de
l'année 2002 :
AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR :
à regarder - pour
apprécier
; AE : à éviter.
semaine du 25 au 31 décembre 2002 :
AV : Ali G
... G, comme G spot ?
Ne fait certes pas dans la dentelle, mais ça
n'empêche pas d'être drôle - les
mœurs anglaises
supposées (?) rendant les
pires énormités... très plausibles !
Quant aux mauvaises langues, trois mots : respect !
AR : Je
chanterai pour toi
La très belle histoire (triste et vraie) d'un artiste malien ayant
abandonné la musique pour subvenir de façon plus
"classique" aux besoins de sa famille...
... et que le destin (ou le naturel) fait revenir à ses
premières amours, dix ans après la disparition
tragique de celle pour qui il vient de créer...
... Je chanterai pour toi !
Voilà pour le fond ; quand à la forme, elle
alterne chansons (très bons enregistrements) et interviews
des "biographes" de Boubacar "KarKar" Traoré :
une bonne façon de le découvrir !
AV ! Les larmes du tigre noir (Fa Talai Jone - Tears of
the black tiger)
Entre western-spaghetti et film à l'eau de rose, un pastiche
kitsch esthétique et mélodique (redites-le me le
avec des cailloux dans la bouche !) plein d'humour (et
d'âaaaamour) qui - mais c'était
peut-être mon humeur - en rappelle un autre qui
lui, avait déçu !
Question subsidiaire : citez tous les films auxquels vous a fait penser
la musique...
AR ? Novo
Un beau jeune homme (Graham/Pablo) employé aux photocopies,
souffrant apparemment de troubles de la mémoire à
court terme (mais aussi atteint du côté de
l'hippocampe puisqu'il a aussi oublié sa femme et son fils),
abusé le samedi par sa libidineuse patronne va
être sauvé/aimé par une jolie stagiaire
étudiante en... paléontologie !
A du être marqué par Memento,
a voulu en faire autant, a dû pour convaincre des producteurs
proposer dans le rôle titre l'Eduardo Noriega d'Ouvre les yeux
et pour décorer la Casta du moment... mais s'est mis le
doigt dans l'œil
!
Bref, si intention ambitieuse et pistes intéressantes
à explorer il y avait, le réalisateur se sera
totalement fourvoyé dans ce mauvais
téléfilm qui se voulait peut-être
racoleur mais se révèle d'autant plus
décevant qu'il sera vite... oublié !
AV ! Le smoking (The
Tuxedo)
... ou James Bond malgré lui - euh,
pardon, James Tong !
Car si l'habit ne fait pas le moine, ici, le smoking fait l'agent
secret !
Délirant en diable, avec les ingrédients
habituels, pleins de clins d'œil : playboy à la
Bruce Wayne, son chauffeur (Kato ?), des drôles de dames - en
vrac : une blonde (et son neurone) et deux brunes à lunettes
(dont la Love et vite !), le méchant
mégalo de service et son savant fou, le copain black
façon Chris Rock, etc.
AV ! Traqueur
de croco en mission périlleuse (The crocodile hunter)
Une très bonne surprise, d'autant qu'on craignait un Crocodile
Dundee XXVII !
Mélange habilement une émission australienne
à la Dieuleveut-Hulot avec un sacré mess
dû à une guéguerre entre CIA
et NRO : à croquer !
AR : Un petit cas de conscience
Le pendant féminin d'un autre cas de conscience ?
Très verbeux aussi, et trop
littérairo-emprunté (semble de prime abord aussi
enc... de mouches que Pour un oui ou pour un non) -
mais non dénué d'humour de par son outrance... ah
bon, ce n'était pas caricatural ?
semaine du 18 au 24 décembre 2002 :
AR : 2 ans après
... l'étonnant (et beau) documentaire
récompensé un peu partout dans le monde, voici
l'occasion de répondre à quelques-unes des
nombreuses lettres enthousiastes reçues, et de donner des
nouvelles des glaneurs, deux ans après...
... ainsi que de ces pommes de terre (et des carottes !) en forme de
cœur, rejetées par la
société car non standards !
AR ! Cool and crazy
Les compagnons de la chanson version norvégienne ?
Particulièrement actuel (le froid, Noël qui
s'approche) et dépaysant : ce froid (des paysages
à couper le souffle) et cette chaleur (les voix du Berlevag
Male Choir) exotiques...
AV : L'enfant qui voulait être un ours (Drengen der ville vaere bjorn)
Un Mowgli des neiges, en quelque sorte, où les parents
adoptifs prennent le pas sur les
parents
biologiques...
Une vraie histoire à plusieurs niveaux de lectures (un vrai
"tout public")
agrémentée de très beaux ciels en
aquarelle, et sponsorisée... par un ancien conseiller
régional !
AR ! Failan
Encore un film de gangsters chinois - pardon, coréens ! - se
dit-on pendant la première heure ;
puis,
par un renversement
temporel ici bienvenu et un parallèle
réussi entre ce qui s'est passé (du
côté du personnage féminin) et ce qui
se passe côté
gangster, on
comprend qu'après une
assez longue mais somme toute nécessaire exposition, le
meilleur reste à venir !
Une réussite dont la musique évoque assez celle
de Mort
à Venise et l'intrigue,
finalement la
très belle nouvelle de Stefan
Zweig, Lettre d'une
inconnue (récemment massacrée
à la télévision par Jacques
Deray et Jean-Claude
Carrière - après Clarissa,
etc.)
AV : Hyper
Noël (Santa Clause 2)
Finalement, Monsieur Bricoleur en Père Noël,
ça passe assez bien...
... et puis voir Elizabeth Mitchell en proviseur ou en Mère
Noël, c'est plus que délicieux :
c'est une
urgence
!
AE : Le loup de la côte Ouest
L'avantage d'être connu,
c'est d'avoir pu trouver le financement pour réaliser ce loup
qui, sur le papier, tenait la route mais qui ne saurait rendre
à l'écran - comme il le sera balancé
en guise de congé au spectateur consciencieux et/ou
masochiste qui aura bu jusqu'à la lie ces 2 h 12...
De la quasi-permanente voix off chevrotant
jusqu'à la caricature (pauvre Valérie
Dréville qui devrait un peu moins s'abandonner aux metteurs
en scène et/ou un peu plus réfléchir
à ses choix professionnels) à la tout aussi
exaspérante scie (en guise de musique d'accompagnement ?) en
passant par le jeu déplorable façon
Lætitia Casta d'une mannequin, d'une apprentie mannequin
(certes au joli postérieur), d'un jeune premier
torturé, de policiers, etc. il est vrai tous desservis par
des dialogues imbitables et une mise en
scène cachant sa misère à grands
renforts de mouvements de caméra autant
maniérés qu'inutiles...
Quant à l'intrigue, peu importe sa complexité ou
son dénouement : on sait qu'elle n'est qu'un prétexte - mais
à quoi ?
AV : Mon idole
Un sujet a priori sans aucun intérêt (les
coulisses d'une trash-TV)...
Heureusement, on s'en échappe vite (à la
campagne) et entre dans un huis clos autrement plus
intéressant !
L'image du père (mais aussi celle de la petite fille !), le
pouvoir (domestique et en société) :
thèmes abordés et explorés avec plus
ou moins de bonheur et de rythme - mais c'est globalement assez
réussi...
AV ! Le papillon
Mimi comme tout : on le sait d'avance, mais on en redemande !
Car, reconnaissons-le, ça fait fichtrement du bien -
ça donne des ailes... et en sortant, un sourire jusqu'aux
oreilles !
AR ! Salomé
Ouf ! La pénible et inutile première demi-heure
alternant intentions et interviews passée, l'enchantement
peut commencer : place à la danse !
Un régal pour les yeux (lumières et mouvements)
et les oreilles (ah, la musique !)...
... et, bien sûr, la célèbre danse aux
sept voiles !
Et en sortant, pour prolonger le plaisir, en profiter pour (re)lire la
pièce d'Oscar Wilde...
Le seigneur des anneaux : les deux tours (The Lord of the
rings : the two towers)
AV ! Un monde presque paisible
... dans un atelier presque de rêve !
De très belles images (et même quelques
"arrêts" dessus qui rappellent la technique du Dossier
1) pour des sentiments itou - ce qui n'allait pas de soi
à la sortie de la guerre !
Interprétation et dialogues impeccables.
AR : Une longue, longue, longue nuit d'amour
... celle du 21 décembre, la plus longue de
l'année (sous nos latitudes), illustrée
à travers six parcours nocturnes :
- celui d'un écrivain en panne (de trains) et d'une femme
échouée ;
- celui d'une femme (récemment) libre fuyant (les lions ?)
en twingo ;
- celui d'une mère célibataire et de sa
sœur en mal d'amant (ronfleur) - ou plutôt d'enfant
;
- celui d'une gérante d'un institut de beauté
à la veille de son (riche) mariage et d'un de ses jeunes
employés (pas que garçon coiffeur) ;
- celui d'une radio-amateur aveugle qui entre en contact avec un
contrebandier marin ;
- et celui... de la belle et du clochard !
L'exercice a ses limites avec ses passages obligés mais il
reste plaisant - si ce n'est un abus des vieux amants
: quand on aime, certes on ne compte pas mais on peut quand
même varier les plaisirs !
Les Sept samouraïs (Shichinin no
samouraï)
semaine du 11 au 17 décembre 2002 :
AR ! Bulletin secret
La lente et difficile avancée de la démocratie en
Iran, incarnée à l'occasion d'un jour
d'élections par
l'improbable duo
constitué d'un soldat obsédé par les
contrebandiers chargé de veiller à la
régularité des votes
et
l'envoyé officiel du
gouvernement, une (très) jeune femme enthousiaste comme
un... premier matin !
Mais qu'il est difficile de faire voter librement et en personne les
femmes sans leur mari, ceux
qui
bien qu'Iraniens ne parlent
pas persan, les pêcheurs pour qui un jour
chômé est un jour sans pain, etc. même
en leur
amenant
l'urne à domicile ! (ne
cherchez pas, il n'y a pas de contrepet)
AR : C'est le bouquet !
Plus accessible et distrayant que Pour un oui ou pour un non,
mais moins que son précédent
: assez rhétorique, quand
même...
ce qui peut quelquefois
agacer
!
Mais de bons numéros d'acteurs dirigés par une
réalisatrice qu'on ne présente
plus...
AV ! The extremists
Mais comment font-ils ça ?
D'accord, il y a des trucages, mais quand même !
AV : Fashion victime (Sweet home Alabama)
... ou cachez vos racines, elles ne (vous) reprendront que mieux !
Bon, d'accord, il vaut mieux aimer Reese
Witherspoon (je
ne sais toujours pas ce qu'elle fait avec sa cuillère, mais
bon), mais sinon, c'est très
supportable -
quoiqu'un tantinet
longuet...
Regina !
AR : Sweet sixteen
Un garçon de quinze ans, petit dealer de
cigarettes de contrebande dont la mère
ex-junkie
va sortir de prison à ses
seize
ans, décide de passer à des produits plus...
rémunérateurs (pour offrir une caravane
à sa mère
!)
dans une Angleterre
décidément
restée très victorienne...
Les pauvres sont toujours pauvres, mais ici ils ne vont pas
forcément rester honnêtes...
AV
!
La turbulence des fluides
Délicieux.
Rappelle agréablement un
32 août
sur
Terre...
... devinez pourquoi !
AV ! The good fairy (La bonne fée)
Non monsieur, je ne puis accepter, mon mari...
Comment s'appelle-t-il ? Son métier ? Pour l'employer ?
Mmm... Voilà l'occasion de jouer... les bonnes
fées !
Délicieux.
semaine du 4 au 10 décembre 2002 :
AR ! Angela
Une femme (de et) dans la mafia...
Une entreprise familiale
de vente de poudre blanche, comme s'il s'agissait d'un banal commerce -
de chaussures, et sans prise de conscience des conséquences
de ce commerce de la mort...
Bon, ce n'est pas là le propos - reste un portrait d'une
femme amoureuse : après tout, qu'importe le milieu,
pourvu qu'on ait l'extrême ?
AR : Bienvenue à Collinwood (Welcome to
Collinwood)
Un remake du Pigeon,
très Affreux, sales et méchants,
qui, tant qu'à faire, aurait pu être un peu plus délirant...
...et relevé ?
AR ! Bord de mer
Bah moi, j'aime bien la mer, quelle que soit la saison !
Alors fuck les critiques tièdes, et
apprécions cette aquarelle en baie de Somme où,
les sentiments tendant à s'enliser, il faudra du courage -
ou saisir l'occasion - pour s'en arracher !
AR ? Le chemin des lucioles (Hotaru, the firefly)
Un peu difficile à se mettre en place au début
(retours en arrière variés, difficulté
à différencier les personnages pour un
œil non asiatique) et un peu lourd : "Le but de ma
vie, c'est de t'accompagner au cimetière de tes amis",
dixit l'épouse en dialyse qui, pour bien que les choses
soient claires, se tient les reins en jardinant !
Heureusement, ça s'arrange dans la deuxième heure
: on sait qui est qui (et à quel période de sa
vie), et le propos se précise (la lente reconnaissance d'une
période trouble du Japon : l'envoi des jeunes Japonais comme
kamikazes en 1945 et l'embrigadement des Coréens par le
Japon - à travers l'amour dévoyé d'une
"mère" et celui, pérenne, d'une jeune
japonaise...)
AR ? Dans ma peau
Une version féminine du Roi Pêcheur ?
Oui, s'il s'agit que la plaie ne se referme pas, de vivre
avec/malgré le sang qui coule...
Non, s'il s'agit d'une exploration mi-curieuse mi-narcissique de son
corps, déclenchée et rendue possible par la
découverte d'une absence de lien de cause à
douleur, d'où une certaine prise de distance comparable
à celle d'encore trop nombreux praticiens de vivisection...
Et, tant qu'à faire, manger ou se manger - telle est la
question : mais attention à la maladie de
l'anorexique-boulimique folle !
AV ! Fulltime killer
Un vrai polar, passionnant et plein d'humour... de bout en bout !
Mission
accomplie...
Harry Potter et la chambre des secrets (Harry Potter and
the chamber of secrets)
AR : René
Encore un vrai faux portrait
: à la fois troublant (fiction ou
réalité ?) et vain (quel est le but ?)...
- De l'art, en tout cas... et humain !
AR ! Séduction en mode mineur (Tadpole)
Attention, film américain - mais intelligent, dont le
scénario n'a pas été conçu
comme un produit destiné à satisfaire (!) le plus
large (!) public possible...
Ne pas manquer, donc !
Et mention spéciale pour Bebe Neuwirth, la copine de la
belle-mère du futur lauréat...
en médecine ?
AV ! The tune
Visuellement, cinématiquement et musicalement au top !
Un inédit (1992) en France de Bill Lympton...
semaine du 27 novembre au 3 décembre
2002 :
AV : Ah! si j'étais riche
Bien sûr, on pourrait ne voir dans ce film que le trivial l'argent
ne fait pas le bonheur... mais y contribue fortement !
Mais ce serait oublier les acteurs et leur jeu, formidables :
Jean-Pierre Daroussin et Valeria
Bruni-Tedeschi...
Aragon - L'an 2000 n'aura pas lieu
AR ? Aram
Trop de recul par rapport au sujet (peut-être pour se
protéger, ou essayer d'être 100 % objectif ?) :
dommage, car les sentiments en pâtissent, et tout
ça nous laisse froid...
Du coup, on se concentre sur l'intrigue qui apparaît d'autant
plus artificielle - alors reste la technique ?
Sinon, un rôle à son niveau pour Mathieu Demy...
La folie des hommes
AR ? Ivre de femmes et de peinture (Chihwaseon)
Ivre tout court, plutôt !
Ou alors, il y a eu des coupes...
Enfin, peu importe - au moins y a-t-il la peinture... et les
paysages !
Sinon, côté biographie, ça reste
confus : dommage...
Juwanna Mann
AR : La légende de la forêt
...viennoise ?
Non, japonaise !
Des dessins animés plutôt pour grands que pour
tout petits, leur contenu métaphorique donnant à
réfléchir, de La sirène
qu'on vous obligera "totalitarisment" à croire qu'elle n'en
est pas une au Hitler "déforesteur" et exterminateur de
fées de la Légende de la forêt
(assis par la lâcheté d'un écureuil
volant ?) - en passant par la descente aux enfers du Saut,
tempérée il est vrai par l'humour
grinçant de La goutte et parodique du Film
cassé...
AR : Marche et rêve (Les homards de l'utopie)
Et pourquoi pas ?
Certes naïf (mais tire plus vers l'utopie que la niaiserie),
typé (mais plus folklorique que caricatural), et pourvu d'un
petit parfum d'amateurisme qui, assez vite, finira par nous faire
tomber sous le charme : un miracle ?
Mais alors un miracle rouge !
AR : Monrak
transistor
Plein de charme, d'humour, de chansons sirupeuses...
... et de réalisme, rappelant que la Thaïlande
reste un pays très inégalitaire et
policier !
AV : La
planète au trésor (Un nouvel univers - Treasure
Planet)
Mi-classique (l'intrigue de l'île au trésor),
mi-futuriste (la localisation - l'espace, les effets
spéciaux - jeux vidéos, supernovae) :
quasi-réussi !
Tout public.
AR : Policarpo (Policarpo Quaresma)
Et si, lors de leur fondation, les États-unis
d'Amérique avaient écrit dans leur Constitution
que la langue(s) officielle(s) serai(en)t celle(s) de ses habitants
d'origine, les Indiens, et non une langue
"importée" ?
C'est cette utopie (mais au Brésil, devenu une jeune
République à la fin du XIXè
siècle) qui sert de point de départ à
cette délirante mais "questionnifère" biographie
de Policarpo, à qui ni hôpital psychiatrique, ni
rééducation à la campagne ne seront
épargnés !
AR : Sibérie, la dernière nuit
Un spectacle de fin d'année, quoi...
Au tout début, ça fait un peu peur - c'est
carrément mauvais - mais ça s'arrange vite,
heureusement !
Une vraie fausse improvisation, assez bien rendue malgré
quelques séquences de caméra errante qui, puisque
c'est quand même pour de faux, auraient pu être
retournées !
Mais bon, bilan globalement positif - en espérant toutefois
que la vodka et les cris sont moins abondants, dans la vraie vie...
Le temps d'un automne (A walk to remember)
AR ? La vie nouvelle
Une sombre
histoire de trafic humain par la mafia russe, avec son
cortège de violences masculines et... canines !
Pas pour tout public - il faut un peu plus de cinquante neurones
connectés pour, sinon apprécier, entamer un
décodage...
Et la sortie limitée dans une salle d'un complexe parisien
ne met hélas pas à l'abri d'une erreur
d'aiguillage conduisant quelques couples de tels spécimens,
probablement refoulés d'Harry Potter par manque de place et
alléchés par un avertissement au moins de seize
ans qui faisait ici référence à
l'âge mental, voire au QI, venir leurs pop corn fressen...
...et étaler bruyamment leur inculture avant de retourner
(dix minutes avant la fin !) à leur obscurité
dont décidément, fort de leur multitude, ils ne
voudront - sauront - jamais dépasser !
semaine du 20 au 26 novembre 2002 :
AR ? Au plus près du paradis
Entièrement centré autour du personnage
interprété par Catherine Deneuve, d'abord
à Paris (ses ex-, son patron, sa fille gay,
son frère alcoolique) puis à New York pour un
rendez-vous très Nuits blanches à
Seattle au sommet de L'Empire State Building...
Tout cela est bien improbable (pour ne pas dire gnangnan) : aussi
voyons ce film plus comme une fantasy comme disent
les Anglo-saxons, une rêverie féminine qu'une
réelle histoire d'amour - car tel qu'il est
plaqué, le couple William Hurt/Deneuve, on n'y croit pas
vraiment !
AR : Le bruit, l'odeur et quelques étoiles
Plus proche de la tragédie grecque que du reportage, on
goûtera les mots et la musique de Zebda, moins le choix - pas
toujours inspiré - ni le montage - orienté - des
témoignages...
... mais bon : on peut à juste titre en avoir marre qu'un
homme politique puisse tenir des propos racistes en public sans
être poursuivi ni sanctionné (par au moins une
inéligibilité !), ce qui d'ailleurs ne
peut que le conforter dans son impression "d'intouchabilité"
- et pas au sens hindou !
En tout cas, pas plus que les crachats, l'odeur des cités ne
lui aura coupé son appétit, à ce
cousin... bananier !
AR ! La chatte
à 2 têtes
... ou plutôt à 2 queues !
Splendeurs (passées ?) et misères de la faune
d'habitués d'une salle de cinéma porno (et de ses
toilettes !), à la recherche d'un plaisir bref et triste...
Après avoir réglé ses comptes avec son
père dans son film précédent,
Jacques Nolot nous livre ici le côté obscur de son
désir, comme un bilan peut-être un peu cru mais
sincère que je ne saurai que vous conseiller d'aller voir...
Mais vérifiez quand même la propreté de
votre siège avant de vous asseoir !
AR : Ciao Bella ciao
La France, terre d'asile, n'accueille pas que des dictateurs Africains
ni ne refuse réfugiés Afghans ou Kurdes d'Irak :
elle a aussi accueilli des Italiens des années de plomb,
dont on sait que les chefs d'inculpation restent pour le moins
douteux...
C'est donc tout à son honneur... du moins jusqu'à
ce que la Gauche, écartée du pouvoir pour cinq
ans...
Témoignages des suites d'un mai 68 de l'autre
côté des Alpes et de la vie d'exil de ses acteurs
dont la mort d'Aldo Moro, en 1978, a entraîné la
chute...
AR ! Grill point
Très juste... Rien que de très banal - deux
couples qui cassent - mais très bien filmé et
interprété !
Et une bande son entêtante des 17hippies
très présents !
AR ? Heaven
Un bon scénario du réalisateur de Bleu,
Blanc, Rouge et des Décalogues
qui aurait hélas dû être
traité par lui-même...
Car si la première heure du film tient en haleine
(malgré quelques invraisemblances, il est vrai !),
la dernière demi-heure s'étire en vain, faute de
propos - ce qui n'aurait en aucun cas été le cas
dans une version de Kieslowski !
AV : Joue-la
comme Beckham (Bend it like Beckham !)
... ou la libération de la femme, indienne, passant par le
foot ?
Consensuel et prévisible - mais drôle,
il y aura des bons sentiments pour tous : à voir
seul, en famille, en bande d'amis ou à deux !
