de l'année 2001 :
AV : à voir - ne prend pas la tête ; AR : à regarder - pour
apprécier ;
AE : à éviter.
semaine du 26 décembre 2001 au 1er janvier
:
Animal ! L'animal... (The animal)
AV : Les autres (The others)
Assez réussi malgré la production hollywoodienne d'un réalisateur qui a déjà fait ses preuves... en Europe !
Et une Nicole Kidman toute de noir vêtue qui brille dans un rôle hélas de circonstance, ça ne se refuse pas...
AR : Christmas (‘R-Xmas)
Difficile, malgré les acteurs et la réalisation, de s'intéresser à la vie de cette famille de trafiquants de drogue new-yorkais cette veille de Noël, dont le seul souci (comme des millions de consommateurs étêtés) est de se procurer à tout prix la dernière Barbie (trash) du moment pour leur fille...
Mais, pourtant, si l'on reste jusqu'au bout, émerge ce petit quelque chose qui fait qu'Abel Ferrara n'est pas (encore) mort !
AV : Crazy \ Beautiful
Heureusement qu'il y a les interprètes et la réalisation, car le scénario - la rencontre du jeune latino pauvre mais travailleur et de la jeune blonde riche mais paumée - est plus que rebattu !
Intéressant malgré tout, donc...
AV : Sexy boys
Ne pas trop se fier à la bande annonce façon American pie, il s'agit plus d'une version de La Boum revue et corrigée côté garçons - même si ses héroïnes (Virginie Lanoue, Armelle Deutsch aux faux airs de Sophie Marceau) tirent à elles la couverture !
Une comédie très morale, en fin de compte...
AV : La vie peu ordinaire de Doña Linhares (Eu, tu, eles)
Dans la droite (!) ligne de Doña Flor et ses deux (ou trois) maris ?
Doit beaucoup à ses interprètes, car la mise en scène est un peu nonchalante - et le climat aride de ce coin reculé du Brésil n'excuse pas tout !
AV : L'arnaque (The sting)
Déjà un classique (1973) - avec des Paul Newman et Robert Redford particulièrement savoureux...
À voir... ou à revoir!
semaine du 19 au 25 décembre 2001 :
L'aventurier du Grand Nord (Kevin of the North)
AR : L'enfant et le soldat (Koudak va sarbaz)
À travers le voyage d'un futur quillard et du petit voleur de médaillon qu'il doit ramener, entre Noël et le Jour de l'An, dans sa maison de correction à Téhéran c'est, outre les rapports humains, l'occasion de peindre la société iranienne d'aujourd'hui, où le désenclavement des campagnes a encore de beaux jours devant lui !
Et toujours l'enfant au premier plan, dans ce pays il est vrai à la population très jeune...
AR ? Hey, Happy !
Couleur (Bagdad) café au parfum - propos - de My own private Idaho - sauf qu'ici on est à Winnipeg, Canada, dans l'attente de la crue qui va emporter le marché XXX de plein air, lors du passage de 1999... à 2000 !
Mais bon, ce n'est pas tante Hedwig, et le scénario manque un peu d'épaisseur - ou plutôt, le montages est un peu lâche... et le déjà vu ne suffit pas !
NB : en première partie, le court The heart of the World, lui, ne manque pas de rythme !
AV ! Italian for beginners
Des personnages attachants, même si la relation de certains avec leurs parents tyranniques frise le SM !
Serait-ce le modèle danois ou juste... de famille ?
AV : Osmosis Jones
Un très bon dessin animé, plutôt pollué par quelques images réelles franchement crades : pour
le contraste ?
Bref, sous un emballage ingrat, un intérieur délicieux !
AR ? Sauvage innocence
Un jeune - mais connu (!) - réalisateur cherche à financer son film "contre l'héroïne (!)", écrit en quelque sorte pour faire le deuil de la femme qui en est morte...
Il y a plus ragoûtant, mais tout dépend de l'angle choisi...
Le problème, c'est que pour le rôle, il choisit la jeune actrice avec laquelle il vit actuellement, et que pour le financement, il fait passer de la drogue que...
... va consommer son interprète (et son ex, venu à la rescousse !) pour être à la hauteur du rôle...
Bref, on n'est pas vraiment convaincu de l'intérêt (même académique) de cette "autobiographie" qui n'arrive pas à décoller (n'est pas Faust - ni Goethe - qui veut !), et encore moins de sa valeur (revendiquée) de(contre-)exemple !
La seule "démonstration" est peut-être d'illustrer le danger (et la stérilité) pour un acteur de chercher à s'identifier à son (mauvais) personnage - ou bien j'entends plus la guitare !
Alors ? Pour le N & B, et la dizaine de secondes où l'on aperçoit le visage de Mireille Roussel - quelques notes de musique, quand même...
Le seigneur des anneaux (La communauté de l'anneau - The Lord of the rings)
Malgré sa longueur (3h !), devrait prendre moins de temps que de lire le livre ; oui, mais Hollywood est-il réputé pour ses scénarios, sa finesse, sa sobriété, sa... musique ?
Pas vraiment : aussi, on s'en passera - comme on aurait pu se passer de HP !
AV : Shiri (Nom de code : Shiri)
Pour ou contre la réunification de la Corée ?
Mais il ne s'agit pas d'un référendum - d'ailleurs il semblerait que tout le monde soit pour ! -, et ce n'est pas tant les objectifs qui diffèrent, mais les moyens à employer : le foot ou la guerre ?
Passionnant de bout en bout, très bien interprété, n'aurait qu'un seul défaut : trop de morts !
On fait décidément trop peu de cas de l'individu en Orient...
AV : Tirana, année zéro (Tirana year zero)
Que faire dans un pays ruiné et délabré après quarante-cinq ans de communisme et d'isolement ?
S'enfuir ou essayer, tant bien que mal, de le reconstruire ?
Un parcours coloré de la vie de tous les jours dans l'Albanie d'aujourd'hui, qui aurait cependant gagné à un peu plus de rigueur dans le montage...
AV : Vertiges de l'amour
(This is not a love song !) ...
... mais les affres du (futur) marié qui, la veille de ses noces, lors d'une nuit sans fin, expérimente ce que risque/sera sa vie d'homme marié !
Un peu laborieux et répétitif au début, on finit par se prendre au jeu de ces... simulations ?
AR : Violette et Mr B.
Tout (ou presque) ce que vous voulez connaître des chorégraphies de George Balanchine, raconté et illustrées par Violette Verdy (qui fut son interprète sachant voler "sur sa demande") à ses élèves de l'opéra de Paris...
Apparemment, la professeur sait de quoi elle parle et sait l'illustrer... mais lui arrive-t-il d'écouter ?
AV : I Vitelloni (Les inutiles)
Un Fellini de 1953, qui, à l'époque, déjà se souvenait...
Une chronique réaliste douce-amère, une sorte de crépuscule des dieux version petits bourgeois, quoi !
semaine du 12 au 18 décembre 2001 :
AR : 7 chants de la toundra (Seitsemän laulua tundralta)
Une découverte du peuple nenet, vivant en Sibérie centrale, à travers sept récits (Le sacrifice, la fiancée, etc.) oscillant entre folklore et évocation de la "soviétisation"...
Film récent (2000) mais qui ressemble beaucoup à un documentaire d'époque - c'est ce qui fait sa force !
Bécassine, le trésor viking
AR : Bully
Moins noir et moins convaincant que l'on s'y attendait : la victime n'est pas celle qu'on attend (on nous la joue légitime défonce - heu, défense ! - plutôt que sadisme ultime) et celle retenue n'a jamais été aussi sympathique dès lors qu'elle est désignée comme telle !
Du coup, moins dérangeant...
AV : Le mariage des moussons (Moonsoon wedding)
Film commercial avec ce qu'il faut d'exotisme pour l'exportation...
On ne s'en plaindra pas !
AV : Le peuple migrateur
Des oiseaux, des oiseaux, et encore des oiseaux... jusqu'à plus soif ?
Des images d'oiseaux en plein vol étonnantes - qu'on pourrait presque croire incrustées numériquement dans le paysage, tant les prises de vue nous semblent proches... la faute aux ULM !
AR ! La plage noire
Beau.
Et fort.
AV ! La revanche d'une blonde (Legally blonde)
Une comédie avec juste ce qu'il faut de kitsch qui rappelle qu'il ne faut pas se fier aux apparences, fussent-elles blondes et... roses !
Avec, dans le rôle de la blonde, Reese Witherspoon - égale à elle-même, en bunny comme en tunique !
AV ! Les rois mages
... en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du berger (air connu)...
Le retour des Inconnus en pleine forme, après 2000 ans... euh, quelques années de
séparation !
Un film de circonstance à l'approche de Noël, pour tout public - dans le bon sens du
terme !
AV : Silence... on tourne
Film dans la grande tradition du cinéma commercial égyptien, exportable donc - même si les
films de Youssef Chahine nous parviennent habituellement
sans
qu'il soit nécessaire
de sacrifier au veau d'or...
Mais bon, de temps en temps, cela fait du bien de se faire plaisir sans se prendre la tête
!
AV : Time and tide
On ne présente plus Tsui Hark, mais ici l'action est tout à fait contemporaine : désolé, Dr Wong !
Un chouia trop long sur la fin, cependant - il faut dire qu'arriver à s'y reconnaître quand tout le
monde est
masqué...
Bandits, bandits (Time bandits)
Délirant - quoique pas assez.
Pat Garrett et Billy le Kid (Pat Garrett & Billy the Kid)
Un classique.
semaine du 5 au 11 décembre 2001 :
AV ! Les âmes câlines
Ou comment draguer les jeunes filles de vingt ans quand on est un peintre (sans le sou),
donnant dans le figuratif (les
citrons), éternel adolescent de cinquante ans ?
Et même si le générique est peu propice à une lecture attentive, on aura pu noter (entre deux
brasses !) les noms de
Laetitia Coti (Claire), de Valérie Donzelli (Émilie) et de
Dikès... qui pousse la
chansonnette !
AR ? Being light
Pas convaincant : le retour aux sources en Inde, ça date un peu, et le thème de l'idiot
clairvoyant qui vous fait
prendre conscience de la vacuité de votre vie, aussi...
Reste la performance de Romain Duris, plus
que
convaincant, lui - à
moins qu'il n'ait eu un accident ?
AV : Chittagong, dernière escale
S'ouvre sur des images étonnantes d'un cimetière de paquebots au Bangladesh, puis
s'achemine
vers une improbable
bluette entre un capitaine sans navire et une jeune veuve bengali, retournant avec son fils dans
son village natal qui
sera emporté par les eaux...
... c'est ce que l'Occidental moyen découvrira sur la fin, sachant encore mal différencier les
pluies de mousson
"usuelles" du déluge avec un d majuscule !
AR ! Concurrence déloyale (Concorrenza sleale)
La montée du fascisme dans l'Italie mussolinienne, et la lente prise de conscience des horreurs
y afférent d'un
tailleur catholique qui pourtant, détestait son concurrent juif de voisin... Nous nous
sommes tant haïs !
Un prélude à Pereira prétend avec Marcello Mastroianni d'après la nouvelle
homonyme
de Tabucchi, et à la
naissance d'un juste ?
À suivre...
Goshu le violoncelliste
AE : Harry Potter (À l'école des sorciers) (Harry
Potter and
the philosopher's stone)
L'éducation anglaise dans toute sa splendeur, des mauvais traitements (à la Dickens) des
familles d'accueil aux
internats (où l'on va pleurer dans les chiottes) avec leurs uniformes soi-disant intégrateurs
mais
où l'esprit de
compétition est exacerbé entre autres par des jeux aux règles dont la complexité ferait pâlir
d'envie un obsessionnel-
compulsif, à moins qu'elle ne reflète un aménagement perpétuel des règles pour que le plus
fort
demeure le
vainqueur...
Voilà donc pour le fond anglo-saxon ; quant à la forme, c'est plutôt long (2h32), et il n'y a pas
tant que ça d'effets
spéciaux : bref, on baille !
Encore une fois les critiques n'ont pas voulu contredire le résultat des
tiroirs-caisses...
AV : Inch'Allah dimanche
Heureusement plus optimiste qu'un film récent, lui aussi
autobiographique : l'espoir
existe - même s'il est balancé en guise de conclusion...
Mais bon, l'interprétation est exceptionnelle, alors... chauf, bin' Zouina !
AR : Mafia parano (Gun shy)
Bien qu'exclusivement en version doublée, mérite le détour - comme un livre qui s'écarte des
recettes (insipides)
visant la consommation de masse.
Certes, on peut s'étonner que Sandra Bullock ait co-produit (ni Rocco, ni Tabatha n'auraient
osé !) un film où sa
première apparition, après une bonne demi-heure, consiste à administrer un lavement (baryté)
au héros (?) de cette
histoire de blanchiment (!) d'argent...
À moins que, justement...
AR ! Pauline & Paulette
Une autre bonne surprise belge, toujours à propos de
la
famille - en l'occurrence
des relations entre sœurs...
Pauline, qui vit avec sa sœur aînée Martha, préférerait l'univers rose de Paulette, reine de
l'"opélette" ; aussi, quand la pauvre Martha casse... sa tasse, Pauline se
verrait
bien emménager
chez Paulette, mais celle-ci rêve de prendre enfin sa retraite dans un appartement à la mer...
du
Nord !
Il y aurait bien Cécile, la sœur qui vit à Bruxelles avec un Français, ou à défaut une institution
spécialisée qui
développe votre sens artistique...
Mais ce que veut Pauline, qui a résolu son problème de lacets avec des baskets
Velcro,
c'est Paulette
!
Sindbad
AV : Le sortilège du scorpion de jade (The curse of the jade
scorpion)
Un Woody Allen pas sérieux pour deux sous, qui, à défaut d'ensorceler, fait mouche grâce à
ses répliques !
L'histoire en elle-même n'étant qu'un prétexte...
semaine du 28 novembre au 4 décembre 2001 :
AV : Atlantide, l'empire perdu (Atlantis, the lost empire)
Une bonne surprise - à laquelle on ne s'attendait pas, vu les dires de certains critiques qui font
la fine bouche...
Une intrigue originale, ni simpliste ni complexe, qui mêle aventure, humour... et un zeste de
magie !
AR : Avec tout mon amour
... Les trois sœurs ?
L'Algérie au début du siècle à travers une famille de colons originaire d'Espagne, habilement
racontée à la manière
de Memento - ou, en littérature, du
Dara de Patrick
Besson...
AR ! Ce vieux rêve qui
bouge
Un moyen métrage (50 min) qui sonne très juste, un cadrage qui souligne la petitesse de
l'homme face à ses
orgueilleuses mais éphémères constructions (surtout quand il les abandonne !) et la solitude...
de ses sentiments
?
Et auparavant, un court (11 min), Tout droit jusqu'au matin, très (bien) écrit, lui aussi
par l'auteur du déjà
remarqué Du soleil pour les
gueux...
AR ? Change-moi ma vie
... c'est le deal que passent une actrice (Fanny Ardant) qui, revenant de Russie après
une longue éclipse, veut
faire son retour dans les salles parisiennes et un sans-papiers maghrébin (Roschdy Zem) qui,
tombé dans le tapinage
pour payer la drogue qu'il prend pour supporter de faire le tapin pour payer, etc, se verrait
bien redevenir le
marathonien qu'il était en débarquant à Marseille, quelques années plutôt...
Mais n'est pas du Fassbinder (La peur dévore l'âme) qui veut !
AR : De l'eau tiède sous un pont rouge
Un Juicy Lucy nippon ?
Certes, se laisse regarder - bien qu'en définitive, assez inconsistant, non résolu...
Tiède, quoi !
AR ! Everybody famous
... le rêve du papa pour sa fifille ?
Eh bien, il y réussira, et au-delà de ses espérances !
Assurément une très belle réussite...
AR ! Goya
Une illustration baroque et COLORée du peintre espagnol, admirateur de Vélasquez et de
Rembrandt, qui fut un des
précurseurs de la peinture moderne - parce qu'il eut ses Guernica ?
Ne pas manquer - et pour ne pas que cela tombe dans l'oreille d'un sourd... lisez sur mes
lèvres
!
AV : La grande vie
Pas vraiment de projet, hormis celui d'effectuer Paris-Marseille à solex...
... mais fichtrement sympathique !
AR ? Highway
Prenez une famille du Kazakhstan qui, à bord de sa camionnette qu'on démarre à la manivelle parcourt la "route" qui relie Moscou à Irgiz (mais plutôt côté Irgiz !) en montant, ici et là, des numéros de fakir ou de "performances" yoga...
Filmez-là quelques jours - comme vous aviez filmé une famille "yaourt" dans le court (23 min) précédent, Paradise - et vous avez là 52 minutes de "real"-documentaire, assez exotique pour qu'on s'y intéresse...
The one
AR ! Parole de Bibs
François Michelin, ou la schizophrénie !
Et encore, en étant gentil !
Le pire, c'est qu'il croit ce qu'il a écrit !
Le plus renversant - est-ce dû à la puissance de l'empire Michelin ? - c'est que ses serfs...
pardon, ses
"employés" ne peuvent se départir d'une certaine admiration pour ce patron
"plein
d'humanisme" qui, n'en doutons pas, appliquera les 39 h et la cinquième semaine de
congés payés en 2020
ou 2030 - mais à titre d'essai !
... à moins que les progrès de la cybernétique ne lui permettent, d'ici là, de n'employer que des
robots - une
alternative à l'usine sans ouvriers du PDG d'Alcatel ?
AV : Pas un mot... (Don't say a word)
En deux mots : un honnête polar, avec Brittany...
Traduction : entraînant, se laisse voir - mais ne fera pas avancer d'un pouce le schmilblick !
Bref, loin d'une œuvre d'art, un produit calibré... comme tout ce qui sort du c.. d'Hollywood !
AR : Quartier Lacan
Lacan à travers des entretiens de différents "analysants" qu'il a
rencontrés...
Un peu laborieux au début - on craint le micro-trottoir façon TF6 ou Le
Parisien - mais prend de la
profondeur : certains intervenants sont franchement plus intéressants que d'autres...
... mais tous sont loin de maîtriser la rigueur qui hélas, semble réservée aux
"vraies" sciences !
Il est vrai que
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément !
AR ! Storytelling
Deux façons de raconter une histoire, dont une de la vie familiale typiquement "WASP", par l'auteur de Happiness : aucun jugement...
... mais cela n'empêche pas les grincements de dents !
AR : Transit palace (The last resort)
Une (hélas !) banale histoire de no man's land pour immigrés en attente, où, malgré
quelques facilités (la jolie
maman russe qui trouve de l'aide auprès d'un autochtone amoureux) on accroche, grâce aux
interprètes, tous
excellents, mais aussi par le fait du décor, maritime et... irréel !
Un petit regret peut-être : une webcam interromptus !
AR ! Tu ne marcheras jamais seul
La marche annuelle des 48 h de Bucarest sert de fil conducteur à ces portraits de coureurs
(et de leur entourage)
avec fille (Maud Forget,
toujours étonnante) - en
l'occurrence celle du champion des années précédentes, accidentellement décédé la veille de
la
course...
Si, grâce à un beau montage, on ne sait pas forcément d'avance où le réalisateur veut nous
mener, il le sait, lui, et
résout - avec brio ! - la destinée de chacun de ses personnages !
semaine du 21 au 27 novembre 2001 :
AR : 17, rue bleue
... ou une promesse de vie en rose qui a viré au noir !
Assez réussi pour un premier film - et autobiographique ! - mais la descente aux enfers finit
par peser : il manque un
petit quelque chose qui s'appelle l'espoir...
... à moins que l'existence même de ce film soit justement ce petit quelque chose !
AR : Amour d'enfance
Un premier film (autobiographique ?) qui, suite à un retour
au
pays dû à la disparition
prochaine de son père, ramène le héros à des souvenirs oubliés - ou du moins
estompés...
Des retrouvailles, en somme : la ferme des parents, la petite sœur (devenue grande !) de son
premier amour...
Une manière d'inventaire pour réussir à devenir adulte ?
AV ? Battle royale
Les dix petits nègres - ou plutôt les quarante-deux petits jaunes ?
Non, ce n'est pas un policier, c'est un "jeu" d'élimination qui reste quand
même un peu simpliste et
manque de psychologie...
Moins cruellement qu'un film hollywoodien, certes, mais un peu plus de profondeur n'aurait
pas été de trop
!
Get Carter
AV ? Ghosts of Mars
Une honnête série B agrémentée de la présence de Natasha
"Species" Hentstridge comme narratrice...
Mais si avec des cheveux sombres elle ferait une délicieuse Schéhérazade, l'intrigue reste
plutôt fade !
AR : Happy birthday ! (S Dniom
Rojdenia)
... ou plutôt, joyeux anniversaires - au pluriel !
Film russe récent (1998) mais qui pourrait avoir été tourné il y a trente ans - et ce n'est hélas
pas qu'à cause du noir
et blanc ! -
Enfin, malgré le décor d'époque, une peinture pourtant enthousiasmante d'une maternité à la
slave !
AR ! Histoires de vies brisées (Les
"double peine" de
Lyon)
... ou comment, condamné pour un délit de jeunesse et ayant purgé sa peine, on se retrouve,
"en
prime", expulsé - parce que l'on y est né ! - vers un pays où l'on ne connaît personne,
pas plus que la
langue... même si l'on y est né !
Alors évidemment, on revient coûte que coûte au pays "expulseur" où l'on a
grandi, vécu, acquis la
culture, et même fondé une famille... mais cette fois-ci en tant que clandestin !
Terrifiant pouvoir des juges qui en arrivent à rejuger en appel les affaires qu'ils ont jugées en
première instance !
Terrifiante lâcheté des hommes politiques qui évitent d'agir quand ils sont au pouvoir,
espérant
- vainement - le
conserver : mais pour en faire quoi, bon sang ?
Les choses n'ont pas vraiment changé depuis Vichy...
Ah, si : la France n'est plus occupée...
Eh bien, France, patrie des Droits de l'Homme, tu déconnes !
AR : Malraux, tu m'étonnes !
Bien que long (2 h 58), ne saurait suffire à résumer la vie tumultueuse de l'auteur du Goncourt 1933 !
On regrette que la réalisatrice ait préféré viser une impossible exhaustivité plutôt que d'user, même généreusement, de l'axiome de choix - si cher à Boubaki...
Du coup, on reste sur sa faim...
AR : Mulholland Drive
Une intrigue assez simple - une (jolie) amnésique à la recherche de son passé - qui s'achemine lentement vers sa résolution avant - David Lynch oblige ! - de repartir, le spectateur - non hollywoodien, cf. la coproduction Alain Sarde - n'ayant pas besoin qu'on lui mette les points sur les i jusqu'au bout, vers un onirisme rétrospectif pas dégeu !
