Irma Vep
Un beau voyage que celui-là, il n'y a qu'à se laisser entraîner par les mouvements de la caméra, suivre les acteurs qui ne semblent pas être des acteurs, même si l'on assiste au tournage d'un remake, tant tout paraît naturel, vivant, fluide avec Olivier Assayas.
Est-ce lui qui, sous les traits d'un Jean-Pierre Léaud fasciné par Musidora, nous fait partager son attirance pour la belle et exotique Maggie Cheung ?
Ou a-t-il pris les traits de la plus européenne mais oh ! combien attachante Nathalie Richard (qu'on ne présente plus) que le charme de la nouvelle Irma Vep ne laisse pas indifférente ?
Peu importe : en partant d'une idée banale (un remake d'une série muette) et d'une envie d'actrice, il réussit là un film différent de ses précédents mais qui conserve leur grâce : oui, on peut faire rêver en montrant l'envers du décor, tant que l'on a de bons acteurs, qu'on sait les diriger, et qu'on sait où l'on va.