AR ! Ma mère préfère
les femmes (surtout les jeunes...) (A mi madre le gustan la mujeres)
En fait, le personnage central de cette histoire est la fille cadette
de cette mère
à l'improbable (ou du moins anecdotique) coming out :
sa vie amoureuse (et si elle était gay,
elle aussi ?), professionnelle (exploitée dans une
maison d'édition en attendant de faire lire son roman), ses
relations avec ses parents et ses deux sœurs (et son
psychanalyste !)...
C'est délicieux, mais reste toujours prévisible -
on n'a pas dit caricatural ; et on aurait aimé suivre un peu
plus le personnage de l'amie de la mère - sans doute se
trompait-on de film !
AV ? Meurs un autre jour (Die another day)
Quoi de neuf ?
Rien que du vieux...
Pas crédible, mais pas déplaisant...
AR ? (IG) nobel
Les oppositions vieux/jeune, (ami du) père/fils,
instruit/à instruire, spirituel/corporel et...
noble/ignoble, bien que quelque peu manichéennes, restent
intéressantes à traiter - si ce
n'était (mea culpa pour la faute de
grammaire !) le maniérisme des mouvements de
caméras (zooms/travellings appuyés) et des
dialogues...
On préférera donc un autre
voyage à Stockholm...
AR ! Romances
de terre et d'eau
Humbles témoignages de paysans du sertao
(dans le Nordeste du Brésil), qui connaissent encore la
famine quand la pluie ne vient pas, travaillant pourtant d'arrache-pied
pour cultiver une terre qui ne leur appartient pas (pas plus que les
points d'eau) afin de vivre - ou plutôt de
survivre ! - en vendant le produit de leur labeur une
bouchée de pain (!) à d'autres
profiteurs...
Il fallait leur donner la parole, ce qui est fait ; et rappeler si
joliment que la poésie et l'art fleurissent aussi sur une
terre aride !
AR ! Le
sourire de la mère (L'Ora di religione)
Un peu jocondien, ce sourire !
Captivant de bout en bout, un vrai polar quelquefois
délicieusement surréaliste, mais toujours
maîtrisé...
100 % art : rhétorique mais aussi musical et...
beau !
AR : Vers la révolution en 2 CV
Un voyage en Dedeuche de Paris au Lisbonne du 25
avril 1974, lors de la Révolution des
œillets qui mit fin à la dictature...
Ce qui aurait pu être une promenade de santé
devient cependant une aventure(s) pour (entre) ses trois protagonistes,
car outre l'état... fatigué de la 2 CV, il faut
passer par l'Espagne, qui, à l'époque, avait elle
aussi sa dictature (depuis 1939), et craignait la contagion de la
liberté (qui advint l'année suivante, mais par la
mort de Franco - mais ceci est une autre histoire...).
Très plaisant (et musicalement nostalgique), même
si un peu long sur la fin !
AR : War photographer
Portrait de photographe avec guerres...
Une profession nécessaire (pour montrer et
dénoncer), ambiguë
(observer sans intervenir) et utile - ainsi on sait
ce qui se passe... mais que
fait-on
contre ?
À nous tous d'y répondre... et d'agir !
AR : Délivrance
L'Amérique profonde vs.
l'Amérique profonde...
Et on règle ses comptes soi-même !
AV ! Les plus belles années de notre vie (The
best years of our
lives)
En tout cas de belles heures (presque trois) de cinéma !
Une remarquable peinture du retour au pays (Boone city) en 1945 de
trois soldats (terre, air,
mer)
appréhendant
après
tout ce temps les retrouvailles avec leur famille (enfants, femme et
fiancée) et de leur
difficile
réinsertion
professionnelle (banquier, glacier et... pianiste !) : juste,
drôle, délicieux !
semaine du 13 au 19 novembre 2002 :
AR ! Afrique,
je te
plumerai
Semble brouillon, mais apprend beaucoup sur le Cameroun (et sa
littérature !), qui fut sous
protectorat allemand jusqu'en 1919, puis
occupés par les Français (et les Anglais - le
futur Nigéria) jusqu'à l'indépendance
en 1961 et
la
démocratie... à venir
!
Mêle habilement images d'archives, "reconstitution" de
l'histoire du royaume
Peul jusqu'en 1991 (le
film date de 1992) et un final musico-humoristique bien senti !
AV : Aime ton
père
... à défaut de marcher dans les pas de
ton père ?
Une confrontation père-fils à l'écran
(et dans la vie ?) ou plutôt entre écrivain
fraîchement
nobelisé et celui qu'il aurait
voulu être sa... prochaine réincarnation, sans
jamais s'être soucié de son éducation !
Fichtrement bien servi par ses interprètes, jusqu'aux...
cadavres !
AV : All or nothing
... c'est bien ça : être riche ou pauvre en
Grande-Bretagne, c'est tout ou rien... et
ça passe ou ça casse !
Ici, ça va casser : boulot de m... et personnages frustres -
mais ça n'empêche pas les
sentiments
!
AR : Bâtards
... ou ne jamais tomber en panne sur l'autoroute, et sinon se
méfier des bornes d'appel si l'on
n'arrive pas à accrocher
le réseau avec son portable !
Drôle de famille, tout de même - haute en
couleurs...
Très plaisant, un seul défaut : n'a pas su
trouver sa fin !
AR ? Carnages
Académique en diable : l'image, le cadre, les
déplacements de la caméra et... le
scénario
!
On sait bien sûr que tous ces personnages ont quelque chose
en commun et que l'on va
découvrir quoi, mais ils sont si
nombreux et ça va mettre du temps (2 h 10, quand
même !) - et on n'est pas sûr qu'au final
tous les liens aient été
matérialisés !
Bref, inutilement compliqué, aurait gagné
quelques coupes - l'histoire du torero et des
événements afférents a
déjà été
traitée tant de fois, et mieux...
AR ? La dernière lettre
Du théâtre filmé, plus
précisément un monologue, la dernière
lettre d'une mère à son fils
avant
l'holocauste...
Il faut saluer le travail de mise en scène, les
éclairages, les ombres, le son, le montage... et
bien
sûr l'interprétation
!
AR ? Deux
Apporte certainement plus que le dernier James Bond...
Mais aurait quand même gagné à
être un peu moins brouillon, et moins verbeux, et le
montage
moins saucissonné : la
compréhension n'aurait pas forcément
été au rendez-vous, mais la réflexion
aurait eu sa place
!
AR ! Flagrant
délire (Stark raving
mad)
Eh, Dude,
elle est
où
ma statue ?
Délirant et jubilatoire, plus qu'un
précédent casse
à (très) gros moyens !
AV : Pour un
garçon (About a boy)
... ou pour draguer la copine de sa mère
célibataire et dépressive ?
Car même en étant riche plutôt que pauvre, c'est tout ou rien...
et ça passe ou ça casse !
Ici, ça finira par passer : pas de boulot de m... (mais une
rente !) et personnages vide ou suicidaire - mais ça
n'empêche pas non plus les sentiments !
AR : Soif
Encore une histoire d'indépendance
- ici du Maroc...
Stylisé (plein de fusils face à face et aucun
coup de feu !) et un peu lourd en symboles (le grand-père
qui expire juste quand le petit-fils vient au monde, la
maîtresse - euh, la femme du lieutenant français
qui s'échauffe dans la chaleur de la nuit, le mari trop...
sollicité par son devoir n'ayant pu remplir son devoir...
conjugal !), mais on interprétera comme on voudra :
finalement, le grand-père n'aura pas survécu
à l'explosion de la pompe qu'il n'aura jamais eue et la
femme... ah, l'exotisme !
AR ! Spider
Un lent et précis travail de reconstruction de la
mémoire - comme une toile qu'on tisse ?
Remarquable.
NB - attention : reconstruction ne signifie pas
récupération des anciennes données !
AV ! Une femme de ménage
Rien que du bonheur : les personnages sont si vrais qu'ils pourraient
être... eux-mêmes, et Paris au mois
d'août comme la Bretagne quand il ne pleut
pas, c'est quand même beau !
Comme quoi toutes les Lolitas
ne sont pas forcément fatales... et peuvent s'y
connaître en balais !
AR ? Yellowknife
Un road movie canadien, tabernacle, qui commence
à deux, puis deux de plus, à travers la grisaille
du climat et des night-clubs pas vraiment fun...
Une aquarelle sur le désir (triste) - mais pas sur l'amour !
- et une fin bâclée... par impuissance ?
AR : Les innocents
(The innocents)
A dû inspirer (car date quand même de 1961 !) Les Autres
(et L'exorciste !) : c'est assez flagrant !
Mais d'une sobriété et d'un intimisme qui valent
toutes les copies ultérieures !
semaine du 6 au 12 novembre 2002 :
AR ? Anita
n'en fait qu'à sa tête (Anita no perd el tren)
Pour lectrices de la collection Harlequin...
Les autres chercheront (pour passer le temps) d'autres clins
d'œil genre Vénus sortant des eaux
ou réfléchiront sur des aphorismes comme "l'amour
est une démocratie qui finit en dictature" et se demanderont
si tout cela justifie ce qui, certes plaisant, fleure quand
même la caricature...
AV ! Demonlover
Bizarrement boudé par certains critiques intellos, ce polar
intelligent tient en haleine le spectateur pendant ses deux heures
où, loin de l'embrouiller, les pièces du puzzle
prennent peu à peu leur place et lui dévoilent...
ce qu'il avait deviné : quelque chose comme "on est toujours
puni par où l'on a péché " !
Et la boucle est bouclée...
AR ! Dérapages
incontrôlés (Changing lanes)
... ou pétages de plombs dans le pays de l'individualisme,
la jungle des gros arrangements avec la loi !
Cela devait arriver, à force de se tenir en
équilibre sur le fil du "maintien des acquis...
malhonnêtes", ou de s'aveugler par l'image de père
qu'on s'est faite de soi... plutôt que de l'être !
AR : Et la vie
... c'est avant tout le travail ! (Mais pas forcément la
santé)
C'est du moins ce qu'il en ressort, surtout dans ces régions
économiquement sinistrées où, encore
aujourd'hui, on souhaite à ses enfants d'échapper
à la vie qu'on subit - même si l'on ne sait pas
trop à quelle autre
vie aspirer...
AR : L'homme
sans passé (Mies Vailla Menneisyyttä)
Pour découvrir le style d'Aki Kaurismäki, mais ce
n'est pas le meilleur, de La fille aux allumettes
à Au loin s'en vont les nuages en
passant par les Leningrad Cowboys ...
... ou bien on ne s'est pas aperçu qu'il s'agissait d'une
aquarelle, remarquable !
AV : Insomnia
Un film américain à partir d'une idée
venue d'ailleurs : rien que de très banal...
Résultat honnête si l'on oublie l'original, mais
un peu long... comme le jour ?
AR ! Jay
et Bob contre-attaquent (Jay and Silent Bob strike back)
Film culte, des comics (un peu) au
cinéma hollywoodien (beaucoup) assaisonné
à l'humour potache et saupoudré de quatre
"bimbos" façon drôles de dames...
Et, en exclusivité, quelques phrases de Silent Bob
: que demande le peuple internaute ?
AV : Juste un
baiser (L'ultimo bacio)
Bien rythmé et interprété - ce qui
ferait somme tout presque oublier les poncifs qu'il charrie...
... faute d'une étude un peu plus profonde des sentiments
vers la trentaine (actuelle et... passée !), et pas
exclusivement dans les milieux aisés !
AR : Le voyage
à la mer
Un peu long à démarrer (on craint le "bon,
voilà je vous filme, alors qu'est-ce que vous avez
à me dire, mes gentils voisins de camping ?"), mais on
s'habitue et l'intérêt est au rendez-vous !
À suivre... aux prochaines vacances ?
semaine du 30 octobre au 5 novembre 2002 :
AR : Adolphe
Cérébral, tout compte fait - mais ce n'est pas
une critique !
Adolphe ou l'art d'être constant dans l'a-volonté
de rompre ce qui fut un (joli) feu de paille de jeunesse, mais qui
chaque fois va se raviver par la présence après
l'absence, l'interdiction après la lassitude...
... jusqu'à une consomption très
"caméliesque" !
AR : Bloody Sunday
... ou comment une manifestation pacifique s'est terminée
dans le sang, un dimanche de
janvier
1972, trente ans déjà -
et combien de morts inutiles en plus ?
Une reconstitution étonnante et prégnante...
AV : Décalage horaire
Déprimant comme une - non, deux séparations et un
hall de Roissy, le dimanche, et sans
Bécaud !
Improbable et enlevé.
AV ! Dragon rouge
Sans commune mesure avec le nullissime épisode précédent
: une
réussite !
Il faut dire que le roman avait déjà
donné lieu a une (bonne) adaptation en 1986 (Le
sixième sens de Michael
Mann), actuellement sur vos (petits) écrans...
AE : Enquête sur un monde invisible
De deux choses l'une : ou il s'agit d'une fiction (dont
l'intérêt est plutôt limité)
traitée comme
un reportage, ou il
s'agit d'un vrai "reportage", et c'est affligeant !
De bien belles images aériennes d'Islande, cependant !
AV : Halloween resurrection (Halloween n°8)
Une très bonne idée qui permet de remettre le
couvert...
... en attendant une prochaine émission sur le net
?
AR : O Invasor (L'intrus)
... c'est celui qui a débarrassé
l'associé gênant de deux autres, et s'emploie
à prendre sa place...
et sa fille !
Le tout dans un Sao Paolo glauque et corrompu, à l'image des
commanditaires de ce
meurtre... plus que de son
exécutant !
AR : This is my moon
Une réflexion sur le désir, l'amour et les
traditions dans un petit village sri-lankais : de quoi
être indécis pour les
personnages...
... et, pour le spectateur, attentif à leurs "pas de deux" !
AV ! La fille de la 5è
avenue (Fifth avenue
girl)
On trouvait bien que ça avait un petit air de ressemblance
avec Mon
homme Godfrey - mais ici il s'agit d'une femme (et
quelle femme !) :
Ginger...
Une autre perle (de 1939) due à Gregory
LaCava...
semaine du 23 au 29 octobre 2002 :
AV ? Austin Powers dans Goldmember (Austin Powers
n°3)
Goldfinger était le troisième
James Bond, et il y en a eu beaucoup d'autres... on voit
ce
qui nous attend !
Enfin, il y a des progrès par rapport au précédent
: plus de
scénario, (un peu) moins de scato...
Chiens des neiges (Snow dogs))
AV ? Créance de sang (Blood work)
Se laisse voir - du moins en version originale, c'est ce que l'on s'est
répété, tandis qu'une
erreur
malvenue fit que l'on
s'était retrouvé à subir une version
doublée...
... où, entre deux horripilants mouvements de
lèvres asynchrones, on avait largement le temps
de deviner l'intrigue
banale et d'en relever les invraisemblances flagrantes !
Ernest Shackleton, naufrage de l'Antarctique
(Shackleton's Antartic
Adventure)
AV ! Le fils
Un cadrage serré et très proche de son sujet
(comme pour Rosetta)
histoire d'essayer de percer ce qui
se passe dans la tête
de ce fils, croit-on d'abord, puis de ce père croit-on
ensuite - mais pas nécessairement celui
auquel on pourrait
s'attendre...
En tout cas, en ces temps de répression à tout
crin, quel bonheur que cette proposition de
substituer à la perte
l'adoption, à la colère le pardon, à
la réclusion l'éducation, sur un fond de je
sais et
je ne sais pas
aussi honnêtes que nécessaires, justes
qu'évidents !
Le gâteau magique
AV ? La mentale
Assez frustre dans le milieu qu'il décrit, pas vraiment
crédible quant à l'appartenance ethnique
des personnages de
Samuel Le Bihan et de Clotilde Courau... et ces amitiés
virilo-clano-familiales finissent par
nous gonfler !
Sinon, se laisse voir : une version "deuxième
génération" d'un polar des
années
cinquante...
AV : Le
transporteur
On sait à quoi s'attendre (un remake de Taxi
sur la promenade des Anglais), et on ne sera pas
déçu !
Règle n°1 : le contrat n'est pas
renégociable.
AR ? Visitor Q
Le problème du format DV, c'est que comme il ne
coûte pas cher, n'importe qui peut filmer n'importe quoi...
Plus exactement, car il faut quand même penser à
la distribution (mais Internet fait des
progrès de jour en jour !), quelqu'un déjà
(re)connu peut filmer n'importe quoi, histoire de voir
jusqu'où il peut aller, comme ça....
C'est ce qui nous gêne, cette gratuité,
cette absence de réflexion quant aux conséquences
de ce qui est lancé à un public qui n'aura pas
forcément la capacité de prendre le recul
nécessaire à déchiffrer ce théorème
(si déchiffrement il y a !), cette oblitération
de la responsabilité dans son art -
d'autant plus brutal qu'il atteint directement le spectateur, sans
intermédiaire (hors un petit rond flou !), à
l'opposé de la littérature où le
lecteur doit d'abord effectuer un décodage...
Un trash-movie non sponsorisé par la
Maison du Japon, les produits laitiers, les tapettes, etc.
semaine du 16 au 22 octobre 2002 :
AR : Choses secrètes
Très bien interprété, très
bien filmé (et éclairé),
très bons dialogues...
Dommage qu'on ne parle que d'argent, de désir, mais
jamais... d'amour, qui lui, se
partage et se f... de la
réussite !
AR ? Défense
d'aimer
Ça commence dans ce qu'on pourrait qualifier d'une auberge espagnole
- mais romaine : la Villa Médicis...
Le héros - qui est aussi le réalisateur
- erre dans la première et plaisante moitié du
film un peu à la manière du héros de La
sentinelle, plus contemplatif qu'actif...
Mais, au fur et à mesure que la solitude qui
imprègne cette froide - côté
ombre - et hors saison demeure italienne finit par l'enfermer
dans son impasse amoureuse (et par trop autobiographique ?), le
spectateur, lui, commence à bâiller : dommage !
AR : La moitié gauche du frigo
Hé ! Hé !
Le suivi dans sa recherche d'emploi par son colocataire
vidéaste d'un jeune ingénieur
mécanicien au chômage sur fond
de profits et de dégraissages records dans la Belle
Province, elle aussi en proie à la
mondialisation...
Un sujet qui rappelle une fois de plus l'inhumanité et
l'absurdité du capitalisme dans sa
version
financière, dont
s'inspirait aussi un film
récent,
artistiquement très
réussi...
AE : Quelqu'un de bien
Pédale douce II, version "fraternelle" ?
Assaisonnée de fric, de grosses bagnoles
(étrangères), et d'une vision des femmes
à la
hauteur... de ce que(ue)
compensent BMW et autres Mercédès : courte,
très courte !
Bref, zéro de conduite... des unes et des autres !
AV ? Signes (Signs)
Lent (ce n'est pas forcément rédhibitoire), peu
d'effets spéciaux (c'est trop ou pas assez), et
frustrant de par l'absence
de réaction d'un Mad "Big shit" Max
méconnaissable, anesthésié,
replié sur lui-même, résigné
à ne plus vivre : quasi-autiste, quoi !
Et comme le scénario s'avère finalement
décevant (pas tant dans sa chute que dans son...
épaisseur), le spectateur
scrupuleux essaiera de compenser avec son imagination ce que le
réalisateur aura laissé de
côté...
Stuart Little n° 2
AV
! La
tentation de Jessica
(Kissing Jessica Stein)
Ne pas se fier à la traduction homophobe du titre : ce n'est
qu'une histoire d'amour, tout
simplement...
Mais quelle histoire d'amour !
Avec, pour le fun, un Woody Allen féminin...
AV : L'affaire
Cicéron (Five fingers)
... c'est Poincaré !
Un film d'espionnage
déterministe, où l'on a - entre autres - le
plaisir de revoir James Mason...
Pas un des meilleurs Mankiewiewicz,
toutefois : trop véridique et manquant par trop... d'amour !
AV ! Le bon, la brute, le truand (Il buono, il brutto,
il cattivo)
Un bon point d'entrée pour découvrir les films de
Sergio Leone : entre les
"dollars" et les Il était
une fois...
Et bien sûr la musique d'Ennio Morricone !
AV ! Le dictateur
(The great dictator)
Réalisé en temps réel (1940), mais n'a
pas dû être distribué en Allemagne
à l'époque !
Peut-être le seul film "politique" de Charles Chaplin, mais
inégalé...
semaine du 9 au 15 octobre 2002 :
AR : Balzac
et la petite tailleuse chinoise
... ou le danger de la lecture pour les dictatures !
Mais aussi, au niveau individuel, comment sa découverte est
synonyme d'éveil et de liberté
!
Dans un décor naturel d'une beauté à
couper le souffle, en partie noyé depuis,
l'évocation en
partie biographique de la
"rééducation" de deux fils de
"réactionnaires" qui vont
apporter Mozart et la
littérature "interdite" dans ce village de montagne
"maoïsé"...
AR : Blissfully yours (Sud Sanaeha)
Lent (très) mais bon...
comme une montée de sève !
AV ! Bowling
for Columbine
Édifiant...
Comme tous les documentaires de Michael
Moore, hélas pour les
habitants des États-Unis... et de leurs ennemis !
AV : Les divins secrets (Divine secrets of the YaYa
sisterhood)
... ou comment débrouiller une relation
mère-fille ?
Un film (XX) féminin (réalisé par une
femme, d'après deux romans d'une femme,
interprété
par... des femmes !), avec
les qualités et les défauts inhérents
au genre...
... mais très plaisant !
AV ? Embrassez qui vous voudrez
Comme si on n'était pas assez envahi par le
cinéma américain, faut-il vraiment qu'on adapte
des romans ou des pièces
anglo-saxons (eh oui, le théâtre
n'échappe pas à la règle !) : n'y
a-t-il donc plus d'auteurs en
France ?
Ou attend-on qu'ils meurent jeunes, pour économiser sur les
droits d'auteur ?
Parce que quand ils vieillissent, n'ayant plus d'idées...
ils réalisent !
AV : Les étoiles filantes
Quatre, en vérité : quatre dessins
animés scandinaves pour nos chères
têtes blondes...
Deux font intervenir des humains (un petit bonhomme au commencement du
monde, deux
enfants de part et d'autre
d'une frontière que la guerre habille de
barbelés), deux des animaux (une taupe à la
recherche
du site d'atterrissage
d'une étoile filante, un oiseau gris... multicolore !)...
Mais tous ont leur petite morale sous-jacente, que les parents pourront
expliquer !
AV : Parlez-moi d'amour
... c'est, outre la chanson, ce que demandera à ses amies
cette femme à bout de couple...