Et puis une image et une bande son particulièrement léchées, comme d'habitude...
AV ! Rouge à lèvres et arme à feu (High heels & low lifes)
... et on se doute de qui aura le dessus dans cette délicieuse comédie féministe britannique !
Un tandem (infirmière et actrice américaine au chômage) qui décoiffe !
AR : Serbie, année zéro
Intéressant, vivant et passionnant...
Mais aussi incomplet, sans doute partial et... à suivre ?
Peu importe, mérite le détour même si la question du comment de la résurgence du fascisme ordinaire reste posée !
Spoof movie
AV ? Tanguy
Un film très parisien qui tarde à trouver ses marques, a certes de bons moments (surtout dans le dernier tiers du film) mais qui manque globalement de rythme et ne sait pas vraiment conclure...
Dommage, mais les sinophiles préféreront revoir (dans la nuit du Ma 27 au Me 28/11/2001 à 0h55 sur France 2) l'excellent Augustin, roi du Kung-Fu !
AV ! Pension d'artistes (Stage door)
... ou à quoi rêv(ai)ent les jeunes filles ?
Peut-être, peut-être pas ; plutôt féministe quand même, pour l'époque (1937) - mais en tout cas, les dialogues font mouche !
semaine du 14 au 20 novembre 2001 :
AR : Cher Fidel (Marita's story)
Des fragments choisis de l'histoire abracadabrante mais vraie de cette jeune allemande qui à 19 ans faillit avoir un enfant du (pas si fidèle) dictateur de La Havane, puis eut une fille d'un ex-dictateur du Venezuela, un fils avec un agent du FBI (ou de la CIA, on s'y perd, à force !) pour lesquelles (agences) elle a travaillé... et fut même mêlée à l'assassinat de John F. Kennedy !
Incroyable mais vrai ?
AV ! Chevalier (A knight's tale)
Jouissif et plein d'humour !
Ah, le bal et la scène dans l'église : deux scènes d'anthologie !
Il ne manque guère que des vers à la Shakespeare, mais bon...
AR ! L'emploi du temps
Si on a craint un instant une copie du fait divers (dont sont friandes les trash TV), on s'en écarte heureusement - il y a un vrai scénario - et même si la réalité dépasse la fiction, on croit plus à cette fiction-là !
Il faut dire que la prestation d'Aurélien Recoing y est pour beaucoup...
AV : Les jolies choses
Un rôle en or pour Marion Cotillard, qui aurait gagné être plus "double" !
... car la différence de caractère entre les deux jumelles (de chez Jumelles !) n'est pas
vraiment
exploitée...
AV : Ma femme est une actrice
... et mon mari réalise ?
En tout cas, plutôt réussi comme film de couple !
AR : Made in the USA
... ou le dossier Odell Barnes, un Noir américain exécuté le 1er mars 2000 par
George W. Bush, le par
trop célèbre tueur en série du Texas qui, depuis, est devenu président des USA - dans les
conditions que l'on sait
!
Dommage que soient amalgamées la question de la culpabilité ou de l'innocence
(probable) de Barnes - qui
sera exécuté malgré tout ! - et la raison d'être de la peine de mort, dont l'inhumanité et
l'inutilité ne sont plus
à démontrer...
En revanche, le système judiciaire étasunien (dont la quasi-totalité des acteurs est élue) trouve
ici une parfaite
illustration de son dysfonctionnement... et de sa corruption !
AR : Paragraphe 175
Il était plus que temps que l'on enregistre les témoignages de ces homosexuels survivants qui
furent parmi les
premiers à "bénéficier" des soins nazis : arrestations, déportations,
"expérimentations"...
Mieux vaut tard que jamais, mais quand même !
Et combien auront-ils encore à attendre pour être enfin reconnus en tant que victimes
?
AR : Les siestes grenadine
... ou les fossés !
Fossés en tout genre : entre les générations, d'un continent à l'autre, d'une religion à une autre,
de la couleur d'une
peau à une autre, d'une culture à une autre, d'un sexe à l'autre... la synthèse est difficile, mais
mérite qu'on s'y attelle
!
Note pour plus tard : essayer de retrouver sa graine du paradis...
AV ! Tosca
Un passage plus que réussi de l'opéra au grand écran !
Image, lumière, déplacement de la caméra et... son : rien à jeter !
AR ? Y tu mama tambien (Et ta mère aussi !)
On hésite entre ennui et agacement devant cette énième version, fût-elle mexicaine, qui
illustre
la vacuité des milieux
où évoluent des sales gosses pourris gâtés...
Mais on finit cependant par apprécier, alors pourquoi pas ?
AV ! Moulin rouge, de John Huston
Une évocation de la vie de Toulouse-Lautrec, réalisateur, entre-autres, de l'affiche du Moulin
Rouge avec La
Goulue
!
Certes un peu daté pour ce qui est des décors et de cette vision étasunienne du Paris d'il y a
cent ans, mais gagne peu
à peu de la profondeur grâce aux dialogues - et au jeu des acteurs !
Et, en bonus, le plaisir, dans la dernière demi-heure, de retrouver Suzanne Flon... déjà plus
que
prometteuse
!
semaine du 7 au 13 novembre 2001 :
AR ? L'autre monde
La quête d'une femme à la recherche de son frère, son cousin ou son amant à travers l'Algérie
d'aujourd'hui, entre
romanesque et réalité...
Pas toujours vraisemblable - mais la situation actuelle est si complexe !
AV : The barber (L'homme qui n'était pas
là)
Rien à redire, même pour les obsédés du ciseaux qui coupent les cheveux en quatre : du grand
art capillaire !
Un bémol, cependant, quant à l'omniprésence des cigarettes à l'écran - mais il est vrai que
l'action se situe à un
demi-siècle de là !
AV ? C'est la vie
Justement non : ce n'est que du cinéma !
Et vu comme tel, comme une simple illustration - et non
comme une véritable
tentative de traiter en profondeur le sujet (certes difficile) - de la mort intime, se laisse
-
grâce aux acteurs - regarder... mais défie toute tentative d'identification !
AV ? D'Artagnan
Pourquoi ce film, sur un sujet plus qu'exploité, et encore plus souvent mal par les
Anglo-saxons ?
Pour payer un retard d'impôt, sans doute... mais il faudrait que le film ait des chances de
marcher !
Est-ce que des ajouts pyrotechniques et une resucée d'une scène à la Tsui
Hark (cf. le nom des cascadeurs au générique) suffiront ?
J'en doute, et c'est dommage - comme les efforts du réalisateur quant à l'image, souvent très
sombre, qui aurait pu
servir de cadre aux divers affrontements dans les coulisses du pouvoir mais qui hélas, sert
plutôt à cacher la misère
des décors... à défaut de celle des dialogues !
AR : États de service
Un docu-reportage passionnant tourné au service d'oncologie de l'hôpital Laennec - on
pourrait dire cancérologie,
mais on évite d'y prononcer le "mot" : on préfère y parler de
maladie...
Efficace - il est difficile de ne pas se trémousser dans son siège - et à déconseiller, comme la
lecture d'un dictionnaire
médical, aux hypocondriaques !
AV : J'ai faim !!!
Plus la vengeance d'une blonde (ou plutôt la vengeance de ses copines !) qu'un film
sur
les régimes...
... mais ça n'en est pas moins drôle !
AV ! Kiss kiss bang bang
La volontaire mais difficile reconversion d'un tueur collectionneur de dernières phrases en
garde du corps d'un
Forest Gump qui n'a jamais mis le nez dehors...
... ou la difficulté de devenir père !
AV ! Mirka
Un conte à l'image et la lumière formidables qui arrivent même à nous faire oublier le
doublage
des acteurs ne
parlant pas italien... et apprécier l'usage du grand-angle !
Ne pas manquer !
AR ! Paria
Un vrai-faux documentaire sur les SDF (le pluriel est hélas de rigueur !), "habituels" ou "occasionnels", un soir de 31 décembre 1999...
Une vraie bonne surprise pour un sujet a priori peu commercial, pas trop mal distribué... mais n'attendez pas !
Et une bonne note (!) pour la musique...
AR : Le souffle
Suffisamment court (1h17) pour ne pas en manquer, mais j'avoue que je ne vois pas le rapport du titre avec le sujet du film !
Mais peu importe : ce qui aurait pu s'appeler le rite, le passage, etc. n'en manque (presque) pas !
AE : Training day
Difficile de trouver un intérêt quant au fond, et pour la forme, rien que de très original : un
duo de flic, un blanc/un
noir, un bleu-bite/un expérimenté, un idéaliste/un ripou...
Bref, on s'ennuie vite, ça n'en finit pas de finir : 2h01 au total pour ce qui pouvait se torcher
en
90 minutes... ou
moins !
AV : Le tunnel
Tandis que la bêtise des hommes érigeait le mur de Berlin, en 1961, d'autres
fouissaient...
D'après une de ces histoires vraies, passionnant de bout en bout : à voir avec votre prof'
d'allemand !
semaine du 31 octobre au 6 novembre 2001 :
AV ? 101 Reykjavik
Pour le côté exotique de l'Islande ?
Pas vraiment, puisque essentiellement tourné en intérieurs, plus la présence de Victoria Abril
!
Pour le fond, alors ?
Il n'y en a pas vraiment, et les situations et les personnages ne sont pas des plus
crédibles...
Pour (en) rire, alors !
AV : Bleu profond (The deep end)
... ou tenir la tête hors de l'eau coûte que coûte !
Un sacré rôle pour Tilda Swinton (on se
rappelle son étonnante
incarnation d'Orlando, d'après la nouvelle de Virginia Woolf / Actes Sud - Papiers)
face au - fatalement pas si
méchant que ça - remplaçant du Dr Ross...
AR : Candidature (45 min)
Les dessous du recrutement d'un enseignant-chercheur en philosophie révélés (?) avec
humour
grâce au toujours
inénarrable Denis Podalydès !
Précédé de Les 3 théâtres (35 min), une journée (chargée) dans la vie de Denis
Podalydès, sociétaire de la
Comédie Française...
Plutôt bouche-trou : tourné en vidéo pas vraiment numérique et pourtant plus visuel (bien que
souvent flou et mal
exposé) que... sémantique !
AE : Couples de stars (America's sweethearts)
Il est probable que la causticité du scénario original a été neutralisée à grand renfort de
sucrettes par la production :
résultat, le soufflé est retombé, et il est plutôt fade...
... mais Hollywood qui taillerait un short à Hollywood ?
In your dreams !
AR : Imago (Jours de folie)
Avoir aimé sa femme, sa maîtresse, puis, suite à un accident, sembler ne plus être capable d'aimer personne : la troisième et dernière étape d'une métamorphose ? L'homme de demain ?
Et, face à cet "homme de demain" devenu insensible, différentes réactions des femmes qui l'entourent : sa légitime, sa maîtresse et... sa voisine !
AE : La libertad
... serait de ne (presque) rien posséder, pour ne rien avoir à perdre ?
Le problème, c'est qu'alors très vite vient l'ennui !
Désolé, mais même en Argentine, même à la campagne, on aurait cru que Rousseau était passé de mode : l'homme est définitivement un animal culturel - la part de Laki sur Linné, en somme !
AE : Millenium Mambo (Qian xi man bo)
Un coup de voix off qui nous résume ce qu'on va voir par la suite, et ainsi de suite : on ne risque pas d'être surpris !
Mais comme de toute façon, il ne se passe pas grand chose - du moins qui vaille d'en faire un film !
Alors on essaie de s'intéresser aux lumières, aux couleurs, mais le cadrage maniéré et la musique (un mauvais clonage d'Alan Parson) agacent vite - comme de constater qu'au XXIè siècle, au 3è millénaire, avec tout ce que l'on sait de la nocivité du tabac on laisse encore fumer (et boire du whisky-bière) des enfants - paumés, certes, mais des enfants de vingt ans !
Mon copain mac, héros des étoiles (Race to space)
AR ? Slogans
Une bonne idée pour un film que cette histoire de slogans à la gloire du communisme à la sauce albanaise, même si elle est (hélas) issue de faits réels - ubuesques mais réels !
Sinon, le traitement des à-côtés (i.e. la relation entre André, le prof de biologie et Diana, la prof de français) est assez sommaire - mais venant d'un pays qui est longtemps resté isolé du reste du monde...
AV : Le vélo de Ghislain Lambert
Des moments drôles, bien sûr : le "personnage" Benoît Poelvoorde lui-même oblige...
Mais c'est avant tout une ode à la petite reine, illustrée à travers le parcours d'un cycliste de l'ombre qui, pourtant, aura son heure de gloire... en échappant enfin à la voiture balai !
Mention spéciale pour la musique durant les grands moments de courses, et pour le délicieux parfum des années soixante/soixante-dix !
AV ? Wasabi
Manque un peu de piquant... euh, de rythme !
Aurait pu mieux faire - enfin, se laisse voir...
4 garçons dans le vent (A hard day's night)
semaine du 24 au 30 octobre 2001 :
AV : A.I. (Intelligence artificielle)
Pour un Spielberg, ce n'est pas trop mal...
Peut-être parce que le sujet aurait pu être tourné par Kubrick - celui de 2001, du moins !
Cela n'empêche que cette I.A. manque de profondeur...
Dans la première partie, par exemple, où le thème du "remplacement" de son enfant à sa mère est allègrement évité - il est vrai que les relations humaines outre-Atlantique sont plutôt sommaires, pour ne pas dire infantiles, à défaut du masochisme tout aussi puéril de celles d'outre-Manche dont elles sont issues...
Dans la deuxième partie, on retrouve les travers hollywoodiens des grands spectacles rollerballesques à la Mad Max garantis (!) 100% shit dont les décors tape-à-l'œil et de mauvais goût cachent la vacuité...
Heureusement, l'emprunt à Pinocchio permet une échappée vers la troisième partie (qui n'est pas sans évoquer la fin de 2001 ni le méconnu Homme bicentenaire), de loin la meilleure, même si elle aurait gagné à être moins explicative, plus elliptique - comme si Spielberg se rappelait tout à coup qu'il vise le large et mal comprenant public de crevettes roses qui n'a jamais lu d'autres livres que ceux avec des images... qui ne font pas appel aux capacités d'abstraction du cerveau humain !
Mais qu'est-ce que cette I.A. aurait donné avec le duo Clarke-Kubrick, qui auraient commencé par se pencher sur le problème de la source d'énergie des "mécas"... rêvant de moutons électriques ?
AE : Abc Africa
Un film de touriste qui débarque en Afrique - plus précisément en Ouganda, 2 millions d'orphelins à l'horizon 2002 pour cause de guerre civile dans les 80's, relayée dans les 90's par le sida...
Résidu anglo-saxon à la décolonisation oblige, on commence par parler d'argent, de chiffres - et l'on roule à gauche !
C'est différent du Cameroun, où au moins, le réalisateur (du pays, il est vrai) commentait ses images, alors qu'ici rien - rien de préparé, d'ailleurs : tiens ! plein de petits Noirs qui n'ont jamais vu un camescope DV (ils sont drôles, je les filme !), et hop ! une danse par ici, une autre par-là (ah ! ces Noirs, c'est vrai qu'ils aiment faire la fête), tiens ! un gentil couple aryen (mais néanmoins stérile ?) d'Autrichiens qui sont venus faire leur marché... d'adoption !
AV : Betty Fisher (et autres histoires)
... qui s'entrecroisent et forment un ensemble plutôt réussi - et très bien servi par ses interprètes !
Et puis là, au moins, le thème du "remplacement" d'un enfant n'est pas escamoté...
AV : Grégoire Moulin contre l'humanité
... ou plutôt contre le foot, peut-être le plus ancien des effets pervers de la mondialisation... par le bas !
Malgré quelques (rares) faiblesses on recommande à 100 % ce "y'en a marre" salvateur et jubilatoire dédié par exemple à tous ceux et celles qui n'ont pas eu la chance, lors de la finale du Mundial 1998, d'enchaîner avec délice deux Shakespeare au festival d'Avignon tandis que les crevettes roses marinaient béatement dans la bière devant leur poste...
AV : Kandahar (Safar et Ghandehar)
Surréaliste : un pays de sables et de cailloux où règne la famine, dont les seules abondances sont les armes et les mines antipersonnel et où, en "compensation", des jambes artificielles sont parachutées par un hélicoptère de la Croix Rouge...
Surréaliste... mais hélas réel !
AR ! Mariage tardif
... ou peut-on (longtemps) échapper au poids des traditions ?
Pas manichéen pour autant, et si la mariée est en blanc et la divorcée en noir, cela n'empêche pas le marié (malgré lui) de savoir laquelle est la plus belle à ses yeux !
... et aux nôtres !
AV : Princesse malgré elle (The princess diaries)
Un conte de fée, oui, mais ne boudons pas notre plaisir et laissons donc notre pied s'envoler comme Anne Hathaway - transfuge de la Famille Green (pas celle du Dr !), à défaut de "la" Carole d'Urgences à qui le Dr Ross sut faire lever la patte !
AV ! Reines d'un jour
Pas de Drag queens mais quand même de l'amour, certes adultère - mais n'a-t-il pas ainsi plus de goût, ou bien est-ce à cause de Paris ?
Une mise en scène et une image totalement maîtrisées, un casting et une interprétation de rêve : royal !
Bertha Boxcar
La flèche et le flambeau (The flame and the arrow)
semaine du 17 au 23 octobre 2001 :
AV ! American pie n° 2
Il vaudra mieux prendre ses précautions avant d'aller voir cet American (à)
pi(ss)e n° 2(r) de
rire...
... sinon le champagne risque de manquer de bulles !
AR : Bad luck ! (Double whammy)
Moins réussi que Ça tourne à Manhattan - paresse du scénariste/réalisateur ? - mais
néanmoins
honorable...
... même s'il aurait gagné à être plus fouillé !
AV ? La bête de miséricorde
C'est du 100 % Mocky : vite tourné, vite
joué
- mais quand même
aidé pour les dialogues, qui ici et là font mouche...
... dans la bouche de Bernard Menez et de Jackie Berroyer !
AR : Desert moon
... ou, une fois atteinte, c'est là qu'on s'aperçoit qu'elle est déserte !
Comment reconstruire une famille sur fond œdipien, régression et carriérisme...
Japonais, long (2h08) mais pas trop et
suffisamment
de dialogues pour
qu'on ne décroche pas : que demande le peuple ?
AR : George Washington
Entre conte et fait divers, rêve et réalité, Blancs et Noirs - en parfaite harmonie ! - dans un
monde délabré (mais non
sans espoir !) aux reflets jaunes...
Esthétiquement et musicalement réussi.
AR : H story
Une sorte de "make of" d'un remake d'Hiroshima mon amour par le réalisateur de M/other, remake qui, on s'en doute, n'aboutira pas à partir du moment où le réalisateur a décidé de respecter l'intégralité des dialogues de Marguerite Duras ?
Peut-être, mais pouvait-il (vraiment) en être autrement ?
J'avoue pour ma part qu'il y a très peu de livre(s) que je n'ai jamais fini(s), mais Hiroshima mon amour, malgré - à cause de - son apparente simplicité en fait partie !
Aussi conçois-je les - apparentes ? - difficultés de Béatrice Dalle pour s'en... souvenir !
Ah, j'oubliais : une mention spéciale pour la lumière, en rien expérimentale !
AR : Makibefo
Un McBeth filmé en noir et blanc (souvent surexposé - même la nuit américaine ! - comme pour souligner l'âpreté du climat... et des passions), interprété par la tribu des Antandroys, le long de la côte au sud de Madagascar : étonnant !
Certes, il vaut mieux déjà connaître la pièce, cette histoire racontée par un fou, etc. pour apprécier pleinement les images entre les vers originaux de Shakespeare - décidément universel !
AV : Le petit poucet
Une belle mise en images (et en sons !) du conte de Perrault, tour à tour inquiétante, féerique et... alléchante !
Certes, on connaît l'histoire, des cailloux aux bottes de sept lieues, mais le fumet est toujours là !
AR ? Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures
En ces temps où le révisionnisme fait plus que de pointer
son
nez, il apparaît urgent
de remettre les pendules à l'heure grâce à des documentaires comme celui-ci - qui rappelle, de
plus, que même si le
rapport de force n'était pas vraiment du côté des juifs, il y a eu des cas, comme à Sobibor, où
ils ont démontré que
les victimes peuvent se révolter et vaincre leurs bourreaux, tout armés et... ponctuels qu'ils
soient !
Par contre, la forme plutôt aride choisie pour ce documentaire de l'auteur de Shoah
(interview non sous-titré
dont les traductions tardent à venir), si elle accrédite la véracité historique, peut détourner nos
jeunes têtes blondes
de ce pourtant nécessaire travail de mémoire !
AV ! Sur mes lèvres
De A à Z, une r-é-u-s-s-i-t-e !
Je n'en dirait pas plus, sinon que décidément, Emmanuelle Devos (rappelons-le : à partir du
24
octobre au Théâtre
du Rond-Point) a un sacré charme !
AR : Vacances au pays
... ou Cameroun, comment va la... modernité !
Un constat lucide quant au "développement" du pays, après 40 ans de
décolonisation : à suivre... au
prochain millénaire ?
Le vieil homme et la mer
AR : La voie lactée (Darbal Al-Tabanat)
Un conte palestinien (peut-être un chouia trop long sur la fin) où les vrais fous ne sont pas...
les idiots du village
!
Est-ce ainsi que les hommes vivent... et ont vécu de tous temps ?
semaine du 10 au 16 octobre 2001 :
AV : 13 jours (Thirteen days)
Une très bonne illustration de l'affaire des missiles soviétiques à Cuba, en 1962, condensée en
2h25 dont pas une
minute ne manque d'intérêt...
Mais bon sang, que d'hommes !
AR ? Les acteurs anonymes
Une bonne idée, hélas peu et mal développée...
Dommage.
AV : Angel eyes
Ah, que c'est beau le regard d'une femme qui tombe amoureuse d'un mystery
man...
... et quand elle s'appelle Jennifer Lopez, flicesse ou pas, ça donne sacrément envie
d'apprendre
à jouer de la
trompette !
AR : Le cas Pinochet
Des témoignages insupportables de victimes du régime de Pinochet, survivants et familles de
disparus...
... mais le plus insupportable, c'est de savoir que depuis 1990, le dictateur déchu venait tous
les ans faire du
shopping à Londres (où il compte encore plein d'amis chez les tories, aux
yeux
desquels - du moins à
ceux de leur ancienne... égérie - il serait le sauveur de la démocratie au Chili !) sans jamais
avoir été inquiété - du
moins jusqu'en 1998, mais avec hélas l'échappatoire "politique" que l'on
sait...
