de ses proches et des autres, qu'il y ait une part de romance, peu importe : c'est son choix - c'est sa vie !

semaine du 20 au 26 février 2002 :

AR : 1974, une partie de campagne
La course à la présidentielle de 1974 côté Giscard (à la barre !), interprète et... commanditaire !
Entre cynisme et, bizarrement, jeu - comme si la victoire (en chantant !) importe plus que les enjeux...
Mais au fait, quels étaient-ils ?

AV ? La chute du faucon noir (Black hawk down)
En fait, il s'agira de deux faucons noirs, des hélicoptères de l'armée américaine qui seront abattus le 3 octobre 1993 à Mogadiscio lors d'une mission consistant à enlever un des chefs de guerre somaliens...
Faute d'informations, on ne saurait juger du fond ; pour la forme, il s'agit d'un autre film de guerre - avec les (gros) moyens d'Hollywood !

AR : En mai fais ce qu'il te plaît
8 courts métrages de Lardux Films qui utilisent diverses techniques, mais chaque fois avec virtuose : La mort de Tau (images de synthèse), L'Amante - religieuse, pas anglaise ! (de même), Blanche faïence (la simplicité du trait), On a beau être bête, on a faim quand même (collages), Un jour (grattage-like), L'enfant de la haute mer (aquarelle et lavis-like), La nuit (gravure) et Film avec fille (peinture)...
Aucun inintéressant !

AV ? Gangsters
Ne boudons pas notre plaisir (basique) devant ce polar du vendredi soir sur France 2 : archi-classique, du maigre scénario dont s'arrange la mise en scène à l'impression de déjà (re)vu dans ces rôles de ses interprètes !
Mais pour ce qui est de faire avancer le schmilblick, passez votre chemin...

AV ! Lundi matin
... le roi, la reine et le p'tit prince... (air connu) ... euh, non, plutôt... L'usine buissonnière !
C'est du moins comme ça que ça commence, et puis après chaque personnage (ou presque) aura droit à son petit bout de chemin, plus ou moins long, mais toujours hors des sentiers battus... du train-train quotidien !
De quoi attraper des idées d'évasion... et c'est bien !

AV : La maison sur l'océan (Life as a house)
C'est une maison bleue, accrochée à la colline... non, autant pour moi, on n'est pas à San Francisco, quoique...
Comment un architecte mal logé (ce sont les cordonniers, etc.) dans un quartier rupin surplombant le Pacifique, divorcé depuis dix ans d'une femme qui l'a aimé quatre de leurs six années vécues ensemble, récemment chômeur et, un malheur n'arrivant jamais seul, atteint d'un cancer va, en construisant avec son fils tendance gothique de seize ans (faites le compte, il est bon !) ce qu'il convient, une fois le bilan fait à la fin du film, d'appeler la "maison du bonheur" sur l'ancienne, en ruines, que lui avait léguée son père qui l'avait toujours rabaissé...
Résumé comme ça, pourrait être édifiant - mais heureusement, il y a les acteurs !

AR : Mischka
Un film plein de soleil (et de farniente), mais pas qu'à cause des vacances, non : il y a des soleils intérieurs !
Vol au-dessus d'un nid de... d'êtres humains, tout simplement !

La nounou et les pirates


AR : Peppermint candy (Bakha Satang)
Les vingt dernières années de la vie d'un jeune sud-Coréen qu'un régime de fascisme ordinaire aura broyé... à son image !
Quant à la forme, faire précéder les causes des effets complique inutilement le propos et le rend profondément déprimant et d'un intérêt moindre puisque l'on sait d'avance comment les choses vont évoluer - à moins qu'il ne s'agisse d'une basse raison marketing pour inciter à un revenez-y ?

AV : Un amour à New York (Serendipity)
On sait que les Anglo-saxons ne connaissent rien à l'amour, aussi se sont-ils inventés le concept d'âme sœur et se reposent-ils sur le hasard (ou la destinée, whatever !) pour "la" rencontrer - faute de savoir (ou de vouloir) vraiment communiquer...
Si l'on accepte ce postulat, il reste une agréable comédie dont les protagonistes courent après des signes qui leur indiqueraient s'ils sont faits pour vivre ensemble !