Un essai peu ou prou autobiographique pour comprendre comment les
choses en sont arrivées
là, qui bien sûr
n'apportera pas de réponses, mais permettra du moins de
clore le dossier de ces quinze
dernières années de vie
commune, et de pouvoir en ouvrir un nouveau... car malgré
tout il y a une vie après la
séparation !
AV ! Peau
d'ange
On avait lu que cela évoquait la nouvelle de Flaubert Un
cœur simple - et comme il
n'y
a guère que Fabrice
Luchini pour la sublimer (ainsi que l'annuaire
téléphonique), on était prêt
à s'ennuyer
velu...
Alors que dire de l'enchantement qui nous a gagnés peu
à peu, et va vite nous habiter
profondément et durablement, si
ce n'est qu'il relève d'un miracle, tel que l'aurait rêvé
les anges, un de
ces rares moments de grâce qui, même
passé, nous emplit de tout ce que nous allons
construire plutôt que de nous
faire regretter sa fugacité ?
Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, on ose espérer que
ce passage réussi derrière la
caméra de Vincent Perez
(qui en plus a de bons goûts musicaux) nous
épargnera ses prestations d'acteur à venir - et
oublier celles passées
!
AE : Rosa la Chine
Le poste de radio du début laissait présager
quelque gourmandise dans la veine de La
Tante Julia et le
scribouillard (avec Peter Falk) ou autre Pantaleon
et les visiteuses de Mario
Vargas Llosa !
Mais hélas, la voix off devient vite
horripilante et superfétatoire, comme le jeu de
plus
en plus outré des
acteurs - essayant peut-être de compenser la platitude d'un
récit à côté duquel un roman
de la
collection
Harlequin aurait des allures de saga à la
Indiana Jones !
AV : Spirite (L'étalon des plaines)
De très beaux décors, des couchers de soleil aux
cavalcades dans les canyons...
... car c'est une histoire de chevaux sauvages, convoités
dans le lointain Ouest par Indiens et
Tuniques Bleues... et leur
cheval de fer !
XXX
Y a une casssette ?
AV ? Invasion
Une drôle d'histoire d'ombres dans la nuit, un peu
kafkaïenne sur les bords, où l'on se rend
compte quand même qu'il
y en a deux (bords) : l'un en costumes sombres, l'autre en costumes
plus clairs, plus
nombreux...
Enfin, ce qu'on est sûr c'est qu'il y a lutte, et qu'elle
n'aura jamais de fin...
AV : Les
voyages de Sullivan (Sullivan's travels)
Ou comment faire l'expérience de la misère afin
de pouvoir réaliser un film social plutôt que ses
habituelles comédies...
... avant de s'aviser que, tout compte fait, une bonne
comédie est encore ce qu'il y a de mieux pour oublier sa
mouise !
Un film réalisé en 1941, pas vraiment dans une
période réjouissante, hollywoodesque
et happy endesque - mais non
dénué de réflexions...
semaine du 2 au 8 octobre 2002 :
AR ! Berlin is in Germany
Pas facile de s'adapter au "monde libre" quand on vient de l'autre
côté du mur, surtout quand on est resté
emprisonné onze années après sa
chute !
Cela aurait pu être ennuyeux ou misérabiliste,
mais c'est plein d'humour et d'humanité !
AV : Enfin pris ?
On est content de retrouver Pierre
Bourdieu, on ne comprend toujours pas
l'agressivité d'un Jean-Marie Cavada incapable
d'écoute (qu'il se sentît personnellement
attaqué alors que Bourdieu ne lui demandait que de
réfléchir à l'exercice de son
métier de journaliste et des
présupposés inconscients qui le poussent
à décider de ce qu'il faut présenter
au téléspectateur ne l'en excuse pas), pas plus
que les attaques par pamphlet interposé d'un Daniel
Schneidermann pas plus capable d'écoute - faut-il y voir un
corporatisme exacerbé ou le signe que les journalistes de
l'audiovisuel (quoique) sont recrutés dès lors
que leur âge a dépassé leur
QI ?
On avait hélas noté que les Arrêt
sur image portant sur les émissions à
grande (ce n'est pas qualitatif !) audience comme le
20 h de TF1 et les dérives de PPDA, Ushuhaia
et ses sponsors qui détruisent les forêts et
expulsent ses habitants, les excrétions des TV-trash
TF1 et M6 (Loft story et autres Star
Academy), l'interview - à domicile ! -
ratée du directeur de Paris Match et les
courbettes (pas vraiment inspirées !) devant l'ancien PDG de
VU (cela me rappelle le scandaleux et
récent non-débat d'Yves Calvi dans C
dans l'air sur France 5 au sujet
de l'automobile, ce fléau assassin et pollueur dont
l'existence n'a jamais été remise en question)
n'étaient pas vraiment à la hauteur des
intentions de cette émission (affichées il est
vrai lors de sa création, l'eau ayant depuis
coulée sous les ponts), mais on avait oublié que
Daniel Schneidermann, avant de retourner sa veste, était
"arrivé" (mais où ?) en interpellant
ceux qui avaient fait de même avant lui !
Rien de nouveau sous le soleil, diront certains ; d'autres,
comme Pierre Carles s'y refusent et se battent contre cette
"fatalité" qui fait que l'argent, la
médiatisation semblent pourrir ceux qui
prétendaient ne pas courir après...
... et conduire sur un divan de psychanalyse ceux qui n'y ont pas
(encore) accès !
AR : Full frontal
Attention, malgré un titre à la Van Damme, ce
n'en est pas un : c'est plus intelligent !
Et si les scènes de la "vraie vie" avaient pu être
tournées avec un chouia de définition en plus,
gageons que beaucoup de critiques auraient été
moins ronchons...
Tout ça pour dire que ce film risque de ne pas trouver son
public, ce qui serait dommage : car grâce
à ses interprètes, leurs états
d'âme a priori de peu
d'intérêt vont finir, sans devoir aller
à Tucson... par nous intéresser !
AV : L'homme du train
Une plutôt bonne cuvée de la part d'un
réalisateur qui était dernièrement en
perte de vitesse... trop de films, sans doute ?
Un tandem qui tient la route, comme les dialogues,
savoureux...
AR : Intervention
divine
Tranches de vie entre Nazareth et Jérusalem, à
travers des saynètes de querelles ordinaires,
très visuelles et grinçantes...
Et toujours l'absurdité d'un poste de frontière
et de ses gardes - à qui il arrive de péter les
plombs !
AR : Looking for
Jimmy
... et découvrir Julie "star & stress"
Delpy scénariste, réalisatrice, monteuse, etc.
Ou comment se servir abondamment de sa langue (I guess !)
et réussir 90 minutes pour parler de tout et de
riens - vous savez, ces petits riens qui font la vie !
AV ! Minority
report
Très prenant et plaisant : une réussite !
Bien sûr, S.S. privilégie les effets
spéciaux (époustouflants) et l'affect
plutôt que la réflexion, la psychologie :
l'approfondissement social, philosophique et... scientifique des
thèmes de la nouvelle de Philip K. Dick reste ouvert...
AV ! Le
château du dragon
... ou Madame Muir
(du même réalisateur) à la rencontre de
la maison d'Usher !
Premier film de Mankiewicz,
réalisé un avant son portrait de
l'émancipation d'une jeune veuve (qui pourrait d'ailleurs
bien en être la suite), ce coup d'essai est
assurément un coup de maître !
semaine du 25 septembre au 1er
octobre 2002 :
AR : Arbres
Tout ce que vous n'avez sans doute pas voulu savoir mais qu'il aurait
été dommage d'ignorer sur ces majestueux
représentants du règne
végétal...
Des étonnants baobabs qui, c'est vrai, ont l'air
d'être plantés à l'envers aux mobiles
palétuviers qu'on ne connaissait guère que par
une chanson idiote : tous racontés et
déclinés dans de magnifiques images !
AR ! Corto Maltese
(La Cour secrète des Arcanes)
Une réussite visuelle.
Pour adultes perspicaces (ou vieux enfants qui ont connu - et se
rappellent - Corto Maltese dans Tintin !) cependant, car
l'intrigue est plutôt complexe (rien que le sous-titre, par
exemple) et certaines scènes, violentes...
AR ? Dog Days
Pas vraiment sponsorisé par l'Office du Tourisme
autrichien...
Peu de films, de pièces ou de littérature
autrichiens nous parviennent, mais ceux-ci illustrent trop souvent
inhumanité, sadisme et masochisme les plus durs qu'on va
finir par admettre que la culture autrichienne reflète un
pays qui n'a pas effectué sa dénazification...
AV : Ma
femme s'appelle... Maurice
Inégal, peut-être parce que la transposition de la
pièce au grand écran laisse de
côté, dans ce cas, l'interaction du public avec
les acteurs, et d'éventuelles improvisations...
Mais bon, ça n'empêche pas le rire... ni d'emmener
sa blonde
à Venise !
AV : La
mémoire dans la peau (The Bourne identity)
Ni nouveau ni génial - mais efficace : tient la distance et
nous en haleine.
Un bon moment.
AE : Le pianiste (The
pianist)
Je sais bien qu'il ne faut pas tirer dessus, mais il y a des
limites !
2 h 30 interminables
pendant lesquelles on attend, puis on cherche, vainement, quelque
intérêt ou quelque embryon de raison quant
à la palme d'or - voire même
l'existence ! - de cette "évocation " de la Shoah
à Varsovie à travers la survie, toute
biographique qu'elle soit, de ce pianiste incapable d'agir, quand tant
d'autres finirent pourtant, dans les mêmes conditions de
dénuement, par se révolter !
AR : Time's up (Il est grand temps !)
Amusante idée de départ que ce mobil-cabinet
de psychanalyse, vu le coût de l'immobilier à New
York !
Mais il y a aussi une intrigue qui couve sous les séances,
et son dénouement est pour le moins surprenant...
AV : Wishcraft
Une bonne surprise que cette version moderne de la lampe d'Aladin ou du
génie dans la
bouteille et de ses trois vœux :
ici, une pine de taureau - vieille de 200 ans, quand même !
Si on y ajoute un tueur mystérieux (et costaud !)
à la Scream, le jeune lycéen
amoureux de la pom-pom
girl de service et à qui échut le
talisman n'aura pas intérêt à
gâcher ses trois
vœux...
AV : La rivière sans retour (River of no
return)
Pour la nostalgie, la simplicité du sujet...
... vaudrait le détour !
Effets spéciaux garantis d'époque (1954) - mais
qu'importe...
semaine du 18 au 24 septembre 2002 :
AV ? Blanche
La bande annonce promettait une joyeuse parodie du temps de Mazarin et
de l'enfant roi, avec
une distribution...
royale !
Mais Bonvoisin n'est pas Planchon, et le résultat est un
embrouillamini, qu'un mauvais
doublage des dialogues débités
à la va-vite achève de faire retomber ce
soufflé qu'on avait espéré savoureux...
AV : Callas forever
Pour Fanny Ardant, définitivement...
Quant à Jeremy Irons, fallait-il absolument lui donner ce
rôle d'Anglais vu par... Edith
Cresson
!
AV : K19 - le piège des profondeurs (K-19-The
widowmaker)
Un bon cru de la part de la réalisatrice de l'excellent Strange
days - qui s'était
récemment fourvoyée...
Classique, mais captivant... et véridique !
AV : Photo obsession (One hour photo)
Bien joué, mis en scène, en ambiance -
à un moment on pense à la fin de 2001...
Mais le scénario est quand même un peu trop
prévisible... et d'une morale
"répugnamment"
hollywoodienne !
AV ? Plus jamais (Enough)
100 % téléfilm (on reconnaîtra le
gentil Amy's brother et en contre-emploi dans des
rôles de méchants le Dr
Carter d'Urgences et le père
divorcé d'Une seconde chance) avec tous
les
excès (simplisme,
invraisemblances) et les limitations (scénario et
psychologie, essentiellement) du
genre...
Bon, Jennifer Lopez est charmante, mais elle n'est pas Madeleine Stowe
- et le réalisateur de
Blink n'est plus
ce qu'il était !
AV : Simone (S1m0ne)
... ou la revanche des auteurs (mot inconnu outre-Atlantique) en butte
aux stars
hollywoodiennes (en français :
coquilles vides) et à leurs caprices !
Mais notre Frankenstein mâtiné
de Pygmalion n'échappera pas
à la chute, car,
au pays où le paraître
est roi, et le fond accessoire, voire inexistant (cf. ce que l'on nous
montre des films de
"Taransky" !),
les mots ne sont décidément rien face
à l'image !
AR ! Ten
... ou peu ou prou dix propos de femmes qui s'émancipent, en
Iran, dans une société encore très
machiste, et ce, très tôt de par
"l'éducation" donnée aux enfants et le poids des
"traditions" et du quand dira-t-on - pourtant très
américain !
Mais l'obscurantisme et l'inculture n'ont hélas pas de
frontières !
AR ! Une part du ciel
Encore une belle illustration de femmes qui combattent, mais ici en
Occident - que la force soit avec elles ! - une des
déviances du "libéralisme" qui, profitant du
retour au pouvoir des gouvernements de droite, forcenés
constructeurs de prisons, développe une insidieuse
pénalisation des combats syndicaux... plutôt que
d'accepter une nécessaire régulation du
marché !
L'oppression non plus n'a pas de frontières... ouvrons les cages !
semaine du 11 au 17 septembre 2002 :
AR : 11'09"01 september 11
Onze court-métrages de onze minutes, donc, onze regards de
cultures et d'horizons différents qui,
espérons-le, nous apprendront, à tous,
à nous comprendre...
Et tous réussis, honnêtement !
AR ! Les diables
Une réussite, qui évite le
misérabilisme trop souvent de rigueur dès qu'on
parle d'enfants abandonnés, et maintient constant notre
intérêt grâce à
l'idée de la sœur autiste (remarquable
Adèle Haenel)...
On regrette cependant les excès dans les
dégâts causés et les continuelles et
peu crédibles évasions de nos "sauvageons" - mais
on les verra comme des symboles, des allégories à
la hauteur du rêve de Joseph... et de la dimension tragique
du récit !
AE : Entre chiens et loups
Que l'un, condamné, puisse vouloir mourir de mort violente
afin d'abréger ses souffrances, c'est une forme d'euthanasie
limite, mais on peut comprendre ;
Que l'autre ait des tendances suicidaires, pourquoi pas, même
si l'on du mal à croire Saïd (rebaptisé
pour l'occasion en Werner !), loin s'en faut ;
Mais que l'un et l'autre de ces candidats à la mort
effectuent - en deux temps, trois mouvements - un virage à
180° (!) et se mettent à casser
(voitures, pharmacie, casino, et surtout Bucarest, c'est
donné !) et tuer, on ne voit pas vraiment la logique... ni
ne trouve de l'intérêt dans les dialogues,
d'ailleurs !
Ajoutons (!) l'élégante vision que les
scénaristes ont des femmes, et il ne restera
guère, vers le début du film et lors du
générique de fin, que les chansons (de
Félix Gray) interprétées par Johnny
pour éviter de hurler à la lune ! (Wouaf, wouaf !)
AR : Filles perdues, cheveux gras
Ne pas manquer cet OVNI qui décoiffe, même s'il se
cherche encore entre comédie, caricature,
esthétisme et clips sympathiques (quoique musicalement et
textuellement limités !)...
Et une mention spéciale pour Marina
Foïs qui crève l'écran !
AR ? Le principe de l'incertitude (O principio da
incerteza)
Il ne semble pas qu'il s'agisse de celui d'Heisenberg, mais cela n'en
est pas moins abscons pour autant !
Plus sérieusement, la mise en scène
distanciée habituelle de de Oliveira, si elle peut convenir
à des discussions philosophiques ou scientifiques bride ici
les passions - car c'est bien le sujet de ce principe...
Donc, à regarder ou pas : rien n'est certain !
AV : Les sentiers de la perdition (Road to perdition)
Pas inintéressant, même si cette histoire
rabâchée de filiation et d'héritage
dont raffole les pays sans Histoire manque un peu de grandeur, de
tragédie grecque...
Mais bon, n'est pas Abel
Ferrara qui veut !
AR : La
symphonie du silence
Encore une histoire de fous,
mais loin d'ici, là-bas, dans le pauvre et far
East, en Arménie...
Bien dirigé (maestro), prend peu à peu tout son
sens... c'est le bouquet !
AR ! Vendredi soir
Sensations et rêveries au féminin...
C'est juste, ineffable, et pourtant ça existe, et c'est
inscrit sur la pellicule : net quand c'est proche, à
portée de main, et légèrement flou
comme une peinture impressionniste quand c'est au loin, hors
d'atteinte... ou d'envie !
Il y a peu de cinéastes qui puissent nous
intéresser par des choses aussi triviales qu'un
déménagement, un embouteillage... ou une
rencontre !
Mais l'image, le cadre, le montage, la musique... et les
interprètes, tout cela est si parfait !
Du Claire Denis,
quoi...
AV : L'aventure
de Madame Muir (The Ghost and Mrs Muir)
Au début, on ne sait pas trop où l'on s'achemine,
avec cette histoire de fantôme, désinvolte et
tirée par les cheveux...
Puis la mayonnaise prend, et nous au jeu, très plaisant, et
plutôt moderne pour l'époque (1947, mais se
déroulant cinquante ans plus tôt) dans la
revendication d'une jeune veuve à l'indépendance
- même si le fantôme de Rex l'aida la
première année à trouver son assise !
semaine du 4 au 10 septembre 2002 :
AR : Les 9 reines (Nueve Reinas)
L'arnaque
ou des Engrenages à la sauce argentine...
Pas mal, mais la bande annonce très rythmée nous
a un peu gâché le plaisir car on s'attendait
à plus speed, et plus
préparé (du moins en apparences) - alors que le
réalisateur prend son temps pour monter son coup qui
semble... improvisé !
AR : Ararat
On ne présente plus Atom Egoyan,
dont je ne peux que vous conseiller la filmographie - et ce dernier
film est un bon point d'entrée pour la découvrir
: il s'agit là d'une bonne synthèse de son art,
de sa maîtrise narrative jusqu'à
l'éclat qu'il sait si bien donner à son
Arsinée aux cheveux noirs, si noirs...
Mais je m'égare - l'émotion !
AR ? Autour de Lucy
(I'm with Lucy)
... on verra défiler cinq hommes, ou plutôt cinq
clichés, dont les duos successifs durant une
année, audace de la mise en scène, seront
saucissonnés histoire de maintenir
intérêt (!) et suspens...
Pour le minois de Monica Potter et quelques figures
connues... dont on vous laissera la surprise !
AR : La cage
... et son charmant oiseau (Caroline Ducey) qui, s'il ne chante pas
vraiment, et parle peu, conserve de A à Z une
présence qui renverrait carrément
à l'Ouest les mauvaises critiques de
torchons incultes - il est vrai issus de trash TV !
Mais est-ce qu'elles savent encore regarder ?
AV ! Possession
Romantique en diable !
Et cette fois-ci, les parallèles
entre les époques contribuent efficacement et
harmonieusement au cours de cette enquête - ou de ce roman
à écrire - sur des amours victoriennes
passées - ou d'autres, naissantes... et modernes !
AR ? La vie promise
Si l'on fait abstraction des mouvements de caméra
superfétatoires et m'as-tu-vu qui n'apportent rien
à l'histoire, que redondances ou... ridicule, des lettres
lues et des voix off elles aussi superflues
à la prose lourdingue, inutilement explicative et...
ridicule, de la musique trop souvent pléonastique et des
nombreuses invraisemblances qu'on mettra sur le compte d'une licence
poétique, le cadre, l'image et les interprètes
nous auraient offert une cage
plutôt réussie !
Bref, un film qu'on appréciera... sans les paroles !
AR ? Windtalkers - (Les messagers du vent)
On s'attendait à quelque chose d'un peu plus spirituel - la
présence d'Indiens Navajo - ou mathématiquement
instructif - le code basé sur leur langue, pas vraiment
connu des Japonais... ni des autres ! - mais on est plus proche de La ligne rouge,
du soldat Ryan et autres Pearl Harbor
- auxquels on avait échappé !
Bref, on ne voit pas trop l'intérêt de ces
interminables et quasi-exclusives "reconstitutions" de batailles, pas
vraiment (heureusement !) crédibles qui exaltent ces virils,
imbéciles, et suicidaires massacres, guerre mondiale ou
non...
semaine du 28 août au 3 septembre 2002
:
AV : L'adversaire
S'agissant d'un fait divers - heureusement peu banal ! - largement
médiatisé à l'époque, et
après une précédente
- et récente ! - adaptation remarquable, la
réalisation de cet adversaire tenait de
la gageure : on connaissait l'histoire et on en avait vu à
l'écran un exemple réussi.
On ne sera pas ici déçu par la forme, ni le jeu ;
on regrettera seulement le parti pris clinique de la mise en
scène qui nous refuse toute approche du "héros"
de cette tragédie grecque qui aurait pu nous apporter un
embryon de compréhension de ses actes : aussi, voyons cet
adversaire de lui-même comme une déclinaison parmi
beaucoup d'autres possibles d'un thème,
particulièrement fort !
AV : Le chignon
d'Olga
... ou plutôt son cou - pardon sa nuque, promesse de tant de
choses à vivre !
Bien sûr, vous l'aurez deviné, le chignon et Olga
ne sont qu'un prétexte pour nous enchanter par cette
chronique douce amère (et drôle) pour devenir
adulte...
Et en bonus, le plaisir de revoir Nathalie Boutefeu danser les
claquettes !
AR : Être
et avoir
... été ? On ne peut pas...
Car on attendait un peu plus du réalisateur du Pays
des sourds et de La
moindre des choses...
Mais bon, on est moins à plaindre que l'Office du tourisme
d'Auvergne !
AR : Explorations - Films indigènes
d'Australie
1) Wind (Le vent) : un huis clos forestier sur fond
de possession ; Harry's war (La guerre de Harry) :
engagement pour droit de vote ou la fraternité contre le
racisme ; Road (La route) : ou
plutôt streets, celles de Sydney et de
ses taxis racistes et homophobes ; Confessions d'un chasseur
de têtes : ou renversons les rôles !.
2) La dette ; La rafle ; Une
sirène de 4 sous ; Vole, oiseau, vole !
; La poussière ; Samedi soir,
dimanche matin.
3) Mon lit, Ton lit ; De passage
; Grace ; Ma couleur et vous ; La
promesse ; Les larmes.