Assez de ces immunités de chefs d'État actuels ou passés, assez de ces
langues
de bois juridiques :
d'abord un dictateur n'est en aucun cas un chef d'État légitime, ensuite
en aucun cas la
fonction de chef d'État ne saurait conférer une immunité aux voyous - n'en déplaise à
trop de nos politiques
hexagonaux manifestant encore récemment une "solidarité" de corps pour le
moins suspecte
!
On veut des ronds, on veut des ronds (air connu) - ou du moins, on voudrait que
n'importe quel citoyen du
monde puisse déposer une plainte contre X pour toute atteinte aux droits de l'Homme
constatée dans n'importe quel
pays, pas forcément le sien d'ailleurs : la solidarité - la vraie - n'est pas (que) faite pour les
chiens !
Et, rêve pieu - you can say I'm a dreamer, but I'm not the only one - que cette plainte
soit suivie d'effet
!
AR : Danny Balint (The
believer)
Comment le rejet de son milieu, de sa culture, de sa religion dont on ne pouvait accepter les
absurdités peut mener à
la haine de soi et, poussé à l'extrême, à la violence contre ceux qui vous renvoient... votre
propre image !
Une histoire d'attraction et de répulsion, en somme...
AR ! La fille de son père
... de son père, ou bien ?
Une paternité opportune pour la vengeance "immédiate" d'un mari trompé,
un premier (?)
mensonge qui évidemment en entraîne d'autres... et leurs conséquences, et perturbe cette
famille bourgeoise du
Doubs qui, il faut le dire, battait déjà de l'aile...
Sobre et brillamment interprété, à déguster sans aucune méfiance
!
AR : FrogZ
Trash et délirant.
Une distribution confidentielle qui fait qu'une fois dans la salle, on ne peut qu'apprécier sans
ergoter cette série Z qui
revisite (et dépoussière !) le marchand de Venise !
AV ? Le journal de Bridget Jones (Bridget
Jones' diary )
Plaisant, sans plus...
On préférait Renée Zellweger en nurse
!
AV ! Let it snow
Quand James rencontre Sarah...
On connaît la suite, ou plutôt la fin (on pourra donc la sauter !), mais pas le chemin
emprunté...
... alors découvrez-le vite !
AR : Quand les hommes
pleurent...
Si c'est de l'Espagne que la Justice a commencé à rattraper le chef-tortionnaire
chilien, elle reste en retard en Droit du Travail - en particulier pour ses
"Maures" qui ont cru voir
chez elle un eldorado occidental et qui, face à la réalité qui les y attendait, n'osent retourner
chez eux, leurs
espérances piétinées...
Quant à ce flagrant déficit d'information de part et d'autre de la Méditerranée, il faudrait
peut-être, à l'heure des
CNN de toutes nationalités, le combler !
AR ? Super 8 stories
Une espèce de docu fimé sur le No Smoking Orchestra en tournée, agrémenté (!)
d'extraits de films de
famille...
Ça ou la soirée diapo de vos voisins ou collègues de bureau...
AV : Va savoir
Moins répétitif que Céline et Julie vont en bateau, mais tout aussi divertissant -
quoique moins mystérieux et
peut-être un peu long à démarrer...
On regrette que la paresse (?) des scénaristes ait laissé de côté ce qui aurait pu donner de
savoureux parallèles quant
aux extraits de la pièce de Pirandello, mais heureusement on se rattrapera sur la distribution...
de rêve !
Sugarland Express (The Sugarland Express)
semaine du 3 au 9 octobre 2001 :
AV : Chaos
Dénoncés avec humour, les travers de l'individualisme (et du machisme !) qui rime que trop
avec égoïsme dans nos
sociétés contemporaines...
Très plaisant, même si tout à coup la lourdeur narrative et le simplisme de l'histoire de Malika
viennent plomber le
propos de la réalisatrice, propos qui - à juste titre ! - lui tient (trop) à cœur...
Ah, démonstrativité, combien d'œuvres as-tu ainsi gâchées !
Les contes de la mère poule
AR ? Martha... Martha...
Le moins réussi, peut-être, en comparaison
des précédents...
... mais si le sujet se cherche et la mise en scène est un peu lâche, les acteurs, eux, sont
formidables !
AV : Monday
Du lendemain (voire du surlendemain !) d'une nuit
d'ivresse...
Une comédie nippone hilarante qui, sur la
fin,
explose en un manifeste
certes utopique contre les armes mais, en ces temps plus que troublés, il appartient d'autant
plus à chacun de nous
d'œuvrer pour rendre cette utopie possible !
AV ! Moulin rouge
Dément très agréablement sa navrante bande annonce !
En fait, il s'agit une très bonne comédie musicale comme savent faire les anglo-saxons qui nous ont (heureusement) épargné le massacre de chansons originales du Paris 1900 et nous ravissent par un pot-pourri de chansons plus récentes (d'All you need is love à Roxanne en passant par Like a Virgin) sur fond chorégraphié de Dame aux camélias...
Ce n'est pas du Resnais - ce n'en a pas l'air - mais ça en a... les chansons !
AR ? Le pornographe
Honnêtement, plutôt chiant... dialectiquement parlant !
La présence de Jean-Pierre Léaud, si elle seule peut suffire à la matière d'un film, méritait
mieux - comme on a pu le
vérifier encore l'année dernière
!
Bref, on reste sur sa faim... comme dans un film X ?
AR : Pour une poignée d'herbe
Même s'il est question de trafic de drogue, il s'agit bien là de l'herbe des vaches !
Peut-être un chouia trop long, mais le charisme du jeune kurde "débarqué "
de son village à
Hambourg, ville de tous les trafics, vaut bien qu'on oublie sa montre... ou son coucou
!
semaine du 26 septembre au 2 octobre 2001 :
AV : Beautés empoisonnées (Heart
breakers)
Une bonne surprise, même si les ficelles de cette chasse aux milliardaires à plumer sont un
peu
gross(ièr)es...
Mais bon, à cheval donné, on ne regarde pas la monture... mais les juments, oui !
AR ! Ceux d'en face
Une très bonne idée : un film sur l'absence... mais aussi sur la création, musicale et... picturale : l'agencement des photos est un art en soi !
On a pensé à La belle noiseuse, peut-être à cause du physique de Valentine Vidal - mais sa voix évoque plus une autre Emmanuelle (Devos, à partir du 24 octobre au Théâtre du Rond-Point) ou, mieux, Valeria Bruni Tedeschi...
AR ? La chambre des officiers
Un peu longuet, et si la distribution des seconds rôles est très plaisante, leur nombre est quelque peu superfétatoire...
Pour amateurs de "gueules cassées"...
AV ! Dieu est grand, je suis toute
petite
Délicieux.
Drôle, bien sûr, mais aussi juste, fragile - rebondissant, pourtant !
La carpe et le lapin, oui - mais ils s'aiment : tout est dit.
Une très bonne surprise.
AR ? Et là-bas, quelle heure est-il ? (What time is it there ?)
Trois personnages : le jeune vendeur de montres (dont la mère ne supportant pas son veuvage attend la réincarnation de son mari en calfeutrant sa maison) qui devient lui aussi obsédé, mais par le décalage horaire entre Taipei et Paris, où sa jolie acheteuse de montre "à double horaire " est allée faire du... tourisme (à défaut des 400 Coups ?)
Voilà, tout est dit en une phrase, le reste n'est... que cinéma !
Fast and furious (The fast and the furious)
AR : Le fils de Jean-Claude Videau
Entretien avec... son père, son frère, sa mère, son ex (?)...
Rien que de très banal, voir narcissique, mais bizarrement... "émotionnant"
!
AV !
Hedwig and
the Angry
Inch
Une... comédie musicale, en quelque sorte, plutôt décoiffante !
Et, en sortant, se ruer sur le CD !
AR ? Manuela Saenz (La libératrice du libérateur)
Le "présent" en or et blanc, le passé en couleurs : une évocation des
souvenirs de celle qui fut la
maîtresse de Simon Bolivar qui lui écrivit beaucoup, et, tant qu'on y est, un zeste du créateur
de Moby
Dick...
Le problème c'est que le peu de moyens (investis dans les costumes d'époque ?)
"compensé" par
un
jeu déclamatoire caricatural et une musique en rapport fusille (!) la moindre ébauche d'intérêt
pour un sujet qui,
pourtant, n'aurait rougi en comparaison d'une Evita - la comédie musicale, pas le film
!
You really do cry for me, Argentina - euh, Pérou, Équateur, Colombie...
South America,
quoi
!
AV ? The pledge
Librement inspiré de La promesse de Friedrich Dürrenmatt, et commence comme
dans
De beaux lendemains...
Le reste n'est, hélas, pas à l'avenant !
Young blades (La jeunesse des trois mousquetaires)
semaine du 19 au 25 septembre 2001 :
AV : Baby boy
... ou la difficulté de devenir adulte, responsable... quand on n'a pas vraiment eu un
modèle paternel pour
s'identifier...
Car si faire un enfant est à la portée de toutes les bourses (!), l'élever est une autre paire... de
manches !
Par le réalisateur du - dix ans déjà ! - décoiffant Boyz'n the hood, John
Singleton.
AV ? Blow
Même "based on a true story", on aurait apprécié un ou deux bémols
à cette apologie du
trafic de drogue qui a pris les traits plaisants de Johnny Depp (qui ne semble décidément pas
bien inspiré dans ses
choix de scénarios - comme Franka
Potente,
pour ce qui est de la
couleur de ses permanentes !), rendue
heureusement surréaliste par le
kitsch qui se veut d'époque...
AV ! Comment j'ai tué mon père
J'avoue que je ne comprends pas certains critiques qui font la "fine bouche" :
peut-être n'avaient-ils
pas aimé Augustin, pas
vraiment du même genre -
ici, on jouerait plutôt dans la catégorie de Nettoyage à sec
!
Enfin, pour moi, c'est une réussite, même si le début peut - brièvement - faire craindre du pire
(le côté mode
"Rich against Senility") mais ne sert en fait qu'à situer un fils (qui a
dû/su se passer de son
père) qui a réussi (à le surpasser dans sa branche)... financièrement - mais pas humainement,
loin de là !
AR ? Dans la chambre de Vanda (No
quarto da Vanda)
Un documentaire long (2h55) et sombre (par le fond et la forme), où l'on retrouve la Vanda
d'Ossos, vivant (?) dans un quartier
"en
cours de
rénovation" de Lisbonne, Europe, quelques ravages dus à la drogue en sus.
C'est là que se repose le problème de la non-intervention humanitaire du reporter - et du
spectateur !
AR ? L'insaisissable (Die Unberührbare - No place to go)
On ne comprend pas le titre choisi, après coup : No more place to go serait plus juste
quant à cette
"écrivaine" (les Allemands sont moins sexistes que nos fossiles
habillés de vert) installée à
Munich qui, ayant vanté dans ses écrits les mérites du système politique de l'Allemagne de
l'Est
décide, lors de la
chute du mur, de s'installer à Berlin-Est.
Bien entendu, ce sera vite la désillusion face à ces Ossies qui ne rêvent que de
Coca-Cola !
AV !
Le lait de la tendresse humaine
Une distribution de rêve pour la réalisatrice de Nadia et les hippopotames qui décidément sait observer (et capturer !) les non-dits et les moments les plus fragiles (mais les plus importants !) de la vie avec une justesse et un bonheur qui tiennent de la magie, de la grâce...
Bouleversifiant.
AV ! No man's land
... and no hope to wish ?
Quand la réalité devient ubuesque, surréaliste de bêtise !
AE : Ouvriers, paysans (Operai, contadini)
On a supporté les 2h03 de ce qui aurait pu être un exercice de style : passent les plans fixes, éventuellement "agrémentés" d'un panoramique à 180°, comme l'appel à des non-acteurs en tant que récitants... mais leur faire lire leur texte en marquant une pose à chaque fin de ligne, indépendamment de la structure de la phrase, non !
Autant acheter le livre et le lire soi-même.
Vidocq
La question
semaine du 12 au 18 septembre 2001 :
AR ? Assassinat en février (Asesinato en febrero)
... et l'évocation, à travers le témoignage de leurs proches, de vies soufflées par le terrorisme - basque, en l'occurrence...
Sans aucun doute un documentaire, mais un certain manque de rigueur (ou de clarté !) dans le montage nuit au propos qui aurait aussi bien (si ce n'est mieux !) été servi par une fiction intelligente - Dias contados ou Yoyes, par exemple...
Des animaux fous, fous, fous
AV : Diablesse (Evil woman)
... ou ces folles d'Amanda ?
L'une lorgnant du côté d'Endiablé, l'autre non...ne
!
Se laisse voir, même si le rythme - et les idées ! - font quelquefois défaut...
AR : En attendant le Messie (Esperando al Mesias)
Tranches de vies à Buenos Aires, qui n'attendent plus le Messie...
... dans cette société libérale qui ne s'embarrasse pas des laissés pour compte !
AV ! Happy accidents
Un homme, une femme...
A priori rien que de très banal, de délicieusement banal...
Sauf que le premier avoue (c'est une transgression) à la seconde (accro à la psychothérapie)
venir du futur (et de
Dubuke, Ohio... non, Idaho... ou Iowah ?), et persiste !
Une histoire de fous ?
Peut-être, mais le plus fou, c'est qu'on finit par diablement y croire !
Un heureux accident, en somme...
AV ? Human nature
Aurait pu mieux faire, mais préfère effleurer qu'approfondir... ce qui vaut mieux, en un sens
!
Se laisse voir (pas rasoir !).
AR : Je rentre à la
maison
... oui, mais après avoir vu ce Manoel de Oliveira très accessible !
Trop, peut-être, pour les habitués - mais ce serait chinoiser !
AV ? Opération espadon (Swordfish)
Pas désagréable, mais reprend des ressorts maintes fois exploités...
... et qui, souhaitons-le, ne deviendront pas réalité !
AR ? Queenie in love
Des tranches de vie (comme dans Fast
food, fast
women) malgré un titre qui ferait plutôt penser à Sue perdue
dans Manhattan...
Plaisant, mais manque (un peu) de profondeur...
Rencontres du 3è type (Close
encounters of the third
kind)
À l'époque (1977), décevant : que diable François Truffaut était-il allé faire dans cette espèce
de mauvais
show psychédélique à la Barclay James Harvest ?
Entre remakes de films merdiques et
Director's cuts... of my
ass, préférez les crus de l'année !
semaine du 5 au 11 septembre 2001 :
AR : L'Anglaise et le
duc
Un Rohmer dans la ligne de Perceval le Gallois (pour les décors) et de La
marquise
d'O (pour les
costumes) - mais toujours l'importance des dialogues !
Tourné en DV, ce qui permet de superbes incrustations (ah, ces reconstitutions des lieux de la
Révolution à partir
des gravures de l'époque !) certes plus artistiques que réalistes (mais qu'importe !) qui servent
de toile de fond aux
personnages pour les scènes d'extérieur, celles d'intérieur laissant parfois filtrer derrière leur
historicité de rigueur
quelques accents introspectifs... très rohmériens !
AV : Attraction animale (Someone like you)
... c'est effectivement ce que l'on ne peut que ressentir face à Ashley Judd, qui porte
allégrement cette vision
féminine (et très étasunienne) des relations hommes-femmes évidemment simpliste mais non
dénuée d'humour sur
ses (jolies) épaules !
Notons que pour ce qui est de l'attraction il ne faudrait pas oublier la pimpante Marisa Tomei
-
et, pour les dames, les
beaux Greg Kinnear et Hugh Jackman !
AV : Divine mais dangereuse (One night at McCool's)
Ce qui c'est passé à partir de cette fameuse nuit, raconté à trois
"professionnels" par trois témoins :
au tueur à gages "bingomane" par le barman, à sa psy par le cousin (par
alliances !) du barman,
avocat amateur de bondage, et au prêtre par le détective en mal d'uniforme...
Un dénominateur - un joyau - commun, bien sûr : Liv Tyler en bimbo re-pare-chocée pour
l'occasion (?) et un final
(d)étonnant !
AR : La pianiste
On avait lu le roman d'Elfriede Jelinek il y a certes quelques années mais il nous en restait
suffisamment pour nous
interroger quant à la pertinence et à la réussite de son adaptation au grand écran...
Pertinence, parce que la littérature (n'en déplaise à la masse grandissante des analphabètes
sous
perfusion de K7
made in america et d'émissions télévisuelles dont le simplisme va de pair avec
l'audimat) reste une forme qui
permet d'exprimer des choses définitivement hors du champ des images (outre le rire, le
propre
de l'Homme n'est-il
pas avant tout le langage symbolique, la capacité d'abstraction, de simulation ?) : alors, La
pianiste en images
?
Réussite, parce que la relative complexité du roman qui oscille entre fantasmes et réalité
faisait
que son adaptation
tenait de la gageure...
Eh bien, c'est fait, et bien fait !
AV : Les pieds sur terre (Down to earth)
... ou comment réussir dans son one man show comique quand on est Noir et pauvre
?
En se réincarnant - suite à une erreur d'un ange (à deux pieds
gauches ?) - dans le
corps d'un Blanc vieux et riche ?
Peut-être - si l'habit ne faisait pas le moine !
AV : Une hirondelle a fait le printemps
Malgré un titre gnangnan et une promotion un peu trop... soutenue, cette comédie... bucolique nous retiendra allègrement durant... les quatre saisons !
Simple (apparemment) comme les bonnes choses, et bien servi par ses interprètes : que demander de plus ?
AV : Les vampires du désert (The forsaken)
Un bon road movie en (air connu) rouge (le sang) et noir (la nuit) : une série B, mais efficace !
Et, en tête d'affiche, Jack (Dawson) & Michael (Roswell)...
AR : Le château de l'araignée
Aucun rapport avec quelque Spiderman nippon (ni à faire), ni avec le baiser d'une Argentine...
...mais certainement avec Macbeth de Shakespeare !
semaine du 29 août au 4 septembre 2001 :
AV ? Absolument fabuleux
D'accord, on n'aurait pas dû revoir l'Ab' Fab' original rediffusé sur Arte - en
troisième partie de soirée
!
Mais même sans ce rafraîchissement, on eût trouvé fade, peu rythmée et peu inspirée cette
version française de ce
qui, il est vrai, reste très difficile - voire impossible - à traduire : l'humour british
!
AR ? Ceci est mon
corps
... mais la transsubstantiation ne sera pas au rendez-vous !
C'est dommage, car cela démarrait bien, et quelques effets de lumière ici, et là sur le son pour
isoler un dialogue sont
assez bien sentis ; mais ils ne sauraient faire oublier l'indispensable : un propos !
AR ! Eden
On abordera avantageusement ce mot magique très sobre et de blanc vêtu - en
Palestine comme en Germanie
- en suivant Samantha (Morton) comme on avait suivi Louise :
avec le même bonheur
douloureux...
Et l'on notera la présence (et saluera la performance) de l'auteur (de l'acteur) du roman dont
s'inspire ce film :
Arthur Miller himself !
AR ! Loin
Loin de l'Europe pleine de promesses de richesses pour Saïd...
Loin du Canada des filles du 5, 10, 15 cents pour Sarah...
Loin des aventures à la Rimbaud pour Serge, chauffeur de poids lourd qui voudrait pimenter
ses chargements de
textiles par trop sages...
Loin du Tanger d'autrefois pour James, vieux gentleman en mal de thé au
Sahara...
Loin de ce qu'il cherche pour François, jeune réalisateur qui voudrait s'essayer au thé - mais
pas vraiment...
Loin de son mari marocain exilé au Canada pour cette écrivain dans le film... et dans la vie
!
Mais avant tout, tous loin d'eux-mêmes : des personnages en quête d'eux-mêmes, en somme
!
Un très bon Téchiné - ce qui va très souvent de soi...
AR : Platform
Ou si la privatisation (de la culture), même (surtout !) en Chine communiste, n'était pas une si
bonne idée ?
En voici en tout cas une illustration à travers dix années de la vie d'une troupe de théâtre (de
1979 à 1989 -
approximativement, car les transitions ne sont pas vraiment soulignées... de rouge !)
Intéressant, mais demande de l'attention : long (2 h 35), constitué exclusivement de plans
larges et quasi-statiques
(pour que tout le monde - on est en Chine ! - puisse tenir dans le cadre et/ou pour des raisons
techniques -
simplification de la mise au point), ce qui ne facilite pas à nos yeux d'occidentaux la
distinction
d'entre les différents
protagonistes, mais bon... ce qu'on en tire en a d'autant plus de valeur !
AV ? Rush hour 2
Se laisse regarder, mais on s'attendait à un rythme un peu plus soutenu - titre oblige !
Plus un collage de sketches qu'un film avec un vrai scénario ; de bons moments quand même
-
mais pas autant que
dans le premier...
AV : Et pour quelques dollars de plus (For a few dollars
more)
Ne pas manquer de voir ou de revoir : le grand écran, c'est fait pour ça !
semaine du 22 au 28 août 2001 :
L'engrenage
AV : L'été de mes 27 baisers (27 missing kisses)
C'est très rafraîchissant, comme une comédie érotique d'un été dans une Géorgie très office du
tourisme des années
soixante-dix - l'époque d'Emmanuelle...
Moins délirant que le cuisinier amoureux,
ici
recyclé en capitaine d'un
bateau sans mer, mais bon...
AV : The mission
Suite à une tentative d'assassinat d'un parrain de Hong Kong, cinq
"samouraïs" hétérogènes sont
engagés par son frère pour lui servir de gardes du corps...
C'est bien fichu - malgré une musique très 70's qui date un peu !
La planète des
singes
Ce n'est certes pas le dernier Tim Burton
qui
m'incitera à voir ce
remake hollywoodien d'un vieux péplum lui aussi hollywoodien (et déjà avec Ben
Hur !), ni la bande
annonce qui laisse entrevoir des maquillages de pacotille qui semblent réalisés à l'ordinateur -
mais bien avant Final fantasy ! - et qui, pourtant, cachent de vrais
acteurs...
connus !
AR ! La répétition
Ça commence comme une pub de sous-vêtements pour enfants - mais ici avec Cherchez le
garçon...
Mais les garçons de cette répétition ne sont qu'accessoires, car il s'agit là de procéder à une
identification de
la relation entre deux femmes, ici deux meilleures amies d'enfance qui se retrouvent après une
quinzaine
d'années...
Très juste.
NB : cela va sans dire, mais ne tenez pas compte des bla-blas télévisuels ni des tabloïds
qui
parlent autour du film mais pas du film
(dès que l'on
s'écarte un tant soit peu des canons de base d'Hollywood, les crevettes roses sont perdues) :
ne vous laissez pas polluer l'esprit ni gâcher votre plaisir par des préjugés (d')imbéciles
!
