Nos funérailles (The Funeral)
Cela commence par un enterrement et on se prend à évoquer La vie des morts, voire Les voleurs, même si le "milieu" dépeint (les années trente en Amérique) fait craindre d'un énième film de gangsters, avec vengeance et fusillade à la clé.
Mais heureusement on reste dans la ligne Desplechin et, à travers différents retours en arrière, dans une ambiance très sombre, couleur deuil, Abel Ferrara nous brosse le portrait psychologique de ses personnages : les trois frères, l'aîné (Christopher Walken), le violent (Chris Penn) et le plus jeune, assassiné, leurs femmes, l'une, victime résignée de son mari (Isabella Rossellini, aux accents de Blue velvet), l'autre, décidée à sortir de cette violence (Annabella Sciorra, plus brune que jamais : "on croit qu'ils vont réussir à s'élever au-dessus de leur violence analphabète, mais non..."), le père qui s'est suicidé...
...jusqu'au dénouement final, après le dernier choix : laisser faire la justice ou, au risque d'allumer une vendetta, se venger...
Mais de qui, au fait ?