AR ? Fausto 5.0
Décidément, on va croire que l'utilisation
systématique et continuelle de tons froids
(cache-misère ?) n'est que l'aveu d'une
incapacité à rendre autrement (et plus
habilement) une angoisse que trop souvent il est vrai un
scénario indigent (Faust, pourtant !) ne permettrait pas de
développement plus consistant...
... mais alors pourquoi faire un film ?
Autant lire Thomas Mann (Le docteur Faustus) ou
Mishima (La mort en (plein) été)
!
Le soleil espagnol, lui aussi,
méritait mieux !
Hé Arnold ! le film (Hey Arnold ! the movie)
The Powerpuff girls (Les super-nanas)
AV ? La princesse du désert (Musa)
Un Gladiator
mitigé de Jeanne
d'arc à la sauce coréenne...
Mais dans les batailles le sang des morts a toujours la même
couleur...
AR : Salton sea (The Salton sea)
Une bonne série noire, en définitive,
où la vengeance rebondit entre trips et trahisons...
Heureusement que survivra l'amitié à tous les
mensonges !
AR : Tierra
Assez inclassable, mais mérite le détour...
Un peu long lui
aussi, pas tant dans le déroulement de l'histoire que parce
qu'à l'image du personnage ne sait pas choisir... sa fin !
Mais, datant de 1996, il y a eu des progrès
depuis !
semaine du 21 au 27 août 2002 :
AV ! Born
romantic
... pour le rester !
Magique, donne (entre autre !) envie d'emmener sa blonde ou (son cheum)
danser la salsa au Latina...
Un chassé-croisé amoureux (réussi cette fois-ci)
de ces trop bizarres habitants de Londres !
AR ! Gitano
Une fascinante et musicale histoire de vengeance,
d'amour, d'argent et de... familles !
Et donne envie de découvrir Grenade !
AR ! Lillian
Une très bonne surprise en provenance d'un pays
où les droits sociaux n'ont pourtant pas vraiment
évolué depuis l'abolition de l'esclavage -
à Richmond, Virginie !
Mais cette leçon de cœur ne vient pas de
l'Amérique d'en haut !
Un vrai faux portrait qui sera suivi d'un autre,
quatre ans plus tard, tout aussi réussi, qu'on ne
découvre que maintenant... mais mieux vaut tard que jamais !
AV : Monique
Une illustration poussée à l'extrême du
machiste "Sois belle et tais-toi", servi avec
sobriété (!) par un Albert Dupontel
découvrant sur le tard le plaisir de jouer à la
poupée Barbie, ici incarnée par Monique...
moulée !
Drôle, bien sûr, mais aussi une photographie de la non-communication dans le couple...
AR : Paris : XY
Quelle place donner à sa femme (et la mère de ses
enfants) tout accaparé qu'on est par son travail et... sa
maîtresse ?
Une équation (XY) sans solution... depuis la fin des
androgynes ?
Pluto Nash
AV ? Le
règne du feu (Reign of fire)
Finit par plaire, ce qui n'était pas gagné vu la
bande-annonce à la Mad Max !
Reste fruste cependant (tuons les méchants dragons !) et
socialement limité (Stars War et autres
billevesées hollywoodiennes comme modèle
éducatif !)...
AV : Shaolin soccer
Une idée originale qui, si elle n'explique pas les
déboires "footballistiques "... européennes, a le
mérite d'annoncer la couleur de ce qui risque d'arriver
quand la Chine (du ballon rond) s'éveillera !
Tout public, même celui qui préfère...
la balle au prisonnier !
AE : La
sirène rouge
Aucun risque de succomber à ses charmes !
Dialogues affligeants, maniérisme des images
secouées et parti pris des couleurs froides
- même sous le soleil de Lisbonne ! - pour l'ambiance,
jusqu'aux angles de tirs les plus
incongrus...
Et le pompon, c'est que ce film français et donc vu en
version française était... doublé
!
AR ! Thirteen
... c'est l'âge de Nina, qui, à cette occasion,
décide qu'elle veut une voiture.
Et, pour ce faire, fera maints petits boulots pour réaliser
son rêve - ce qui n'empêche pas une
fugue !
Très bien fichu, comme s'il s'agissait d'un reportage...
l'histoire en sus !
AV ! Pandora (Pandora and
the Flying Dutchman)
Si le début de cette adaptation est un peu pontifiant (par
le ton du narrateur) et maniéré (du
côté de la prise de vues),
cela s'arrange (ou l'on finit par s'y habituer) dès
l'entrée en scène de la... comtesse, et
même
disparaît lorsqu'apparaît
son pendant masculin, le... portraitiste
!
Les caractères du pilote de course et surtout du
toréador sont plutôt caricaturaux, mais disons
que c'est voulu, par
contraste avec le mystère incarné par James Mason
et la voix troublante d'Ava
Gardner...
semaine du 14 au 20 août 2002 :
AV : 7 jours et
une vie (Life or something like
it)
Pas indispensable, mais plaisant - même si ces sempiternelles
et superstitieuses histoires de
prédictions très
hollywoodiennes agacent velu !
Après tout, pourquoi pas Marylin, le retour ?
AR ? Cubbyhouse
Une diablerie qui aurait
gagné à être
réalisée par Dario
Argento... mais à sa grande époque !
Enfin, pour découvrir de nouvelles têtes...
d'antipodistes !
AV ! Dog soldiers
Une coproduction anglo-luxembourgeoise étonnante - et
réussie, dans la lignée du pacte des
loups...
Y a pas à dire, l'amitié virile, ca jette !
AR ? La fiancée de Dracula
Si on a le temps, pourquoi pas... en attendant le prochain Mocky !
Le cadre, l'image sont impeccables, le jeu relativement ; le
scénario, le rythme et les dialogues
n'ont hélas pas profité
de la même attention - c'est vrai qu'un film coûte cher !
AV ! Peter Pan, retour au pays imaginaire (Peter Pan in
: Return to
Neverland)
Un retour ma foi très agréable, pour les
petits... comme pour les grands, qui ne sont après tout
que d'anciens petits
!
Et une mention particulière pour la musique,
particulièrement en phase avec les images
!
AR ? Requiem
... ou pour qui sonne le glas ?
Pour le scénario, hélas, aussi versatile que le
dénommé... Goliath !
C'est dommage, car on sent que l'équipe du film s'est bien
impliquée, jusqu'à la musique, mais pas (ou alors
sans les compétences !) sur l'histoire et les dialogues !
AV : Snow, sex and sun (Out cold)
... ou plutôt surf, bitures et fantaisie !
Un cocktail somme toute très plaisant, et plutôt
rafraîchissant par les temps qui courent...
AR ? Strass "Une nouvelle
affaire belge"
... de pédophilie ?
Ou du moins "d'abus par personne ayant autorité ",
harcèlements plus courants que l'on croit...
Dérangeant (et donc donnant à
réfléchir), surtout par la forme choisie : le dogumentaire
!
AV : Top chronos (Clockstoppers)
Un peu "spécial ados", mais sympathique - même si
l'on aurait apprécié plus de science...
fiction !
Une suite plus adulte et... technique à venir ?
semaine du 7 au 13 août 2002 :
AR : Amour, Prozac et autres complications (Amor,
curiosidad, Prozak y dudas)
Trois sœurs qui s'étaient
écartées les unes des autres (pour raison de
carrière, mariage et... affection !) vont finir par se
revoir (et se rejoindre ?) comme il y a quinze ans lorsqu'elles
passaient d'heureuses vacances à Biarritz...
... au temps de Mikel !
Une autre vision,
elle aussi hispanique (et féminine !) des relations entre
hommes et femmes, sortie en catimini à l'UGC
Orient-Express...
AR : Au
bonheur des hommes
... croient les femmes ?
Ou du moins son interprète-productrice, Aitana Sanchez-Gijon
?
Pour ma part, je verrai plutôt ça comme une
opération de déminage - de prévention,
quoi !
Cela dit, il faut reconnaître que le pauvre Sergi Lopez n'a
décidément pas de chance avec sa famille !
AR : Joe Gould's secret
Mais pouvait-il y en avoir un, quand il s'agit d'une histoire orale
?
Peut-être prévisible, mais le chemin à
parcourir est très bien servi par Joe (Ian Holm) et son
biographe (Stanley Tucci) !
AV : Mille millièmes (Fantaisie
immobilière)
Ne donnera certes pas envie d'être présent
à sa réunion annuelle de
copropriété (mais ne résout pas le
problème des procurations !) qui, quant à elle,
peut donner envie de s'en échapper... au cinéma !
Pour les interprètes et un moment de grâce... au
clair de lune !
AV ? Men in black II
Sans surprises - d'où quelques bâillements (vu
l'heure matinale, il est vrai !)...
Consommable, mais non indispensable...
AV ! The servant
I will turn your face to alabaster
Then you will find your servant is your master...
C'est ce que ce pauvre James, bien avant que Sting ne se "synchronise",
s'est entendu dire de la part de ce vilain... Dirk !
Et Sarah et Wendy ne sont pas en reste...
C'est que Losey
faisait de bons films, en 1963...
semaine du 31 juillet au 6 août 2002 :
AV : Arac attack (Les monstres à huit pattes)
Plus drôle que terrifiant - à mon avis, les
araignées se déplacent (essentiellement en
sautant, alors que leurs huit pattes auraient permis des mouvements
plus variés !) trop vite pour être
crédibles, ce qui réduit aussi les
possibilités de suspens... quoique !
Un bon moment, cependant...
AV ! Jason X
Ce dixième Vendredi 13 aurait pu montrer
quelques signes d'essoufflement,
mais le remarquable décor futuriste choisi (on est en 2455,
quand même !), les effets spéciaux de tout genre
et les différents clins d'œil savoureux (on pense
à Alien, bien sûr, mais aussi Terminator
et... 2001
!) joints à la qualité des interprètes
plongés dans ce Souviens-toi... les
siècles derniers ! en font un plat succulent,
particulièrement bien... découpé !
En attendant le dessert ?
AV : Le nouveau (The new guy)
100 % "potacheries", mais
c'est pour la bonne
cause...
Et puis le minois (et le reste !) d'Eliza
Dushku en pom-pom girl et
la
voix de Zooey Deschanel valent largement le détour !
AV
! Les
percutés
Une idée originale, très bien
développée, alternant avec habileté
drame, humour (noir) et...
philosophie !
Jusqu'au bouquet final qui ne manque pas de panache !
Et un casting particulièrement réussi : courez-y !
AE ! Le poids de
l'eau (The weight of
water)
Lourd !
Pourquoi y avait-il tant de monde (mais il est vrai (cat)atonique) dans
la salle ?
Ah, bon : parce qu'il s'agit de l'adaptation d'un livre "beaucoup
vendu" - ce
qui ne signifie rien quant
à sa qualité !
Dans ce cas, on comprend mieux...
Parce que ce mélange 100 % artificiel d'époques,
ce misfit quasi-continuel entre la musique et
les images, cette
"poésie" qui se voudrait du Shakespeare, l'utilisation
exclusive d'Elisabeth
Hurley dans ce qu'elle
(ne) sait (que) le mieux faire, ces clichés que
même la publicité n'oserait employer :
honnêtement, ce n'est pas le
bouche à oreille qui risque de remplir les salles !
On préfère oublier la trop belle distribution et
on espère qu'il s'agit d'un unique faux-pas de la
part de la réalisatrice de
Strange days...
AV ? Rêve de champion (The Rookie)
Encore un film parlant de base-ball,
plus précisément des
lancers
: mieux vaut être
fan...
Et sinon, les poncifs habituels du film de genre : une
légende inventée pour l'occasion, la
(lente) réussite malgré les
(nombreuses) embûches, le besoin d'être enfin
reconnu (!) par son père, etc.
Mais bon : voir Dennis Quaid lancer sa balle (!) au ralenti, la bouche
crispée, ça ne se discute
pas...
AV : Y
a-t-il un flic pour
sauver l'Humanité
?
On ne présente plus le protagoniste de la série
des Y a-t-il...
On se doute que cette énième
déclinaison, présentée uniquement en
version doublée, n'a pas
l'éclat du pilote,
mais on s'en fiche : on aime !
semaine du 24 au 30 juillet 2002 :
AV ! Bruiser
Très bien mené, filmé et
interprété - et les décors ne sont pas
en reste !
Mais attention, que ce film ne vous incite pas à passer
à l'acte...
AV : Écarts
de conduite (Riding in cars with boys)
(On sera vite mis dans les conditions du tournage
grâce aux salles
hyper-réfrigérées en ces
temps de canicule
!)
Vingt ans dans la vie d'une femme, jouée par Drew Barrymore,
du lycée au premier roman
publié...
Le minois de Brittany
Murphy, la meilleure amie, et, en guest stars,
Lorraine Bracco
et
James Woods dans le
rôle des parents : que demande le peuple ?
Un peu long, toutefois... surtout l'interminable fin !
AV ! Lantana
... ou comment les rythmes latins peuvent perturber les esprits
anglo-saxons épris de
psychanalyse de ces couples
australiens, englués entre crise de quarantaine et perte de
communication...
Intelligent, sensible et bien fichu.
AR : Maya
... mais ce n'est hélas pas l'abeille !
Des "coutumes" et "traditions" abominables dans des
contrées certes reculées mais
pas forcément défavorisées si l'on en
juge par le rang social de la famille...
Mais l'obscurantisme n'est pas l'apanage des (pays) pauvres !
AV : Polissons et galipettes
Un double charme : celui dû aux amours d'antan... ou du moins
de leur représentation,
en N & B avec
"menus" et accompagnement au piano, et celui de
(re)découvrir le hard en
salles obscures...
Mais bon, faudrait pas abuser !
AR : Primitifs
Un moyen métrage (0 h 56) sorti hélas
à la sauvette au MK2 Beaubourg, séance
à 12 h tous
les jours...
Bon, le cadre est bien léché - mais les dialogues
sont à réécrire, et les
interprétations et la
diction... masculines à revoir
!
Dommage - mais reste qu'il s'agit là d'un premier film
prometteur...
AR : Slackers
Un Lâche-moi les baskets qui, virant
à un (gentil) Les baskets se
déchaînent,
peut décontenancer les
amateurs des usual "potacheries" et le faire
négliger des vrais
amateurs...
Dommage, car vaut (presque) le détour !
AV ? La somme de toutes les peurs (Sum of all fears)
Brr, fait froid dans le dos...
Globalement regardable, mais peu convaincant au niveau des
détails... heureusement
?
Sueurs
AV : L'homme aux colts d'or (Warlock)
En 70 mm et en techniCOLOR, la lente et difficile "conquête
de l'Ouest"
par... la loi, qui aura (et a
encore !) du mal à se substituer aux armes et à
l'argent !
L'occasion de retrouver Henry
Fonda, Richard
Widmark et Anthony Quinn
dans un western tout en nuances...
Kagemusha (L'ombre du guerrier)
De mémoire (1980), plutôt réussi...
semaine du 17 au 23 juillet 2002 :
AV : Allumeuses !
(The sweetest thing)
Trop drôle - pas toujours de bon goût, mais bon...
ce serait être sexiste que de refuser aux femmes le droit de
l'être !
Comme de croire que le féminisme
est d'agir (mal) comme un mâle...
... mais de continuer à croire au prince charmant !
AV : Bad company
Pas tant que ça !
Ce n'est plus le flic de Beverly Hill, c'est
l'espion de Prague !
Avec Chris Rock et Anthony Hopkins en guise d'Eddy Murphy et de Nick
Nolte...
Mais ça marche plutôt bien !
AV ! Bloody Mallory
Pas tant série B que ça : le scénario
existe, et les décors et effets spéciaux sont
plutôt réussis
!
Jouissif.
AV : Le chevalier black (Black knight)
Le début craint velu, mais une fois ressorti du lac, on se
rassure...
Si le scénario n'est pas original, cette version "black" -
pardon, mauresque ! -
vaut le détour
!
AV : Freestyle
... trois semaines plus tard dans une salle à Paris :
méritait mieux, car plus qu'un documentaire
comme il semble au
début, il y a une vraie histoire !
Un documentaire free-style, quoi...
AR : Hardball
La très improbable reconversion d'un accro des paris en
entraîneur de base-ball
pour
jeunes
d'un quartier défavorisé
de Chicago (ah, le beau rêve américain !)...
... et son très prévisible et hollywoodesque
dénouement !
AV : (Un seul deviendra) Invincible (Undisputed)
Combat de boxes chez les matons.
Oui, mais à l'écran, c'est tout à fait
autre chose que sur le papier !
AR : Le prisonnier du Caucase
En fait, il y en a deux - trois, même, si l'on compte le fils
(prisonnier des Russes) du chef des
rebelles qui veut
procéder
à un échange...
Mais comme pour les dix petits nègres...
AR ! Veloma
D'abord, les interrogations et les angoisses existentielles d'un
navigateur qui a pris son temps
pour son tour du monde
en solitaire et n'arrive pas à recoller au reste du monde -
femme et enfant inclus...
Puis, le refus de sa compagne d'accepter
sa
disparition et d'engager un
travail
de deuil, faute de preuve - de corps, en l'occurrence !
Et enfin, le baptême du terrain pour un homme de dossiers !
semaine du 10 au 16 juillet 2002 :
AR : 17 fois
Cécile Cassard
Peut-être quelques fois de trop !
Mais intéressant, de ses gros plans et ses fondus au noirs
à ses couleurs froides et/ou sombres, avant que le deuil finalement
digéré, Cécile retrouve celles de la
vie qui continue...
AV : 40 jours et 40 nuits (40 days and 40 nights)
Mérite mieux que ce que l'on en a lu ou vu par sa
bande-annonce...
Tiens, ça me fait penser qu'il faut que j'achète
des fleurs... histoire de vérifier un truc !
AV : Le 51 è
état (The 51st state)
... ou la course aux smarties - pardon, aux M
& M's, mondialisation oblige ! - au pays des Fish
& Fries... euh, Fish & Chips
!
Délirant et finalement très moral !
AR : Ali Farka
Touré (Le miel n'est jamais bon dans une seule bouche)
Un portrait de l'auteur-compositeur-interprète malien
à la guitare pourtant très occidentale !
À découvrir... et à
apprécier !
China strike force
Aura quand même tenu deux semaines...
AV : Crimes et pouvoir (High crimes)
... ou les interdits du JAG à la
télé ?
Machinations ou paranoïa très
américaines, voire schizophrénie - mais chut :
contentons-nous de déguster scène
après scène ce qui, avec recul, reste peu
original et peu crédible... mais très plaisant !
AV ! Elling
Un duo norvégien bien sympathique - une sorte de Depardieu
et de Mr Bean à la sauce scandinave ! -
relâché en plein Oslo...
... enfin, dans un appartement de la mairie !
AV ! Happy times
Décidément, les orphelins
(et les remariages) restent (hélas) un sujet très
porteur en Chine !
Mais ici, ce problème de société est
traité avec plus de
légèreté... ce qui n'empêche
pas l'émotion !
AV ! Ma caméra et moi
... la suite d'une chanson de Dutronc ?
Cela se pourrait, il y a même une masseuse
aveugle... mais pas un Chinois !
Des images, du bon vieux super 8 aux bandes vidéos...
...et un commentaire qui assemble le tout : mieux qu'une
soirée diapo, vingt-cinq ans de la vie d'un mordu de la
caméra !
Une idée de départ certes plus très
originale, mais de bonnes trouvailles et de beaux moments ça
et là : mieux qu'une soirée diapos, je vous dis !
AR : Mon cher ennemi
... ou les rancœurs paysannes ?
Ruisselant de pluie, une tranche de vies dans l'Ouest
solitaire...
Scooby-doo
... ou Scoubidaube ?
AV : Sexes très opposés
Drôle, sans contestation...
... mais comme comédie de mœurs, heureusement
carrément à l'ouest !
Non ? C'est grave alors... à moins qu'elle ne soit
destinée au marché américain !
AV
!
Une chance pour
Miguel
... ou plus exactement, une autre chance !
Même un psychiatre ne saurait se prétendre
à l'abri de complications œdipiennes - ou plus
exactement de transferts
inversés...
Mais chut : n'en disons pas plus, et passons un très bon
moment en compagnie de Miguel, de
ses collègues, de sa
belle-mère, de ses patients... et de leur famille !
Victor Vogel, directeur artistique (Viktor Vogel)
N'a tenu qu'une semaine...
... à rattraper sur Arte ?
semaine du 3 au 9 juillet 2002 :
AV ? A+ Pollux
Pour Gad Elmaleh, omniprésent, et, dans une moindre mesure,
Cécile de France qu'on ne (re-)présente plus...
Sinon, l'intrigue est assez mince, plutôt limite quant
à sa philosophie sur l'alcool, et convenue
quant à sa conclusion :
bref, un mauvais roman à la Alexandre Jardin - oups,
pléonasme !
Et puis on aurait aimé profiter un peu plus de Marina
Golovine, même "cocardée", et de Nathalie
Boutefeu...
Enfin, non sans charme, comme ces affiches aperçues de Du
poil sous les roses et de Du
soleil pour les
gueux...
AV ! Cravate Club
Vanité, quand tu nous tiens... ou jalousie : mais jaloux de
quoi, en définitive ?
Des dialogues percutants, qui, s'ils cherchent parfois la petite
bête comme dans Un oui
pour un non, sont loin
d'être pesants, servis il est vrai par deux acteurs
exceptionnels !
AR : Dancing at the Blue Iguana
On serait preneur d'une version Director's cut si
elle existe...
Sinon de très bonnes actrices, un beau russe
ténébreux et, guest
star en cliente muette : Isabelle Pasco.
Le dernier château (The last castle)
Dommage collatéral (Collateral damage)
AV ! Hush !
Un film qui pose très justement et sans caricature le
problème du désir d'enfant quand on est
gay... mais qu'on
a les yeux d'un père !
Réfléchi, sensible et drôle... et de
très belles images que l'on doit au réalisateur
de Petite
fièvre des 20 ans (Hatachi no
binetsu) et de Grains de sable...
AV : Jeepers
creepers (le chant du
diable)
Efficace et bien interprété.
... bientôt une suite ?
AV ! Mes chers voisins (La comunidad)
Un concentré du meilleur de la nature humaine - enfin, de
son côté obscur !
Tout de même, quelle santé, Carmen : on est loin
de la crise de nerfs - quoique...
AE : Total Kheops
Pour Richard Bohringer, si l'on s'est trompé de salle -
encore que la saison des nanars venant de s'ouvrir, on risque de se
tromper souvent !