AV : Room to rent
Une bizarrerie (mais très plaisante !) franco-britannique centrée sur Saïd Taghmaoui, plutôt
bien entouré : un jeune
photographe gay (Rupert Graves), un clone de Marylin (Juliette Lewis), notre
Clémentine Célarié nationale
toujours fidèle à elle-même et... la fidèle Sarah !
Un beau conte des mille et une nuits, en définitive !
semaine du 15 au 21 août 2001 :
AV : Cercle intime (Monkey's mask)
Un polar au féminin - ce qui n'empêche pas une aventure en cours d'enquête !
Dans le rôle du privé, Susie Porter - décidément better than
sex...
Comme chiens et chats (Cats and dogs)
Le dernier Walt Disney ?
AV ! Final fantasy : les créatures de l'esprit (Final
fantasy :
the spirits
within)
Une réussite.
AV ? Getting any ? (Minna Yaterruka)
Comment le sexe peut pousser le héros du Japon moderne à acquérir une voiture, puis une
décapotable, puis
trouver le moyen de se procurer de l'argent en commençant par se procurer une arme, et,
après
de nombreux
échecs alors qu'il commençait à réaliser son rêve... aérien, se retrouver tueur n° 1 (à défaut
d'acteur-tombeur) et
finir homme-mouche (ou sauterelle ?) non sans s'être essayé à l'invisibilité dans un hammam
féminin !
Excessif.
Kevin et Perry (Kevin and Perry go large)
N'aura tenu qu'une semaine - mais si ressemble à sa bande annonce...
AV ? Mais qui a tué Mona ? (Drowning Mona)
... ou plutôt, y avait-il quelqu'un qui n'ait aucune raison de la tuer ?
Une vraie intrigue, non dénuée d'un certain humour...
AV ? Psycho beach party
Une parodie des séries B des 60's où l'on reconnaîtra ça et là des protagonistes de différentes
séries TV plus
récentes : Dharma & Greg, Buffy et les vampires et Beverly
Hills...
On apprécie - dans la limite du genre...
AV ? Vengeance secrète (The fourth angel)
Assez ennuyeux : on a du mal à rentrer la psychologie du personnage interprété par Jeremy
Irons...
Certes, avec l'arrivée de Forest Whitaker cela s'arrange un peu, mais c'est trop tard : le film est
raté !
semaine du 8 au 14 août 2001 :
AE ! Gunblast vodka
Un scénario (?) aussi mince que... lourdingue, que des mouvements de caméra hystériques (et
malvenus) essaient
vainement de faire oublier, une réalisation inexistante et un doublage catastrophique : cette
vodka est décidément
bien fade...
Jurassic Park III
Le premier était nul ; on s'est dispensé du second et, quand au n° 3 qui sort en plein mois
d'août, on continuera à
s'en passer !
AE : Mauvais genres
Ou comment se planter au sujet de la transsexualité : quand on se rend compte qu'on n'y
connaît rien, on assaisonne
à outrance avec une intrigue (?) policière plus que téléphonée, saupoudrée - puisqu'il s'agit
d'une coproduction
belge - d'un zeste de pédophilie : affligeant.
Mauvais choix.
AV !
The
princess and the
warrior
Plus lent que le précédent mais tout aussi
plaisant
!
Pourrait presque faire croire au destin.
Une seule réserve, cependant : la couleur des cheveux de Franka
Potente !
AV ? The score
Efficace, quoiqu'un peu long et sans
surprise.
Vu et vite oublié.
AR : Suspicious river
Gris, humide et lent... comme la vie dans cette ville canadienne.
Incomplet, mais suffisamment singulier pour
qu'on
s'y arrête.
semaine du 1er au 7 août 2001 :
AV ? Le baiser mortel du dragon (Kiss
of the
dragon)
Efficace mais sans originalité.
Sis dans un Paris pour touristes - exportation oblige ?
AR ? Better than sex
... l'amour, évidemment !
Ou du moins le coup de foudre, version australienne...
Se laisse regarder, malgré d'horripilantes "interviews" à la Once & again !
AV ? Le bon numéro (Lucky numbers)
Commence lentement, puis atteint son rythme de croisière - assez délirant.
Pas 100 % réussi mais mérite le détour.
AR ? Destination : Graceland (3000 miles to Graceland)
Sur un fond d'Elvisomanie, un hold-up sanglant dans la capitale du kitsch et la course-poursuite qui s'en suit, pleine de rebondissements...
On aurait pu se passer des fusillades : à part ça, se laisse regarder.
AV : Docteur Dolittle n°2
Une comédie familiale en droite ligne de la précédente...
AV : La fille de tes rêves (La niña de tus ojos)
Le tournage d'une coproduction ibéro-allemande (La fille de tes rêves !) dans l'Allemagne nazie de 1938.
Un peu déroutant (!) au début, mais prend peu à peu de la profondeur - comme les personnages !
AR ! Harvard story (Harvard man)
Une des bonnes surprises de l'été, mais son Buffy's marketing risque de lui faire manquer son vrai public !
Centré (justement) sur Adrian Grenier, le second rôle échouant sans conteste à Joey Lauren Adams, tous deux injustement "estompés" sur l'affiche derrière Buffy...
AR : Identity crisis
Une bonne cuvée (1988) des van Peebles père et fils, décidément francophiles !
AV ? Save the last dance
Les cinq premières minutes font craindre du pire, mais heureusement cela s'arrange...
Certes, rien de très neuf quant au sujet, mais Julia Stiles vaut bien qu'on lui accorde cette
danse-là !
AR ! Some voices
Du bon usage de la schizophrénie !
Ou de la spirale, qui peut mener à son nombril... comme de s'ouvrir à l'extérieur !
AV ? Le tombeau (The body)
Une très bonne idée qui n'aura hélas pas été développée comme elle le méritait...
Plus de suspens et de réflexions quant aux enjeux de cette découverte auraient été
bienvenus.
Tomcats
3 diamants noirs du polar, avec Alan Ladd et Veronica Lake :
AV : Tueur à gages d'après Graham Greene
Chronologiquement, le premier de ces trois diamants...
Moins élaboré que les deux suivants, mais une bonne introduction.
AV ! La clé de verre d'après Dashiell Hammett
... ou mais qui donc a tué Taylor Henry ?
Et même, au début qui va être tué ? - car c'est sûr, cela va dégager !
Un cluedo qui tient la route, plein de rebondissements et de psychologie...
À noter, pour l'époque (1942), des amitiés "viriles" et des rapports sado-masochistes du même acabit plutôt explicites...
AV ! Le dahlia bleu d'après Raymond Chandler
Là encore un meurtre et du suspens et de la psychologie à gogo...
Et décidément, toujours ces amitiés particulières...
semaine du 25 au 31 juillet 2001 :
AE ! Le centre du monde (The center of the
world)
Un homme, une femme version outre-Atlantique par un réalisateur chinois qu'on a
connu plus inspiré !
Jugez de la caricature : lui, sorte d'ado retardé nourri de jeux vidéos et elle, batteuse (!) dans
un groupe mais qui
gagne sa vie comme pute de luxe, réunis dans un hôtel très cher dont le mauvais goût des
chambres le dispute à
celui
du kitsch de la ville, Las Vegas, qui se pare pompeusement du titre The center of the
world - qu'on pourrait
justement traduire par "le trou du cul du monde"...
Plus que décevant : navrant.
Confession d'un dragueur
AV : Pleure pas Germaine
Une bonne surprise : atypique mais - donc - goûteux.
Belge, avec une échappée espagnole !
AR ! The
Quickie
Froid et brûlant comme la glace de Russie... ou la vodka !
Et efficace, très efficace.
Mention spéciale pour la musique.
AV ? Scary movie n°2
OK pour la parodie, mais cela n'empêche pas un minimum de scénario !
Dommage.
Sweet november
On verra s'il tient jusque là !
semaine du 18 au 24 juillet 2001 :
AV ? Bella Ciao
Un très beau film... raté.
Reste les acteurs.
AR ! Brendan & Trudy
Ou le déniaisage d'un jeune prof désabusé, cinéphile et membre assidu de la chorale de
l'église
par une exubérante
cambrioleuse !
Un coup de foudre, quoi... et aussi pour le spectateur !
AR : Le dernier Cheyenne (Last of the dogmen)
De biens belles images (humides) de la nature sauvage du Montana.
Et le plaisir de retrouver Tom Berenger et Barbara Hershey.
Evolution
Reste à faire.
AR ? Gangster number one
Tient plus par la forme que par le
fond.
AR ! The Goddess of
1967
Une très bonne surprise venue d'Australie, dont un des héros est japonais et... francophile
!
Même si les retours en arrière finissent par lasser - n'est pas Memento
qui veut ! -, vaut le détour...
Mystery troll (Un amour enchanté)
AV ? Potins mondains & amnésies partielles (Town and
country)
- Mais ils font quoi dans la vie ?
- Ils sont riches et WASP !
- Ah bon ?
Divertissant, mais sitôt vu, sitôt oublié (!) - comme toutes ces stars de ce casting de
rêve...
AR ! Sleepwalker
Bien fichu, plein de rebondissements : à voir tout éveillé !
AR ! Souvenirs mortels
Une sorte de Souviens-toi l'été
dernier
ibère, mais oh combien
plus intéressant !
Et qui vous file ineffablement entre les doigts, comme un vieux souvenir, qui
décroche à la mémoire, et
vous empêche de mourir...
Spot
N'a tenu qu'une semaine...
AV : Spy kids
Très plaisant...
... même pour les grands !
semaine du 11 au 17 juillet 2001 :
Boys and girls
Aura tenu trois semaines...
La cour de récré (Vivent les vacances !) (Recess)
Driven
Joe la Crasse (Joe Dirt)
N'a tenu qu'une semaine...
... et en version doublée !
Mr. Accident
N'aura tenu que deux semaines...
AV ? Péché originel (Original sin)
Se laisse regarder : parfois convaincant...
... mais hélas pas tout le temps !
Replicant
Trop c'est trop (Say it isn't so ?)
N'a tenu qu'une semaine...
AR !
Trouble every day
Découpage, cadrage, image, "racontage"... impeccables !
Et la musique !
AV ? Un mariage trop parfait (The wedding planner)
Malgré un marié plutôt fade - erreur de casting due à la faiblesse d'une productrice ? - assez
divertissant...
... pour un film hollywoodien !
semaine du 4 au 10 juillet 2001 :
AV : 100 girls
Malgré un sujet plutôt scabreux, s'en tire assez bien...
... pour un film hollywoodien !
L'attaque de la moussaka géante
AR : Bleu le ciel
Des cadrages sobres et une mise en scène élaborée... qu'on appréciera d'autant plus vite que
l'on aura distingué les
retours en arrière de l'action au présent !
AV : La boîte
Malgré un sujet plutôt mince et d'un intérêt limité, la (vieille) réalisation et les (jeunes)
interprètes vont vous
emballer !
AR : Hijack stories
Revenir au ghetto pour s'imprégner du personnage qu'on aurait pu devenir en y étant resté, ou
s'en échapper ?
Bref, un échange standard...
AR ! Maelström
Bien fichu, une ambiance froide comme la solitude qui finit (presque) cependant par gagner
quelques couleurs plus
chaudes !
It could be love...
AV ! Panic
Do not... mais appréciez plutôt cet essai réussi sur le développement du stress chez un
tueur à gages
contrarié !
AR : Que faisaient les femmes pendant que l'homme marchait sur la lune
?
... elles s'aimaient entre elles !
Un Toto le héros féminin interprété par Marie Bunel sur l'incommunicabilité...
Quelque fois laborieux - cf. la descente de l'escalier - mais plaisant.
AV ! Shrek
Visuellement réussi et intéressant à tout âge, des novices aux... vétérans des contes de fée
!
AV : Ludwig (Le crépuscule des dieux)
semaine du 27 juin au 3 juillet 2001 :
AV ? Antitrust
Lent à se mettre en route - ou assez inintéressant : discours pseudo-technique plutôt creux et...
binaire !
Mais cela s'arrange heureusement quand les demoiselles s'en mêlent : ouf !
Reste que l'idée de Big Brother chez Microsoft méritait mieux et que la psychologie
des personnages reste
(très) sommaire...
Crocodile Dundee n° 3 (Crocodile Dundee
in
L.A.)
Ça se réchauffe, le crocodile ?
Electre, le droit à la folie pour tous ou la vengeance en question (Leçon de
théâtre n°
11 d'Antoine
Vitez)
AR : Inter-view
Fragmentaire, comme ce que l'on peut voir de la vie de quelqu'un qu'on suivrait quelques
jours
dans sa vie - mais
scénarisé, n'en doutez pas !
Avant ce moyen métrage de 48 minutes, un plus court de 25 minutes : Flora, qui lui,
reste concentré sur son
héroïne...
AR : Karmen Geï
Le début fait très Pénitencier de femmes mais il s'agit bien d'une adaptation de la
nouvelle de Prosper (les
contrebandiers sont bien là !), transposée au Sénégal, avec des tonalités - réussies ! - de peaux
noires dans la nuit
!
Lara Croft : Tomb raider
Attendre la cassette... du jeu !
AE : Malèna
On est très loin de Pirandello !
Et ce n'est même pas un film qui met en valeur son actrice... euh, son mannequin vedette
!
Navrant.
AV : Mortelle Saint-Valentin (Valentine)
Bien fichu, assez original malgré le thème plus que rabattu...
Et le plaisir de retrouver de jeunes comédiens de séries (Buffy/Angel, Beverly
Hills) et de jeunes
actrices convaincantes (Jessica Capshaw, Marley Shelton, Denise Richards) même
brièvement
(Katherine Heigl)
!
Paris à tout prix
AV : Terror tract
Dans la série Histoires de la maison des mystères, en voici trois : un triangle
amoureux,
un singe et un
télépathe... serial killers ?
Dur, le métier d'agent immobilier !
AR : Un été pour vivre (New year's
day)
Au début, fait un peu Destination
Finale, version no
future : bref, ça craint !
Mais heureusement, prend de la consistance, devient moins manichéen, gagne en
profondeur...
et nos suffrages
!
Butch Cassidy et le Kid (Butch Cassidy and the Sundance
Kid)
Un classique.
semaine du 20 au 26 juin 2001 :
AR : Betelnut beauty
Au début, mignon(s) : elle comme lui, la jeune fugueuse qui va vendre des noix de bétel et le
jeune pâtissier qui n'y
tient pas vraiment !
Et puis, hélas, l'amour et l'eau fraîche ne suffisant hélas pas, se dessine un inquiétant no
future : la
prostitution et le banditisme...
Ce que la société taïwanaise moderne offre à ses jeunes ?
AV ! Capitaine Corelli (Captain Corelli's Mandolin)
Le plaisir de retrouver Penélope Cruz, mais cette
fois-ci
plus longuement !
Une histoire d'amour réussie qu'on se fiche presque des invraisemblances ou du
révisionnisme
de son cadre
historique - comme on s'est fichu de la partie naufrage proprement dite du Titanic !
Clodo
En exclusivité (1970 !) au Brady...
AV ! The hole
Bien fichu : a toujours une longueur d'avance sur ce à quoi on s'attend - il est vrai qu'il s'agit
d'un film anglais, et non américain...
Une mention pour Thora Birch, qui fut, entre autres, la princesse de Donjons et dragons, et, dans le rôle
de la psy,
Embeth
Davidtz... qu'on ne présente plus
!
AV ? Liberté-Oléron
Drôle - heureusement ! - mais quelques temps morts, et parfois trop caricatural...
Mais pourquoi Denis Podalydès s'essaie-t-il à faire du (mauvais) Michel Serrault
?
Origine océan - (4 milliards d'année sous les mers)
à partir du 26 juin à la Géode...
AR : Seconde chance (Morir o no)
La traduction du titre original vaut ce qu'elle vaut, mais comme mourir ou (ne) pas (mourir) aurait aussi pu s'appeler vivre ou pas, qui n'était pas forcément plus optimiste... pourquoi pas ?
(Même si ce n'est pas tous les jours qu'on a deux fois la chance de faire une bonne première impression !)
Une première heure en noir et blanc, puis la dernière demi-heure en couleurs, beaucoup de texte : ça rappelle le dernier Godard, mais c'est du Ventura Pons, adapté d'une pièce de Sergi Belbel...
La première partie est une série de sept scènes à deux (sauf, une - un monologue), toutes nocturnes, et - c'est le titre original ! - se terminant par la mort d'un personnage.
Puis, dans la dernière, tout se retourne : c'est le fameux Et si ?, le not smoking cher à Resnais (mais plus simple !), qui, pour l'occasion, le côté optimiste de la vie, se pare de couleurs et de musique, et nous rejoue une à une les scènes précédentes, avec cette fois-ci juste ce qu'il faut de générosité - plus que de hasard - pour que tous retombent du bon côté, et que cette "brisure de symétrie" révèle par la même occasion les divers liens, jusqu'alors cachés, entre les personnages...
Un autre point de vue, plus féminin : celui du cœur, de la solidarité, de la main gauche, du côté social...
AV ! Thomas est amoureux
... ou comment voir le monde à travers une webcam !
Techniquement, parfait ; artistiquement, une gageure réussie - dans un genre qui fut raté par ailleurs...
AR : Tu peux compter sur moi (You can count on me)
Désarçonnant, pour un film américain - comme tout à coup un bout de micro qui dépasse
!
Mais si - et ce n'est pas un mal ! - le scénario peut parfois sembler hésiter, l'interprétation des
deux orphelins, la
sœur (Laura Linney) et le frère (Mark
Ruffalo)
est plus que
convaincante !
AV : Un ange
... ou Bavure et conséquences !
Avant tout pour le couple Richard Berry - Elsa Zylberstein, qui passe étonnamment bien à
l'écran...
Mais l'ange (Vincent Martinez, pas Perez !) aussi s'en sort bien, malgré sa courte(s)
apparition(s), et la jeune
Virginie Lanoue...
Et bien sûr les valeurs sûres : Pascal Greggory en truand, les flics Bernard Le Coq et Nicolas
Silberg...
Baroque en diable, surtout le final !
AE : Un jeu d'enfants
Même Karin Viard et Charles Berling ne pourront nous intéresser à ce film qui, sans doute
pour justifier une
impasse
sur la psychologie des personnages, prend une vague orientation fantastique - mais ne
l'assumera pas...
Quant aux trop jeunes enfants de ce jeu plus soporifique (pour le spectateur) que terrifiant, on
s'inquiète des suites...
psychologiques que ce tournage aura sur eux !
semaine du 13 au 19 juin 2001 :
AR ? Avant la nuit (Before night falls)
Avant tout pour Javier Bardem, qui porte de bout en bout cette adaptation à l'écran de
l'autobiographie de l'écrivain
Reinaldo Arenas sur ses épaules !
Mais trop de commentaires en voix off nuisent ici aux images, sans pour autant
refléter
le style de l'écrivain :
dommage - mais on essaiera cependant de le lire !
AV ? Fist of legend (La nouvelle fureur de vaincre) (Jing wu ying
xiong)
La classique (?) histoire de défis entre écoles de Kung-fu, sur fond d'occupation
japonaise...
Des bons et des méchants, dans les deux camps : un bon moment en perspective, si la faune
présente dans la salle
obscure le permet !
Gourine et la queue de renard
AV : H.S. (Hors service)
... rédemption ?
Ou comment un tueur professionnel (Dieudonné), qui, après un coup malheureux qui lui
échappa sur la personne de
sa femme, maintenant dans le coma, décide brusquement de ne plus
"officier"...
Mais son patron (Lambert Wilson) et ses anciens collègues (François Berléand, Lorànt
Deutsch, Stéphan Guérin-
Tillié) sont à ses trousses !
AR ! Hakuchi
Entendez : l'idiote - une version japonaise de L'idiot ?
Dans un Japon encore en guerre - la bombe atomique n'ayant pas été inventée - l'écart
saisissant entre la réalité (les
bas-fonds - de Gorki ?) et la télévision (particulièrement kitsch) qui joue pleinement
son rôle de
désinformation et d'anesthésie permettant à la guerre de durer...
Riche, visuellement et par le fond, un portrait de la société japonaise pas forcément si éloigné
de la réalité qui
explose dans un final 100 % (dé)bridé !
Pokemon n° 3
AV : Les portes de la gloire
... n'ouvrent pas forcément sur de grands horizons mais, en tout cas, grincent !
Le dur métier des vendeurs d'encyclopédies, du Nord particulièrement pluvieux au Sud, en quête de nouveaux territoires !
AR : Rédemption (The claim)
Un western à la Lone star aux accents enneigés de Limbo, même s'il ne s'agit pas là de Mr Sayles, mais de Michael Winterbottom !
D'ailleurs, la musique (de Michael Nyman) rappelle beaucoup - trop - celle de Wonderland !
AR ! Time code
Attention : nécessite une attention, un éveil tournant à 400 %, voire 500 % avec les sous-titres !
Car ce n'est pas moins que quatre images, certes tournées - quelle gageure ! - simultanément, mais qui seront parcourues pendant 95 minutes par pas moins de vingt-quatre personnages, qu'il vous faudra décoder, sélectionner, assimiler et reconstruire, avec heureusement quelques intermèdes musicaux (dont, particulièrement bien venu, celui que l'on a définitivement associé à Mort à Venise !) qui permettront de faire souffler votre hémisphère gauche, celui du langage - mais pas le droit, celui des images... et des émotions !
AV ! Together (Tillsammans)
Si le début peut faire fuir le lecteur de base du Figaro et conforter le sympathisant de Démocratie Libérale dans son utopie du libéralisme à tout crin (mais qu'il aille donc vivre aux États-Unis !), il ne s'agit heureusement pas d'un film triste et désabusé sur une autre utopie, passée elle : l'expérience du "communautarisme" des années soixante-dix dans la Suède social-démocrate !
Non, c'est drôle, délicieux et trognon à l'image des enfants qui aimeraient bien que les adultes se comportent... en adultes !
AR : La traversée
À la recherche de son géniteur : une belle quête de l'autre côté de l'Atlantique, qui ne dépareillerait certes pas dans l'imaginaire d'un orphelin !
Une forme simple mais efficace qui fait mouche, comme les images, très justes : les barreaux protégeant la réceptionniste newyorkaise ou l'éventail très canadien de la couleur des arbres en automne qui me rappellent des souvenirs...
AR ! Uttara
... les crépuscules de Dieu ?
Au sens propre... comme au sens figuré !
Un coin perdu de l'Inde profonde qui, malgré les bizarreries de ses habitants, semble pourtant tourner à peu près rond...
... jusqu'à l'arrivée de trois hommes et une jeep, d'un nain à casquette, d'une troupe masquée et... d'Uttara !