AV : Versus (L'ultime guerrier)
Baston à gogo (armes à feu, armes blanches et... arts martiaux !) mais, pour que le nombre de personnages reste compatible avec les limites du budget... une petite forêt spécial morts-vivants !
Peut-être un peu trop de bagarre, mais l'humour... gore relève la sauce !

semaine du 13 au 19 février 2002 :

AR : Atanarjuat (La légende de l'homme rapide)
Un peu documentaire au début, histoire de nous familiariser avec les personnages et leur environnement, mais suit un vrai récit, plein de bruit et de fureur...
Tribus, familles, plus généralement milieux "clos" : autant de sources criminogènes !

AV ! Les couilles de l'éléphant (Djogo)
Certes pas parfait, mais - sans condescendance - une agréable surprise !
Des répercussions du stress dû à la campagne électorale sur la vie... privée, et des petits arrangements avec sa famille et ses adversaires - démocratisation oblige - pour conserver siège et... train de vie !

La forteresse suspendue


AE : Rue des plaisirs
La deuxième partie de l'opération Titanic amorcée par Patrice Leconte qui, cela a sans doute été rapporté en son temps par la presse people, ne se remet décidément pas d'une méningite particulièrement virulente !
Un sujet (?) bateau, aux dialogues édifiants, qu'essaient de défendre (sans conviction) ses interprètes - qui n'y croient pas...

AR ? Le stade de Wimbledon
Plus... cérébral que sportif !
Ces voyages dans les traces d'un écrivain qui n'a jamais écrit auraient pu être une sorte de Nocturne indien - un Diurne Trieste ?
Mais ici ce n'est pas Tabucchi qu'on adapte (n'en déplaise aux nombreux spectateurs... égarés ?), et il faudra attendre que l'histoire atteigne un certain... stade (quand entre en scène Esther Gorintin, dont chaque apparition est un délice !) pour que, d'une certaine façon, la longueur du tunnel justifie... ce qu'il en sort !

AV ? Un homme d'exception (A beautiful mind)
Classique (mais plaisant) la première heure, puis bascule dans un autre genre (classique lui aussi) qui finit par être pesant - enfin, c'est pour la bonne cause, c'est d'après une histoire vraie !
On préférait quand même Russel Crowe dans l'excellent Révélations et Jennifer Connelly dans l'envoûtant Le fantôme de Sarah Williams...

AV ! Visionnaires (Visionarios)
Ou comment, dans un petit village basque de l'Espagne incertaine de 1936, des apparitions de la Vierge concomitantes à la mise en pratique (contestée !) de la séparation de l'Église et de l'État vont, entre innocence et calculs, hypocrisie et grâce, doute et foi, amour et guerre à venir, donner à chacun l'occasion de regarder au fond de son cœur...
... ou de fermer les yeux !

L'étalon noir (The black stallion)


AR ! Visitors (The) (Les visiteurs)
Un huis clos (malgré les champs de neige !) remarquable, qui a à la fois la force d'une pièce de théâtre - personnages et dialogues - et tout l'achèvement du cinéma - le choix du cadre et une maîtrise de la lumière... et des ombres !
Date de 1971, mais n'a pas pris une ride... pas comme James "Cop" Wood ?

semaine du 6 au 12 février 2002 :

AV ? 8 femmes
Ceux qui n'aiment pas plus que ça le Cluedo, que le kitsch hérisse et qui, comme moi, n'ont jamais pu terminer un Agatha Christie (mais pas les Exbrayat !) peuvent se dispenser de cet huis clos pas vraiment gâté par les dialogues ni, du coup, par le jeu plutôt outré - bien que voulu - de ses interprètes, à qui l'on fait de plus, avec plus ou moins de bonheur - et d'à propos - pousser la chansonnette : heureusement, le ridicule ne tue pas (de ce côté-ci de la Manche et de l'Atlantique !) - mais quant à l'ennui ?
D'accord, c'est du premier degré ; mais premier implique au moins qu'il en existe un deuxième !
Et s'il y a certes des références cinématographiques, on pense plus au navrant Jeanne et le garçon formidable qu'à du Fassbinder - qui, s'il n'aimait pas non plus les femmes, savait les magnifier ! - voire, pour une demie de plus, à du Greenaway...

Glitter


Hollywood sunrise (Hurly Burly)


AV : Jimmy Neutron : un garçon génial (Jimmy Neutron - Boy genius)
Un Malcom en images de synthèse ?
Non, car trop politiquement correct !

