Tiré à part
On suit non sans déplaisir Terence Stamp d'un bout à l'autre du récit, tandis qu'il construit sa machination qui sent l'exercice de style tout académique, très british - pour ne pas dire... froid !
C'est peut-être cet excès de froideur, cette absence de sentiments que l'on regrettera, comme si l'on avait voulu se restreindre au mécanisme, au seul mécanisme du roman policier - qui d'ailleurs n'est pas exempt d'invraisemblances.
Le film - qui est rempli de bons acteurs - aurait gagné si la psychologie des personnages avait été développée : car enfin, découvrir tout à coup ce qui a dû se passer il y a trente ans, cela ne peut que vous causer un choc, tout flegmatique, "tout comme il faut" que vous soyez...