Un conte, certes ; plein de symboles, sans doute ; mais pas seulement : un éclairage des côtés peu reluisants de la société indienne d'aujourd'hui...
AV ? Pour toi j'ai tué (Criss cross)
Date un peu, surtout au début... et à la fin !
Malgré tout, les retours en arrière aidant, devient presque convaincant... et plaisant
!
semaine du 6 au 12 juin 2001 :
AR ? Bandits d'amour (Hold-up pour le bonheur)
Malgré un sujet usé jusqu'à la corde (un jeune couple du Nord qui braque une banque et
s'enfuit à Marseille - en
train, mais pas en TGV ! - pour dépenser l'oseille) et des dialogues certes écrits mais parfois
pesants, confondants,
tient bizarrement la route...
Il faut dire que c'est bien filmé et que, pour ce qui est de l'interprétation, Florence Loiret nous
émouvrait avec
l'annuaire téléphonique !
AV : Christina's house
Use et abuse du genre pour notre plus grand plaisir !
Vous reprendrez bien un cookie ?
AR : Chuck & Buck
... ou Le mariage de mon meilleur ami - au théâtre : Hank & Frank !
Le refus de perdre son innocence en devenant adulte : régression ou bon sens ?
Étonnant et réussi !
AV ? De si jolis chevaux (All the pretty
horses)
L'amour avant tout des chevaux (même avec Penélope Cruz dessus !), l'honneur avant tout
pour les femmes (qui,
contrairement aux hommes, ne sauraient le recouvrer !) et, finalement, le retour au bercail :
un
mauvais
Alchimiste - si l'on ne craint pas le pléonasme !
Ne va nulle part mais se laisse regarder...
AV !
Le
fantôme de Sarah Williams (Walking the dead)
Un amour infini ?
Est-ce que l'être aimé peut, après sa disparition, nous servir de conscience à défaut d'avoir su,
de son vivant, nous
changer ?
Un rouage peut-il améliorer la machine de l'intérieur ou ne pourra-t-il que s'user et tourner en
rond avant d'être
remplacé ?
En tout cas, un grand amour est toujours réciproque...
AR : I am Josh Polonski's brother
... et finalement, je ne le connaissais pas !
Le classique complexe du client qui veut sauver malgré elle la pute dont il est tombé amoureux, ou l'amour comme vouloir donner à tout prix quelque chose qu'on ne possède pas à quelqu'un qui n'en veut pas !
Tourné en super-8 (un sacré dogme !) par le réalisateur de The shade : quelquefois gênant dans les plans d'ensemble mais bien sonorisé, bien monté et réalisé.
AV ! Jimmy Grimble
Un conte de fée qui emballera même les réfractaires au foot... et les supporters de Manchester-U !
Amour et sentiments, ralentis et... la musique : chacun y trouvera son compte...
Pearl Harbor
Par le réalisateur d'une grosse merde qu'on avait évitée...
... on évitera aussi celle-ci !
AR : Soft Fruit
Plutôt aigre que doux, mais non sans humour (anglo-saxon) que ce portrait d'une drôle de famille, réunie à l'occasion... des dernières semaines à vivre de la mère !
Trois filles à la Sweetie, un fils en conditionnelle, porté sur le masochisme et un père à la main lourde mais verte, tireur de piafs : sacrés australiens !
semaine du 30 mai au 5 juin 2001 :
AR ? All the little animals
La rencontre d'un vieux misanthrope (John Hurt) qui donne une sépulture décente aux animaux et d'un jeune héritier (Christian Bale) qui a été accidenté quand il était petit, dépossédé par son infat beau-père (Daniel Benzali)...
Bien interprété - mais quand même d'un intérêt limité !
Chopper
Une version australienne de Roberto Succo ?
AR ? Crachez vos souhaits (Louise Attaque, le film)
Trois mois (mai-juin 98) dans la vie de Louise... ou de Léa ?
Des moments intéressants, d'autres moins...
AR : The dream catcher
Un road-movie en direction d'Oklahoma City et de Reno pour deux jeunes fugueurs...
L'un verra son père, qui ne le reconnaîtra pas, l'autre ne verra pas sa mère... qui l'avait reconnu ?
Une douzaine de personnes dans la salle : même avec Stefi Graf, mérite mieux !
AR ! Éclipse de lune (Yue shi)
Est-ce parce qu'elle a épousé un homme plus âgé qu'elle et renoncé à sa carrière que la jeune actrice Ya Nan se sent attirée par ce jeune chauffeur de taxi photographe à ses heures ?
Est-ce une banale histoire de triangle amoureux, ou bien y aurait-il du vrai dans cette fille partie dans le sud qui lui ressemble ?
L'une ne va-t-elle pas éclipser l'autre, comme le passé le présent, le rêve la réalité ?
AR : Hotel Paradiso (Une maison sérieuse - Guest house Paradiso)
Certes pas toujours du meilleur goût, mais... c'est british !
Évitez le poisson, cependant...
AR : Pau et son frère (pau i le seu germà)
Ou comme parfois, un deuil peut réunir famille et amis du défunt qui ne se connaissaient pas...
... mais qui connaissait chacun une facette de celui qui est parti.
Des paysages des Pyrénées à couper le souffle ; mais un dernier tiers au scénario peu crédible qui peine à finir - mais pourquoi donc : la vie continue, non ?
Petit Potam
AR ? Le rat
Formellement intéressant.
Mais le fond aurait mérité d'une aide au scénario !
AV ? The Tailor of Panama (Le tailleur de Panama)
D'après le roman et produit par Jean The Square, avec Pierce Brosnan, Geoffrey Rush...
Eh bien, non : la montagne a accouché d'une souris !
Peu intéressant et par trop invraisemblable (même si l'on prend les anglo-saxons pour des c...) - bref, pas très "carré" !
AR ! Tigerland
Le meilleur film de Joel Schumacher, depuis... (Au fait, il en avait fait des bons ?)
Sans doute grâce au scénariste, Ross Klavan, qui s'est inspiré de son expérience, en 1971,
l'entraînement avant
d'être envoyé au Vietnam : chapeau !
... ainsi qu'à son image à l'écran, Colin Farrell !
AV ? Un aller simple
Cette adaptation à l'écran du roman homonyme faisant appel à son auteur - fût-il Goncourt ! -
pour les dialogues
démontre, une fois de plus, qu'écrivain de théâtre ou dialoguiste, ça ne s'improvise pas - ou
que l'on manque
cruellement de recul pour se juger objectivement... ou se trahir !
Certes, le manque de rythme doit aussi à la réalisation ; et, si les paysages sont très beaux,
cela
ajoute à l'impression
générale de mollesse et d'à peu près qui, si elle reflète celle du roman (que l'on n'a pas lu) est
malvenue au grand
écran.
AR ? Un voyage entre amis
Un autre road-movie qui mènera deux saltimbanques canadiens en 2CV fourgonnette
jaune de Chambéry à
Saint-Malo en passant par Paris... et la Bourgogne !
Aurait gagné à être un peu plus court ou un peu plus rythmé - mais il est vrai qu'en
2CV...
semaine du 23 au 29 mai 2001 :
AR ? The anniversary party
Sur le papier, plutôt prometteur, tant par la distribution que par les conditions de tournage en
DV.
Hélas, toute virtuose que soit mise en scène, le spectateur finit par se lasser du spectacle (?)
plus que rabâché d'un
aquarium nombriliste du showbiz - le syndrome du milieu clos ? - pour carrément s'énerver
quand débarque
l'ecstasy, au point que le personnage antipathique du voisin en devient sympathique de par
son
refus du brain
damage et... du mal de dos !
AR : Carrément à
l'Ouest
Une gageure qui parviendrait presque à transformer un parlé de banlieue et des tranches de
vie
a-culturelles en du
Shakespeare... ou du Goethe !
La femme qui pleure, vingt ans après ?
En tout cas, mention spéciale pour Caroline Ducey, décidément fichtrement attachante
!
AR : Kaïro
... ou Histoires de fantômes... japonais !
Un film sur la solitude dans les grandes villes qui finit par apparaître (!) au sens propre, un film aussi sur l'incapacité à intervenir...
Moins rigoureux que Cure, plus fuyant que Charisma et somme toute assez proche de License to live !
AV ? Le retour de la momie (The mummy returns)
Se laisse regarder, mais un scénario un peu confus qui se contente de reprendre la trame qui avait fait le succès - justifié - du premier "momie"...
Plutôt qu'un retour, un remake, donc.
semaine du 16 au 22 mai 2001 :
Les âmes fortes
Si l'on s'en tient à la bande-annonce et à la qualité littéraire de son commentaire - dit (!) par le
mannequin qui tient le
rôle titre de cette adaptation de Giono - on préférera (n'est-ce pas le B.A. BA du
mannequinat ?) se taire
!
Pour Giono on se consolera en revoyant ou en relisant Un roi sans divertissement ou
Le hussard sur le
toit (avec Olivier Martinez) ; pour Ruiz...
on
attendra le prochain
film
?
AV : Anatomie
Un Mort suspectes (1974, avec Geneviève Bujold) matinée de Rivières pourpres venu
d'Allemagne (de Heidelberg : brr
!), avec Franka Potente : OK, mais pourquoi nous distribuer une version anglaise ? - Wir
wollen deutsch hören
!
Alors, à quand sur Arte en vo ?
AV ! La chambre du fils (La stanza del figlio)
Un film mineur... mais juste !
Et si le deuil ne sera jamais vraiment fini, il y aura toujours des signes comme quoi... la vie continue !
AR : Éloge de l'amour
Un Godard relativement accessible : pourquoi s'en priver ?
Et puis, ce qu'il y a de bien, c'est qu'on peut penser à autre chose - c'est rare des moments où
l'on a du temps pour
penser !
AR : Insomnies (Chasing sleep)
Cela commence de façon banale, comme toutes les disparitions : un homme qui attend sa
femme, qui ne rentrera pas
ce soir...
Oui, mais ce n'est pas si simple que cela en a l'air, on découvre peu à peu les à-côtés de cette
disparition...
Et le film bascule progressivement, au rythme de la maison qui se délite goutte après goutte et
des comprimés de
plus en plus nombreux, vers... le fantastique ? Le psychiatrique ?
Un film d'ambiance, dont il faut avant tout se laisser imprégner...
AR ! Où le cœur nous mène (Where the heart is)
Une très bonne surprise - ce qui n'était pas gagné d'avance - et une mention spéciale pour son
interprète principale,
Natalie Portman qui, quoique jeune, a
(largement) plus de cordes
à son arc qu'un autre mannequin !
Et plein d'apparitions qui font plaisirs : Ashley Judd, bien sûr, mais aussi (Jamais) Sally Field,
Joan Cusak (avec
John, c'eût été Russ !), Stockard Channing...
Roberto Succo
Quand on avait vu la pièce homonyme on s'était demandé pourquoi avoir choisi un tel sujet sur un fait divers encore chaud, sans le recul nécessaire ni quelque justification autre que la mort récente de son auteur, financièrement avantageuse il est vrai (cf. Sarah Kane) pour les producteurs : attrait morbide du public, pas de droits d'auteur, etc.
Pour le cinéma c'est la même chose - à plus grande échelle : on s'était passé de Tueurs nés, on se passera de Roberto Succo...
semaine du 9 au 15 mai 2001 :
AV : 7 jours à vivre
Classique, dans le genre de la maison hantée du marais à la sauce shining !
Doit beaucoup à Amanda Plummer (dont le papa vient de reprendre le rôle fétiche de Peter Cushing) - pour une fois pas trop maltraitée ! - et aussi, dans le rôle du mari possédé, Sean Pertwee...
AR : Chevauchée avec le diable (Ride with the devil)
... où la guerre de Sécession se révèle un peu plus complexe que dans les versions "bleus contre gris" habituelles !
Peut-être un poil trop long (2h15), mais non !
NB : à noter dans le seul rôle féminin important de cette histoire d'hommes l'appétissante Jewel "pieces of you" Kilcher !
AR : Coup de peigne (Blow dry)
Aurait vraiment pu décoiffer si le rythme était un peu plus soutenu, comme... le final !
Mais il y a les acteurs, et le charme acidulé d'un bonbon anglais et d'un roman-photo de salon de coiffure !
AV ! Dracula 2001
Le mythe revisité - et c'est plutôt réussi, n'en déplaise au pape !
Une réussite, malgré un début à la Belphégor qui, de fait, faisait craindre du pire !
AV ? Le masque de l'araignée (Along came a spider)
Je ne sais pas si c'est dû au manque de rythme ou au sentiment de déjà vu mais on s'ennuie vite...
Seul le dernier quart d'heure (si vous ne vous êtes pas endormi !) parvient à faire échapper (de justesse) ce film à la catégorie à éviter...
AR ! L'origine du monde
Caméra vive et nerveuse - mais parfaitement maîtrisée, scénario original - type polar qui, sur la fin, atteint son sommet (!) de tragédie grecque, un décor étonnant - un Marseille hivernal, une interprétation de rêve - Roschdy Zem qu'on ne présente plus : résultat ?
Un premier film magistral.
AR : Profils paysans (L'approche)
Documentaire de Raymond Depardon, qu'on ne présente plus, de La prisonnière du désert aux Délits flagrants en passant par Afriques, comment ça va avec la douleur ? actuellement repris...
Ici, la désertification des campagnes vue à travers différents portraits de gens isolés : austère au début, drôle quelquefois et poignant à la fin...
AR ? Virilité et autres sentiments modernes
Suffisamment de bizarreries pour ne pas regretter d'avoir fait le déplacement, mais des clichés sur l'homme au foyer et l'executive woman qui le font regretter et une "mise en musique" dans ce qui se révèle un poème de Prévert à faire dresser les cheveux sur la tête...
Bref, reste le charme des interprètes (Bruno Putzulu et Estelle Skornik) pour faire passer la pilule !
Baby doll (La poupée de chair)
AV : Madame porte la culotte (Adam's rib)
Au vu du titre et des protagonistes (Spencer Tracy & Katharine Hepburn dirigés par George Cukor) on s'attendait honnêtement à plus drôle !
Et les arguments défendus devant le tribunal n'apparaissent ni convaincants, ni franchement hilarants comme dans une autre histoire, qui alliait cynisme et humour...
Mais bon, comme on passe de bons moments !
semaine du 2 au 8 mai 2001 :
AV : American girls (Bring it on)
Il n'y aurait donc pas que le football américain - surtout quand l'équipe du lycée est particulièrement nulle !
Il y a aussi les Cheerleaders ou pom-pom girls (et boys !), même qu'il y a des championnats nationaux !
Avec une Kirsten "brossage de dents" Dunst aux accents de Reese Witherspoon, aussi volontaire mais un peu plus humaine - politiquement correct oblige ?
AV : Bêtes de scène (Best in show)
Caricatural, certes, mais pas tant que ça !
Mention spéciale aux commentaires du show ; et toujours le plaisir de retrouver Parker Posey dans un rôle de névrosée dont elle a le secret !
AV : Les chemins de la dignité (Men of honor)
... ou comment, coûte que coûte, devenir scaphandrier dans la Navy, quand on est Noir - même si la ségrégation dans l'armée américaine a été abolie en 1948 !
Et comment, coûte que coûte, réintégrer le service actif malgré... une jambe en moins !
Un bon rôle pour Cuba Gooding Jr. - et bien sûr, toujours égal à lui-même, Robert De Niro !
AV ? Entre deux mondes (Tra due mondi)
Un film "en costumes d'époque" - ici, l'arrivée de Garibaldi en Sicile...
Pas inoubliable mais se laisse regarder, du romantisme mortifère de Stéphane Freiss à la
fidélité désuète de Michele
Placido !
AR ! La ferme : une comédie bio (At sachem farm)
Surtout ne pas se fier ni au titre français, ni aux mauvaises critiques : meilleur qu'un tofu !
Original - une mention spéciale pour les lumières, le cadre et la musique...
Avec Minnie Driver (qui co-produit), mais aussi Rufus Sewell, Nigel Hawthorne...
AV ! Highlander n° 4 (Endgame)
Si, si, il y a bien un scénario, une bonne utilisation de la série télé et des relations entre les
deux McLeod, Duncan
et Connor...
Un bon n° 4 !
AV : Manipulations (The contender)
Un remake plutôt réussi de Tempête à
Washington...
Mais malgré les années passées, la sexualité des Américains n'a pas vraiment évolué
!
AR : Mundo Gruà
Pourrait être un documentaire car fait diablement vrai !
Et courageux, car ne cède pas à la mode de la délinquance pour sortir de la
galère...
AR : Rolling
... ou le passage difficile à l'âge adulte ?
Ici, il s'agit bien d'un documentaire : trois ans dans la vie d'Ivano, roller de
Lausanne...
Bien fichu - méritait sa sortie en salle parisienne !
Sale môme (Disney's the kid)
AR : Sanam
Commence et finit de la même façon, par le meurtre d'un voleur de chevaux...
Mais il ne s'agit pas d'un western, mais d'un film sur le
père, ou plutôt son
absence, sur son image que l'enfant garde/se construit/réinvente...
AR ! La sociologie est un sport de combat
Jamais ennuyeux malgré la longueur (2h26) !
Rappelle - entre autres ! - qu'un bilan ne doit rien "oublier" - en particulier la main gauche !, et qu'un profit économique à court terme devra être remboursé socialement et avec des intérêts - plus qu'usuraires ! - à long terme... voire même à court terme !
Bref, que ce qui n'est pas quantifiable ne doit pas, comme la partie immergée de l'iceberg, être sous-estimé !
Par l'auteur de Pas vu, pas pris où Léotard (pas l'acteur, le nœud-nœud !) conversait off-records avec un responsable de la TV-trash d'alors - M6 en ayant aujourd'hui conquis de haute (?) lutte le titre !
AR ! Le soleil au-dessus des
nuages
... ou il n'est jamais trop tard pour changer ?
Utopique ? Nostalgique ? Peut-être, mais avant tout réussi - un très bon premier film !
Un tandem Daniel Prévost - Serge Hazanavicius idéal, et une "amie de 30
ans", Hélène Vincent,
particulièrement bouleversante.
AR : Souffle de vie (Soplo de vida)
Le titre fait référence à la catastrophe (les torrents de boue) mais il s'agit avant tout d'un
polar...
... hélas desservi par la mise en scène et le montage qui abusent de retours en arrière
malvenus
- n'est pas Memento qui veut !
AV ? Sur la trace du serpent (Nowhere to hide)
Des moyens musclés utilisés par les policiers Coréens pour attraper les malfaiteurs - ou pour
le
plaisir ?
On décroche un peu cependant de l'intrigue (il est vrai, pas fondamentale), pas tant quand les
séquences s'accélèrent
que quand... elles durent !
AR : Berlin express
... ou le crime du Berlin express ?
Un film d'espionnage étonnant sur fond de Francfort (et de Berlin) d'après-guerre (1948) où
tout reste à
reconstruire, à commencer par l'unité - on sait ce qu'il en advint...
Chose promise, chose due : c'est la
semaine du
fabuleux destin
!!!!
semaine du 25 avril au 1er mai 2001
:
AR : Beijing bicycle
De la petite reine dans l'Empire du milieu...
Un conte moral sur la propriété dans un pays ex-communiste (?), un peu (vio)lent parfois
mais
jamais lâche : sait
toujours où il va !
AV : Le couvent (The convent)
Une série B, certes, mais qui assume, et où, finalement, le mauvais doublage (mais des
dialogues savoureux)
s'intègre parfaitement au kitsch des effets spéciaux à base de peinture et de lumière noire
!
Avec, entre autres, Adrienne Barbeau et... Coolio !
AV ! La défense Loujine (The Luzhin defense)
Une féminine - et réussie ! - adaptation du
roman
de Nabokov...
Ah, le bonheur d'être regardé par ces yeux-là, ceux d'Emily Watson...
Le bonheur de savoir - en le lisant dans ses yeux - que tout est possible, parce qu'elle le veut...
tout simplement !
So cute, indeed...
AR ! La devinière
La Devinière, c'est, depuis septante-six, un refuge ouvert aux enfants handicapés dont
asiles et hôpitaux
psychiatriques ne voudraient - et ne sauraient - s'occuper... ni aider à grandir !
Comme beaucoup de documentaires aperçus sur Arte entre deux zappings, voir
celui-ci sur grand écran, dans
une salle obscure, permet de concentrer toute son attention - et ces enfants d'un dieu moins
bon la mérite, oh
combien !
AR ? Du côté des
filles
... vol au-dessus d'un nid de cocottes ?
Car un peu hystérique, reconnaissons-le !
Mais à un premier film, a priori sincère, beaucoup sera pardonné, même quelques
errances - d'autant qu'il est
très bien servi par ses comédiennes...
AR !
Le fabuleux destin d'Amélie Poulain
Un Delicatessen qui aurait troqué son cynisme pour la grâce d'un Toto le
héros
au pays des
merveilles...
Des images léchées, une musique en symbiose, un scénario au cordeau plein de trouvailles,
d'humour et de...
signes de piste, et, finalement, un vrai premier baiser
!
Bref, tout ce qui fait que, désormais, la nostalgie a retrouvé ce qu'elle était... le bonheur en
plus !
AV : Hors limites (Exit
wounds)
Le plaisir de retrouver Steven Seagal dans
un bon polar en Noirs et Blancs - mais pas
manichéen pour deux sous
!
Un bon cru, plein d'action et d'humour.
AR ? L'île (Seom)
Une idée originale, certes, mais plus de sexe et moins de cruauté aurait tout aussi bien convenu !
Non homologué SPA - qui ne doit pas avoir de bureau en Corée...
AR ? Liam
Intéressant, essentiellement grâce à ses personnages, tous attachants !
Mais un sujet - oh combien ! - rabattu (le chômage à Liverpool - ici, en 1930) voire
caricatural
(tout l'apparat que
réclame l'Église Catholique à ses ouailles au dépens de leur pain, et son école dont on se
demande ce qu'elle
enseigne en dehors de la crainte des péchés, tous mortels !)
AV : Le Mexicain (The Mexican)
Même s'il n'y a pas vraiment de symbiose - d'ailleurs, on ne les verra pas beaucoup ensemble -
entre Julia Roberts
(au pluriel, car ils vont par paire !) et Brad Pitt , il serait dommage de bouder cette histoire de
pistolet mexicain de
légende, prétexte à des digressions sur la relation de couple - true love serait
abusif...
Ce n'est pas parce que ce n'est pas ce à quoi on s'attend, etc.
AR ! Mon père
Bien fichu : évite tous les écueils de l'autobiographie - sans doute grâce au métier et au recul !
- et les habituels excès dans la reconstitution de l'époque - les décors sont sobres comme la
mise en scène !