Aucun rythme - non pire : aucune volonté,
aucun désir créatif...
Bien sûr, après coup, on comprend le naufrage :
c'est l'adaptation par un journaliste (gage d'une Totale
inculture) d'un bouquin (qui aurait pu être
écrit - pardon, tapé ! - par Alexandre Jardin),
qui avait déjà été
adapté (en trois parties !) pour le public de crevettes
roses de TF1 avec "il vous en prie" dans le
rôle titre !
AV ! Playtime
Commence pianissimo, en son comme en nombre de personnages, puis ira
crescendo, comme le boléro de Ravel et The party
de Blake Edwards...
Bref, de plus en plus de choses à voir (et entendre), gags
et poésie mêlés, tel le
"manège" final... que n'aurait pas renié Raymond
Devos !
AV : La
poursuite infernale (My darling Clémentine)
Une version du Règlement
de comptes à OK Corral hélas
desservie par une bande sonore en piteux état (1946) ce qui,
à l'ère du copier/coller du moindre logiciel de
sons, apparaît incompréhensible !
Enfin, the audience was listening malgré
tout !
semaine du 26 juin au 2 juillet 2002 :
AR : Affaire(s) à suivre...
Un vrai-faux reportage sur une des premières affaires de
fausses factures instruites sur les financements
occultes des partis politiques... avant la loi d'amnistie !
Forme efficace, mais quant au fond... date un peu, en 2002 !
AV : L'âge
de glace
Très bon. Pas exceptionnel : il faudrait que l'animation
finisse son dégel... à la prochaine
ère ?
En attendant, très consommable : faute de gland... une noix
de coco ?
AR ! Contrôle
d'identité (Die innere Sicherheit)
15 ans de vie clandestine, ce n'est pas une vie !
Surtout quand on a quinze ans...
Un très bon polar qui fleure l'Allemagne
"musclée" des années soixante-dix, si bien
décrite par Heinrich
Böll, de Fin de mission
à Protection encombrante, en passant par
L'honneur perdu de Katharina Blum...
Et, dans le rôle de la jeune fille de quinze ans, Julia
Hummer, telle une Isild le
Besco teutonne : remarquable !
AV : Freestyle
Sorti (en avant-première ?) au Magic cinéma de
Bobigny : un peu court, mais ressorti...
AV ! Irène
... 30 ans, rien que du malheur ?
En tout cas l'esseulée Irène voudrait
être gaie - à défaut d'être gay
comme préféreraient ses parents plutôt
que de voir leur fille seule - mais pour cela il lui faudrait
rencontrer un homme valable, à défaut du prince
charmant...
Un délice dû pour 99,99 % à
Cécile de France !
AV : Lagaan
Certes, c'est long (3h40), mais il fallait bien ça pour
apprendre les règles du cricket !
Non, je plaisante : ce sport définitivement british
- à l'instar du base-ball (ou du football) pour les
Américains - ne saurait jamais être compris par un
spectateur d'un autre pays - à moins qu'il fût
natif d'une colonie de l'empire britannique ?
Réponse (et démonstration) hautes en couleurs et
en musique - et loin d'être rébarbatives !
AR : Marie-Jo et ses 2 amours
Tout est dit dans le titre : on ne sait pas comment Marie-Jo en est
arrivée là, ni comment la situation va
évoluer : on la vit avec elle, c'est tout... et cela suffit !
Avec ses acteurs fétiches (Ariane Ascaride, Jean-Pierre
Darroussin, Gérard Meylan...) Robert Guédiguian,
s'il se répète, peut-être, nous livre
là un beau portrait de femme... celle qu'il aime !
AV : Le nouveau Jean-Claude
... est arrivé !
Hénaurme, machiste, de mauvais goût... mais
tellement communicatif : bref, tout ce que l'on aime !
AR ! Venus boyz
Un documentaire sur les drag kings (en simplifiant
: des femmes se travestissant en
hommes) à travers
plusieurs
interviews et performances scéniques...
D'où il ressort que dans un monde d'hommes, être
(ou avoir l'air d'être) un homme est bel et
bien synonyme de
pouvoir !
Mais ce n'est pas ce que ces femmes biologiques
cherchent : c'est avant tout de se
sentir bien dans leur peau,
et même de revendiquer une définition moins
manichéenne du genre...
Car elles ne savent que trop ce que signifie être
classé dans une catégorie qui n'est pas la
vôtre
!
Si vous les aviez ratés en avril 2001, ne pas manquer (du 25
au 29 juin 2002) les démêlés
d'Hippolyte
à l'espace Kiron, 10, rue de la
Vacquerie à Paris
11è
(01 44 64 11 50) : ciné-concert avec vrai orchestre !
semaine du 19 au 25 juin 2002 :
AR ? Apartment # 5 C
Au début, on se demande l'intérêt de
suivre ce couple d'immigrés juifs clandestins à
New
York, puis...
On se dit que ça ressemble (et pour cause !) à The shade
ou à
cette
histoire de frère
et, du coup,
on en accepte la
sécheresse
de la forme et la minceur de l'intrigue...
... mais quelle vie manquerait d'épaisseur ?
AV : L'auberge
espagnole
Même pas besoin d'apporter
quoique ce soit, tout vous sera
fourni...
Une façon de revivre des souvenirs (apocryphes) aux temps
insouciants où l'on était
étudiant...
avec Erasmus
!
AV ? Blade n° 2
Le "diurnambule" chasseur de vampires, après avoir
récupéré son
"père" adoptif,
s'allie cette fois-ci avec ses ennemis - pour les (beaux) yeux de la
fille de leur (pas beau) chef
?
- afin de combattre ce
qu'il convient d'appeler des vampires-aliens !
Pyrotechnie plus convaincante que le scénario, entre
déjà vu et juxtaposition de
bagarres...
AV : Carton rouge (Mean machine)
Les bleus (ceux qui font de la pub, pas les escrocs !) n'ayant pas
passé le premier tour, on
pensait échapper au foot :
mais c'était oublier que même en prison, milieu
viril, on peut le retrouver !
Eh bien, malgré mes a priori de
non-footeux et ceux des critiques qui lorgnent un film
précédent, ce match
vaut le déplacement !
AV ! Lilo et Stitch
Une très, très bonne surprise, 100 % tout public !
Ré-u-ssi !
AR ! Plus haut
... pour "surmonter" un obstacle : le deuil de celui qu'on savait aimer
pour la
vie, tout faire pour
obtenir un rôle, arriver à ne plus être
transparente, mettre sa vocation à l'épreuve des
faits...
Camille Japy, Pascale Arbillot, Margot Abascal, Lucia Sanchez y
arrivent... haut la main
!
AV : La reine des damnées (Queen of the
damned)
Du rififi chez les vampires : vivre (!) dans l'ombre ou au grand jour -
enfin, façon de parler
!
Décor, éclairages (!) et musique gothiques en
diable !
AR ? Salvajes
Du bon et du (beaucoup) moins bon, comme lorsque la violence cache
l'approximation du
jeu... et de la mise en scène
!
Le traitement du racisme ordinaire et du fascisme imbécile
demande hélas un
peu plus de
discernement et (beaucoup plus) de métier...
... ou alors, on s'en tient à cette (chaude) histoire
d'amour entre une infirmière et un
commissaire, qui ne manque pas
de... piquant !
AE : Samouraïs
Indigent et caricatural. (Ridicule aussi - mais on dira que c'est de
l'humour !)
Préférer à ce plagiat le film du cru... nippon !
AR ? Thelma
... sans Louise, mais avec Vincent !
Dommage que (trop vite) les dialogues (et le tour pris par le
scénario) ne gâchent ce sujet
délicat qui
semblait pourtant bien parti...
AV ! Chaînes
conjugales (A letter to three wives)
Lesquelles vont être brisées par la cynique et
arlésienne narratrice de ce cruel jeu de devinette : avec
lequel de vos maris me suis-je enfuie ?
Peut-être toutes, quand on y
réfléchit... à moins que ?
Du grand Mankiewicz...
AV ! L'inconnu (The unknown)
... c'est celui dont on cherche, en vain... les empreintes digitales !
Une perle noir et blanc de 1927, muette mais musicale, qui,
à l'heure de l'hyperréalisme des
images de synthèse,
apporte une délicieuse (et remarquable !)
esthétique à base de trames "toilées
" qu'on avait oubliée
!
La planète des singes (Planet of the apes)
Pour ceux qui préfèrent le navet
original, ou qui veulent
comparer...
semaine du 12 au 18 juin 2002 :
AR : Downhill city
Dans un Berlin qui apparaît misérable et...
totalitaire, la vie (qui n'en est pas une) de gens...
d'en bas !
Un musicien venu du (grand) Nord, un jeune juste sorti de prison, son
oncle écrivain-livreur
de
pizza, une serveuse
de fast-food mal assortie à son boxeur thaï, une
bourgeoise ex-potiche qui quitte son mari
pour échapper à sa
condition d'objet - quitte à considérer ses
amants comme tels, un hôtelier plus altruiste
qu'affairiste, un jeune punk et
son chien...
Un conte germano-finlandais à qui il ne manque que... sa
marchande d'allumettes ! (NB :
je
me réfère au film, pas
au livre, danois !)
AR ! In the bedroom
Un film intelligent et sensible, très sensible,
où les non-dits et les regards en disent tellement
plus que des tonnes de
dialogues...
Il faut dire que les acteurs sont tous formidables, et que
dirigés comme ils le sont, le
spectateur
entre en phase avec
eux - comme dans ces films à la Sayles
!
AR ? Semana santa
Hélas ! Un casting, fût-il de rêve ne
suffit pas à faire un film, pas plus qu'une coproduction
européenne (franco-
germano-espagnole) tournée à
Séville... en anglais !
On était venu pour Mira Sorvino, toujours
méconnaissable, Olivier
Martinez, qui ici tente
vainement d'échapper aux perles de son texte en courant les
toits, et pour le grain de folie de
Feodor Atkine...
On a bien fait de venir avec - auberge espagnole oblige !
AR ? Sia (Le rêve du python)
Des légendes comme assises du pouvoir...
Trop de dialogues, et une mise en scène trop lâche
: c'est dommage, car plus resserré et
nerveux, aurait fait un
grand film !
AE : Spider-man
On aurait aimé aimer comme on avait aimé une
autre adaptation...
Mais bon, simplifier à ce point Peter Parker/Spiderman en
faisant l'impasse sur Gwen Stacy, le premier (et seul ?) amour de
Peter, Liz Allen, la copine de Flash Thompson qui eut un
béguin pour Peter et devint (quand même !) la
femme d'Harry Osborn, ne nommant même pas Betty, la
secrétaire de J.J.J. au Daily Bugle que Peter courtisa un
temps (même dans le raté Dune
on avait au moins droit à un "bonjour/au revoir Duncan" de
la part de Paul Atréides !) : Peter eut une vie avant
Mary-Jane - qui, au contraire de Loïs Lane, n'a jamais eu de
penchant pour un super-héros mais pour son tiger...
quand il se déclara !
Et ne parlons pas du costume raté du Bouffon Vert...
Bref, les fans seront déçus par cette bouillie
insipide et consensuelle garantie sans grumeau...
Quant aux autres, libres de tout a priori, ils
risquent quand même de s'ennuyer velu !
AR : Sur le
bout des doigts
Un très bon duo mère-fille
d'actrice-interprète, qui connaissent leur art... jusqu'au
bout des doigts !
En revanche, l'utilisation des retours en arrière dans la
seconde partie apparaît inutile, car par trop
pléonastique - le spectateur n'est pas (encore) une crevette
rose !
Amadeus
Hi hi hi, vingt minutes de plus...
AV ! La folle
ingénue (Cluny Brown)
Délicieux... et plaisant, comme un mari heureux de savoir
que sa femme lui épargnera tout problème... de
tuyauterie !
Un Lubitsch de 1946 (avec Charles Boyer et Jennifer - without
devil ! - Jones) qui n'a pas pris de rides... que de
rire !
Salo ou les 120 jours de Sodome
semaine du 5 au 11 juin 2002 :
AR : La 6è victime
(Tell me something)
Un polar coréen glaçant, à base de
cadavres mal reconstitués, mais ayant tous un point commun :
avoir approché la même femme !
Bien fichu, mais un chouia trop long quant à la fin...
AV ? Apparitions (Dragon fly)
Ce n'est pas Urgences, même s'il y a un
hôpital à Chicago, ni Once &
again, même s'il y a Susanna Thompson, ni Danse
avec les loups, même s'il y a un village
d'indiens...
Et puis la musique est un peu gonflante, et annonce les rares
événements que l'on n'a pas devinés...
Seule la fin, si l'on ne s'est pas endormi, vaut son pesant... de
libellules !
AV : Calculs meurtriers (Murder by numbers)
Il serait dommage(able !) de réserver aux usual
tâcherons le soin (!) de traiter
(d'exploiter) le délicat (mais
juteux) filon des adolescents
meurtriers, comme
l'ont
hélas démontré de
récents
événements...
C'est donc Barbet Schroeder qui s'y colle et réussit
là un honnête polar teinté d'une
(légère)
étude psychologique,
avec le concours d'une Sandra
Bullock
égale
à elle-même qui cache
une fissure sous des airs... machistes, et de deux jeunes (et
talentueux) transfuges de
Dawson et de Classe
croisière !
AE : Feu de glace
(Killing me
softly)
Lourd, le ton est donné dès les
premières images alternant baisers enflammés et
montagnes
enneigées... et n'en déviera pas !
Et la musique, Mon Dieu ! Plus que gonflante, et annonce les rares
événements, etc.
Enfin, on s'était déplacé pour Natascha
McElhone,
plus que pour la
blonde...
AR ! Ghost world (Il y a une vie après le
lycée...)
Une savoureuse, intelligente et piquante adaptation d'une BD par le
réalisateur de Crumb...
portrait d'un auteur de BD
!
On ne présente plus Steve "Mr Pink"
Buscemi, ni Thora Birch (American
Beauty, Donjons et
Dragons, The
Hole), remarquable, qui confirme,
Scarlett
Johansson, récemment
découverte,
qui promet,
et, en professeur d'art... Illeana Douglas !
AV ! Infidèle
(Unfaithful)
Adultère : mode d'emploi ?
Ah, Diane Lane
!
Quelle actrice aurait pu aussi bien incarner l'éternel
féminin, ses passions, ses mystères, et
ses...
contradictions ?
Et, en bonus, une composition au piano de Richard... Gere !
AR : Lulu
Une lente et agréable dérive en Camargue, avec
ses couleurs si particulières, "du gris
au bleu, du bleu au
jaune"...
Et même si l'on ne verra pas l'arlésienne Anita,
pas vraiment de corrida, et ignorera l'assassin,
on se réjouira de
retrouver Bruno Putzulu et
Elli Medeiros (qui se sont eux
aussi
retrouvés, vingt ans plus
tard !), Jean-Pierre Kalfon, remarquable deus ex machina
et, à la musique... Jacno
!
AR ? Metropolis
Inégal : de très belles images, d'autres
surchargées de détails qui noient des
personnages...
enfantins !
C'est aussi valable pour le scénario, qui aurait
gagné à être plus recentré -
comme les
dialogues, à être élagués...
Quant à la musique : pas très nippone !
AV ! Philanthropique
Est-ce que la mendicité serait, en Roumanie, un sport -
pardon, un art, que dis-je : une
industrie nationale ?
Disons un système D, alors...
Hilarant et... décapant : dans le rôle du...
philanthrope, un... ex-
tortionnaire !
AR ? Sex is comedy
Un peu chiant quand même... sauf si l'on juge que l'enculage
de mouches mérite ses quatre-vingt-dix minutes !
Parce que l'on ne voit pas trop l'intérêt de
choisir une forme pseudo-X pour signifier une scène d'amour
(ou de sexe !) : c'est (re)nier la capacité de jouer aux
acteurs, ce qui fait que ce sont des acteurs, et les ramener
à un "naturel" plus loftien - mais qui
cela intéresse, hors les millions de
décérébrés qui regardent la
trash-TV, M6 et TF1 ?
Même pas, le débat est par trop intellectuel pour
eux, et ils passeront à côté, comme,
pour nous, le débat du rapport de pouvoir entre acteur/trice
et réalisateur/trice nous semblent sans objet... ou, du
moins, artistiquement préjudiciable !
Bien sûr, dans la vraie vie, certain(e)s aiment manipuler
celles des autres - après avoir été
(ou cru être) manipulé(e)s ?
Mais là, on entre dans le domaine du pathos...
Charade
semaine du 29 mai au 4 juin 2002 :
AV : And now... Ladies & gentlemen
Un Lelouch simple, avec Jeremy Irons pour les dames et Patricia Kaas
pour les messieurs...
De quoi se plaint-on ?
Mission évasion (Hart's war)
AR : Les
naufragés de la D 17
Attention, ce n'est pas aussi enlevé qu'un raid - mais on le comprend,
puisqu'il s'agit de repérages avant un rallye, et qu'ils
tournent court... faute de dépanneuses(!) sur cette route
non goudronnée des Alpes-de-Haute-Provence ?
Manque de rythme, donc... mais sympathique !
AV ! Sex
academy (Not another teen movie)
Une parodie des films du genre (et d'autres !), qui tient ses
promesses... et même plus !
Avec la participation de Mr T et de la toujours rousse Molly Ringwald, herself
et en cassettes (Breakfast Club et Rose
bonbon)...
AR ? Sucre amer
Ou plutôt fade - enfin, disons... maladroit !
Dommage, parce que cette page d'histoire de la Guadeloupe (l'abolition
de l'esclavage et la lutte pour conserver cette liberté)
méritait un H majuscule !
AV : Une pure
coïncidence
Pourrait fichtrement être vrai, quoi que l'on veuille (ne
pas) nous faire croire !
Semble rébarbatif au début, puis prend le large
avec cette association de malfaiteurs- euh, de militants gauchistes qui
décident, à la manière très
libérale, de rendre justice eux-mêmes !
AV
! Le portrait de Dorian Gray (The picture of Dorian Gray)
Probablement à jamais la meilleure adaptation du roman
d'Oscar Wilde à l'écran - on vérifiera
de visu si les autres ressortent !
En attendant ne pas manquer celle-ci (1945) - avec une arabesque
toute jeune ! - puis (re)lire le roman et, tant qu'à faire,
la très belle pièce du même auteur : Salomé...
semaine du 22 au 28 mai 2002 :
AV ? Bones
Un peu longuet à mettre en route...
Sinon, plus pour la forme que pour le fond...
AV : Le défi
On ne lui demandait pas, à Blanca Li, en plus de la partie
chorégraphique où elle excelle, de
relever aussi le défi d'un
scénario et de quelques dialogues qui tiennent un tant soit
peu la route...
En fait, au vu du résultat des inter-scènes, on
aurait préféré qu'elle
s'abstînt !
Elle n'est d'ailleurs pas dupe, jouant de
l'accéléré et couvrant de musique les
conversations
quand leur niveau atteint
(!) celui du Loft...
Alors bon, on va dire que c'est un kitsch voulu (comme Amanda Lear himself
!) et
que
les parties dansées
valent bien ces navrants intermèdes... un peu longuets,
quand même !
AR : La guerre à Paris
... vue avec sobriété (dans les
décors) mais force (dans le caractère des
personnages) à travers
le destin de victimes,
parents, adolescents, lâches, bourreaux et salauds...
ordinaires !
Un huis clos d'époque... très
actuel !
AV : L'intrus (Domestic disturbance)
De mauvaises critiques, à mon avis injustifiées :
intrigant dès le début, et notre
intérêt ne
faiblira pas !
Une bonne surprise, donc...
Irréversible
... ou innommable, comme la résurgence de la bête
aux élections ?
Un film détestable parce qu'il (ne) montrerait (que) de la
violence gratuite, viol et vengeance, sans distanciation ni tentative
de compréhension, mais qui tendrait plutôt
à sa justification...
Faut-il s'en étonner dès lors que les partis
nazis ont, de facto, droit d'existence - et qu'ils
auraient pu s'en recommander ?
Que le Festival de Cannes sélectionne ce qu'il veut, avec
sans doute des arrière-pensées d'audimat (!),
c'est son droit...
... comme nous avons le droit et le devoir de dire NON,
le droit de refuser, puisque les
sélectionneurs auront au mieux confondu cinéma et
voyeurisme, au pire humanité et tiroir caisse...
AR
! Kedma
En 1948, l'arrivée en Palestine de Juifs d'horizons
variés, rescapés de la Shoah...
Une maîtrise impressionnante de la caméra, qui
s'approche, accompagne et délaisse ses personnages en des
mouvements mélangeant avec élégance
fluidité et inertie, un peu comme si elle naviguait sur un
bain d'huile...
Une bande son qui colle aux images (particulièrement
réussies dans ces difficiles mais splendides conditions
d'éclairage à l'extérieur), tant par
la musique que par le bruitage des combats...
Et, bien sûr, l'interprétation de ces
réfugiés ayant perdu famille, terre et...
Histoire qui vont hélas en priver d'autres, après
l'abandon de la Palestine par les Britanniques...
Ah, j'oubliai : quand il y en a, la qualité des dialogues !
semaine du 15 au 21 mai 2002 :
AR : Emprise (Frailty)
Une illustration terrifiante de la mise sous influence par personne
ayant autorité, que se soit
sur
mineurs...
... ou sur spectateurs !
AV : Hollywood ending
Ou comment, devant tourner (pour des raisons alimentaires) un film
hollywoodien (mais à
Manhattan, quand même
!), une heureuse (?) cécité psychosomatique va
permettre à son réalisateur de transformer la
daube large public en
film d'art et essai reconnu... en France !
Autobiographique, satirique, revanchard ou non, peu importe : plein
d'humour et de bons
mots
comme on aime
!
NB : Côté féminin, le
réalisateur Val Waxman (Woody) a bon goût, de son
ex-femme qui le
met sur le film (Téa
Leoni - Noah) à sa copine du moment
(Debra Messing - Will & Grace) sans
oublier sa jeune première
(Tiffani Thiessen - Beverly Hills)...
AR ? Jojo la frite
N'est pas un film belge comme le pourrait faire croire son titre
(brièvement entraperçu dans
un
plan) -
quoique...
Différent : il faut en accepter le ton, en excuser les
imperfections... et ça décoiffe
!
AR : L'oiseau d'argile (Matir moina)
D'actualité, même si l'itinéraire
(autobiographique) de cet enfant bangladais se déroule peu
avant la sanglante (dix
millions de morts, quand même) naissance du Bangladesh
(1971), ex-Pakistan oriental, où
l'exubérance des fêtes
hindoues contraste avec l'autisme d'un islam strict - qui n'aura
pourtant pas été porté par
l'épée
!