AV : Ocean's eleven
Danny... et la grande bleue ?
Un bon moment, évidemment - quoique l'on soit trop souvent déçu de ce qui, sur le papier, semblait prometteur...
Sinon, quant au fond... il y en a un ?

AR ! Petites misères
... mais grand bonheur !
Humour (belge) et grincements de dents, ce qui n'exclut pas le rire et la tendresse !

semaine du 30 janvier au 5 février 2002 :

AR : L'Afrance
... ou l'Af(rique en passant par la F)rance?
Oui, mais après quelques années en France, veut-on - et surtout peut-on ! - vraiment retourner au pays ?
Quant à rester, on connaît l'humanité de l'Administration française...
Alors A-france pour le préfixe privatif, plutôt !

AR : American rhapsody (An american rhapsody)
Ou comment une petite fille de cinq ans doit brusquement changer de parents et de pays...
Et même si les premiers sont ses parents biologiques, et le second plus libre et plus riche, cela reste un sacré traumatisme !

AV ! Astérix et Obélix : mission Cléopâtre
Une réussite : fidèle à la BD, trop parfaite pour jamais requérir une réécriture - ce qui n'empêche pas moult clins d'œil très actuels, par autant de figurants... célèbres !
Mission réussie.

AR : Café de la plage (L'homme qui ne savait pas être un ami)
Inspiré d'une nouvelle de Paul Bowles (l'auteur, entre autres, d'Un thé au Sahara) et co-adapté par Téchiné, il faut se laisser conduire par le jeune chauffeur de taxi vendeur de kif à la recherche d'un père, d'un amant...
... ou plus justement d'un ami, d'une présence masculine, d'un guide, sollicité qu'il est de par son physique... avenant !

AR : Comme il vient
Une tranche de vie, celle d'un frère et de ses trois sœurs - euh, non : deux sœurs, lors du retour de l'aînée qui était montée à Paris, puis partie à New York, et qui revient au pays - Annemasse - avec son bébé...
Se laisser prendre par au charme... comme il vient !

AR : Desmasiado amor (Trop d'amour)
Très "Harlequin" que cette vie rêvée d'une nunuche mexicaine, péripatéticienne malgré elle ?
Mais non sans charme(s) !

AV ! Donnie Darko
De la schizophrénie comme moyen d'action/de défense contre une société réactionnaire et normative ?
On peut rêver...

AV ? From hell
La première heure est plutôt ennuyeuse et ça et là détestable - i.e. comment se faire un cocktail d'absinthe et de laudanum : à plus d'un siècle de là, si les drogues changent, les rituels et les... ravages demeurent !
Mais finalement on trouve quelque intérêt, alors...

AR : Le métier des armes (Il mestiere delle armi)
Sans doute à revoir (plusieurs fois) pour pleinement apprécier...
... car les (nombreuses) données historiques se rapportant à cette période troubl(é)e de l'Italie du XVIèsiècle sont données à un rythme soutenu, ce qui détourne un peu notre attention des images !

AR : Ô vous, mes oies !
Une tranche de vie, celle de trois frères (dont un ressemble à leur père !) lors des jeux olympiques de Moscou en 1980... et du retour de l'aîné !
Le premier film (1991) de la réalisatrice de Dans ce pays- là...

AR : Un taxi à Pékin
En marge d'un cinéma "officiel", une visite guidée du Pékin d'aujourd'hui, au gré des rencontres d'un chauffeur de taxi...
De belles images ; sinon, pas vraiment d'histoire(s)...

semaine du 23 au 29 janvier 2002 :

AR ! Les 100 pas (I cento passi)
... ou Chronique d'une mort annoncée ?
Passionnant en diable que ce combat contre la mafia en Sicile, qui, sans en diminuer l'intérêt, retrace fidèlement la vie de Peppino Impastato, dont le "suicide" en 1978 fut éclipsé par l'enlèvement et l'exécution d'Aldo Moro, chef de la Démocratie Chrétienne par les Brigades Rouges...

AV : L'ascenseur, niveau 2 (Down)
On n'avait pas oublié le premier (1983), on a pris le second...
... et on n'a pas été déçu (dans le genre) !

AV ? Braquages (The heist)
Prometteur au début, disons les dix premières minutes !
Après, on veut y croire, mais les engrenages tournent à vide...

AV : Comme un avion
... sans ailes (air connu) !
Pour l'image, le ton et la forme... originaux, et Bérénice Bejo...