Et, bien sûr, pièce maîtresse de cet hommage à un père qui avait dans le cœur des jardins
enfin
retrouvés,
l'interprétation de Bruno Cremer...
AR ! Nouvel ordre mondial (Quelque part en Afrique)
Le Nouvel Ordre Mondial, ce n'est rien d'autre que la poursuite de l'exploitation de leurs
anciennes et riches
colonies par les pays occidentaux, en soutenant par la force et les armes, grâce à l'ONU, des
tyrans
"légitimisés" par des élections truquées et en aucun cas représentatives des
populations locales,
affamées, torturées, mutilées et assassinées...
Ici, il s'agit de la Sierra Leone, de la perfide Albion (et de l'Oncle Sam) - mais la France n'a
pas
de leçon à donner :
cf. sa politique africaine...
Pour donner enfin une réalité aux "Plus jamais ça !",
profitons-donc de la
campagne présidentielle qui s'annonce pour réclamer enfin la transparence de la politique
étrangère de notre pays par
publication régulière et exhaustive des crédits - puisque c'est l'argent qui semble mener le
monde d'aujourd'hui ! -
alloués à chaque pays où la France entretien, entre autres, des relations économiques...
Ainsi, en suivant en parallèle l'évolution du PNB par habitant et de l'indicateur de
développement humain de ces
pays, il sera possible, en cas de "mauvais résultat humanitaire" d'en tirer les
conséquences en
réclamant le limogeage (au mieux, pour incompétence, au pire pour crime contre l'Humanité)
de ces hauts
fonctionnaires "en charge" qui considèrent par trop l'Afrique comme leur pré
carré et ses habitants -
mais considèrent-ils seulement ses habitants ?
Et, concomitamment, à l'instar des actionnaires demandeurs - quel qu'en soit le coût humain -
de toujours plus de
profit aux dirigeants des entreprises, permettre au citoyen-consommateur (informé par
affichage sur l'étiquette de
chaque produit des implantations géographiques de son fabricant) de décider, par exemple par
boycott, de
sanctionner ces multinationales présentes dans ces pays ("pas assez
performants" sur le plan
humanitaire et du développement) responsables elles aussi de fric - euh, de fait ! - au mieux,
de
ne pas en avoir fait
assez, au pire... à vous de juger !
Ceci, puisque, en dernier ressort, il semblerait que c'est à une opinion publique bien informée
qu'il échoit de faire
plier ceux qui ont le pouvoir et l'argent - mais pas le cœur, loin s'en faut
!
AV : Quand on sera grand
Un autre premier film, mais cette fois-ci au masculin,
un
peu moins hystérique, un
peu plus cartésien et avec un peu plus de personnages - ici, des couples !
Un chouia trop long ou lent, mais savoureux...
AR : Le royaume des rapiats
Peut-être un peu léger quant au scénario, on croquera - et goûtera ! - cependant la pomme de
cet Aladin échappé
d'un film muet et recherchant désespérément - et exclusivement ! - des pièces de cinq
francs...
Au royaume des rapiats...
AV ! Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (Bring me the head of Alfredo Garcia)
Pourrait être le titre d'un western mais évolue vite vers un road movie où un couple essaiera de prendre un nouveau départ...
Vainement !
AV : La horde sauvage (The Wild bunch)
Commence et finit par un massacre, à grand renfort de peinture rouge !
Il est vrai que le film date de 1969...
Entre les deux, se laisse regarder - des histoires d'hommes, en fait...
semaine du 18 au 24 avril 2001 :
AV ? 15 août
Les acteurs sont bons, certes, mais la situation un peu éculée et trop caricaturale aurait gagné
à être traitée un peu
plus en profondeur, plutôt que de se laisser aller à la facilité...
Enfin, c'est comme vous voulez...
AV ? À la rencontre de Forrester (Finding Forrester)
Histoire classique et peu crédible, conte politiquement correct et prévisible, réalisation
honnête
et sans
imagination...
Se laisse voir, pourtant...
AV ! Eh mec ! Elle est où ma caisse ?
(Dude, where's my car
?)
Le titre (prononcé avec l'accent) et/ou la bande-annonce... annonçaient la couleur, et on ne
sera pas déçu !
D'autant qu'il y a bien là une vraie histoire (fût-elle délirante) sans aucun temps mort
!
AR ! L'homme des foules
Franco (pour la langue) - portugo -(pour les lieux et un peu la langue) - polonais (pour un peu
la langue et les lieux),
s'il ne déplacera pas les foules de par sa modeste diffusion (une salle au quartier latin) mérite
assurément le
détour...
Idée originale, mise en scène, cadre et jeu parfaits ; et, cerise sur le gâteau : donne à réfléchir
!
AV ? Intuitions
Ce qui avant tout n'est pas crédible, c'est cette absence de réactions qui fait que, lorsque - à
trois reprises - le
gol de service agit, on est soulagé et on applaudirait presque, trop content d'échapper
à
l'ennui puis au
sentiment de déjà vu de ce qui s'avère vite par trop prévisible - c'est le comble !
Cate Blanchett, omniprésente, s'en sort cependant
remarquablement bien, comme d'habitude,
ainsi que Giovanni
Ribisi - à découvrir sans diamant bleu ;
Katie "Joe(séphine)" Holmes, décidément plus grande au cinéma qu'à la télé
ne fait que passer -
mais se révèle (fugitivement) doublement appétissante ;
Quant à Hilary Swank, si elle aime se faire tabasser...
(On taira pudiquement le nom des autres intervenants de ce médiocre
réchauffé...)
AR ! Little Senegal
Même si l'on doute fortement de la faisabilité et de l'exactitude de l'arbre généalogique qu'a
reconstitué cet oncle
d'Afrique (Sotigui "La Tempête" Kouyaté) qui finit par échouer à
Harlem, ce n'est là que
prétexte pour rappeler aux cousins d'Amérique, patrie du chacun pour soi, que, en Afrique,
même quand on n'a rien,
on n'est jamais seul, puisque l'on a... la famille !
Big.
AR ! Oui, mais...
... non : oui, un point c'est tout !
Intelligent, mais aussi "émotionnant" - et drôle, ce qui ne gâche rien
!
Ah, et puis une scène entre Gugnot-Dequenne qui n'est pas sans en rappeler une autre, entre
Belmondo et Anconina dans Itinéraire d'un enfant gâté...
AR : Our song
... c'est celui de la fanfare à laquelle appartiennent trois jeunes filles de Brooklyn, histoire
d'oublier que le rêve
américain les a... oubliées !
Et ce n'est pas la politique de "W" qui risque d'arranger les choses...
Mais heureusement, cette illustration du manque cruel en matière d'éducation et de
l'éclatement des familles dans
l'Amérique d'aujourd'hui n'est pas ennuyeuse ni larmoyante pour deux sous !
AR ! Pandemonium
Eh oui, il (a) existé des révolutionnaires anglais durant les Lumières, et s'ils n'ont pas réussi à
mettre bas guerre et
esclavage, au moins tentèrent-ils, par la poésie, la Révolution des mots !
Du génial et opiomane Coleridge (sa femme, son fils) au laborieux et collabo Wordsworth - le
pléonastique ? - (sa
sœur, puis sa femme) en passant par Lord Byron en guest star, des images liquides
(c'est de saison !) et des
vers à foison nous mènent progressivement à un final qui justifie à lui seul le film d'un pas si
absolute
beginner...
AV : Le plus beau des combats (Remember the Titans)
Du football américain contre le racisme de la Virginie en 71...
Classique mais bien fichu.
AE ! Le roman de Lulu
Désolé, mais on aura vainement cherché sous le premier degré... la plage ?
Les acteurs font ce qu'ils peuvent - et même plus ! - mais avec ces dialogues, mon Dieu
!
Et ce n'est pas la lourdeur du cadre et de ses symboles béton qui vont leur faciliter la tâche, au
contraire !
Le pire, c'est qu'en sortant, j'ai lu que le film était adapté de la pièce homonyme avec Sandrine
Kimberlain et Gérard
Darmon, pièce savoureuse que j'avais eu l'occasion de voir lors de sa sortie - au Petit Théâtre
de Paris, si je ne
m'abuse...
... eh bien je ne l'ai en rien reconnue !
semaine du 11 au 17 avril 2001 :
AE : Après la tempête
OK pour la forme, mais alors le fond...
En caricaturant (à peine), on dirait qu'il s'agit là d'une interview de Françoise Hardy qui nous
parle de l'astrologie
comme une science !
Que des gens puissent gâcher leur vie en cherchant dans des signes (de la Bible à ‘666' en
passant par l'Erika
!) des interprétations à la Nostradamus, c'est dommage - mais c'est leur affaire, après
tout...
Mais qu'ils en aient fait des livres, c'est navrant !
Quand donc se libérera-t-on de cette croyance que l'explication du monde est cachée/codée
dans les mots (hébreux)
ou leurs anagrammes et... des programmes télé avec horoscope ?
AR : De l'amour
Plutôt réussi malgré la bande annonce réductrice qui déflore (!) le sujet et le nom de l'actrice
en gros sur
l'affiche...
Rendons donc à César, etc., en citant ceux qui nous font, malgré tout, marcher dans cette
histoire un poil trop naïve
: Yazid Aït, Mar Sodupe, Stomy Bugsy et Karim Attia !
AV : Gloup ! Je suis un
poisson
Plus intéressant, plus riche, plus COLORé et plus élaboré qu'un dessin animé récent : ne pas
manquer !
Un chouia trop long, peut-être, serait le seul reproche que l'on pourrait faire à cette odyssée
sous-marine danoise
tous publics...
AR ! J'ai tué Clémence
Acéra
Une performance de Gérald Laroche - et aussi de Catherine
"Thérèse"
Mouchet ! - qui n'est pas sans rappeler Jean-Pierre Léaud dans J'ai engagé un
tueur...
Un scénario fin et spirituel qui doit s'appuyer sur un livre... béton !
AV : La légende de Bagger Vance (The legend of Bagger
Vance)
Très simple, en définitive...
Au début, on s'attend à une saga ; et finalement, pas grand chose ne se sera passé - mais
bizarrement, on ne se sera
pas ennuyé, même si l'on n'entend rien au golf ni à l'orgueil de Savannah !
Il y a des détails qui ne trompent pas - comme le baiser entre Matt Damon et Charlize
Theron...
AR : Malli, le combat d'une vie (The terrorist)
Le destin d'une jeune révolutionnaire indienne de 19 ans, conditionnée pour commettre un
attentat suicide, au pays
où pourtant sont sacrées les vaches... ainsi que la maternité !
Des gros plans très nets qui fleurent la mousson et une interprète convaincante pour un film
plus esthétique que
véridique - mais ce n'était pas le propos !
AR : Ras le bol (Jaime)
Le destin d'un jeune garçon portugais de 13 ans, qui effectue divers travaux de nuit au pays du
vin cuit... Porto
!
De jolies couleurs de soleil couchant, un jeune interprète (et sa mère !) photogénique font
passer plutôt bien ce qui
reste, quand même, un peu lourd et démonstratif...
AR ? Ring
Un moyen efficace pour diffuser les cassettes de série B ?
Peut-être, mais pour ce qui est du cinéma...
Honnêtement, on s'est ennuyé - un manque de punch ?
AR ! Séquences et conséquences (State and Main)
Du tournage d'un film, non pas dans un hôtel du New Hampshire, mais dans un bled
du
Vermont, où, même
s'il a brûlé en 60, dans le cœur de l'auteur et de la fiancée, Le vieux moulin va
reprendre du service ?
Il faut dire que David Mamet sait
généralement
sublimer sa femme...
du moment !
AV : Les visiteurs en Amérique
Bon, d'accord, c'est du réchauffé, mais cette version américaine de l'original a ses charmes (Christina "Kelly" Applegate, Tara Reid)...
... et est plus réussi que le n°2 !
Voyance et manigance
La griffe et la dent
D'après mes souvenirs de l'époque, un bon documentaire...
et une très bonne bande son !
King Kong
Le premier, le seul, l'unique !
semaine du 4 au 10 avril 2001 :
AV ? 15 minutes (Fifteen minutes)
Ambitieux, car mélange beaucoup de sujets : policiers, pompiers, tueurs en série, snuff
movie, journaleux,
etc.
OK, cela ne nous dérange pas, à condition de savoir les traiter...
... ce qui n'est pas le cas ici, où la multiplicité des thèmes entraîne vite leur schématisation à
outrance - d'où perte de
crédibilité.
Bref, du niveau d'une cassette...
AR ? Bardine tous courts
Par l'auteur de La Nounou, cinq
courts
(Conflit,
Le mariage,
Fioritures, Adagio et La boxe) "animés"...
Mais quel pessimisme, bon sang - il est vrai qu'en 1983-1987 le rideau de fer était encore
debout !
AV ? Belphégor (Le fantôme du
Louvre)
Se laisse regarder, mais franchement, on s'attendait à plus...
Plus de mystère, plus d'effets spéciaux, plus de rebondissements... Un scénario ?
AR : Boesman & Lena
Malgré le tournage en extérieur, au pays de l'apartheid (Soweto), il s'agit d'un huis clos : c'est en effet l'adaptation d'une pièce de théâtre - d'où la qualité des dialogues !
On peut modérément apprécier le fond, entre Tennessee Williams et Eugene O'Neil, mais rien à dire quant à l'interprétation de ces deux géants : Angela Bassett et Danny Glover, dirigés par un autre géant, hélas disparu - John Berry...
AR : Crinière au vent (Running free)
Pour les chevaux, les espaces, les déserts de Namibie...
... et les deux petits lions !
AV : Digimon : le film
En trois parties (il y a 8 ans, 4 ans et aujourd'hui), ce qui permet de faire grandir les jeunes
héros (et viser un large
public ?) autoproclamés "digi-élus" dès lors qu'ils ont trouvé un œuf (de
Pâques !) d'où est éclos un
digi(tal)mon(ster)...
Un dessin animé assez bien fichu, surtout côté internet, mais confus dans les scènes
de
bataille !
AV : L'échange (Proof of life)
Meilleur que sa bande annonce ne le laissait présager...
D'accord, ce n'est pas du Claudel mais Russel & Meg, ça me va !
AR ! Hippolyte, un avis musical sur pas grand
chose
N & B, muet... mais avec accompagnement musical (3 musiciens + 1 bruiteuse) !
Différentes aventures d'Hippolyte, vrai personnage de films muets !
AR ! Hippolyte et le secret du professeur Grobus
N & B, muet... mais avec accompagnement musical (5 musiciens + 1 bruiteuse) !
Où ici, il est question de télétransporteurs... et de la jolie fille du professeur Grobus !
NB : pour ces deux films, attention aux horaires des (rares) séances, cause des musiciens
!
AV : Krámpack
Mieux vaut préciser : ni mièvre, ni scabreux.
Maintenant, Krámpack, c'est se faire mutuellement cracher le poireau pour deux amis
d'enfance, l'adolescence
venue, quand les filles vous laissent en plan - ou qu'elles vous laissent de glace !
Après tout, on peut préférer ce que l'on connaît à... explorer l'inconnu(e) !
À chacun la flamme de son cœur, quoi...
AV : Mes voisins les Yamada
Un dessin épuré et efficace, comme un haïku !
Tranches de vie - L'art est bref, la vie est longue ! - chez les Yamada, qui, bien que japonais,
ne sont pas des voisins
si éloignés de nous que ça !
Et, ce qui ne gâte rien, c'est que chaque tranche d'âge y trouvera son
compte...
AV ! Miss Détective (Miss
congeniality)
Produit et avec Sandra Bullock, dans un rôle sur mesure !
Dé-il-cieux... et vive les (con)cours de beauté !
Pinocchio et Gepetto
AR : La poussière des
rêves
Sept courts animés par les studios Lardux, du site
d'internet de la vache folle
(Burger Burp's) aux images de synthèse StudioMax (Le puits), en passant par
ceux qui font appel à
de vrais acteurs animés (M. Foudamour, la lune promise, Malveillos, il est minuit
poupée, Pit
Parker contre l'araignée) ou à la pâte à modeler (Tous les i de Paris
s'illuminent)...
Et, ici et là, les voix (voire le minois !) de Rachel des Bois et Arthur H, ce qui ne gâte rien
!
AV : Yamakasi (Les samouraïs des temps modernes)
Ne prend pas la tête (mais ce n'était pas le but), sans nuance, ni vrai scénario (plutôt jeu
vidéo)...
Normal, c'est une production Luc Besson : on passe un bon moment - sans risque de
surmenage !
AR ! Yerma
Où le sens du concret et les traditions de la campagne andalouse du début du
XXè siècle (l'homme aux
champs, la femme à la maison avec les enfants) vont peu à peu, par la langue de Federico
Garcia Lorca, atteindre un
certain symbolisme (la stérilité comme métaphore de l'absence d'un désir d'enfant
partagé) et même, honneur
oblige, flirter avec la tragédie grecque !
Et une bande sonore qui ne dépareille pas : que demander de plus ?
AR ? En 4è vitesse (Kiss me deadly)
Pas convaincant : invraisemblances et clichés viennent gâcher une bonne idée et de (trop) rares bonnes séquences...
Et puis, le privé fait parfois peu professionnel...
semaine du 28 mars au 3 avril 2001 :
AR : Crime + Punishment
Inspiré de Crime et châtiment (mais on est loin du "pavé" de
Dostoievski), mais transposé
dans un milieu petit-bourgeois américain qui fleure l'alcool et les petits amis footballeurs au
QI
d'amibe...
Un bon rôle pour la jeune Monica Keena, qui promet, mais un sentiment de frustration quant
à
Ellen Barkin qu'on
aurait aimé voir un peu plus dans le rôle de la mère, mais bon...
Ah, j'oubliais : la bande son est signée Frank Black.
AR : Folle de Rachid en transit pour Mars
Regroupe en réalité quatre courts métrages du même réalisateur, d'où le titre :
- Folle de ce mec (1995, 15 min), qui hélas préfère... les grosses !
- Mon copain Rachid (1998, 19 min) ... et sa bite, court (!) que l'on avait aperçu sur
Arte ;
- Transit (1999, 20 min) qui a - c'est un compliment ! - des relents (!) du regretté
Topor !
- Les éléphants de la planète Mars (2000, 30 min), enfin,
"kitschissime" en diable, où les
amateurs (?) apprécieront Mon beau sapin interprété par Arielle Dombasle !
Inégaux (le premier aurait pu être plus long, et le dernier plus court), généralement kitsch
(sauf le second) - la forme
prend parfois le pas sur le fond -, l'équilibre est sans conteste atteint dans le
troisième...
AR : Intimité
En fait d'intimité, plus que celle des personnages s'agit-il de celle du réalisateur de
L'homme blessé à
travers les thèmes qui lui sont chers :
l'amour sans paroles, les hommes - la nuit - les bars - les squats, la filature - la chasse, et un
soupçon de Tennessee Williams...
Ça ne suffira pas à mettre à nu la "substantifique mœlle" de la relation entre
un homme et une femme - mais on ne pouvait le lui demander !
AV ? Kuszco (L'empereur
mégalo)
Doit avoir tous les ingrédients pour plaire aux enfants...
Peut-on en demander plus, ou devra-t-on se résigner une fois de plus à bâiller ?
AV ! Mercredi folle journée
!
... et où, bien évidemment, ce sont les enfants (et ils sont pléthore !) les vrais héros de cette
journée !
Dans la décidément belle ville de Nantes, une ballade toute virevoltante, légère et aérienne à
l'image des errements
d'une graine de pissenlit sous le vent fripon...
Et une mention spéciale pour la bande son, qui colle aux images comme la respiration à la
vie,
qui parfois s'éteint,
comme une bougie trop vite soufflée...
AR ! Rue du retrait
La rencontre entre deux générations : une, oubliée, et l'autre, oublieuse...
Adapté du Journal d'une voisine de Doris Lessing, ni convenu ni misérabiliste : un
bien
beau film à découvrir
en dépit d'une distribution spartiate !
AE : Sac d'embrouilles
De bons acteurs et un scénario a priori plein d'idées et de rebondissements, hélas
gâché
par une réalisation
inexistante et un montage sans rythme...
Ajoutons l'exploitation, exclusivement en version doublée : autant louer la K7 !
AV ! Le Tao de Steve
Enfin une comédie de mœurs américaine avec des vrais sentiments - enfin profonds,
justes, etc.
Peut-être est-ce parce qu'il s'inspire d'un vrai personnage, intéressant (et dont les acteurs ont
été ses amis), qu'il
s'affranchit des habituelles caricatures de gros made in America, qu'il a été tourné au
beau et chaud
Nouveau-Mexique, et qu'il a été réalisé par une femme !
AR ? Tokyo fist
... mais pas fucking : les poings dans la g..., littéralement !
Cela pourrait être un triangle amoureux : un ancien copain de lycée devenu boxeur qui
débarque dans la vie d'un
jeune assureur et de sa fiancée...
Mais nous sommes à Tokyo, capitale du masochisme : si le boxeur tabasse mais a peur de se
faire tabasser, l'assureur
prend de l'assurance en apprenant à (se) boxer et la fiancée oscille entre piercing et
tabassage...
Par l'auteur, entre autres, de Gemini...
AV ! La tour Montparnasse
infernale
Un film d'action - enfin, la bande-annonce !
Deux laveurs de carreaux très cons (Eric & Ramzy) à la rescousse d'une Marie-Jo...elle
(Marina Foïs) pas si otage
que ça !
Un film très con... mais c'est si bon !
AR : Toutes les nuits
Au niveau forme, du théâtre filmé, genre Perceval le Gallois de Rohmer, et où - application de l'Anglais francophile ? - aucune liaison ne sera omise !
Distancié, donc ; mais intéressant.
semaine du 21 au 27 mars 2001 :
AV ! Ali Zaoua, prince de la rue
Et si le vrai prince était avant tout celui par lequel ses amis vont se surpasser ?
Par le réalisateur de Mektoub, une perle où se mêlent réalité et poésie... comme dans la vie !
Beau et lumineux comme... deux soleils !
AV ? L'art [délicat] de la séduction
C'était assurément une gageure que de l'illustrer avec Patrick Timsit, que l'on verrait plutôt
dans celui du rire,
encore que de le voir discuter avec Popaul - pardon avec Kurtz ! - on finit par en
douter...
Mais bon... ce qui est plus grave, c'est de confondre amour et sex machine : ce n'est
plus de l'art, c'est du
cochon ! - même pas...
AR ! The day the ponies come back
Une collaboration franco-américaine (Guillaume Canet-Jerry Schatzberg), de Paris au Bronx,
entre Blancs et Noirs,
entre dure réalité et espoir à venir...
Un conte, peut-être, mais bien plaisant !