Pas sans optimisme - et loin d'être rébarbatif ! -
malgré le sujet, et respectant les convictions
de
chacun...
AR : Sex trouble (Tangled)
De cette obscure attirance des femmes pour les voyous,
évidents ou... avérés !
Il faut dire qu'en retour, le ravissant minois à la Joey
Potter de Rachel
Leigh Cook (qui a co-produit ce Jules & Jim
d'Outre-Atlantique) rendrait fou
plus
d'un mâle !
Star wars - Episode 2 (L'attaque des clones)
En 1979, on avait vu Star Wars et Alien
: il n'y avait pas photo, le plus
coûteux
était navrant...
Aujourd'hui les budgets sont colossaux, et si l'on en juge par la bande
annonce, la nullité -
comme les effets spéciaux
- en a profité : on se passera donc de ce qui n'est qu'un
pur (!) produit marketing
destiné au marché mondial
de
la
malbouffe... culturelle !
AV : Sanjuro
... ou les 9+1 samouraïs !
Pas inoubliable, mais plein d'humour, et en extra large, alors...
semaine du 8 au 14 mai 2002 :
AR : 1943,
l'ultime révolte
(Uprising)
Un début qui fait craindre un mauvais
téléfilm, mais qui est heureusement vite
démenti par la
suite - ce qui est
heureux, vu la durée (2 h 43) !
Dans un monde plus qu'amoral, inhumain, une belle leçon...
d'humanité, tout simplement,
passionnante jusqu'au
bout - qui rime avec égouts !
Tiens, ça me rappelle un tunnel
récemment
sorti
sur France 2...
AR : Dark summer (Innocents)
Sombre été en effet dans le Dakota pour un frenchie
violoncelliste et prof de musique
qui se retrouve
embarqué par deux sœurs (à 20 cm
près !) dans leur très américain sac
de nœuds familial
!
Décalé mais non sans charme...
NB : Décidément, Jean-Hugues Anglade est
marqué psychanalyse
!
AR ? L'échine du diable
Un peu lent à se mettre en place - mais se met-il vraiment
en place, oscillant entre film de fantôme hélas
peu surréaliste et évocation d'un orphelinat
d'enfants sur fond de guerre
civile espagnole ?
Dommage, car les interprètes méritaient mieux !
AR : Gaëtan et Rachel (En toute innocence)
Juste une histoire d'amour très plaisante au pays du sirop
d'érable et de la liqueur de bleuets qui n'avait pas besoin
d'une histoire d'inceste peu crédible qui n'apporte rien...
Alors on l'oublie, on profite et on fredonne chabadabada
!
AV ! K-Pax (L'homme qui vient de loin)
Vol au-dessus d'un nid de... soucoupes ?
Un conte comme on les aime, avec un E.T. angélique (le usual
Kevin Spacey, quoi) et
un psychiatre blasé
(Jeff Bridges) qui finira (tout à la fin du
générique !) par lever les yeux vers le ciel...
Mais attention au côté simpliste des
guérisons du genre je te dis quel est ton
problème et ce
qu'il faut faire pour que
tu guérisses et ça marche !
AV ! The Majestic
Un Cinema Paradiso version US ?
Un conte comme on les aime, avec un Jim Carrey - sans grimace ! - qu'on
ne présente
plus...
Et pour une fois un bon côté du patriotisme
américain made in une petite ville, ici
contre le maccarthysme et
la paranoïa de la guerre froide...
... le mauvais côté étant la
réécriture d'une page peu glorieuse de l'Histoire
des
États-Unis...
Mais balayons devant notre porte, et à propos de
Constitution, nous en avons une nouvelle à
écrire, plus conforme
aux droits de l'homme - pardon, au droits (et aux devoirs) de l'être
!
AR
! Memento
mori
Délicieux comme ses lycéennes
coréennes qui en sont les héroïnes, et
prenant comme... euh,
prenant, vraiment !
Un petit peu trop de retours en arrière, ou du moins pas
toujours immédiatement repérables,
mais bon : quand on
aime...
Et un final particulièrement réussi, genre Carrie
mais autrement plus subtil ! (Désolé,
Brian !)
AR ? Party boys
Gentillet : dans la ligne d'une collection Harlequin
pour gays...
Plus sérieusement, manque de sexe - mais pas de drogues, de
ce qui se sniffe (des céréales
au spécial K !) à ce qui se pique, un peu partout
(un
film d'avant le Viagra ?) jusqu'aux
stéroïdes (ou à un mélange de
paraffine et de
silicones ?) pour des
muscles plus durs !
Bref, juste une question d'apparence...
AV : Riders
Assez impressionnant visuellement - difficile de soutenir que ces riders
ne cassent
rien
!
Et puis ne crachons pas non plus sur une ex-mutante
recyclée en flic de
choc !
semaine du 1er au 7 mai
2002 :
AR : Bridget
Invraisemblable, le scénario fait de bric et de broc finit
pourtant par vous accrocher... par la
grâce d'Anna ?
Efface joliment le raté précédent...
NB : avec Julie
Hagerty en...
logeuse
!
AV ! The dish
Un terrain de base-ball ?
... ou comment ce radiotélescope australien, perdu au milieu
des champs, aura permis d'éviter
à Houston des
problèmes de transmission de l'image du petit pas... de
géant pour l'Humanité !
L'école des facteurs
AV : Femme fatale
Pas si alambiqué ni rapide que ça : aurait
gagné à mincir un peu, alors...
Mais très visible !
AR ? Fleurs de sang
On avait apprécié Une flamme dans mon
cœur, et si les fleurs ont pris des couleurs on
a perdu l'homme
(hélas aussi dans la vie réelle) et
gagné une fille, mais la mère n'en peut...
... et le scénario manque de rigueur, ce qui est dommage,
comme la maladresse de
commencer
par la fin, ce qui ici
n'apporte rien, mais permet de s'éviter de se poser la
question : comment je finis mon histoire
?
Enfin, on s'en fiche, on aime bien Myriam
Mézières qui nous fait aussi
penser à Muriel...
NB : dans un autre registre (quoique) : la poésie,
voir le spectacle homonyme Fleurs
de
sang de et avec
Liza-Maria, au théâtre du Nord-Ouest le 8 mai
à 14h30 et les 17, 23 et 29 mai à 19 h
(Réservations : 01-39-55-74-92)...
AV ! Le roi
scorpion (The scorpion king)
Un Conan pas barbare pour deux sous (cherchez la
contrepèterie !), bien mené et bien
enlevé : ne pas s'en priver !
Tout public - ce n'était pas gagné, aussi faut-il
le souligner !
AV ! Sam, je suis
Sam (I am Sam)
Une performance d'acteur pour Sean Penn (et la petite Dakota Fanning, guest
star dans la série Les experts
du samedi 4 mai), très juste et jamais caricatural - pas
plus que sa bande de copains !
Une bonne remise en place des idées reçues, comme
ce qu'il convient d'être pour faire un bon père...
... et, tant qu'à faire, une bonne mère (Michelle
Pfeiffer)... voire adoptive (Laura Dern) !
AR ? Samsâra
Un jeune bonze, réveillé après 3 ans,
3 mois, 3 semaines, 3 jours et 3 heures
d'hibernato-méditation, va succomber
à l'appel de la sève et, après un
mariage, un enfant, une visite en ville et un adultère...
tournoyant décide, à la mort
de son mentor, de reprendre le voile - euh, la boule à
zéro !
Un peu lent au début, on s'habitue - mais au bout du compte
on n'aura pas satisfait ni dominé
grand chose : question
d'entraînement ou de civilisation, sans doute...
AR : Taking
sides (Le cas
Furtwängler)
Plus sobre (c'est l'adaptation d'une pièce) que le précédent
Szabo, de la
belle musique mais avec parcimonie, on prend parti !
Le bien-fondé et les limites de la
"dénazification" - qui risque de revenir
d'actualité ?
AV : Une affaire privée
Un bon polar aux couleurs quelquefois dégueulasses mais qui
se laisse regarder...
Par contre le coup de la photo de la disparue n'est pas très
bien - déjà
- vu !
AR ? Va te faire voir, Freddy ! (Freddy got fingered)
... ou comment régler ses problèmes
père (Rip Horn) - fils (Tom Green) ?
De mauvais goût, certes, mais il est assumé (et
permet d'aller très... profond !) - et est
peut-être rendu nécessaire
face à la censure américaine ?
Hélas en version doublée, ce qui ne permet pas de
juger de celle française - et nous fait perdre
quelques... perles,
qu'on imagine cependant !
NB : avec Julie
Hagerty dans
le rôle de la mère, la
ravissante Marisa Coughlan de la copipe... euh,
copine à roulettes, et Drew Barrymore
(l'ex-copine d'E.T.)
en passant...
AR : Wesh wesh
(Qu'est-ce qui se passe ?)
Une sortie décalée
d'une semaine aurait peut-être été
mieux vu, mais bon, tant que ça ne passe pas sur TF1 !
Déjà que la double-peine est injuste et inhumaine,
mais elle interdit aussi tout espoir de réinsertion !
Alors quand donc sera-t-elle supprimée ?
C'est peut-être ce que le troisième homme aurait
dû faire quand il était aux commandes... un
bienfait n'est jamais perdu !
7 ans de réflexion (The seven year itch)
... et, à défaut, cinq ans de reine d'Angleterre
ou vite une nouvelle Constitution et (enfin) zéro
impunité ?
semaine du 24 au 30 avril 2002 :
AV ! 3 zéros
Même si l'on exècre le foot, on adorera !
Vraiment...
AV ? Panic room
Une WASP récemment divorcée
vient habiter avec sa fille dans un appartement
beaucoup trop grand pour
elles sur le West side de Manhattan - faut bien
dépenser la pension du riche ex qui
refait sa vie avec une
bimbo !
Mais pour désamorcer tout sentiment d'envie de la part du
public de crevettes roses, on use
d'une lumière
particulièrement froide pendant la visite (à part
Dracula ou Nicole
Kidman, on ne voit guère qui voudrait habiter dans
ce loft !), et on y balance (en guise
de
lutte de classes by
the american way ?) trois méchants : blanc,
black... tueur !
Ça, c'était pour le fond ; pour la forme, il y a
ces improbables et fatigants mouvements de
caméras, et quasi plus
d'éclairage (c'est la nuit !) : on est dans un thriller,
si vous l'ignoriez !
Enfin, si l'on veut absolument y trouver quelque alibi social, on dira
qu'il s'agit d'une
illustration de l'individualisme
et du repli sur soi d'une partie (?) en voie de
décomposition de la société
américaine, qui, à
force de consanguinité et
clonage ne sait plus produire que des tar(é)es...
AR ? Les petites couleurs
Non sans charme, d'un certain farniente suisse aux couleurs
(discutables !) agrémenté (?) des
airs sirupeux d'un
feuilleton, Le ranch de l'amour (!), musical (!!)
qui plus est...
Les actrices (Bernadette Lafont & Anouk Grinberg)
égales à elles-mêmes, une fin qui ne
s'est
pas trouvée : mais on
aura quand même passé un bon moment !
AR : Promesses
(Promises)
On sait hélas qu'elles ne furent pas tenues : parce que les
enfants grandissent ?
Mais qu'est-ce que signifie grandir dans un pays en guerre depuis si
longtemps...
NB : sur sept enfants (quatre Israéliens - mais deux jumeaux
! - et trois Palestiniens), une
seule
fille : ça n'est pas très
représentatif...
... et ce n'est pas forcément le mieux pour give
peace a chance !
AR ! Satin rouge
Une révolution tout en douceur (peut-être parce
qu'elle est féminine ?) de soi-même, une
(re)découverte de ce qu'on
est, défini non plus par rapport aux autres (sa fille - qui
s'émancipe, sa (belle-)famille, ses
voisins, la société, etc.) en
tant que veuve et mère exemplaires mais par rapport
à son corps, son goût jusque là
réfréné
pour la danse...
À regarder - à défaut de ne pouvoir se
laisser aller à toucher !
AV : Showtime
Classique, mais efficace.
Alors, pourquoi s'en priver ?
AR ! Tangos volés
... mais pour la bonne cause !
Entre réalité et fiction, Paris et Buenos Aires,
maintenant et les années trente, couleurs et
surexposition, français
et espagnol, Sylvie Testud et...
... Sylvie Testud !
AR : Zeno (Le parole di mio
padre)
Donnera sans aucun doute l'envie de découvrir le livre
d'Italo Svevo, La conscience de
Zeno, dont s'inspire
le film.
Pour ce qui est de ce dernier, on avouera que la fatigue nous a
quelques fois fait décrocher -
c'est dommage : il n'y a
pas tant que ça de films intelligents !
semaine du 17 au 23 avril 2002 :
(Ne pas manquer à l'Espace Kiron (01.44.64.11.50) : Johan
ASHERTON en concert
exceptionnel les 22 et 23 avril 2002 !
Une voix chaude et des mélodies remarquables, genre pop...
de haut niveau !
Dernier CD : Trystero's Empire CD 138552 M 690 et
(rappel) le CD 592139 WM 330
de 1992 The night Forlorn avec Evangeline,
The smiles of yesterday,
Vineyards of soul, etc.)
AR ? L'après-midi
d'un
tortionnaire
Bien fichu, certes, mais quel est le but exact du film ?
Car la forme choisie donne un parfum surréaliste
à ce "témoignage" qui, du
coup, fait basculer
son horreur et sa vérité à
l'arrière-plan...
AR ? Les
araignées de la
nuit
Sorti juste à temps pour les élections, le Mocky
nouveau
est arrivé !
Le prochain entre les deux tours ?
C'est qu'il en serait capable, ART(T) ou pas !
AV : La bande
du drugstore
Un regard nostalgique sur son adolescence (l'année du bac)
qui se la joue dans un Paris (et sur la Manche) bourgeois qui n'a pas
encore connu mai 68...
Bien vu, bien joué : une réussite !
Et si on parlait d'amour...
ou de sexe ?
Attendre la cassette pour jouer de la touche FF...
AR ? Féroce
Lui aussi
voulu avant l'élection présidentielle,
mais
non indispensable : un
peu simpliste et lourdingue...
Enfin, bien interprété, cela compense... mais que
cela ne vous empêche pas de vous acquitter
de vos obligations
civiques : ne pas voter peut provoquer un
président grave...
... ou une reine d'Angleterre (qu'il vaut mieux avoir en photo qu'en
pension) - mais on a déjà
donné !
NB : je ne croyais pas si bien dire...
AV ! Jalla ! Jalla !
L'histoire de deux amis... paysagistes, l'un d'origine libanaise qui,
n'osant pas présenter sa
copine 100 % suédoise
à sa famille se voit entraîné dans un
mariage arrangé, l'autre, autochtone d'origine, souffrant
quant à lui d'un
problème plus... terre à terre !
Quoique...
Jalla, jalla : ne manquez pas cette savoureuse comédie
suédoise !
Nous étions soldats (We were soldiers)
Merde in USA comme ils savent (?) faire... et
souvent !
La prophétie des ombres (Mothman prophecies)
Merde in USA : le retour...
AR : La repentie
Beaucoup de critiques, imméritées - sans doute
parce qu'"on" aurait voulu
autre chose pour le
"retour" de la reine Margot au grand écran...
C'est imbécile : il faut se contenter de regarder, et
d'écouter... la musique !
Un méga-clip dans une esthétique assez La
lune dans le caniveau...
AR : La saison des goyaves (Mua Oi)
Un heureux mix de L'odeur de la papaye verte (mais
ici, il s'agit de goyaves - vertes !)
et de L'immeuble
(l'expropriation)...
Souvenirs, quand vous nous tenez...
Sous le silence (The unsaid)
Merde in USA : la belle !
AV : La vengeance de Monte Cristo (The count of Monte
Cristo)
Une plutôt bonne surprise, que cette libre (et
américaine) adaptation du roman d'Alexandre
Dumas...
Et si la vengeance peut aider à survivre, elle a aussi son coût...
semaine du 10 au 16 avril 2002 :
AV : Le boulet
Drôle et spectaculaire (la grande roue, qui aura finalement
été démontée !), certes,
mais
manque de rythme...
... et pas à cause du boulet !
AR : Des chiens dans la neige
Par curiosité : il y a des invraisemblances, la musique est
quelquefois agaçante, mais on a vu
pire venant de la Belle
Province...
Mais au fait, a-t-on retrouvé le chien qu'on avait
emmené en promenade ?
AR
! (Entre
nous)
Ah, la Bretagne !
On comprend que l'on veuille s'y retrouver (entre soi) !
Sur la tarte à la crème des éternelles
bizarreries du cercle familial et autres étouffements dus
aux milieux clos (!),
Serge Lalou réussit là un très beau
film aussi gris-bleu et humide qu'un autre, tout aussi rare, était... ocre
et sec !
Beau et exaltant : réussit à saisir (en DV !)
l'insaisissable - les sentiments et chaque nuance
de
ce temps... si
variable !
AR
! La fille de
Keltoum (Bent
Keltoum)
Ici, il ne s'agit pas pour cette jeune femme de vingt ans de rechercher
un homme
dans ce pays (machiste) en guerre,
mais
une femme... celle qui
lui a donné le jour !
Sur la tarte à la crème de la recherche de ses
origines, Mehdi Charef réussit là un
très beau
film aussi ocre et sec
qu'un autre, tout aussi rare,
était... gris-bleu et humide !
Un désert des tartares "bouleversifiant" !
AV ! Parle avec
elle (Hable con
ella)
... et dis-lui que tu l'aimes, avant qu'elle ne te dise qu'elle ne
t'aime plus, ou pas... encore
!
Habile, abouti, plein d'émotion(s) et de symboles (que
chacun verra... comme il voudra !), et
musicalement (et
chorégraphiquement !) délicieux...
AR : Rencontres
à Manhattan (Sidewalks of New York)
Une Ronde américaine, donc beaucoup
moins légère, subtile et... finie que l'originale
!
Mais bon, les acteurs la défendent plutôt bien,
et, une fois (ré)habitué à leur
incapacité à
communiquer entre sexes
différents et à concevoir
l'amour, plutôt que le sexe, on finit par
apprécier le
ketchup... et le minois de Brittany
(Murphy) !
Sos brigade de secours !
AV : Une virée en enfer (Joyride)
... ou : les routiers ne sont pas tou(jour)s sympas !
Sans temps morts (!) et très bien servi par un Steve Zahn en
pleine forme, sorte de Michael J.
Fox délirant !
À voir vite, avant que l'invention du
téléphone portable ne rende obsolète
la CB !
AV : Le voyage
de Chihiro (Spirited
away)
Si le début fait un peu peur, (le
déménagement de papa, maman et fifille pendant 2
h 02, ça
craint velu !),
heureusement non, on ne verra pas maison (fuck you, E.T. !),
on va y échapper par le
premier tunnel venu
qui va nous mener droit vers...
Mais chut : on n'en dira pas plus...
... sinon que Yubaba a un petit air de Martine Aubry !
L'homme qui voulut être roi (The man who would
be a king)
AV : The
shop around the corner (Rendez-vous)
Même ayant vu la pièce, vaut le détour
- rien que pour James Stewart...
... mais on regrette un peu Marie Bunel !
semaine du 3 au 9 avril 2002 :
AR : Le cheval de vent (Aoud rih)
Le cheval de vent, c'est le side-car à bord duquel, panne de
car oblige, deux hommes
"non
raisonnables" dont l'un pourrait être le fils de l'autre vont
longer les côtes marocaines
à la recherche de la
femme qui a le plus compté pour eux : sa deuxième
femme pour le plus âgé, la mère qui est
partie quand il était petit
pour le plus jeune...
AV : Crossroads
Un autre road movie, mais il s'agit ici de trois
jeunes filles en route pour - Britney
Spears oblige ! - une
audition à L.A...
Plaisant... et vain !
AV ! Kate & Leopold
Une bonne surprise - car la bande annonce faisait plutôt
gnan-gnan - qui tient même ses 2 h
04
!
Romantique en diable - pour oublier que dans la vraie vie les
américains mâles sont d'affreux
goujats qui n'y connaissent rien aux aff(ai)res de l'amour ?
AR ? King Lear
Un inédit de 1987, présenté au
festival de Cannes mais n'ayant pu être distribué,
suite à la
faillite de la société
de production... et aussi au désaccord des producteurs !
Regardable à l'époque, moins actuellement (JLG a évolué
!)... si
ce n'est pour revoir Molly
Ringwald ou Julie
Delpy !
AR : Lucía
y el sexo
Bon. Les moins : les couleurs dégueulasses, certains
dialogues (les "Ah, je meurs !" de Lucía
ne sont pas vraiment convaincants quand ils sont
proférés !), la longueur (2 h 11 : s'il
s'agissait de littérature (!) on couperait quelques
longueurs pour rendre les scènes - pardon, les chapitres ! -
plus efficaces) et l'embrouillamini des scènes
même si, honnêtement, on finit par s'y retrouver...
dans la dernière demi-heure, qui, du coup, paraît
longue à partir du moment où l'on devine comment
cela va finir !
Les plus : le reste (si, si, il y a un reste !), et au top
: la scène des retrouvailles d'Elena et de Lorenzo - il est
vrai qu'il n'est plus question de sexe (qui reste du domaine
privé) mais d'émotion (qui tend à
l'universel) !
Sinon, profiter de la reprise des films
précédents de Julio Medem : L'écureuil
rouge et Les
amants du cercle polaire...
AR ? La merveilleuse odyssée de l'idiot
toboggan
Il s'agit en fait de plusieurs courts (d'où une impression
de déjà vu pour certains) du
réalisateur-écrivain du Cantique de la
racaille...
Outre l'impression de "patchwork", certains textes passent mal
à l'écran, soit
par la dureté des
images (qui font double emploi avec les mots), soit, pour le texte sur
l'abstinence, par
l'absence
d'image (ou plus
exactement, le ciel nuageux ou son reflet dans une flaque !) et son mal
venu
"saucissonage" !
Et puis, le corps, la chair, la viande, je veux bien : mais quid
de l'amour ?
C'est quand même ce qui différencie l'homme de
l'animal, non ?
AV : Les pingouins
à la
rescousse
Une très bonne surprise venue de Patagonie - les pingouins !
- que ce dessin animé animalier
qui fleure bon les
Walt Disney de la grande époque (Bambi, Merlin
l'enchanteur...) ou un autre
plus récent, venu lui
aussi d'un pays froid...