AR : Mama Aloko
Très comestible, et sympathique, et pas que par son petit budget : plutôt réussi !
Déjà le troisième !
Voir aussi sur http://www.45rdlc.com...

AR : Porto de mon enfance (Poro da minha infancia)
En retrouvant la maison de son enfance, revient le souvenir des belles choses, sans doute, mais aussi des autres !
Et réussir à illustrer les plus anciennes bribes de sa vie de façon (relativement) intéressante pour d'autres, c'est une gageure !

AV ? La prison de verre (The glass house)
On croit que la partie immergée de l'iceberg va se révéler conséquente, mais finalement...
Enfin, on aura passé un bon - mais glassant - moment...
En attendant Donnie Darko ?

AR : Le singe
Portrait d'un ado kirghiz (le Kirghizstan est situé entre le Kazakhstan à l'ouest et la Chine, à l'est) un peu méchamment surnommé le singe - mais pas excessivement grimaçant !
Un peu lent et lâche, mais plus achevé qu'un précédent...

AV ? Tai Chi master (Twin warriors)
Distribué sur le tard car datant de 1993 : effet de mode et/ou de récente notoriété de ses acteurs ?
Peu importe : se laisse voir - mais, bizarrement, les scènes d'action nous ont fait bâiller...

AV ? Vanilla sky
Pour le début et - mais il faut tenir la distance ! - pour la fin (quand Tilda Swinton que l'on attendait plus fait son entrée !)...
Quant au reste de ce remake d'Ouvre les yeux, inutilement compliqué (on vise quand même un public de crevettes roses !) et non sans longueurs (on a franchement rien à f... de l'illustration de la vie du citizen Dumb : je sais bien que l'on vise un public de crevettes roses, mais il doit avoir son quota de Gala et de Maisons et Châteaux... non ?), il n'est pas toujours facile de les garder ouverts...
En attendant une troisième version cinématographique enfin à la hauteur de ce subtil scénario !

AV : La flamme sacrée (Keeper of the flame)
Faut-il préserver la légende - quelque sombres pussent être ses dessous - au détriment de la vérité ?
Pour une fois, la réponse venue d'Hollywood sera négative (de justesse !) - mais il est vrai que la situation à l'époque (1942) poussait les États-Unis à une acuité et une honnêteté particulières, vite oubliées depuis, préférant simplisme à la réflexion, superstitions à la science, révisionnisme aux faits, mensonges à la vérité...
Ils sont hélas loin d'être les seuls dans ce bas monde, l'inculture ne se conjuguant que trop au nombre !
Plus formel que profond donc, mais un bel essai d'engagement d'une équipe qui tient la route...

AV : Seul les anges ont des ailes (Only angels have wings)
... mais hélas pas les pilotes !
Pas immédiatement emballant - le genre pilote par tous les temps date un peu - mais finalement, l'intrigue (nous) prend !

semaine du 16 au 22 janvier 2002 :

AV ? 13 fantômes
Pour l'étonnante maison de verre et les effets spéciaux, hélas pas assez exploités - l'une comme les autres...
... et pour les acteurs égarés dans ce qui reste une série B !
Dommage.

AV : Les amants du Nil
De très belles images qui en rappellent d'autres ; et si le scénario déplaît à certains se réclamant du rationalisme - mais ne le maîtrisant pas - qu'ils se documentent d'abord sur la genèse des songes !
Mais chut : il ne faut pas briser un rêve...

AV ? Bandits
Aucune originalité ni dans le scénario, ni dans la mise en scène, et en plus on nous coupe Tanita Tikaram (CD ancient heart) en plein Twist in my sobriety !
Heureusement, il y a Cate Blanchett...

AR : Cet amour-là
Ce film-là n'a peut-être pas la rigueur d'une biographie "homologuée", mais ce n'est pas non plus un mauvais téléfilm... (Oups, le pléonasme !)
On recommande, donc.

AV ! The château
... ou le choc des cultures ?
Un film bilingue délicieux, qui ne fera peut-être pas avancer la compréhension mutuelle des peuples - quoique - mais rire, certainement !