AV ? Gam(e)r
Sympatique, mais pas vraiment de scénario et trop peu (je sais, ça coûte cher) d'animations
virtuelles...
Dommage...
AV ! Mademoiselle
Drôles d'endroits pour une rencontre, pour 24 heures dans la vie d'une femme
(Sandrine Bonnaire),
représentante en produits pharmaceutiques, mariée, deux enfants, et d'un homme (Jacques
Gamblin)
"improvisateur", célibataire - non, marié depuis hier soir !
Y a-t-il une vie après le mariage - ou plutôt suffit-il au bonheur, Mademoiselle
?
AV : Les morsures de l'aube
Ah, trois Asia Argento... C'est loin d'être un cauchemar : c'est plus qu'un beau rêve !
Sinon, se laisse regarder, même si dans le genre on préférera revoir The addiction d'Abel Ferrera avec Lili Taylor !
NB : à noter, au passage, une affiche du film précédent (en tant qu'acteur) d'Antoine de Caunes...
AR : Nuages de mai (Mayis sikintisi)
Le tournage du tournage du film d'un jeune réalisateur turc qui fait appel aux membres de sa famille : le père (grand protecteur des arbres - une cerisaie ?), la m(énag)ère, le cousin au chômage, l'enfant au briquet...
Une belle lumière naturelle pour un essai assez bien transformé !
AR ? O fantasma
Un film sombre, littéralement, tourné quasi-exclusivement de nuit...
L'histoire du désir d'un jeune éboueur pour le corps masculin : le sien - mais qu'en faire ? - , celui de l'autre - mais que lui (faire) faire ?
Non inintéressant, mais inabouti ; quant aux critiques dithyrambiques, c'est l'habituelle peur des médiocres de passer à côté de quelque chose... qu'on ne comprend pas !
AV ! On appelle ça... le
printemps
... à défaut de la vengeance d'une blonde (Marie Matheron)... et de deux brunes (Maryline
Canto et Maryse
Cupaiolo) !
Une (féroce) comédie de mœurs, ce qui n'exclut pas un ou deux moments de grâce et de rêve -
cf. la déambulation
nocturne de Maryline Canto en Napoléon...
AR : Presque célèbre (Almost famous)
Le suivi de la tournée '73 du groupe rock Stillwater par un jeune garçon de quinze ans
pigiste pour
Rolling Stone et une un plus que groupie, Penny Lane - Kate Hudson, sur l'affiche
!
Réussi, mais risque hélas de ne pas trouver son public.
AR : Quills, la plume et le sang
Décidément, le séjour de Sade en asile (et de son
théâtre) fait recette,
de Peter Brook au
récent Marat-Sade à Aubervilliers...
Non inintéressant, ce qui apparaît somme toute comme un plaidoyer pour la liberté
d'expression manque cependant
d'un élan qui aurait justifié ses 2h04 - ou, plutôt, d'un vrai sujet !
AR ? Requiem for a dream
On attendait de la part de l'auteur de Pi à quelque chose de plus... abstrait, de plus cérébral, décalé...
... mais pas vraiment à cette espèce de Panique à Needle Park, certes impressionnant et efficace quant à la forme, mais peu ragoûtant et d'utilité discutable quant au fond !
Des réserves, donc...
AV ! The very black show (Bamboozled)
La puissance et les limites de la caricature : si l'on ne peut guère juger du fond du Very black show proprement dit (qui aurait pu - qui est écrit par des Blancs !), il n'y a pas photo sur tout ce qui tourne autour !
Un Spike Lee plutôt réussi malgré des nuances un peu pâles...
semaine du 14 au 20 mars 2001 :
AV ! Bossa nova et vice versa
Rien à voir avec Buenos Aires vice versa : ici l'action est à Rio de Janeiro, et elle n'est pas politique mais... amoureuse !
Et il faut reconnaître qu'Amy "Choose me" Irving reste une woman on top pour qui on apprendrait l'anglais... et la couture !
AR : Les démons à ma porte (Guizi Lai Le)
Les démons, ce sont les Japonais pour les Chinois qui ont trop souvent subi l'expansionnisme de leurs voisins insulaires...
Ici, il s'agit d'une rocambolesque histoire de Japonais (amateurs de farine !) retenus prisonniers par (et malgré ceux-ci !) les habitants d'un petit village chinois, lui-même occupé par... les troupes japonaises !
C'est hilarant mais aussi, sucré-salé oblige, féroce, très (trop) vif mais aussi un peu long sur la fin...
AR ! Downtown 1981
Plus orienté musical que peinture, et très scénarisé...
... mais ressemblant étonnamment à un documentaire sur le début de la carrière du jeune artiste Jean–Michel Basquiat, hélas trop rapidement disparu dans sa vingt-huitième année...
AV ! Électroménager
Drôle et tendre : un moment de bonheur dans ce monde où l'on a très peu d'amis mais un patron et un beau-frère - d'où un repli sur des valeurs sûres : alcool et four à micro-ondes !
Mention spéciale pour les deux protagonistes de ce goûteux chassé-croisé nocturne : Éric Elmosnino et... Muriel Solvay !
AV : La langue des papillons (la lengua de las mariposas)
... ou dernière sortie avant le franquisme, qui hélas risque bien de dévoyer - ou du moins d'écourter - ce qui aurait pu être l'année de l'éveil du petit Moncho - au minois très Cinéma Paradiso !
Ne pas s'en priver, donc...
AR ? Saudade do futuro
Encore le Brésil, mais ici il s'agit de São Paulo et de Saudade du Nordeste, paroles (improvisées) et musique...
Intéressant, mais ni but, ni projet : dommage...
AV ? Stalingrad (Ennemy at the gates)
Des grandes scènes de batailles du début qui fleurent le studio, baignées de musique grandiloquente, vont heureusement vite se focaliser sur l'essentiel, les personnages - les images - de cette histoire de facture très classique : les fils - le deus ex machina - en sont par trop visibles !
Mais une fois le premier degré accepté, ça n'est ma foi pas (trop) déplaisant, la belle Rachel et le beau Ryan...
AE : Tout près des étoiles
Un avion qui décolle, un peu de Japon pour montrer que l'Opéra de Paris, c'est all over the world, et puis une juxtaposition d'extraits de répétitions et de vagues interviews genre "on m'a dit de finir la cassette du mariage, alors vous êtes qui, et vous faites quoi dans la vie ?"...
Non, jamais on n'aura - au contraire de la chanson ! - été aussi loin des étoiles dans ce non-film, ce non-documentaire, non-monté, non-préparé (les interviews !!!), mais qui, inexplicablement (?) - hélas pour le spectateur, profane ou averti, et l'Opéra et ses étoiles - aura trouvé son financement !
AR : Trois huit
Les 3x8 dans une usine de bouteilles de Saint Gobain à Chalons...
Une subtile (ce n'était pas gagné !) alchimie entre sadomasochisme, attraction et répulsion, allers et retours, secrets et mensonges, mon père (et) ce héros...
AR : Yoyes
Qu'est devenue l'ETA depuis ses combats contre le franquisme ?
Une ébauche de réponse peut être donnée à travers l'évocation du parcours de Yoyes, première femme à avoir dirigé l'ETA, qui dut s'exiler au Mexique puis revint au pays où elle fut hélas exécutée par l'organisation qui la considéra repentie...
On ne saurait juger du fond de cette biographie de par notre ignorance avouée de cette période au Pays Basque, mais aussi de par le trouble dû à vingt ans de charme d'Ana Torrent !
L'exorciste
Une reprise qui, même en version "intégrale" risque bien d'avoir vieilli !
semaine du 7 au 13 mars 2001 :
Météorologiquement en défaut depuis six bons mois, c'est vers les profondeurs (orphéesques ?) du Sentier des Halles qu'on l'aura retrouvé, et même multiple grâce aux Soleils de Corinne Milian et ses désirs de mondes et d'étoiles, en concert ce lundi 12 (albums disponibles "Désir" CM9705 et "Loulou" CM9905)...
En février on avait eu l'occasion d'y écouter Clarisse Lavanant, et, il n'y a pas si longtemps, avant qu'elle soit "découverte" en France, c'est Lynda Lemay que le Sentier accueillait : dont acte !
AR ? À ma sœur !
N'étant pas (ni ayant été) une jeune fille, et n'ayant jamais (côté garçon) eu le besoin (ni le goût !) de tenir des propos de ce type, pas plus que fan de Duel, il m'a été difficile d'éviter un certain désintérêt, heureusement tempéré par le plaisir toujours égal de retrouver en Arsinée Khanjian la source première de la "brunitude"...
Je sais bien qu'un auteur peut être chatouilleux, mais quelquefois une collaboration ou un feedback peut apporter quelque chose de neuf et de constructif, voire apporter le fameux tiers qui permet de fixer des limites à des relations metteur en scène-acteur pas toujours éloignées de certaines autres, adulte-enfant...
AR : Chez les heureux du monde (House of Mirth)
"C'est beau, c'est roux (Gillian Anderson & Eric Stolz !), c'est long, c'est en costumes, c'est très victorien, c'est du Edith Warthon - mis en images par Terence Davies !"
Un spectateur heureux - mais sans rente !
AR : Djomeh
Un ouvrier vacher, réfugié afghan en Iran, qui veut demander en mariage la fille de
l'épicier.
Ça a l'air lapidaire mais ça tient la route (!) et ça a mérité la caméra d'or à Cannes
!
AR ! Du soleil pour les
gueux
Une fable bien réjouissante dans le genre de l'Alchimiste mais oh ! combien plus
riche
et intelligente que le
best-seller mondial simpliste, gnangnan, démagogique et inintéressant...
Et aussi un hymne à la Nature à travers ce grand Causse du Larzac ou, dans le court
précédent, tout aussi
savoureux
(La force des choses), une forêt d'Ouranie occidentale !
AE : Félix et Lola
Coup de fatigue pour Patrice Leconte ?
Un sujet usé jusqu'à la corde (= pas de scénario à écrire), qui avait été traité un peu mieux
qu'ici (où on s'est
dispenser de diriger les acteurs) et certainement mieux filmé (pourquoi utiliser un format
panoramique si l'on ne se
donne pas la peine de stabiliser la caméra - serait-ce là un "dogme" de
cadrage ?)...
Le seul intérêt : les trois dernières minutes qui résument bien l'intention du film et... auraient
permis de s'en
dispenser !
AR ! Home sweet home
... où comment utiliser des images qui pourraient n'être que celles d'une banale réunion de
famille pour raconter, par
la grâce d'une bande sonore adéquate, deux histoires : les enfances scénarisées d'Heidi Draper
et de "son
ami" Michael Raeburn...
Embarquez-vous avec eux !
AR : Jeu de cons
D'accord, c'est un film de co(pai)ns, on sait donc a priori à quoi s'attendre !
Mais malgré quelques longueurs (ou quelques lacunes) dans le scénario, ça passe...
Et une mention spéciale pour Anthony Delon, méconnaissable !
AR ! Le jour où je suis devenue femme
Une petite fille qui doit "symboliquement" porter le tchador, une jeune
femme que le mari répudie
parce qu'elle fait du vélo (une scène étonnamment surréaliste !) et une plus âgée qui, à la suite
d'un héritage, s'offre
ce dont elle a manqué toute sa vie, et le cercle est bouclé...
Et une sortie symbolique le jeudi 8 mars, jour de la Femme !
AR : Scarfies
Une maison abandonnée - mais toujours fournie en électricité ! - qui pourrait être hantée, à
moins que...
Un humour et une cruauté très anglo-saxons - même au bout du monde ! - dans une
Nouvelle-Zélande maritime à
+11h de décalage horaire...
AE : Traffic
Bon : alors la dominante bleue, c'est pour marquer le côté américain, et la dominante jaune,
c'est pour le côté
mexicain...
Ce n'est pas (que) du manichéisme, c'est pour que le spectateur (la crevette rose de base) s'y
retrouve !
Bilan : un mal de tête (!) quant à la forme de ce pseudo-dogme récupéré par Hollywood, et un
mélange de
désintérêt
poli et d'agacement quant au fond de ce pudding (alternant profusion de personnages et
raccourcis simplistes) qui
voudrait avoir l'air... mais n'a pas l'air du tout (air connu) !
AR : Le vieux qui lisait des romans d'amour
Le vieux, c'est Antonio (pas Simon !) Bolivar (Richard Dreyfuss), ancien colon de la forêt
amazonienne ayant vécu
avec les Indiens et qui s'est retiré dans un bled proche (administré par une caricature de maire)
où il lit
(laborieusement mais très sérieusement) des romans roses avant que d'entreprendre la chasse
à
une femelle jaguar
blessée (dont les petits ont été tués par un vilain chasseur amateur de fourrures)...
C'est beau, c'est humide, c'est dépaysant, et c'est plein de retours en arrière !
NB : et ne me parlez plus jamais de dentiste !
AV :
2001,
l'odyssée de l'espace (2001 :
a space Odyssey)
N'est pas près de prendre une ride !
AV : La poison
L'original du crime au paradis, avec la présentation par le maître de l'équipe du film, tourné il y a un demi-siècle...
Peut-être moins drôle - mais plus caustique, plus noir (et blanc !) que son remake !
semaine du 28 février au 6 mars 2001 :
AV : La chambre des magiciennes
Psychosomatique ou pas, la migraine d'Anne Brochet entraîne vite le rire du spectateur, même s'il peut quelquefois flirter avec une certaine politesse du désespoir !
Toute la magie de l'ethnologie...
AV ! Le chocolat
Savoureux, évidemment (je ne vous dis pas quelle scène est sonorisée avec "Avoir un bon copain...") !
Et f... les critiques au bord de la crise... de foie !
Par l'auteur du déjà ancien My life as a dog qu'on reverrait bien...
AV : Circus baobab
Dans la droite ligne de Royal de Luxe, mais 100 % africain - plus précisément, guinéen - toutes ethnies confondues !
Paysages, performances et... population impressionnants...
AR ? La comédie de l'innocence
Assez décevant : pas assez surréaliste ou excessivement cartésien...
Comme si l'auteur se bridait par sa mise en scène...
... mais, en tant que réalisateur, empiétait sur son domaine en devenant lourdement explicatif - faute d'un vrai travail de mise en scène !
Dommage...
AE : Hannibal
Long, ou du moins surdimensionné par rapport à son scénario (?) : on attend beaucoup, on obtient peu...
Un chef d'œuvre du marketing où, si l'on en croit le producteur (je n'invente rien, Dino l'a dit), ce qui compte (!) c'est le budget de la promotion plutôt que celui du film...
Donc, si l'on en tire les conséquences, le contenu importe peu - et est sans aucun doute destiné à disparaître à court terme...
... à Hollywood, du moins - mais respectons le goût des autres !
AR : La moitié du ciel
... c'est la femme !
Mais ici, cette moitié du ciel (Caroline Sihol) est divorcée, et si elle est venue en Chine avec sa fille, c'est pour adopter... un petit frère !
Évidemment, ce ne sera pas si facile...
AR : Plus fort que le silence (Breaking the silence)
Une première moitié très image d'Épinal (Oh oui, maîtresse !) dont le côté larmoyant, gratuit en apparence, finit par agacer...
Mais, soudain réveil du metteur en scène et persistante magie des interprètes font que, ici et là, deux ou trois miracles justifient... un début paresseux !
AV ! La source jaune (La fuente amarilla)
La source jaune c'est celle où l'on boit avant de mourir...
Une intrigue efficace qui se déroule dans le milieu de la mafia chinoise de Madrid, très bien servie par ses interprètes : une Silvia Abascal obstinée dans la recherche du meurtrier de ses parents et, face à elle, un étonnamment timide et emprunté Eduardo Noriega (Tesis, Ouvre les yeux) que vous aurez peut-être la chance d'apercevoir au Latina - qui fait aussi école de danse en soirée !
AV : Un crime au paradis
Semble un peu long à mettre en place, et la reconstitution minutieuse des décors de 1980 - la dernière année de la guillotine - agace car à notre avis non essentielle...
Mais quand les ressorts qui ont patiemment été remontés sont lâchés, on oublie vite ses réserves et l'on se prend à hurler de rire à ce qui, rappelons-le, s'inspire quand même de La poison de Sacha Guitry !
AV ! Un monde meilleur (Pay it forward)
Une chaîne de l'amitié d'outre-Atlantique (pour une fois sans but lucratif) pour un monde meilleur ?
Utopie ? Non, ça marche... Ah non... Si !
AV ! Breezy
Une vraie bonne idée (et une très bonne surprise !) que cette reprise de 1973 qui ne date guère que par la mode de l'époque, l'amour, fût-il fou - ou plutôt "love-a-lot" - est indémodable !
Un vrai bonheur...
semaine du 21 au 27 février 2001 :
AR ? Adieu Babylone
... mais bienvenue aux invraisemblances et aux facilités !
Ces réserves faites, se laisse regarder - la magie du DV ?
AV : Barnie et ses petites contrariétés
Là aussi un point de départ plutôt invraisemblable, mais une fois admis, les petites contrariétés de Barnie feront le bonheur du spectateur...
... même si l'on est loin d'atteindre l'emballement final d'une mécanique bien huilée à la Feydeau !
AR : Courts mais trash
Dix courts métrages (pas tous trash - ou du moins pas aussi trash que l'on aurait pu croire, malheureusement) ; inégaux, évidemment, mais sans aucun doute dignes d'intérêt : expérimentaux...
Une production Lardux Films, dont c'est les "courts" sont la spécialité, mais qui a aussi produit Les 4 saisons d'Espigoule...
AR ? De l'histoire ancienne
... et du devoir de la mémoire ?
Ici, il s'agit de la période de la Résistance, à travers la figure (apparemment écrasante) du père, ce héros... qu'on ne verra d'ailleurs jamais, parce qu'il disparaîtra brusquement, laissant à ses enfants le soin de faire leur deuil... et de s'occuper de l'intendance : de la crémation au placement de la mère !
Pas gai, évidemment, mais pourquoi donc faut-il que dès le départ les acteurs tirent une tronche qui ferait passer Karapet (the free Armenian) pour un joyeux drille ?
AV ? Endiablé (Bedazzled)
N'a hélas pas l'allure de son titre !
Bref, un peu plus de rythme (ce qui n'est qu'un vœu pieu - quoique faustien en diable
!)
et c'était gagné :
dommage...
The ladies man (Un homme à femmes)
On avait déjà trouvé navrant Boomerang - alors ici, on passera...
AE : Mad cows
Mais comment peut-on sortir - ou plutôt tourner un tel film ?
Il ne s'agit pas du fond, mais de la forme - non même pas : du simple bon sens !
Quand bien même le cadreur aurait le goût du noir, les rushes ne sont pas fait
pour les chiens : les
micros qui pendent et le pare-soleil qui joue au ciel bas et lourd, ça crève l'écran, non
?
Quant à la bande son supervisée par un recordman de l'onanisme officiant à l'aide d'un lecteur
de K7 à bout de
piles,
c'est la friandise roulée sous les aisselles sur une gelée anglo-saxonne !
Non, vraiment, c'est incompréhensible - à moins d'une seule et malencontreuse inversion dans
le casting (respectant
scrupuleusement le quota de handicapés) des techniciens ?
Quant au fond, même s'il n'était pas desservi par ce tournage catastrophique, il n'est pas
exactement - ni à moitié ! -
"absolument fabuleux" ; mais il n'est pas cependant sans saveur
!
AV ? Pic Pic André (et leurs amis)
Une préférence pour les animations avec Pic Pic le cochon, moins lorsqu'il s'agit de collages
animés...
Un peu just tout de même, en temps et en intérêt...
Vertical limit
Horizontale ou verticale, serait plus proche du zéro que de l'infini !
AR : Johnny got his gun (Johnny s'en va-t'en-guerre)
À revoir ou à découvrir, tant pour le fond - quelle c...ie la guerre ! - que pour la forme - la voix off qui nous plonge au cœur du personnage, l'opposition couleurs - N&B pour marquer rêve (oh happy days !) et (sombre) réalité...
semaine du 14 au 20 février 2001 :
AE : Ce que veulent les femmes (What women want)
... ou comment gâcher une idée qu'elle était bonne pourtant !
On ne peut pas dire que ce n'est pas drôle, mais il y a quand même des moments où Mad
max a vraiment l'air
d'un abruti - pardon, d'un américain ; quant à Helen Hunt, en
dehors de Dingue de
toi...
Vite, un remake... européen !
AV : Les fantômes de Louba
A des défauts, comme quelques paresses dans le scénario qui fait se retrouver, vingt ans
après,
non pas deux mais
trois protagonistes, ou dans le choix de forcer un peu trop le trait - i.e. Camille Japy en mère
indigne...
Mais à part ça, se laisse voir ; et une mention spéciale pour la jeune Alice Monrobert qui
campe une Louba
bouleversante dans les trois premiers quarts d'heure...
AV : La faute à Voltaire
... ou l'itinéraire d'un réfugié... économique au pays des Droits de l'Homme !
De solidarité en amitié en passant par l'amour, de foyer en mariage blanc en passant par la
psychiatrie, des avocats
aux roses en passant par... le métro : deux heures dix de bonheur !
AV : Newcastle boys
Ou les (més)aventures d'un jeune duo - pas si éloigné que ça de Laurel et Hardy ! - qui décide
d'arrêter boisson,
pétard et colle et d'"économiser" £ 1000 pour s'offrir deux abonnements pour
la prochaine saison
de foot !
The mission, quoi...
AR : Passage du milieu
Dans le triangle Europe-Afrique-Amériques, le passage du milieu c'est la traversée de
l'Atlantique à fond de
cale pour les Africains, bois d'ébène destiné à exploiter les richesses du Nouveau Monde - qui
seront rapatriées en
Europe...
Cadre et lumières soignés, usage de ralentis "saccadés" et richesse littéraire
du commentaire
n'atténuent en rien l'horreur et la honte - au contraire ! - de cette sombre page de l'Histoire,
pas si éloignée que ça et
qu'on voudrait oublier - ou nier ?
Pettson et Picpus
AE : Te quiero
Bien que n'ayant pas lu le livre dont s'inspire le film (mais connaissant par ailleurs la qualité
des
films précédents de
Manuel Poirier - à commencer par La petite amie d'Antonio), on serait tenté de lui
imputer une part de
responsabilité dans ce que l'on espère n'être qu'un ratage isolé - mais total !
Mais cela n'excuse pas le mauvais choix du livre (dû à une confusion mal gérée avec le
parcours personnel du
réalisateur ?), la médiocrité dans le traitement des scènes (particulièrement les scènes d'amour
!), la platitude et
l'amateurisme du montage, et, last but not least, un mépris (étonnant de la part de
l'auteur de Western) pour les acteurs
du
crû et les lieux du tournage : la campagne se limiterait-elle à l'hexagone
?