Dommage que sa sortie reste limitée quant au nombre de
salles et de séances : cette
sympathique version de l'île du
Docteur Moreau mériterait une plus grande
diffusion !
AE : Resident evil
Dommage, parce que le début promettait...
Après, ça tourne à la nuit des morts
vivants : ri-di-cule !
Tristan et Iseut
semaine du 27 mars au 2 avril 2002 :
AV : À la folie, pas du tout
C'est à dire elle, et lui !
Une idée intéressante, mais il faudra survivre
à la plutôt indigeste première
moitié du film, maniéré en diable,
pour la découvrir...
AR : Aller-simple pour Manhattan
Plutôt sympathique, en définitive -
malgré le cliché plutôt
forcé du calendos et du vin rouge qui n'était pas
vraiment indispensable...
...disons que c'est pour bien signifier le côté french
lover !
AR ! Avalon
Une réalité virtuelle dans un univers
à la 1984...
Étonnante rencontre de la culture manga japonaise avec une
Pologne qui semble sortir tout droit des années cinquante...
...et que, cerise sur le gâteau, va réunir la
musique, symphonique !
Il ne reste plus au spectateur, si bien entouré,
qu'à recréer la trame de son propre univers !
AR : Delbaran
... c'est la frontière entre l'Afghanistan et l'Iran,
plutôt désertique, caillouteuse,
et, au loin, les bruits sporadiques d'une guerre qui n'en finit
décidément pas...
Des réfugiés, bien sûr : ici un enfant,
là un jeune qui va épouser une Iranienne - car
pour les habitants de ces régions...
périphériques, les frontières ne
signifient pas grand-chose - sauf pour la police des
frontières !
Âpre comme la terre qui fait sa propre guerre aux voitures et
camions de passage, mais remarquablement fort dans sa puissance
d'évocation de la guerre, hors champ ou par symboles, et non
dénué de poésie - par la
grâce de quelques ralentis musicaux...
AR : Jeunesse dorée
... à condition de pouvoir s'évader de sa
cité, et même si c'est pour aller en photographier
d'autres, en pleine campagne !
Un besoin d'évasion, ou du moins de prendre un peu de recul,
pour penser (enfin) un peu à soi...
... et aux rapports avec les garçons !
AV : La machine à explorer le temps (Time
machine)
Par l'arrière-petit-fils de l'écrivain, mais ce
n'est pas un paradoxe temporel - ce serait plutôt un argument
commercial !
Très plaisant, mais on aurait aimé,
même si depuis Einstein on sait (enfin ceux qui ont un peu
compris la théorie de la Relativité) que les
voyages dans le temps sont impossibles, on aurait aimé donc
(comme on aime lire les Perry Rhodan bien que l'on sache depuis
Einstein, etc. que les voyages dans l'espace ne sauraient s'effectuer
à une vitesse supérieure à celle de la
lumière dans le vide) que les paradoxes temporels soient un
peu plus poussés et, pourquoi pas, un retour dans le
passé à force de voyager dans le futur le plus
lointain...
C'est égal, notre imagination complétera...
AR : Le mal
Sous un titre quelque peu énigmatique - s'agit-il de le (se)
faire, d'en être atteint ? - c'est en quelque sorte
à une fin de siècle que l'on est
convié...
Une fin de siècle qui semble avoir renoncé
à répondre aux questions... et même
à en poser !
Bref, une fin de siècle plutôt pessimiste... et
apocalyptique !
Petites z'escapades
AV : Le raid
Too much !
Et de fichtrement superbes vues !
AR : La vie à la folie (On the edge)
Forcément fragile après une tentative de suicide,
on se retrouve en quelque sorte sur le fil du rasoir : il s'agit de ne
pas retomber du mauvais côté - bref trouver une
raison de vivre, plus que de ne pas mourir...
Et pourquoi pas quelqu'un qui a aussi (des yeux bleus et) voulu mettre
fin à ses jours ?
Ça se passe en décembre - mais ça
rappelle une autre saison,
l'année dernière... et c'est bien joué
!
AV
! Miracle en Alabama (The miracle worker)
Un peu hystérique au début (le jeu des parents),
et une musique un peu "frenzy-esque" : mais on entre
vite dans la vie d'Hélène Keller, que
bébé, une "congestion aiguë du cerveau"
rendit aveugle et sourde, et de son éveil
au monde grâce à la volonté d'une
éducatrice, Annie Sullivan, qui savait ce que l'enfermement
signifie...
Éveil, oui, c'est bien ce dont il s'agit ; et l'instant
merveilleux où Helen découvrira le monde,
où elle réussira à nommer
les êtres et les choses, à acquérir ce
qui fait que l'Homme est plus qu'un animal : le langage... est bien la
meilleure des réponses que l'on puisse apporter à
tous ceux qui s'engagent sur la pente glissante de l'euthanasie, de
l'eugénisme et de l'élimination de ceux qu'eux,
jugent... improductifs !
semaine du 20 au 26 mars 2002 :
AR : À l'ombre de la haine (Monster's ball)
Soudain, l'été dernier, dans ce vieux sud
raciste, un condamné à mort est
exécuté...
Puis deux fils meurent, dont un par suicide... comment leur survivre ?
Eh bien, le destin, qui a brisé ces fils, va en nouer de
nouveaux... en aidant Billy Bob à surmonter ses
préjugés !
Espérons toutefois qu'Angelina ne remarquera pas le tatouage
de Halle Berry !
AV ! Les femmes... ou les enfants d'abord...
... mais heureusement, aucun naufrage !
De la difficulté d'être parents, mais aussi
époux, voisins, amis, et... éducateur !
Et, pour le spectateur, tout plein de pépites de vrai
bonheur !
NB : ne pas manquer, à l'occasion, de voir ou
revoir le premier film de Manuel Poirier, La petite amie
d'Antonio !
AV : Gosford park
Ici, l'ambiance est nettement plus fraîche et humide, et ce
que l'on se dit n'est pas en droite ligne de ce que l'on pense...
Il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne vit
pas, Monsieur : on joue !
Et puis l'on a des classes, Monsieur, on ne se mélange
pas... ou sinon, on en cache les conséquences !
Bon, tout ça pour dire qu'il ne s'agit en rien d'un Cluedo
à la Agatha Christie
(heureusement !), que ça n'a pas la chaleur (ni le climat !)
du Morbihan, et que, question "pépites", il n'y en a
guère que deux ou trois qui soient vraiment...
émotionnantes !
Grâce à Emily, bien sûr, à
Kelly, à force, et, en final, à Helen...
définitivement !
AV ! Monstres & cie
Peut-être le premier film qui démontre que pour
l'émotion, on peut se passer... d'acteurs !
Et qui ne sacrifie pas les prouesses... numériques aux
idées, qui foisonnent, et au scénario qui
détourne (enfin) le très anglo-saxon bouh...
fais-moi peur !
Absolument pour TOUT public.
AR : Ring n° 2
(Ringu 2)
Bizarrement, à préférer au précédent...
Pour bien faire, il faudrait, bien installé et l'esprit
reposé, regarder les deux d'affilée ; car
l'intrigue pour le moins complexe gagnerait à être
ainsi rafraîchie - sans compter que, aux yeux d'un
occidental, la distinction entre plusieurs visages asiatiques est loin
d'être... instantanée !
AR ! La spagnola
Une comédie à l'italienne,
interprétée par une espagnole qui a
émigré... en Australie !
Outré et savoureux !
AV ! Swing
La musique (un peu) et les enfants (surtout) !
Même si la première manque un peu au milieu - ce
qui est sans doute en partie dû au (criant) manque de
goût du public pour le fado de son film précédent
- la qualité des seconds et de leur entourage, ainsi que
celles de la mise en scène et de la caméra font
oublier cette petite privation en jazz manouche - que, c'est
sûr, le public plébiscitera !
semaine du 13 au 19 mars 2002 :
AR : L'évaporation
de l'homme (Ningen johatsu)
Encore une histoire de disparitions,
mais inédite (1967), un vrai-faux documentaire
tourné à la manière d'un Dossier
51...
Et, comme dans la vie réelle, il en ressort que c'est... à
chacun sa vérité !
AV : La
famille Tenenbaum (Royal Tenenbaum)
Foisonnant et délirant, mais toutefois moins que... Rushmore
!
Comme si le nombre des personnages et la qualité de ceux qui
les incarnent permettaient un léger relâchement
dans l'intrigue... ce n'est pas bien, ça !
AR ! Fantômes
Par le réalisateur
du beaucoup plus verbeux doux
amour des hommes, cette histoire de disparitions
progressives nous a rappelé Kaïro,
et, pour ce qui est de la forme, un zest de Sombre,
plutôt réussis eux aussi...
Et une mention spéciale pour la musique,
particulièrement en phase avec l'image... et permet au film
d'atteindre toute sa dimension !
AV : Le frère du guerrier
... n'est pas celui qu'on pense !
Bien vu, bien joué, bien senti (!) : un très bel
huis clos... en pleine nature !
AR ! Frontières
Elles sont nombreuses et différentes, du sable à
la mer, chaudes ou... froides, mais toutes
difficiles à franchir pour
atteindre cet eldorado
européen,
autre mirage... du
désert ?
Mais avant de discuter de sa réalité ou de son
abstraction, il s'agit d'abord d'y arriver
!
AV ! Invincible
Incompréhensiblement distribué dans une seule
salle sur Paris, et pourtant tout public, facile
d'accès (ce n'est pas
Aguirre !), et original - même si les
personnages ont vraiment existé !
Et puis il y a la musique d'Hans Zimmer (Green card,
Fools of fortune, entre
autres) et... de
Beethoven !
AR : L'orphelin
d'Anyang
Assez étonnant.
Un peu austère, à l'image de la misère
d'une Chine qu'on ne montre certes pas aux touristes,
ceci expliquant cela :
un tournage "discret" d'où des plans fixes assez larges (et
longs !) qui
demandent une certaine
attention... récompensée par la justesse et
l'humanité des personnages !
Rollerball
The so close to zero remake of the 1975's serie Z...
Not to do, and not to do again, but... halas !
AE : Le sang
des innocents (Non ho
sonno)
Navrant : loin des bons vieux films d'horreur qui firent sa gloire, le
maître s'enlise ici dans un
salmigondis de crimes
d'un serial killer de 1983 qui, dix-sept ans plus tard, reprendrait du
service.
Si le début semble prometteur, dès que les
"dialogues" s'en mêlent, c'est la
catastrophe !
Du coup, on se rabattra sur un de ses films précédents...
semaine du 6 au 12 mars 2002 :
AR ? 800
km de différence
(Romance)
... et autant de pellicule ?
Un documentaire sur sa fille de quinze ans,
séparé (hors vacances) de son amoureux,
fils et petit-fils de
boulanger, de 800 km : pourquoi pas ?
L'exercice a ses limites mais ce n'est quand même pas une
soirée diapo !
Par la réalisatrice (et mère) du très
bon et étonnant Coûte que coûte
(1995)...
AV ? L'amour extra-large (Shallow Hal)
Un( début d)e prise de conscience de la part des
étatsuniens que le look n'est pas tout,
mais qui reste
"light" tout de même : on évite
au max (!) de montrer les
freaks (obèses, handicapés,
transsexuels, et... enfants brûlés !) - ou alors
juste leur beauté intérieure !
Il faut bien que le "produit" reste vendeur...
AR : Audition
Un début similaire au film ci-dessus (mais qui ne conduira
pas aux mêmes effets !), et aussi
une
volonté de traiter un
"problème de société" (mais ici, au
Japon, il s'agit de la solitude)...
Le dernier quart d'heure est à déconseiller aux
personnes sensibles ; il est aussi un peu trop
long et donne
l'impression que le réalisateur hésite entre deux
fins - ou veut provoquer ?
C'est dommage, car les cent premières minutes se suffisaient
à elles-mêmes !
John Q.
Un film QQ sur l'absence de SS aux EU ?
On passe...
AR ! Lan Yu (Histoire d'hommes à
Pékin)
Le Love Story pékinois...
Qu'il s'agisse de deux hommes ne change rien à l'affaire -
ce qui est bon pour l'Amour,
mais quand même
dommage pour l'Homosexualité !
AV ! Monsieur
Batignole
... ou la transformation d'un petit charcutier franchouillard sous
l'occupation en un juste, par la grâce d'un enfant !
Tout public.
AR : Monsieur Zwilling et Madame Zuckermann (Herr
Zwilling und Frau Zuckermann)
... sont restés dans la petite ville de Czernovitz,
aujourd'hui ukrainienne, malgré les guerres, annexions, et
déportations successives !
L'un est (à raison !) pessimiste et enseigne la chimie,
l'autre est (malgré tout !) optimiste et donne des cours
particuliers de langues...
... et ils ont l'habitude de se rencontrer le soir entre 18 et 21/22 h
pour discuter des nouvelles (bonnes et mauvaises !) du jour...
Leurs témoignages, donc, mais aussi une illustration de (ce
que fut et ce qui reste de) la culture juive de cette partie encore
troublée de l'Europe centrale !
AV ! La
mort d'un bureaucrate
Un inédit cubain de 1966, par l'auteur de Guantanamera
(1996) qui avait repris le thème du mort baladé
et de Fraise et chocolat (1993)...
Hilarant, une vraie satire de la bureaucratie avec des
envolées burlesques qui font penser à du... Tati,
tiens !
AE : Nid de guêpes
Assez simple, finalement : à l'extérieur, les
méchants (ce sont ceux qui ont des masques à la Dark
Vador et les yeux rouges, et qui sont en nombre - comme
ça on peut en dégommer jusqu'à plus
soif), et à l'intérieur, les gentils (ce sont les
autres, qu'ils soient paras, voleurs ou ex-pompier surveillant
véreux)...
On ne sait pas s'il s'agit de montrer que dans l'hexagone on peut faire
aussi nul qu'Hollywood, ou s'il s'agit d'une coproduction de la National
Rifle Association...
Pas plus que l'on sait ce qui a poussé les acteurs
à tourner dans ce genre de film - on ose espérer
que ce n'est pas (que) pour l'argent !
AR ! Le prix du
pardon (Ndeysaan)
Deux hommes (frères de sang qui plus est !) aiment la
même femme, d'où... drame !
C'est du Shakespeare, avec le poids des traditions, des
pères, et, bien sûr, le folklore
sénégalais !
AR
!
Un moment de bonheur
... d'une heure vingt-quatre, c'est ce qui attend le spectateur qui sait
regarder !
Rien à jeter, pas un mouvement de caméra inutile
ou d'effet destiné à cacher quelque faiblesse
dans le scénario ou la réalisation ; et une
interprétation magnifique : courez-y vite !
AV ! 40 tueurs (Forty guns)
C'est un peu la fin d'un monde, où une femme au fouet
brune...
La conquête de l'Ouest a atteint la Californie, et en 1889,
la loi (de Washington, pas de Los Angeles !) suit ses traces, faisant
peu à peu disparaître outlaws
et marshals fédéraux...
Meurtres, despotisme, lâchetés, amours et haines
diverses et fraternels, vengeance ?
Car il ne s'agit pas que d'un western !
semaine du 27 février au 5 mars 2002 :
Ali
Le prince de Bel-Air en Ali ?
Soyons sérieux : on préférera revoir When
we
were kings qui vient de ressortir !
AV : Amen
... ou comment réagir face à l'innommable ?
D'abord pour le spectateur, "cueilli" à froid par le gazage
des
"improductifs",
extermination qui sera qualifiée - doux
euphémisme - par un pasteur un peu plus loin dans le
film
d'"euthanasie" comme, une cinquantaine d'années plus tard,
les journaleux
plus incultes que
méchants (mais l'ignorance n'excuse pas tout, elle fait le
lit des dictatures) reprirent en chœur
-
et avec gourmandise
! - ces mots des nouveaux bourreaux, "purification ethnique", ce qui ne
veut
strictement rien dire,
mais tend à minimiser - pire, à justifier ! - ce
qui reste un génocide
programmé...
Puis pour le brillant officier allemand de la Waffen
"promu" SS,
chargé de la lutte contre le
typhus, lorsqu'il découvre de visu
à quelle "vermine" est destiné son
Zyklon-B...
Enfin, pour le jeune jésuite romain, qui n'eut pas besoin de
voir pour croire, mais qui, ayant
finalement choisi d'agir
seul, finira par le voir...
- Sinon, pour ce qui est de la forme, on aurait
préféré que ce film franco-allemand
laissât les
personnages s'exprimer
dans leur langue (allemand et italien) plutôt qu'en anglais !
AV : Annie-Mary à la folie !
O sole mio dans le charmant petit village gallois
vallonné d'Ogw...
Prometteur, mais reste superficiel : dommage.
Heureusement que l'on a droit à un festival Rachel
Griffiths, toujours décoiffante
!
AR : Distance
Si l'on arrive à la tenir (2 h 12, quand même !),
assez troublant : besoin de comprendre,
sentiment de culpabilité,
nécessité de raconter, de retrouver des
repères...
... et une nuit pour cela - par an ?
AR : Fatma
Le poids des traditions ne peut hélas pas être
oblitéré d'un coup par une loi interdisant la
polygamie, et la Tunisie d'aujourd'hui bien que relativement moderne et
laïque n'a pas encore affranchi ses esclaves domestiques, les
femmes...
Mais ce servage n'est-il pas étendu à l'individu,
devant se soumettre aux différents groupes : familiaux,
sociétaux...
Certes, nul n'est vraiment responsable... mais coupable ?
AR ! Sangue vivo
Encore un film plein de soleil,
faussement nonchalant...
On se laisse prendre à l'errance de ces deux
frères, et quand finalement pointent la musique (dont on ne
faisait jusque-là qu'en parler !) et surtout cette danse
très particulière (que tout à coup on
se remet)
on sait que l'on approche du dénouement... que promettait le
titre !
AV : Terre Neuve (The shipping news)
Une plutôt bonne surprise de la part d'un
réalisateur qui s'est trop facilement coulé dans
le moule d'Hollywood mais nous a aussi donné un savoureux Chocolat
!
Un retour à la (froide) terre de ses ancêtres
où, découvrant ses origines, reste à
saisir l'occasion d'échapper à un
héritage peu honorable et de s'assumer enfin...
AR : Vivante
Un sujet difficile qui n'est pas mal(adroitement) traité ni
ne veut donner de solution miracle, mais qui est traité d'un
point de vue, celui de la victime, qui essaie de s'en sortir, seule, du
haut de ses dix-neuf ans...
Qu'elle veuille tout assumer seule, qu'elle refuse l'aide de ses
proches et des autres, qu'il y ait une part de romance, peu importe :
c'est son choix - c'est sa vie !
semaine du 20 au 26 février 2002 :
AR : 1974, une partie de campagne
La course à la présidentielle de 1974
côté Giscard (à la barre !),
interprète et... commanditaire !
Entre cynisme et, bizarrement, jeu - comme si la victoire (en
chantant !) importe plus que les enjeux...
Mais au fait, quels étaient-ils ?
AV ? La chute du faucon noir (Black hawk down)
En fait, il s'agira de deux faucons noirs, des
hélicoptères de l'armée
américaine qui seront abattus le 3 octobre 1993 à
Mogadiscio lors d'une mission consistant à enlever un des
chefs de guerre somaliens...
Faute d'informations, on ne saurait juger du fond ; pour la forme, il
s'agit d'un autre film de guerre - avec les (gros) moyens d'Hollywood !
AR : En mai fais ce qu'il te plaît
8 courts métrages de Lardux Films
qui utilisent diverses techniques, mais chaque fois avec virtuose : La
mort de Tau (images de synthèse), L'Amante
- religieuse, pas anglaise ! (de même), Blanche
faïence (la simplicité du trait), On
a beau être bête, on a faim quand même
(collages), Un jour (grattage-like),
L'enfant de la haute mer (aquarelle et lavis-like),
La nuit (gravure) et Film avec fille
(peinture)...
Aucun inintéressant !
AV ? Gangsters
Ne boudons pas notre plaisir (basique) devant ce polar du vendredi soir
sur France 2 : archi-classique, du maigre scénario dont
s'arrange la mise en scène à l'impression de déjà
(re)vu dans ces rôles de ses
interprètes !
Mais pour ce qui est de faire avancer le schmilblick, passez votre
chemin...
AV ! Lundi matin
... le roi, la reine et le p'tit prince... (air connu)
... euh, non, plutôt... L'usine
buissonnière !
C'est du moins comme ça que ça commence, et puis
après chaque personnage (ou presque) aura droit à
son petit bout de chemin, plus ou moins long, mais toujours hors des
sentiers battus... du train-train quotidien !
De quoi attraper des idées d'évasion...
et c'est bien !
AV : La maison sur l'océan (Life as a house)
C'est une maison bleue, accrochée à la
colline... non, autant pour moi, on n'est pas à
San Francisco, quoique...
Comment un architecte mal logé (ce sont les cordonniers,
etc.) dans un quartier rupin surplombant
le Pacifique, divorcé depuis dix ans d'une femme qui l'a
aimé quatre de leurs six années vécues
ensemble, récemment chômeur et, un malheur
n'arrivant jamais seul, atteint d'un cancer va, en construisant avec
son fils tendance gothique de seize ans (faites le compte, il est bon
!) ce qu'il convient, une fois le bilan fait à la fin du
film, d'appeler la "maison du bonheur" sur l'ancienne, en ruines, que
lui avait léguée son père qui l'avait
toujours rabaissé...
Résumé comme ça, pourrait
être édifiant - mais heureusement, il y a les
acteurs !
AR : Mischka
Un film plein de soleil (et de farniente), mais pas qu'à
cause des vacances, non : il y a des soleils intérieurs !
Vol au-dessus d'un nid de... d'êtres
humains, tout simplement !
La nounou et les pirates
AR : Peppermint
candy (Bakha Satang)
Les vingt dernières années de la vie d'un jeune
sud-Coréen qu'un régime de fascisme ordinaire
aura broyé... à son image !
Quant à la forme, faire précéder les
causes des effets complique inutilement le propos et le rend
profondément déprimant et d'un
intérêt moindre puisque l'on sait d'avance comment
les choses vont évoluer - à moins qu'il ne
s'agisse d'une basse raison marketing pour inciter à un
revenez-y ?
AV : Un amour à New York (Serendipity)
On sait que les Anglo-saxons ne connaissent rien à l'amour,
aussi se sont-ils inventés le
concept d'âme sœur et se
reposent-ils sur le hasard (ou la destinée, whatever
!) pour "la"
rencontrer - faute de savoir
(ou de vouloir) vraiment communiquer...