AV ! Cœurs perdus en Atlantide (Hearts in Atlantis)
Un Stephen King light, sobre... mais attachant !
Ah, le premier baiser ! (air connu)

Compte à rebours mortel (D-tox)


AR : Le doux amour des hommes
... ou Les souffrances du jeune... Raoul !
Une ambiance sombre et enfumée comme des amours bâclées, qui s'illuminera un bref instant à la montagne comme l'amour deviendra singulier...
Tiens, cela ferait pas mal en voix off !

En territoire ennemi (Behind enemy lines)


AV ! Fais-moi des vacances
Quand même les colos vous tournent le dos, il va falloir réinventer le système D !
Une vraie réussite sur un sujet plutôt casse-gueule : que demande le peuple ?
Et puis, le plaisir de retrouver Johanna, ça ne se discute pas !

AR : Le franc-tireur
Un inédit de 1972, sans doute pour des raisons politiques (le lâchage des résistants du Vercors attaqués par les allemands en 1944) et un peu pour des raisons financières (le sang fait quand même peinture rouge !)...
Mais les paysages, le scénario et un jeune Philippe Léotard méritaient bien cette (hélas tardive) sortie en salle !

AR : Life without death
Assez étrange et dérangeant : hanté par le souvenir de l'agonie de son grand-père (dont il a filmé les derniers jours), le réalisateur décide - travail de deuil ou philosophie de vie - de se mesurer à la mort en entreprenant la traversée du Sahara d'Ouest en Est, traversant en chameau Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Soudan...
Sa (très) bonne préparation physique sera pourtant mise à rude épreuve par le désert, comme en témoignent les images - techniquement remarquables ! - qu'il a tournées seul, de son départ le 29 novembre 1989 de la côte Atlantique à son arrivée, le 3 novembre 1990, aux bords de la mer Rouge.

AR ? Papillons de nuit
Du théâtre à la Durringer : trop de dialogues improbables, dont, à défaut, la force de conviction semble confondue avec leur force de déclamation... et le renfort d'une pluie torrentielle !
Bref, on regarde de loin, sans pouvoir s'impliquer ; puis, on s'habitue et même, calme relatif aidant, apprécie ?

AR : La route (Jol)
... c'est celle que prend un réalisateur kazakh pour rejoindre son village natal où vit sa mère qui vient de tomber malade.
Son long voyage propice à l'introspection est émaillé de fantasmes ou de retours en arrière, pas toujours faciles à différencier, du moins au début, et bizarrement d'inserts de son film précédent - pas forcément le meilleur !

AR : Maison de poupée (A doll's house)
Malgré un tournage "au pays", reste du théâtre filmé - mais au moins les dialogues sont-ils solides !
Et si, à l'écran, Jane Fonda en "poupée" reste en dessous de ce que fut au théâtre Dominique Blanc en Nora (ou Dominique Valadié en Hedda !), pour l'époque (1973) et pour Losey, ce n'est pas mal !
Et puis, voir ou revoir Delphine Seyrig, déjà grande actrice...

semaine du 9 au 15 janvier 2002 :

AR : La ciénaga
Une "aquarelle" d'une famille bourgeoise argentine en pleine décomposition - mais pas qu'à cause de l'humidité ambiante !
Sentiments (et corps) qui (se) cherchent - en vain ! - à se dire, dans une mise en scène subtile...

AR ! Le corsaire, le magicien, le voleur et les enfants
Le corsaire (rouge), le magicien (d'Oz), le voleur (de bicyclettes) et les enfants de Décines, pas loin de l'usine où les frères Lumière...
Intéressant à plus d'un titre : de l'apprentissage du langage cinématographique à une classe de CM1, aux réactions des enfants face à cet enseignement... qui montre l'importance des autres enseignements, plus classiques !

AR : Les frères Gravet
Encore une drôle de famille : plutôt graves, ces quatre + un frères qui se réunissent à l'occasion de l'enterrement de leur mère...
Un (sombre) joyau du réalisateur de la Rue du retrait, qui, bizarrement, a attendu six ans avant sa sortie... méritée !

AV : Laissez-passer
... les p'tits papiers - non, ce n'est pas cet air-là ! Alors, le dernier vélo ?
D'accord, c'est long (2h 50), la caméra est souvent trop fluide, et la répartition des scènes entre les deux personnages principaux - dont les chemins, s'ils se croisent, ne se rencontrent pas - est, du coup, un peu bancale... mais bon, cela vaut le coup de s'arrêter !