AV : Titus
Même si la musicalité de cette pièce de Shakespeare - ou la diction retenue pour cette (à juste
titre !) baroque adaptation cinématographique - ne nous a pas semblé à la hauteur de ce récit
plein de bruit et de fureur, il ne saurait être question de passer à côté !
Topez-là donc et serrez m'en cinq... euh... on s'téléphone et on s'fait une bouffe... euh... enfin,
vous m'avez compris !
AV ? Une nuit avec Sabrina Love
Décevant pour ce qui est de la catégorie "In bed with..." - erreur de
titre à la limite de la
publicité mensongère...
Et, du coup, difficile de s'intéresser au Candide qui débarque à Buenos Aires, se fait délester
de ses dix pesos par
trois bidasses en quête de solde, rencontre un écrivain misanthrope, retrouve son frère gay
gigolo à ses heures, se
refuse à une paire de seins car veut se réserver pour Sabrina Love qui arrive un peu tard dans
le film, qui, finalement,
n'en a plus l'usage !
AV ? Vies brûlées (Plata quemada)
Y aurait-il une mode de polars hispaniques tendance huis clos ?
Assez réussi quoique un peu longuet : reprendre un fait divers ne dispense pas de scénario !
semaine du 7 au 13 février 2001 :
AR : Bill Diamond
Une variation littéraire de la Belle et la Bête...
Forcément partial, casse-gueule et imparfait, pour ne pas dire vain, mais valait le coup d'être
tenté !
On en profitera pour relire Le photographe et ses modèles - Points/Seuil de John
Hawkes...
AR : The man who cried
Musicalement et photographiquement éblouissant !
Par la réalisatrice du très esthétique (et très réussi !) Orlando (d'après la nouvelle de Virginia Woolf / Actes Sud - Papiers) et de La leçon de tango : une synthèse en quelque sorte !
Et avec Cate "Elizabeth" Blanchett, toujours étonnante !
AV ! Pain, tulipes et comédie (Pane e tulipani)
Délicieux - et le bonheur se prolonge longtemps après la fin du film, dans la vraie vie...
Certes, la mise en scène aurait pu être un peu plus resserrée, mais le plaisir de découvrir Licia Maglietta et de revoir Bruno Ganz (en italien dans le texte !) font oublier ce point de détail !
Les Razmoket à Paris (The Rugrats in Paris - the movie)
AR : Sous le sable
... le corps du disparu ?
De la difficulté - de l'impossibilité ? - de faire son deuil quand on n'en est pas sûr à 100 %...
Rampling-Ozon : rien à redire.
AR ? Too much flesh
Désolé, mais au niveau sentiments, pas très convaincant - on se référera à Lovers...
Quant à la technique, la qualité de certaines scènes laisse à désirer - même en DV !
Reste le propos, mais on sait depuis longtemps que les "WASP" sont des handicapés de l'amour...
AV ! La vérité si je mens ! N°2
Bizarrement plus solide que prévu quant à l'intrigue - une critique que ne renierait pas Arlette Laguillier quant aux parasites (qui ne sont pas ceux qu'on pourraient croire !) et autres suceurs de mœlle en col blanc (avocats & grands distributeurs) de notre époque, intermédiaires qui se rémunèrent à la hauteur de leur inutilité - que par les répliques bien senties ("Je n'ai pas été fabriqué avec un doigt !") qui ont été abondamment u(tili)sées dans la bande-annonce !
Peu importe, mérite bien le détour... si vous trouvez une séance pas trop complète !
AR ? La ville des prodiges
D'après le roman homonyme d'Eduardo Mendoza...
Pour Olivier Martinez et Emma Suarez, mais pas pour la réalisation ni... la post-production !
semaine du 31 janvier au 6 février 2001 :
AV ? Les 102 dalmatiens
On avait évité le premier, mais là on voulait voir ce que ça donnait avec Gérard Depardiou...
Résultat : ni le scénario, ni la mise en scène ne sont au rendez-vous - mais heureusement il y a le kitsch, les chiens, et la frimousse d'Alice Evans !
AR : Animal factory
... comme toute American jail ?
Bien filmé, bien joué, bien mis en scène, bonne bande sonore...
D'après le roman autobiographique (La bête contre les murs - Rivages/Noir) d'Edward Bunker qui cosigne le scénario avec Steve Buscemi qui réalise...
AV ! Le cercle
Tout d'abord, une extraordinaire impression de fluidité, tandis que l'on suit la ronde de ces femmes dans le Téhéran d'aujourd'hui : les (rares) plans séquences y sont remarquables...
Ensuite, on prend vite la mesure, incrédule, d'une société totalitaire où la ségrégation étatique n'est ici ni affaire de couleur de peau, ni d'étoile jaune, mais... de sexe !
La négation de tout droit à la moitié de la population : une avancée de la révolution de ‘79, ou un recul par rapport à une déclaration issue d'une autre révolution, en 1789 ?
AR : Ligne 208
... ou les idées à l'épreuve des faits !
Un traumatisme qui, avant que d'être surmonté, fera emprunter au chauffeur de bus de la ligne 208 de dangereux chemins de traverse...
AV ! Le pacte des loups
Un jeune premier confirmé, un à venir qui suit sa trace, un version côté obscur plus inquiétant, une Rosetta méconnaissable, un corbeau égal à lui-même, une maison close et sa Mata-Hari, des loups, des hommes-loups, etc.
Une liste à la Prévert mais un rôti bien ficelé : rien à redire...
... sauf, si l'on voulait vraiment chercher la petite bête à ce Lac des poux : l'animation de la bête fait un peu dinosaure !
semaine du 24 au 30 janvier 2001 :
AR ! Les aliénés
... ou plutôt, les éboueurs !
Un polar qui se déroule dans le monde parfumé d'une décharge, heureusement pas en
odorama - mais en
N&B !
Est-ce que retrouver sur son lieu de travail (!) un cadavre et l'arme du crime à proximité (un
de ses propres couteaux
de collection), quand on a un penchant pour les romans et les films noirs et qu'on a un passé
psychiatrique, font que
l'on pourrait bien être le "garbage" serial killer ?
AV ! Autour de Yana
... ou plutôt, autour de Papy !
Tranches de vie et d'amour, sur fond de guerre du Golfe - ce qui n'empêche pas l'humour
!
AV : Capitaines d'avril (Capitaes de Abril)
... ou la révolution des œillets au Portugal, au printemps 1974...
Malgré la durée (2h04), ne peut que survoler, à travers le destin croisé de différents
personnages - et des souvenirs
de la petite fille de l'époque - ce retour en douceur à la démocratie (quel contraste avec,
l'année d'avant, à un
continent de là, la sanglante prise de pouvoir d'un dictateur qu'on vient seulement de
reconnaître dément !) qui, bien
que rapidement exécuté, n'en a pas dû pour autant longuement mûrir...
AR : Charmant garçon
Un film de et avec Patrick Chesnais, qui peut donc se permettre à peu près tout...
... comme d'accrocher la belle Alexandra Vandernoot !
AV : La
couleur du
paradis
Encore un film venu d'Iran, et encore sur les enfants - ici un
jeune aveugle que le
père, veuf, veut placer : mais on est à des lieues du pathos, et Dieu, à défaut de paradis, que
ces montagnes sont
belles !
Le merveilleux ne lasse pas...
AV : La fille du capitaine
La classique épopée russe : des chevaux, des moujiks, et... de la neige !
Mais ici - une fois n'est pas coutume -, finit bien...
Suffisamment dépaysant.
AV : Harrison's flowers
Pas un des meilleurs films sur la guerre civile en Yougoslavie ni sur le dangereux métier du
photo journalisme,
non...
Mais Andie MacDowell se laisse regarder, malgré l'indigence du scénario, alors...
AV ! Origine contrôlée
Mérite même l'appellation - qualité oblige !
On ne compte plus les duos de choc, mais voilà un trio qui vaut le détour : Patrick Ligardes,
Atmen Kelif et Ronit
Elkabetz - le trav, le beur et la pute... plus ou moins dans cet ordre !
Ne pas manquer, donc, pour qu'il y ait un autre millésime : OC n° 2 ?
AV ? Peines d'amour perdues (Love's
labour's lost)
Les précédentes adaptations shakespeariennes de l'acteur-réalisateur (qui avait réussi la
gageure de faire apprécier l'indigeste - et vexant ! - Henry V aux Français) ne
présageaient pas de cette espèce de clone de Tout
le monde dit I love you...
Bref, pour ce qui est des intermèdes musicaux, on n'accroche pas vraiment, ou du moins pas
avant Cheeks to cheeks, malheureusement trop connu, et pour ce qui est de la
chorégraphie, il faudra attendre le prochain - et réussi - divertissement : c'est un peu tard, tout
de même !
AR : Sale époque (Mala epoca)
Où, à cause d'un mort encombrant, l'on ne pourra profiter du produit d'un vol, où, suite à une
apparition de la
Vierge, un ouvrier paraguayen se rend compte qu'on ne peut pas penser quand on travaille,
où,
petites causes grands
effets, une première déception amoureuse entraînera involontairement la mort d'un otage, et
où, quelques fois, on
peut s'accommoder d'un paiement en bons de soutien... et en nature !
Quatre "nouvelles" argentines pour une époque pas si sale que ça, après
tout...
AR ? Scarlet diva
Déconcertant : la naïveté/passivité du personnage, quoique jeune et pas (ou mal) entouré reste
quand même peu crédible, qu'il s'agisse de fiction ou de... réalité !
L'occasion cependant de découvrir une autre facette de
l'actrice - réalisatrice Asia Argento...
Vercingétorix
semaine du 17 au 23 janvier 2001 :
AR ? Asfalto
Un polar madrilène très honnête malgré, il est vrai, des défauts, à commencer (!) par
l'absence
d'une fin digne de ce
nom...
Péchés de jeunesse ?
AR : Autopsie d'un mensonge (Le négationnisme)
Déjà que l'Histoire était souvent écrite par les vainqueurs, que le tube cathodique n'a pas de
mémoire...
Et pourquoi pas nier 1515 ?
OK pour la liberté d'expression, mais alors qu'elle soit responsable, assumée dans ses propos
comme dans ses...
conséquences !
Rappelons que la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres...
Un "docucommenté" bien fichu, clair, précis, nuancé - idéal pour l'école
!
AV : Bootmen
Bien plus plaisant - et véritablement chorégraphié - qu'un film récent qui, il est vrai, a
peut-être plus investi côté marketing...
Mention aussi pour la bande son - et vive l'Australie !
AV : L'empereur et l'assassin (The emperor and the assassin)
... mais l'assassin n'est pas celui auquel on pense !
Des moyens impressionnants qui empiètent hélas sur l'étude psychologique des
personnages...
Il est vrai que 2h43 ne sauraient suffire pour évoquer de manière exhaustive la (sanglante)
unification de la Chine en
- 230 av. JC - désolé, je ne connais pas la correspondance dans le calendrier chinois
!
AR : Faites comme si je n'étais pas
là
... mais aussi comme s'il n'y avait que moi !
Bref, les contradictions de l'adolescence, ici un lycéen (Jérémie Renier), entre une mère
(Aurore Clément) qui
a remplacé son père décédé par un beau-père maladroit (Johan Leysen), une copine (Emma de
Caunes) de son lycée,
une grande sœur (Nathalie Richard), son chum (Pierre Berriau) et son fils, une jolie voisine
(Alexia Stresi) et un...
joli voisin (Sami Bouajila) !
AR ? Leçons de ténèbres
Pour les ténèbres, préférer Sombre
;
... et pour les leçons, j'en ai retenue une : la pléthore de corps masculins dénudés dans la
peinture religieuse
!
AR ? Parole et utopie (Palavra e utopia)
Une variation du très réussi Non, ou la vaine gloire de commander, vue ici à travers
les
sermons du père
Vieira... bien qui vieillira le dernier !
Aride, quand même, et long (2h06) : heureusement qu'il ne s'agit pas d'un personnage sur une
île déserte...
AR ? Pas d'histoires ! (12 regards sur le racisme au
quotidien)
Du bon et du moins bon, comme dans toute commande à thème, hélas !
On gardera néanmoins l'impression que le meilleur était plutôt sur la fin...
AV ! Le placard
Drôle, évidemment, mais aussi profond.
Comme quoi, le métier d'humoriste n'interdit pas la réflexion !
Seul au monde (Cast
away)
Qu'il le reste !
AR : Sexy Beast
... ou les Sopranos enfin à la retraite ?
Un polar original, musicalement enlevé, avec dans le rôle du méchant... Gandhi !
AV : La ville est tranquille
... comme la mort, et bleue comme l'enfer ?
Si la théorie est définitivement approximative, la pratique - ou plutôt l'émotion - elle, est juste
:
c'est ce qui importe,
non ?
AR : Le prisonnier d'Alcatraz (The birdman of Alcatraz)
Ne pas confondre avec divers évadés, il n'y a là aucune évasion (mais plutôt une réhabilitation
- enfin, une tentative),
et Alcatraz, ce ne sera que sur la fin de cette vie entre quatre murs, de 1912 à... bon sang, ça
fait un fameux bail
!
Heureusement, un jour, par la fenêtre, un oiseau...
semaine du 10 au 16 janvier 2001 :
AV : Les âmes perdues (Lost souls)
Et flûte pour les critiques !
Plus un film de suspens qu'un délire mystico-supersticio-satanique : on ne vous demandera de
croire ni en Dieu ni au
diable !
Non, le seul reproche qu'on pourrait émettre, c'est l'image, froide et contrastée,
quasi-monochrome (le chef op'
serait-il daltonien ?) qui n'est pas forcément indispensable au propos...
Je me rappelle comment, dans Blue Velvet, au détour d'un ciel bleu, on basculait dans
l'horreur en découvrant une oreille abandonnée dans l'herbe...
En littérature, c'est l'horreur qui prend la mère d'une Mort au soleil de Mishima,
quand
elle ne retrouve plus
ses enfants qui jouaient sur la plage ; et en peinture, que dire de l'angoisse que recèle un
tableau d'Hopper - il y a
quelque chose de froid dans ces couleurs trop vives...
Mais revenons-en à notre film - saviez vous qu'en grec, "666" à l'envers cela
fait
"sexe" en anglais ? - du suspens, donc, et côté acteur, un duo canon :
Winona
Ryder et Ben
Chaplin !
AR : Cités de la plaine
Le début, un "marché du dimanche" avec interviews, aux antipodes des
grands espaces de
Route
One/USA fait craindre du pire...
Heureusement, quand on réalise qu'il ne s'agit pas d'un documentaire mais d'une fiction, on
passe sur quelques
dialogues autrement sans intérêt et on reconstitue peu à peu en assemblant retours en arrière
et
cauchemars
l'itinéraire de Ben, un enfant du bled (pas) gâté par la vie joué (ainsi que sa femme Amélie et
sa
fille Coralie) par des
acteurs différents selon les époques !
AR ! Dôlè (L'argent)
... ou l'itinéraire de Mougler, un des (nombreux) enfants (pas) gâtés de Libreville,
Gabon...
Très bien fichu, filmé, intrigué et interprété : ne pas manquer !
AV ! Duos d'un jour (Duets)
Surtout, ne pas tenir compte des mauvaises critiques, probablement dues au relatif insuccès
outre-Atlantique - il faut
dire que le rêve américain en prend un coup !
Non, drôle, grinçant, et bien fichu quant aux parties "karatéoké"
!
AR : Esperanza et ses saints (Santitos)
Baroque, vif et enlevé - dommage que le sujet, non dénué de gravité, ne soit pas traité un peu
plus en
profondeur...
En tout cas, porté avec... énergie et optimisme du début à la fin par les petits bras de Dolores
Heredia !
AV : Les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément)
superficiels
Le film l'est peut-être, mais on est venu pour ça (et pour les yeux d'Isabelle Gélinas !) même
s'il n'a rien
d'exceptionnel - au contraire des yeux d'Isabelle Gélinas !
Tout cela manque quand même d'un bouquet final : le pétard est mouillé ?
AR ! Lisa
En raisonnant, sans doute plein de défauts...
Mais il y a aussi le cœur, heureusement, et cette demoiselle aux camélias (Marion Cotillard)
lui
fait un sacré bien
côté
nostalgie - quand tu nous tiens, etc.
AV ? Mortel transfert
Raté, sans aucun doute, d'autant plus qu'ici un certain esthétisme, là une manière de filmer
laissent entrevoir le côté
lune de ce qui reste hélas majoritairement dans le caniveau !
Pourquoi faire du cinéma - hors Hollywood ! - si c'est pour conserver les lourdeurs, les
approximations et la
psychologie de bas étage d'une (mauvaise) série noire ?
AR : New blood
Un polar qui, comme tout polar qui se respecte, commence mal - enfin, qui finit mal, mais comme on commence par la fin et que l'on procède par retours en arrière...
Assez bien fichu pour du new blood !
AR ! Selon Matthieu
Ici aussi, ne pas tenir compte des mauvaises critiques - règlements de compte déplacés ?
Un quasi one-man-show de Benoît Magimel sur fond d'aiguille creuse, à qui donne la réplique tantôt Antoine Chappey, tantôt Nathalie Baye...
AR ? Sugar town
Même pour Ally Sheedy, Rosanna Arquette et Beverly d'Angelo, un peu léger quant à l'histoire...
Se laisse regarder, mais on a vu mieux...
AV ! Wonder boys
Cette fois-ci, ce n'est pas la chaleur qui va faire disjoncter Michael Douglas, mais le froid !
Une ballade nocturne très bien menée et interprétée par une pléiade de valeurs sûres - même les plus jeunes !
semaine du 3 au 9 janvier 2001 :
AE : Docteur T et les femmes (Dr T and the women)
Si, avec la renommée, on peut (trop) facilement disposer d'un budget conséquent, force est, une fois de plus, de constater qu'il est hélas par trop facile de le gâcher !
Impossible de s'intéresser à quelque personnage - et pourtant on essaiera, mais la superficialité et la caricature poussées à l'extrême finissent par faire douter qu'il y ait quelque chose derrière elles : décidément, Altman(n) n'a plus rien à dire...
... hormis une fin raciste et sexiste très WASP...
... et un minable clin d'œil à Twister - l'effet Helen Hunt ?
AR ? Full blast
C'est l'histoire, sur fond de grève, fumeries et beuveries, de deux copains, Piston et Steph, l'un plus ou moins séparé de sa femme (Marie-Jo Thério - CD Comme de la musique - 1995) et de sa petite fille, l'autre plus ou moins avec une femme plus mûre (Louise Portal) au fils obèse que cette liaison trouble, quand revient au pays un troisième copain qui ressemble à Roch Voisine - et pas que physiquement !
C'est aussi l'histoire d'une sexualité masculine en trois étapes : la mère, le copain et enfin la femme - du copain !
AV : Mon beau-père et moi (Meet the parents)
Drôle et très plaisant : une très bonne surprise vu ce à quoi à s'attendait après lecture de certaines critiques !
Et, pour une fois, un Ben Stiller qui ne détonne pas face à une blonde (Teri Polo) - ici, il est vrai, sa fiancée...
AR ? Samia
N'a pas la dimension de Rosetta, ni la densité du récent Les saisons des hommes...
Et puis, il manque un but, une fin - aurait-t-elle été coupée au montage (1h13) ?
semaine du 27 décembre 2000 au 2 janvier
:
AE : Après la réconciliation
Si, pour certains, la fin justifie les moyens, et que le manque de ces derniers peut gêner l'accomplissement de la première, encore faut-il en avoir une...
... sinon, commencer par s'asseoir à sa table de travail avec un papier et un crayon et mettre par écrit ce que l'on veut dire, puis réfléchir à comment le représenter à l'écran ; et après, seulement, se posera le problème de tourner... ou ne pas tourner !
AV : Bon plan
Une bonne surprise : a l'air craignos - mais pas la chanson...
Un bon plan toile !
AR ? The closer you get (Séduction à l'irlandaise)
Lent à démarrer ; et puis, quand (n')arrivent (pas) les Américaines à marier dans ce village aux confins de la côte irlandaise, prend soudain un (bon) rythme de croisière...
Comme quoi, même en Irlande, si l'herbe est plus verte dans le pré du voisin, the closer you get is (aussi) the best you can get !
AR : La confusion des genres
... ou l'irrésolu, avec ici, quand même plus voile que vapeur (ou le contraire ?), Pascal Greggory qui s'y colle !
Bien joué, même si l'on ne croit pas vraiment aux amours ordinaires...
AV : Donjons et dragons
Classique mais bien fichu, ne méritait pas une omission de la part de certaines critiques...
Décors et effets spéciaux à la hauteur - mais à quand un D & D interactif ?
AR ! Hamlet
Pour en profiter pleinement, mieux vaut (bien) connaître la pièce, car cette version 2000, outre sa transposition dans un New York à la gloire de l'architecture, a subi quelques coupes pour arriver à une longueur raisonnable (1h55)...
Pas parfait, mais beaucoup pour y arriver : les grands-angles, le verbe de Shakespeare en v.o., la musique qu'on aurait aimé encore plus présente, voire insistante, la profusion de symboles, le prince du Danemark version vidéaste-fétichiste...
AV ! Incassable (Unbreakable)
Inracontable, évidemment, pour ne pas... casser le suspens !
Disons simplement que l'histoire - toujours d'une sobriété exemplaire, mais ô combien efficace ! - s'inspire et joue du thème du contre-emploi des héros développé dans des comics comme Marvel ou Rising stars...
Et bien sûr, comme le précédent, la clé du dénouement était présente dès le début du film...
AV : Laissons Lucie faire
... et le charme opérer, petit à petit, au fur et à mesure que les différentes pièces de ce qui va se révéler un vrai-faux imbroglio polaro-sentimental !
Question subsidiaire : à quelle catégorie de fille appartient Lucie ?
AV ! Raisons de vivre
(Sobreviviré)
Ou, plus exactement, comment se (re)trouver des raisons de vivre après un sale coup du sort -
si l'on en croit
l'intention des réalisateurs et la chanson du générique de fin...
Mais foin d'intentions ou de significations, c'est avant tout une vie, sobre, que l'on nous
propose de suivre,
interprétée - pardon, vécue ! - par Emma Suárez, tout simplement...
Une (bonne) raison d'aller au cinéma !
AR : La saisons des hommes
La saison des hommes, c'est quand ces derniers, qui travaillent le reste de l'année à Tunis,
retrouvent à Djerba leurs
épouses qui élèvent leurs enfants sous la férule de la mère de monsieur - ou comment
l'esclavage se transmet de XX
en XX...
Mais pas de pathos, loin de là : juste, harmonieux et subtil comme un pastel !