Si l'on accepte ce postulat, il reste une agréable
comédie dont les protagonistes courent après
des signes qui leur
indiqueraient s'ils sont faits pour vivre ensemble !
AV : Versus (L'ultime
guerrier)
Baston à gogo (armes à feu, armes blanches et...
arts martiaux !) mais, pour que le nombre de
personnages reste
compatible avec les limites du budget... une petite forêt
spécial morts-vivants !
Peut-être un peu trop de bagarre, mais l'humour... gore
relève la sauce !
semaine du 13 au 19 février 2002 :
AR : Atanarjuat (La légende de l'homme rapide)
Un peu documentaire au début, histoire de nous familiariser
avec les personnages et leur environnement, mais suit un vrai
récit, plein de bruit et de fureur...
Tribus, familles, plus généralement milieux
"clos" : autant de sources criminogènes !
AV ! Les couilles de l'éléphant
(Djogo)
Certes pas parfait, mais - sans condescendance - une
agréable surprise !
Des répercussions du stress dû à la
campagne électorale sur la vie... privée, et des
petits arrangements avec sa famille et ses adversaires -
démocratisation oblige - pour conserver siège
et... train de vie !
La forteresse suspendue
AE : Rue des
plaisirs
La deuxième partie de l'opération Titanic
amorcée par Patrice Leconte qui, cela a sans doute
été rapporté en son temps par la
presse people, ne se remet
décidément pas d'une méningite
particulièrement virulente !
Un sujet (?) bateau, aux dialogues édifiants, qu'essaient de
défendre (sans conviction) ses interprètes - qui
n'y croient pas...
AR ? Le stade
de Wimbledon
Plus... cérébral que sportif !
Ces voyages dans les traces d'un écrivain qui n'a jamais
écrit auraient pu être une sorte de Nocturne
indien - un Diurne Trieste ?
Mais ici ce n'est pas Tabucchi qu'on adapte (n'en déplaise
aux nombreux spectateurs... égarés ?), et il
faudra attendre que l'histoire atteigne un certain... stade (quand
entre en scène Esther
Gorintin, dont chaque
apparition est un délice !) pour que, d'une
certaine façon, la longueur du tunnel justifie... ce qu'il
en sort !
AV ? Un homme
d'exception (A beautiful mind)
Classique (mais plaisant) la première heure, puis bascule
dans un autre genre (classique lui aussi) qui finit par être
pesant - enfin, c'est pour la bonne cause, c'est d'après une
histoire vraie !
On préférait quand même Russel Crowe
dans l'excellent Révélations
et Jennifer Connelly dans l'envoûtant Le
fantôme de Sarah Williams...
AV
! Visionnaires (Visionarios)
Ou comment, dans un petit village basque de l'Espagne incertaine de
1936, des apparitions de la Vierge concomitantes à la mise
en pratique (contestée !) de la séparation de
l'Église et de l'État vont, entre innocence et
calculs, hypocrisie et grâce, doute et foi, amour et guerre
à venir, donner à chacun l'occasion de regarder
au fond de son cœur...
... ou de fermer les yeux !
L'étalon noir (The black stallion)
AR ! Visitors (The) (Les visiteurs)
Un huis clos (malgré les champs de neige !) remarquable, qui
a à la fois la force d'une pièce de
théâtre - personnages et dialogues - et tout l'achèvement
du cinéma - le choix du cadre et une maîtrise de
la lumière... et des ombres !
Date de 1971, mais n'a pas pris une ride... pas comme James "Cop"
Wood ?
semaine du 6 au 12 février 2002 :
AV ? 8 femmes
Ceux qui n'aiment pas plus que ça le Cluedo,
que le kitsch hérisse et qui, comme moi, n'ont jamais pu
terminer un Agatha Christie (mais pas les Exbrayat !) peuvent
se dispenser de cet huis clos pas vraiment gâté
par les dialogues ni, du coup, par le jeu plutôt
outré - bien que voulu - de ses interprètes,
à qui l'on fait de plus, avec plus ou moins de bonheur - et
d'à propos - pousser la chansonnette :
heureusement, le ridicule ne tue pas (de ce
côté-ci de la Manche et de
l'Atlantique !) - mais quant à l'ennui ?
D'accord, c'est du premier degré ; mais premier
implique au moins qu'il en existe un deuxième !
Et s'il y a certes des références
cinématographiques, on pense plus au navrant Jeanne et le
garçon formidable qu'à du
Fassbinder - qui, s'il n'aimait pas non plus les femmes, savait les
magnifier ! - voire, pour une demie de plus, à du Greenaway...
Glitter
Hollywood sunrise (Hurly Burly)
AV : Jimmy Neutron : un garçon
génial (Jimmy Neutron - Boy genius)
Un Malcom en images de synthèse ?
Non, car trop politiquement correct !
AV : Ocean's eleven
Danny... et
la grande bleue ?
Un bon moment, évidemment - quoique l'on soit trop souvent déçu de ce
qui, sur le papier, semblait prometteur...
Sinon, quant au fond... il y en a un ?
AR ! Petites
misères
... mais grand bonheur !
Humour (belge) et grincements de dents, ce qui n'exclut pas le rire et
la tendresse !
semaine du 30 janvier au 5 février
2002 :
AR : L'Afrance
... ou l'Af(rique en passant par la F)rance?
Oui, mais après quelques années en France,
veut-on - et surtout peut-on ! - vraiment retourner au pays ?
Quant à rester, on connaît l'humanité
de l'Administration française...
Alors A-france pour le préfixe privatif,
plutôt !
AR : American
rhapsody (An american rhapsody)
Ou comment une petite fille de cinq ans doit brusquement changer de
parents et de pays...
Et même si les premiers sont ses parents biologiques, et le
second plus libre et plus riche, cela reste un sacré
traumatisme !
AV ! Astérix
et Obélix : mission Cléopâtre
Une réussite : fidèle à la BD, trop
parfaite pour jamais requérir une
réécriture - ce qui n'empêche pas moult
clins d'œil très actuels, par autant de
figurants... célèbres !
Mission réussie.
AR : Café de la plage (L'homme qui ne savait
pas être un ami)
Inspiré d'une nouvelle de Paul Bowles (l'auteur, entre
autres, d'Un thé au Sahara) et
co-adapté par Téchiné,
il faut se laisser conduire par le jeune chauffeur de taxi vendeur de
kif à la recherche d'un père, d'un amant...
... ou plus justement d'un ami, d'une présence masculine,
d'un guide, sollicité qu'il est de par son physique...
avenant !
AR : Comme il vient
Une tranche de vie, celle d'un frère et de ses trois
sœurs - euh, non : deux sœurs, lors du
retour
de l'aînée qui était
montée à Paris, puis partie à New
York, et qui revient au pays - Annemasse - avec son
bébé...
Se laisser prendre par au charme... comme il vient !
AR : Desmasiado amor (Trop d'amour)
Très "Harlequin" que cette vie rêvée
d'une nunuche mexicaine,
péripatéticienne malgré elle ?
Mais non sans charme(s) !
AV
! Donnie
Darko
De la schizophrénie comme moyen d'action/de
défense contre une société
réactionnaire et
normative ?
On peut rêver...
AV ? From hell
La première heure est plutôt ennuyeuse et
ça et là détestable - i.e. comment se
faire un
cocktail
d'absinthe et de
laudanum : à plus d'un siècle de là,
si les drogues changent, les rituels et les... ravages
demeurent !
Mais finalement on trouve quelque intérêt, alors...
AR : Le métier des armes (Il mestiere delle
armi)
Sans doute à revoir (plusieurs fois) pour pleinement
apprécier...
... car les (nombreuses) données historiques se rapportant
à cette période troubl(é)e de l'Italie
du
XVIèsiècle sont
données à un rythme soutenu, ce qui
détourne un peu notre
attention des images
!
AR : Ô
vous, mes oies !
Une tranche de vie, celle de trois frères (dont un ressemble
à leur père !) lors des jeux
olympiques de Moscou en
1980... et du retour de l'aîné !
Le premier film (1991) de la réalisatrice de Dans ce pays-
là...
AR : Un taxi à Pékin
En marge d'un cinéma "officiel", une visite
guidée du Pékin d'aujourd'hui, au
gré des rencontres
d'un chauffeur de taxi...
De belles images ; sinon, pas vraiment d'histoire(s)...
semaine du 23 au 29 janvier 2002 :
AR ! Les 100 pas (I cento passi)
... ou Chronique d'une mort annoncée ?
Passionnant en diable que ce combat contre la mafia en Sicile, qui,
sans en diminuer l'intérêt,
retrace fidèlement la
vie de Peppino Impastato, dont le "suicide" en 1978 fut
éclipsé par
l'enlèvement et l'exécution
d'Aldo Moro, chef de la Démocratie Chrétienne par
les Brigades Rouges...
AV : L'ascenseur,
niveau 2 (Down)
On n'avait pas oublié le premier (1983), on a pris le
second...
... et on n'a pas été déçu
(dans le genre) !
AV ? Braquages (The
heist)
Prometteur au début, disons les dix premières
minutes !
Après, on veut y croire, mais les engrenages
tournent à vide...
AV : Comme un avion
... sans ailes (air connu) !
Pour l'image, le ton et la forme... originaux, et Bérénice
Bejo...
AR : Mama Aloko
Très comestible, et sympathique, et pas que par son petit
budget : plutôt réussi !
Déjà le troisième
!
Voir aussi sur http://www.45rdlc.com...
AR : Porto de mon enfance (Poro da minha infancia)
En retrouvant la maison
de son
enfance, revient le
souvenir des
belles choses, sans doute, mais aussi des autres !
Et réussir à illustrer les plus anciennes bribes
de sa vie de façon (relativement) intéressante
pour d'autres, c'est une
gageure !
AV ? La prison de
verre (The glass
house)
On croit que la partie immergée de l'iceberg va se
révéler conséquente, mais
finalement...
Enfin, on aura passé un bon - mais glassant
- moment...
En attendant Donnie Darko
?
AR : Le singe
Portrait d'un ado kirghiz (le Kirghizstan est situé entre le
Kazakhstan à
l'ouest et la
Chine,
à l'est) un peu méchamment surnommé le
singe - mais pas excessivement grimaçant !
Un peu lent et lâche, mais plus achevé qu'un précédent...
AV ? Tai Chi master (Twin warriors)
Distribué sur le tard car datant de 1993 : effet de mode
et/ou de récente notoriété de ses
acteurs ?
Peu importe : se laisse voir - mais, bizarrement, les scènes
d'action nous ont fait
bâiller...
AV ? Vanilla sky
Pour le début et - mais il faut tenir la distance ! - pour
la fin (quand Tilda
Swinton que l'on attendait plus fait son entrée
!)...
Quant au reste de ce remake d'Ouvre
les
yeux,
inutilement compliqué (on vise quand même un
public de crevettes roses !) et non sans
longueurs (on a
franchement rien à f... de l'illustration de la vie du citizen
Dumb : je sais bien que l'on
vise un public de
crevettes roses, mais il doit avoir son quota de Gala
et de Maisons et
Châteaux... non ?), il n'est pas
toujours facile de les garder ouverts...
En attendant une troisième version
cinématographique enfin à la hauteur de ce subtil
scénario
!
AV : La flamme
sacrée (Keeper of the flame)
Faut-il préserver la légende - quelque sombres
pussent être ses dessous - au détriment de la
vérité ?
Pour une fois, la réponse venue d'Hollywood sera
négative (de justesse !) - mais il est vrai que
la situation à
l'époque
(1942) poussait les États-Unis à une
acuité et une honnêteté
particulières, vite oubliées
depuis,
préférant simplisme
à
la réflexion, superstitions à la science,
révisionnisme aux faits, mensonges à la
vérité...
Ils sont hélas loin d'être les seuls dans ce bas
monde, l'inculture ne se conjuguant que trop au
nombre !
Plus formel que profond donc, mais un bel essai d'engagement d'une équipe
qui tient la
route...
AV : Seul
les anges ont des ailes (Only angels have wings)
... mais hélas pas les pilotes !
Pas immédiatement emballant - le genre pilote par tous les
temps date un peu - mais
finalement, l'intrigue (nous)
prend !
semaine du 16 au 22 janvier 2002 :
AV ? 13 fantômes
Pour l'étonnante maison de verre et les effets
spéciaux, hélas pas assez exploités -
l'une comme les autres...
... et pour les acteurs égarés dans ce qui reste
une série B !
Dommage.
AV : Les amants du
Nil
De très belles images qui en rappellent d'autres ; et
si le scénario déplaît à
certains se réclamant du rationalisme - mais ne le
maîtrisant pas - qu'ils se documentent d'abord sur la
genèse des songes !
Mais chut : il ne faut pas briser un rêve...
AV ? Bandits
Aucune originalité ni dans le scénario, ni dans
la mise en scène, et en plus on nous coupe
Tanita Tikaram (CD
ancient heart) en plein Twist in my
sobriety !
Heureusement, il y a Cate
Blanchett...
AR : Cet amour-là
Ce film-là n'a peut-être pas la rigueur d'une
biographie "homologuée", mais
ce n'est pas non plus
un mauvais téléfilm... (Oups, le
pléonasme !)
On recommande, donc.
AV ! The château
... ou le choc des cultures ?
Un film bilingue délicieux, qui ne fera peut-être
pas avancer la compréhension mutuelle des
peuples - quoique -
mais
rire, certainement !
AV ! Cœurs perdus en Atlantide (Hearts in
Atlantis)
Un Stephen King light, sobre... mais attachant !
Ah, le premier baiser ! (air connu)
Compte à rebours mortel (D-tox)
AR : Le doux
amour des hommes
... ou Les souffrances du jeune... Raoul !
Une ambiance sombre et enfumée comme des amours
bâclées, qui s'illuminera un bref instant
à la montagne comme l'amour deviendra singulier...
Tiens, cela ferait pas mal en voix off !
En territoire ennemi (Behind enemy lines)
AV ! Fais-moi des vacances
Quand même les colos vous tournent le dos, il va falloir
réinventer le système D !
Une vraie réussite sur un sujet plutôt
casse-gueule : que demande le peuple ?
Et puis, le plaisir de retrouver Johanna,
ça ne se discute pas !
AR : Le franc-tireur
Un inédit de 1972, sans doute pour des raisons politiques
(le lâchage des résistants du Vercors
attaqués par les
allemands en 1944) et un peu pour des raisons financières
(le sang fait quand même peinture
rouge !)...
Mais les paysages, le scénario et un jeune Philippe
Léotard méritaient bien cette (hélas
tardive)
sortie en salle
!
AR : Life without death
Assez étrange et dérangeant : hanté
par le souvenir de l'agonie de son grand-père (dont il a
filmé les derniers jours), le réalisateur
décide - travail de deuil ou philosophie de vie - de se
mesurer à la mort en entreprenant la traversée du
Sahara d'Ouest en Est, traversant en
chameau Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Soudan...
Sa (très) bonne préparation physique sera
pourtant mise à rude épreuve par le
désert, comme
en témoignent les images - techniquement remarquables ! -
qu'il a tournées seul, de son départ
le 29 novembre 1989 de la côte Atlantique à son
arrivée, le 3 novembre 1990, aux bords de la
mer Rouge.
AR ? Papillons de
nuit
Du théâtre à la Durringer : trop de
dialogues improbables, dont, à défaut, la force
de
conviction semble confondue
avec leur force de déclamation... et le renfort d'une pluie
torrentielle !
Bref, on regarde de loin, sans pouvoir s'impliquer ; puis, on s'habitue
et même, calme relatif
aidant, apprécie
?
AR : La route (Jol)
... c'est celle que prend un réalisateur kazakh pour
rejoindre son village natal où vit sa mère
qui
vient de tomber
malade.
Son long voyage propice à l'introspection est
émaillé de fantasmes ou de retours en
arrière,
pas toujours faciles à
différencier, du moins au début, et bizarrement
d'inserts de son film précédent
- pas forcément le meilleur
!
AR : Maison de
poupée (A doll's
house)
Malgré un tournage "au pays", reste du
théâtre filmé - mais au moins les
dialogues sont-ils solides
!
Et si, à l'écran, Jane Fonda en
"poupée" reste en dessous de ce que fut au
théâtre Dominique
Blanc
en Nora (ou Dominique Valadié en Hedda !), pour
l'époque (1973) et pour Losey, ce n'est pas
mal !
Et puis, voir ou revoir Delphine Seyrig, déjà
grande actrice...
semaine du 9 au 15 janvier 2002 :
AR : La
ciénaga
Une "aquarelle" d'une famille
bourgeoise
argentine en pleine
décomposition - mais pas qu'à cause de
l'humidité ambiante !
Sentiments (et corps) qui (se) cherchent - en vain ! - à se
dire, dans une mise en scène
subtile...
AR ! Le corsaire, le magicien, le voleur et les enfants
Le corsaire (rouge), le magicien (d'Oz),
le voleur (de bicyclettes) et les enfants de Décines,
pas
loin de l'usine où les
frères Lumière...
Intéressant à plus d'un titre : de
l'apprentissage du langage cinématographique à
une classe de
CM1, aux réactions
des enfants face à cet enseignement... qui montre
l'importance des autres enseignements, plus
classiques !
AR : Les
frères Gravet
Encore une drôle de famille
: plutôt graves, ces quatre + un
frères
qui se réunissent à
l'occasion de l'enterrement de leur mère...
Un (sombre) joyau du réalisateur de la Rue
du
retrait, qui,
bizarrement, a attendu six ans avant sa sortie...
méritée !
AV : Laissez-passer
... les p'tits papiers - non, ce n'est pas cet
air-là ! Alors, le dernier vélo
?
D'accord, c'est long (2h 50), la caméra est souvent trop fluide,
et la
répartition des
scènes entre les deux personnages principaux - dont les
chemins, s'ils se croisent, ne se
rencontrent pas - est, du
coup, un peu bancale... mais bon, cela vaut le coup de
s'arrêter !
AR : Little Cheung
Pas désagréable, même si le propos du
cinéaste (réalisateur de Made in Hong Kong)
finit par
s'essouffler, comme son jeune
héros, à la poursuite d'un fourgon de police...
... et qui rattrape une ambulance !
AV : Les
mutants de l'espace (Mutant aliens)
Délirant comme toujours...
Manque de sexe,
quand même
- mais, du coup, tout public !
AR : Se
souvenir des belles choses
... des belles - incluant celles qui nous touchent !
Et il y en a, même dans les longueurs de la seconde partie,
un peu surjouée (ou pas ?) :
dommage !
AV : Spy Game (Jeu
d'espions)
Compliqué de retours en arrière (mais
l'idéologie reste simpl(ist)e !), fatigant par ses
mouvements de CAO (caméra
(trop) assistée par ordinateur), et surtout plein
d'invraisemblances...
Qu'importe : que la veille de sa retraite un agent de la CIA tire la
nique à ses collègues en
commandant des photos
satellites des Bahamas, achète 283 000 $ une panne
d'électricité en Chine et lance une
opération "dîner en
ville" pour sauver un de ses agents, c'est jouissif !
AV ? Tableau de
famille (Le fate ignoranti)
Une coproduction franco-italienne
réalisée par un turc, aussi
lourdingue qu'une série TV américaine qui traite
(!) de l'homosexualité, et pleine de (faux)
clichés...
Bref, du Almodovar période rose - pas franchement la
meilleure !
semaine du 2 au 8 janvier 2002 :
B. Monkey
On a failli le voir (malgré de très mauvaises
critiques), mais sorti dans une seule salle,
microscopique (merci MK2 !) :
on est ressorti...
... juste après la pub "Chez Bertrand" !
AR : La maîtresse en maillot de bain
Sympathique, mais manque un peu de rythme et/ou d'intrigue...
... et de maîtresse !
AV : The navigators
Ou l'illustration d'une certaine bêtise - le
démantèlement et la privatisation des chemins de
fer
britanniques en 1996 -
en s'attachant à la vie de quelques-uns uns de ses cheminots
qui,
"démissionnés", en vinrent à faire
le même travail mais en intérim (ni vacances ni
couverture sociale) et mal (profits
obligent)...
On savait le libéralisme cynique, il est aussi absurde !
Le prochain Ken Loach : le système de soins d'outre-Manche ?
AV : Zoolander
Au vu de la bande annonce, on était prêt au pire...
Du coup, c'est plutôt une (très) bonne
surprise !
semaine du 26 décembre 2001 au 1er
janvier
:
Animal ! L'animal... (The animal)
AV : Les autres (The others)
Assez réussi malgré la production hollywoodienne
d'un réalisateur qui a déjà fait ses preuves... en
Europe !
Et une Nicole Kidman toute de noir vêtue qui brille dans un
rôle hélas de circonstance, ça ne
se refuse
pas...
AR : Christmas
(‘R-Xmas)
Difficile, malgré les acteurs et la réalisation,
de s'intéresser à la vie de cette famille de
trafiquants de drogue new-
yorkais cette veille de Noël, dont le seul souci (comme des
millions de
consommateurs
étêtés) est de se
procurer à tout prix la dernière Barbie
(trash) du moment pour leur
fille...
Mais, pourtant, si l'on reste jusqu'au bout, émerge ce petit
quelque chose qui fait qu'Abel
Ferrara n'est pas (encore)
mort !
AV : Crazy \ Beautiful
Heureusement qu'il y a les interprètes et la
réalisation, car le scénario - la rencontre du
jeune
latino pauvre mais
travailleur et de la jeune blonde riche mais paumée - est
plus que rebattu !
Intéressant malgré tout, donc...
AV : Sexy boys
Ne pas trop se fier à la bande annonce façon American
pie, il s'agit plus
d'une version de La Boum revue et
corrigée côté garçons -
même si ses héroïnes (Virginie
Lanoue, Armelle Deutsch
aux
faux
airs de Sophie
Marceau) tirent à elles la couverture !
Une comédie très morale, en fin de compte...
AV : La vie peu ordinaire de Doña Linhares
(Eu, tu, eles)
Dans la droite (!) ligne de Doña Flor et ses deux
(ou trois) maris ?
Doit beaucoup à ses interprètes, car la mise en
scène est un peu nonchalante - et le climat
aride
de ce coin reculé du
Brésil n'excuse pas tout !
AV : L'arnaque (The
sting)
Déjà un classique (1973) - avec des Paul Newman
et Robert Redford particulièrement
savoureux...
À voir... ou à revoir!
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