AR : Little Cheung
Pas désagréable, même si le propos du cinéaste (réalisateur de Made in Hong Kong) finit par s'essouffler, comme son jeune héros, à la poursuite d'un fourgon de police...
... et qui rattrape une ambulance !

AV : Les mutants de l'espace (Mutant aliens)
Délirant comme toujours...
Manque de sexe, quand même - mais, du coup, tout public !

AR : Se souvenir des belles choses
... des belles - incluant celles qui nous touchent !
Et il y en a, même dans les longueurs de la seconde partie, un peu surjouée (ou pas ?) : dommage !

AV : Spy Game (Jeu d'espions)
Compliqué de retours en arrière (mais l'idéologie reste simpl(ist)e !), fatigant par ses mouvements de CAO (caméra (trop) assistée par ordinateur), et surtout plein d'invraisemblances...
Qu'importe : que la veille de sa retraite un agent de la CIA tire la nique à ses collègues en commandant des photos satellites des Bahamas, achète 283 000 $ une panne d'électricité en Chine et lance une opération "dîner en ville" pour sauver un de ses agents, c'est jouissif !

AV ? Tableau de famille (Le fate ignoranti)
Une coproduction franco-italienne réalisée par un turc, aussi lourdingue qu'une série TV américaine qui traite (!) de l'homosexualité, et pleine de (faux) clichés...
Bref, du Almodovar période rose - pas franchement la meilleure !

semaine du 2 au 8 janvier 2002 :

B. Monkey
On a failli le voir (malgré de très mauvaises critiques), mais sorti dans une seule salle, microscopique (merci MK2 !) : on est ressorti...
... juste après la pub "Chez Bertrand" !

AR : La maîtresse en maillot de bain
Sympathique, mais manque un peu de rythme et/ou d'intrigue...
... et de maîtresse !

AV : The navigators
Ou l'illustration d'une certaine bêtise - le démantèlement et la privatisation des chemins de fer britanniques en 1996 - en s'attachant à la vie de quelques-uns uns de ses cheminots qui, "démissionnés", en vinrent à faire le même travail mais en intérim (ni vacances ni couverture sociale) et mal (profits obligent)...
On savait le libéralisme cynique, il est aussi absurde !
Le prochain Ken Loach : le système de soins d'outre-Manche ?

AV : Zoolander
Au vu de la bande annonce, on était prêt au pire...
Du coup, c'est plutôt une (très) bonne surprise !

semaine du 26 décembre 2001 au 1er janvier 2002 :

Animal ! L'animal... (The animal)

AV : Les autres (The others)
Assez réussi malgré la production hollywoodienne d'un réalisateur qui a déjà fait ses preuves... en Europe !
Et une Nicole Kidman toute de noir vêtue qui brille dans un rôle hélas de circonstance, ça ne se refuse pas...

AR : Christmas (‘R-Xmas)
Difficile, malgré les acteurs et la réalisation, de s'intéresser à la vie de cette famille de trafiquants de drogue new- yorkais cette veille de Noël, dont le seul souci (comme des millions de consommateurs étêtés) est de se procurer à tout prix la dernière Barbie (trash) du moment pour leur fille...
Mais, pourtant, si l'on reste jusqu'au bout, émerge ce petit quelque chose qui fait qu'Abel Ferrara n'est pas (encore) mort !

AV : Crazy \ Beautiful
Heureusement qu'il y a les interprètes et la réalisation, car le scénario - la rencontre du jeune latino pauvre mais travailleur et de la jeune blonde riche mais paumée - est plus que rebattu !
Intéressant malgré tout, donc...

AV : Sexy boys
Ne pas trop se fier à la bande annonce façon American pie, il s'agit plus d'une version de La Boum revue et corrigée côté garçons - même si ses héroïnes (Virginie Lanoue, Armelle Deutsch aux faux airs de Sophie Marceau) tirent à elles la couverture !
Une comédie très morale, en fin de compte...

AV : La vie peu ordinaire de Doña Linhares (Eu, tu, eles)
Dans la droite (!) ligne de Doña Flor et ses deux (ou trois) maris ?
Doit beaucoup à ses interprètes, car la mise en scène est un peu nonchalante - et le climat aride de ce coin reculé du Brésil n'excuse pas tout !

AV : L'arnaque (The sting)
Déjà un classique (1973) - avec des Paul Newman et Robert Redford particulièrement savoureux...
À voir... ou à revoir!















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